) A V É R S À C. Sir. j È A N.
'17
(z)
(c) Sorel,Biblioth.Françoitè,k--;, n z.
(/) Votez.U derniere’Pfmarqat,Citation
(« 4 ).
U Relationde la Mortde Balzac.Elle eft dattel’Ed'tien deiOeuvres deBalzac <»■salit.
rer
(3) Ans-:tarque,
^Avts auxLedeurs.
(4) Diícoursd’Ar:star-que à Cali-doxe , pag.m. 166.
(5) Là-mê-mt. pag. 368.
( 6 ) Li-mé------ pag. 174.
(7) Cè futle Jeudi zd', tour 1628-selon ? Editionin S de la
Pefaite duyaladiïr Ja-vcrsac,
(8) Dis-cours d’A-ristatque »pag. lî,.
(*) Lí'mt-me, pag. 184.
ait paru concernant cette Dispute. On trouva une calomnie facriîege dans 1 c titre âe ce Libelle (e),car lePere Goulu y étoit chargé de l'attentat commis nonobstant la sainteté de fa profession. Javerfac x’^à,l’en déclara innocent, ct: ne l’imputa au’à Balzac (/) ; mais les personnes diferetes ne pouvoient en «'!>• 'accuser ni Phyllarque ni Narcisse {g). Ce qu’il y a de certain, c’est que l’on a publié (h) que (í,) mo-Balzac malade à la mort, s'étant souvenu que dans ses premier es années il s'étoit passé quelque chose ristcc ’ dí "‘entre Monsieur de Javrezac (st lui , envoya un de ses amis en fa maison éloignée de y ou Z lieues d’An-goulême, le prier de lui donner me visite , pour avoir la joye de l”embrasser avant que de mourir,stsfil rembraffa en effet avec un transport de joye incroyable , (st versa dans son sein une effusion d'a-mour qui étouffa agréablement dam leur esprit le souvenir de leur ancienne querelle. Que Monsieurde Javrezac en fut fi touché , que sur l'heure les yeux tout trempez de larmes , ilstt an Sonnet pour ffteu-’ à jamais la perte de son ami.
Depuis la prémiere Edition de ce Dictionaire j’ai apris quelques circonstances dont je tendraicompte à mon Lecteur (B).
(B) J’ai apris quelques circonstances dont je rendrai compte* mon. testeur. ] Le Livre du Sieur de Javerfac fut imprimébi réimprimé fan 1618 , fous le Titre de Discours d’Arisiar-que à Nicandre , fur le Jugement des Esprits de ce temps, C?fur les fautes de Phyllarque. La prémiere chose que l’on yrencontre est un Avertissement de l'Imprimeur. C'eítuntissu de mensonges ; car on y débite qu’il salut user de tou-tes sortes de ruses, pour tromper la vigilance avec laquellel’Auteur empêchoit que son Ouvrage ne fût publié, ll nel’aimait point Ji peu qu il le -voulut exposer à la rage de U envie.
Vous trouver ensuite une Lettre injurieuse, qu’il avoir écri-te à Mr. Bergeron Conseiller du Roi, 8c Référendaire enla Chancellerie. Comme il supose que ce Mr. Bergeronavoir aparté des dificultez à l’expédition du Privilège, afinde lui ôter l’avantage d’être le premier qui publiât quelquechose sur cette Dispute de Balzac 8c de Goulu, 8c afin dedonner le tems à la Motte Aigron de le devancer, iì pa-roit fort en colere dans cette Lettre. En troisième lieul’on voit fa Préface, où il expose les grans efforts que sesennemis avoient faits pour arrêter l’impreffion de son Ecrit.
Enfin vous trouvez le Livre même. Ce n’est pas le seulOuvrage que le Sieur de Javerfac ait publié. On vit pa-raître en la même année ióz8 Discours d’Aristarque ot Cali-doxe fur ce qui s’est pasté entre lui C? Balzac. L'impreílionlui en coûta cent écus (3): 8c il ne lui fut jamais possiblede la faire faire à Parts, ni avec privilège , ni autrement. 11dit (4) que son pere avoit eu plusieurs députations honorables,e? des charges des plus importantes de ïassemblée des Religio-naires avant les rebellions . . . 8c ( 5 ) qu’ii peut justifier queses ancêtres lui ont aquïs la noblesse par droit de Vétéran dansplusieurs charges honorables de la Couronne de Navarre. IIdit auffi (6) qu’il avoit offert à Balzac de le latist-à en Ca-valier, ou en Philosophe. II raconte fort au long le maì-
deux cens témoins, qui le virent en chemise stir le pàs de làporte, ï avoient dit par tout avant lui ; qu’il porta un coup à.plaisir dans l’estomac à celui qui l’avoit frappé; Sc que cin-quante personnes, qui virent ployer son épée jusques aux gar-des,connurent que ce coquin avoit une chemise de mailhs{ 10).
