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Tome second. C - I.
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ILLYRICUS.

(n) DuPeyrat, An-tiquirez dela Chapelleda Roi,pag. 61 S.

(ij) Van'!!*■

Volez. ValereAndré, Bi-blioth. Belg.pig. z 6 i.

(14) DuPeyrat, An-tiquitez dela Chapelledu Roi,ptg. 617 .

(I s)C’ejtaniji cjtt'il lenomme tgie-

<î) VideGeorgiumWicellium,in Defen-sione Litur-

f iT Ecole-•liiez.

( 1 ) VEpi-

tapbe deCassanderfiit per Cor-nélius Gal-terns de liVille deGand,dr mis enF Eglise de S.François dePologne , enfiit foi : il fetrouve au de-vant des Li-turgies deCaliander.

( T 6 ) Çeci ejlfaux i l’é-gard de Pa-in elius, qui•jf mort auMois de Sep-tembre 1587,dans fa s zan »ée. SonL'We des Li-turgies futimprimé l' an1571 . Voice.Val. André,Biblioth.Belgic.pag.dZS'

f 17) Colo-miés , Bi-blioth.Choisie,

M- 14.

qu’il fit imprimer l’an 1 ffj. Nous aurons là une occasion de discuter plusieurs choses. U tirades mêmes sources une infinité de Recueils qui ont servi à bien des gens. Je parle des Mé-moires qu’il ramassa pour compiler son Catalogua testium veritatis ( E ). On prétend qu’il a

voudrois pas répondre qu’il naît eu un peu trop de crédu-lité : car du Peyrat ne donne point d’autre raison de ce qu’ilimpute aux Luthériens, que la rareté des Exemplaires decette Messe. J avoue qu’il cite un Passage de Wicelius,où l’on reproche à Illyricus d’avoir été aller étourdi, pourfournir des armes aux Catholiques contre .fa Secte par í’im-preffion de ce Missel; mais cela est plus contraire que fa-vorable à la prétention de du Peyrat. En effet, Wiceliusne reproche point aux Luthériens d’avoir réparé leur fautepar la supreffion des Exemplaires; 8r néanmoins st du Pey-rat avoir raison, ils les eussent déjà fuprimez, lors que Wi-celius publia son Livre. II le publia l’an 1564. Or la preu-ve de du Peyrat est tirée, de ce que Caffander 8c Pameliusson contemporain ne font aucune mention de la Messe d’Il-lyricus dans leurs Livres Liturgiques. Néanmoins > dit-il (xz), ils ont curieusement recherché tout ce qui se raportoità cette matière, 8c ils avoient grand crédit dans lAllemagne

. pour recouvrer tous les livres qui leur pouvoient efire

nécessaires. Voici donc son raisonnement. Si les Luthériensn’a voient pas exterminé les Exemplaires de la Messe qu’Il-lyricus avoir publiée, Cassander auroit fait mention de cet-te Messe ; car il en auroit vu fans doute un Exemplaire.Or il n’en a fait aucune mention, il est donc certain queles Luthériens les avoient exterminez. Notez que le Li-vre de Cassander fur les Liturgies fut imprimé (13) quel-ques années avant celui de Wicelius. Nous verrons ci-des-sous que le silence de Cassander est une très-mauvaise preu-ve de la rareté des Exemplaires, 8c que ce n’est point unsigne que cette Messe lui fût inconue. Présentement je mecontente d’observer que le reproche de Wicelius est unepreuve contre le Sieur du Peyrat. Mais volons ce qu’il al-légué (14).