II remarque (i i ) que deux ou trois jours auparavant il avoiteu l’honneur de servir un Marquis en une querelle. Fran-chement, je croi qu’il étoit plus propre à se barre, qu’à fai-re des Livres; 8c qu’il eût bientôt terrassé Balzac dans uneDispute qu’il aurait falu vuìder l’épée à la main. II répandfur le papier contre lui d’assez fortes rodomontades (rz);mais il témoigne quelque crainte que cet Adversaire ne 1 ac-cuse de quelques petites escapades de jeunesse en amour (13).Souvenons-nous qu’il ne soupçonna jamais le Pere Goulud’être la cause de cette insulte. Je ne fçay point, dit-il (14) ,pourauoy Balzac m appréhende s'il ri est coulpable : ey puis qu ilpenfi fi bien se justifier par tout de ce crime, en ïìmposant àPhyllarque, qui s’efi montre beaucoup plus genereux , c y qui abien meilleure opinion de son esprit pour s’en défendre. J'avojde fi fortes conviôïions contre Balzac, ey jugeoy fi bien de laprobité de Phyllarque , qu il ne ma point este possible de lèsoubponner tant soit peu. Mon Livre , je croy , le sâchoit plusau monde que ma persone.
Notez au reste qu’ìl est aisé de conoître qu’il étoit né Hu-guenot, mais non pas s’il ne l’étoit plus; car ce que je vaisciter est équivoque. Comme ils eurent apris de mon hótejfeque j’efioy logé là dedans, aprés s’en eftre enquis, ils deman-derent de quelle Religion j'efioy. On répondit qu on ne le sça-voit pas ,maìs que du moins j’alloy souvent à l’Eglise. On leureût bien peu jurer qu’il n y a Catholique qui ait une croyanceplus orthodoxe que moy (15). Le Sieur de Bergeron fit im-primer une Lettre contre les impertinences cy faujfetez. misespar le Sieur de Javerfac en une Lettre qu’il a mise au commen-
(10j bSccours d*A.-riiia'îque,pag.Ui.
(n) Là-mi-rai, fag. 189;
(12) Volez,fur tem pag.
IS8.
(t;) Lh mè-mt,pag. 20Ì:
(14) Là-mê-me, pag. i-S»
heur qui lui arriva d’ê'tre attaqué dans son lit ( 7 V II esauì- L,,-» t C J ^ ...- ^ .-,......
va un peu le coup de bâton de l’un des trois satellites qui^en- fous ce Titre JAnoTuiKonné r ut . auffilm imprimé (17)trérent dans fa chambre; mais il m est trop honorable, dit- KJS Cfô U
il (8 ), pour ne confesser point qu il me donna fur le bras, en vorable au Paladin qu’à son AdverfJí eí L u } 6mment P íus &-disant on vous avoit défendu de n’ecrìre pas contre Balzac 11 d^vrfqui a pour Thra ‘ ^ 1S P ° Ur ? ^ est
ajoûte (9) que son hôtesse fut blessée au petit doigt , 8c U Defen '
qu’il les poursuivit l’épée aupotng jusques dans la rue . & que morceau dans la Remarque de sAnìle A a'x a bTn IV (19*
(tj) Là-mîj-me, pag. 178;
(]6) Bile '
fut écrire àMr. áe Bal-zac , Í 7 im-primée Pariï 6 i%.
(17) Vanr«:8.
(lí) Impri-mé la mêmi
( '■ 9) Voiéz.aujsr PArtickM u s A C.
St. JEAN l’Evangcliste. Pour n’emploier pas ce que l’on trouve dans Moreri, ou dans Mr.de
diiion
la bienséance ne souffroir pas, que cc Saint Apôtre ct la Vierge Marie logeassent ensemble. I l I.Que les choses qu’ona répondues là-dessus à Monlr. Mallet méritent d’êtie raportées (C)'. ] v!
0 August.7-oinnrcnr.l n J°an. iì,
«ax verba,
si’rscipKlx! 1
lllc nan mari- •'
tar.
0 J-’-Slíe
•FaySit, Ex-trait d’unSermonprêché icjour de s.Bolycarpe,P a S- r-.
ft) Hist. desOuvrages
t ss *vzas,
4-7. ' ^
4in V °‘ tz -
Oiiein.
Menioir
P°'st ittWr
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oies Tom.
S47.
(4) La-mi-m > M.HS.
(D Evan-Eite de St.V, an > <hap.f,Vers.
(A) Des le tems de St. Augustin on débitoit une traditionpìtoìable touchant l’état ou étoit St. Jeans ,, 11 n y eut ji-„ mais de Pais si credule pour les traditions que les Aiiati-„ ques, 8c en particulier les Epheíiens. Saint Augustin ra-,, conte fur le sujet dont nous parlons une chose fort parti-„ culiers, qui fait bien voir l’excès de la crédulité de ce peu-„ pie, 8c la sottise de leurs traditions. II dit que des Ephe-„ liens (*), ou gens qui venoient d’Ephese, Sc qui avoient„ beaucoup d’esprit 8c de mérité, 8c qui ne croyoient pas à„ la legere, non levibus hominibus, lny avoyent assuré que,, Saint Jean n’estoit pas mort, 8c qu’à la vérité il étoit en-„ terré à Ephese, mais qu’il étoit dans fa fosse comme un„ homme.qui dort est dans son lit; Sc que comme on voit„ lever Sc tomber les draps Sc la couverte, à mesure qu’un„ homme qui dort respire, aussi que l’on voioit lever Sc,, baisser par intervalles la terre de la fosse où Saint Jean„ étoit enterré. Y a-t-il rien de si impertinent qu’un pareil„ Conte ( 1 ) ”. Je viens d’aprendre (z) que le Critique deMr. de Tillemont le blâme d'avoir raporté ce Conte, 8c plu-sieurs autres de cette nature. On aurait raison de le blâmer,s'il le raportoit comme une chose véritable; mais c’est cequ’il ne fait pas ( 3 ) ; on a donc tort de le censurer ; car lacompilation des erreurs est une partie très-utile de l’Histoire.J’avoue qu’il parait croire ce que l'on conte de la manne dutombeau de notre Apôtre (4).
(B) Lien de plus absurde que la chicane qui a été faite àl Auteur de la Traduction de Mons.] Commençons pat ra-
Que
(a) Mémoi-res pourservir àHistoire .Ecclésiasti-que, Tom. 1%
suiv. Edit,de Bruxeiîéí$in 12;
porter le Texte Grec: »?r' ix-à? eùc&ïtv aÚTvy »
h» 6 r,TÌi £Î Ç (r), c’est-à-dire selon la Version de
Mons, cy depuis cette heure k disciple la prit chez. lui. Voicicomment on a critiqué cette Traduction; „ II est certain,, que S. Jean, qui avoit embraílé Tétât de la pauvreté
„ Evangélique , n’avoit point de maison pour y recevoir„ la Mere de Dieu » 5 c que quand bien même il en aurait„ eu, il y a beaucoup de raisons de bien-scance, & d’hon.-„ netteté, qui nous persuadent facilement, que la Vierge„ n’aurait pas jugé à propos de s’y retirer: cette conduite„ même pourrait avoir de mauvaises conséquences dans la„ fuite des temps ; car les Ecclésiastiques scandaleux feraient„ bien-aises de íe justifier par un exemple si illustre, de la de-„ meure du plus jeune & du plus chaste de tous les Apôtres,
„ avec la plus prudente, 8c la plus innocente de toutes les,, Vierges. Et cette appréhension n’est pas fans fondement;
„ car S. Epiphane, qui semble approuver la pensée des Tra-„ ducteurs de Mons, a eu la même crainte, Sc il nous assu-„ re que quelques libertins avoient déjà voulu couvrir leur„ conduite scandaleuse sur l’exemple de la demeure de la„ Vierge chez S. Jean. Fereor, dit-si en l’Heresie 78, où il„ parle de la demeure de la Vierge chez S. Jean, ne hoc ip-„ sam, quod dicimus, fraudi fit aliquibus, ut ad contuber-„ nales ty dileclas , quas vocant sœminas, retinendas, quod„ genus peffìmo fibi errore atùmi , machinait sunt, sucum in-,, dìaliquem, ez colorem arttjsiffe vìieantur (6) ”,
sC) . . . . Les choses qu on a répondues .... méritentd’être raportêes.] Car on y verra des principes généraux queiqu»très-instructifs pour ceux qui veulent juger des choses selon Pass*S« S >leurs véritables différences. Je ne m’arrête point à la Répon- pr " z ' l ‘Li-fe qui concerne l'objection de la pauvreté évangélique • ìe U *copie seulement la réfutation de Vautre point ll est lienétrange, dit Mr. Arnauld (7 J, que Mr. Mallet n ait pas v»ce qui eft remarqué par fies Interprétés de ï Ecriture, fur unsujet qui auroìt dû paroiftre bien plus scandaleux. C’est celuydes Apostres quj menoum par tout avec eux une femme Chré-tienne pour avoir foin dt leur subsistance. Et cependant SaintNnnnn 3 ? au \
(6) MaîietjExamen déquelque
(7! Nou-velle Dé-fense de !îiTiaduftiorì jí*g- 43 *.