„ Flavius (ry) Illyricus l’aiant fait imprimer en l’année„ 1557 à Strasbourg par mesgarde, ne jugeant pas ce qu’il„ faisoit, 8c les Luthériens 8c autres Hérétiques d’Allema-„ gne, recognoissans le préjudice que cette ancienne Mes-„ fe faisoit à leurs nouvelles opinions, en ramassèrent de-„ ça , delà tous les exemplaires qu’ils purent recouvrer,„ lesquels ils supprimèrent, asin qu’ellc n’en vint point à la„ cognoissance des Catholiques , 8c qu’on ne s’en servit„ contre eux , comme estant entierement contraire aux,, sectes de Luther Sc de Calvin. Georgius Wicellius (|)„ ancien Disciple de Luther, qui enfin se desbanda d’avec-„ ques luy, se jettant au giron de TEglise, parlant de FJa-„ vius Illyricus en fa Défense de la Liturgie Ecclésiastique,„ imprimée l’an 1564 sept ans âpres que cette Messe Gau-„ losse eut veu le jour, attaque rudement Flavius Illyricus,, fur le sujet de cette Messe Latine, disant que les aveu-„ gles mesme voyent clairement, que la faisant imprimer,,, il a par ignorance 8c par imprudence entrepris contre les„ sectes de Luther 8c Calvin, 8c grandement obligé les Ca-,, tholiques: les paroles de Wicellius font telles: Mathias,, Flavius Illyricus edidit repertam Mijsam Latinam , non„ triumphans tamen de Fhesauro tanto adverses Catholicos ,„ quìtm vel c&cuttenti homini appareat totum illud quod edi-,, dit , contra Lutheri , Calvinique fetîas edidiste , sed ex Ca-„ tholicis nobis rem longe gratijstmam feci(se\quid enim ibi nist,, Mijsam Latinam , qu& hodie in usu générait est , insciens ,„ impruâensque défendit ? Tantùm abeft, ut suo , setdaque„ more oppugnet ; locupletior efi illa quidem , plusque precum„ continet , sed omnino tamen eadem cum ufìtatâ , cujus etiam„ diíla , faclaque omnia pajftm sequitur , ut diversam esse„ confirmare nemo audeat. Cela fut cause indubitablement„ que Flavius Illyricus, 8c ses adherans d’Allemagne , re-„ cognoíssans la faute par eux faicte, brusterent, ou autre-„ ment supprimèrent cette Messe Latine ou Gauloise, crai-„ gnans de servir de risée à toute la terre habitable. Ce qui,, me confirme en cette opinion, est que quoy quelle fust,, imprimée à Strasbourg en Tannée 1557 George Cassander„ qui n’est mort qu’au mois de Fevrier i;66 (j), Lc Pame-

„ lius son contemporain.n’en font point mention

Du Peyrat repete la même chose dans la page 613. se sous-tiens , dit-ìl, puis que Casander ex Pamelius , qui ont esté tres-curieux de rechercher toutes sortes de Liturgies, n ont jamaisveu celle-cy, durant la vie desquels elle a toutessois esté impri-mée,huit ou neuf ans avant la mort de l'un ex de l'autre ( 16),ty qu à peine mesme aujourd'hui elle se trouve en France , éxen Allemagne, que les Luthériens , v les Calvinistes Vont con-sacrée à Vulcain, aujp-tost quelle a veu le jour, pour en fai-re perdre la cognoissance aux Catholiques, ex les empescher des’en servir contre eux , comme d’un Cousteau bien tranchant ,sorty de leur boutique, ex de leurs mains, pour leur couper lagorge , ex justifier leur aveugle opiniastreté , contre Vancienneex véritable doâîrine de VEglise Catholique , Apostolique, tr“Romaine. Volons à cette heure si le silence de Cassanderprouve quelque chose.

Mr. Colomiés, qui réfute le Cardinal Bona, devoir savoirque du Peyrat avoir trompé ce Cardinal. C’est donc con-tre du Peyrat que la Censure devoir prémiérement êtrelancee : quoi qu’il en soit, voici les paroles de Colo-„ Le Cardinal Bona s’est trompé, croyant que» Caltander n’avoit jamais vu TOrdre de la Messe publié par>> Ilîync , U ut re que dans un Recueil d’anciennes Prières„ fait pat Castander, il s’en trouve quelques-unes qui font

„ auffi dans le Missel d’IUyric , voici comme parle Fr.,, Baudouin , fameux Jurisconsulte, écrivant à Cassander,,, de Francfort Tan 1557, c’est-à-dire la même année que,, ce Missel fut imprime: Francofordiam reverses, reperi II-,, lyrici ad me literas cum libella de Miffa ad Palatinunt nos-„ t rum. (II entend Othon Electeur Palatin à qui le Livre,, est dédié.) Rogat ille meum judicium de fuis Miffa antiqui-,, tatibus. Ego id ad te nunc refero , ex lìbellum ipsum mttto,,, de quo quid sentire debearnus familiariter nos moneas, ut dr„ qua re tam multi multa confuse balbutiunt, reâîe V dts-,, tinâíe respondere aliquando poffimus J’ai une raison en-core plus forte que celle-la , pour prouver que la Messsd’Illyric avoir passé par les mains de George Cassander ; 8íce qui est bien remarquable, c’est du Peyrat qui me four-nit cette raison. La Note marginale (18), qu’il a mise ala page 611, m’aprend qu’il est fait mention de cette Messeà la fin d’un Livre, imprimé Tan 1561, 8c intitulé, De offi-cia pït ac public « tranquillitatis vere amantis vìrì, exc. Or uest sûr que Caffander composa le Livre qui porte ce Titre.Si du Peyrat avoir su cela , il n’auroit pas affûté que cetAuteur n’avoit jamais vu le Missel de Flacius. On volt parlà qu’il s’est servi d’une fort mauvaise raison en ce qui con-cerne Cassander, pour prouver que les Exemplaires de ceMissel étoient devenus fort rares. Mais enfin , dira-t-on,il est sûr qu’ils le devinrent, 8c que Cassander ne fit pointmention de cette Messe dans son Livre des Liturgies. Jerépons quant au dernier chef, que peut-être cet Ouvragede Cassander étoit achevé d’i m primer quand TAuteur reçutle Livre d’Illyricus. La Bibliothèque de Valere Andrémarque que ce Livre de Cassander fut imprimé Tan 15 5 8 :rien n’empêche que le Titre ne porte cela, quoi que le Li-vre eût été en vente dès Tautomne de 1557, tems où Cas-sander pouvoir bien n’avoir pas reçu le Livre qu’lllyricusavoir publié Tan 1557. Sur Tautre point je me contentede dire, qu’il y a plusieurs Ouvrages d’Illyricus auffi diffi-ciles à trouver que fa Messe Gallicane, 8c néanmoins per-sonne n’a travaillé à les suprimer. II y a bien d’autrescauses de la rareté d’un Livre , que le foin qu’on prendd’en jetter au feu tous les Exemplaires que Ton en peutramasser.

(£) Je parle des Mémoires qu il ramassa pour compiler sonCatalogus testium veritatís.] Le mal est qu’on Taccule d’a-voir dérobé des Manuscrits. Voions cc que Melchior Adamraporte. Tertium locum facile obtinet Martyrologium illud,quod hac occajtone compilatum ferunt. Contexuit abbas Johan-nes Trithemius catalogum auttorum. Hune cum vidijfet Fla-cius , temperare fibi non potuit , quin dissimulâtâ personá & ha-bitu , aliquot in Germaniâ monasteriorum bibliothecas perlus-traret : quos commode pojjet hìftoricos clam auferret : atque istaadminiculo librum , qui Catalogus testium veritatis indigita-tur , conscriberet (19). Les Ecrivains Catholiques n’ont pasmanqué de se prévaloir de cette Remarque. Egregium fiïïscet opus, c’est Mr. de Sponde (zo) qui parle après T avoirraportée, 8c après avoir cité Melchior Adam, quod ex fs rtù .ex sacrìlegio impìi transfuge cmfeSíum est , ut mirum vtdertnon debeat st tot mendaciis ex falfiloquiis scateat à pâtre otn-nis nequitia ex immundìtìa iruélaiis. Volez dans la page I 10des Opuscules de Colomiés ce qu’on dit de Lindenbroch.Mais au fond c’est aller trop vite, que de conclure de cequ’un homme dérobe des Manuscrits, qu’il les falsifie enfu 1 'te, 8c qu’il les publie avec mille changemens. Monst- “ eSponde n’est pas bien fondé dans une semblable conséquence-II se trompe bailleurs, quand il supose qu’lllyricus ne P ll “ iason Catalogus testium veritatis , que pour Toposer au Li vrede Guillaume Eisengreinius : c’est tout ie contraire; Fssengtei-nius ne publia son Catalogus testium veritatis, que pour 1 °'poser à celui d’Illyricus. Cela paroit par les dates des j®'pressions. Le Catalogue d’Illyricus imprimé à Baie l a “1556 fut réimprimé à Strasbourg Tan iy6z. Celui d'Fnen-greinius fut imprimé à Dillingen Tan i;6;. Cela tenverle Passage que Ton va lire (zx ) : ,Nec vero tam illudtione Trithemii, cujus opus omnino diversum est, suum c0 J!f ,najfe putamus; quàm turpiori flagitio ad objeurandum « * ’quod Guillelmus Fisingrenius itidem Germanus C at " oU ainediderat eodem tituls Catalogi Testium veritatis, q u0 ^f eX -ex Ecclestasticorum omnium qui ad eam usque diern h tr sl e !^pugnaverant, non parvo labore testimonia pro veritate staeltholica protulerat. In cujus invidiam , fimul ex ut fucurn Jceret imperitis , Flacius commentarium suum eodem t ^ tuí0 j. ( ^ Sdit , sed absque nomine autloris ( 11 ), fabulis *sresertum. Notez que cet Ouvrage d’Illyricus a été fort ^mente par Simon Goulart de Senlis dans les Edition1597 8c de 1608. _ . ] a ii-

Mais on fe plaint avec raison (2.3) qu’aiant pris ^'yberté d’en changer Tœconomie, Sc d’y ajouter, neretrancher ce qu’il a voulu, il n’a fait conoitre Ulyri-marque ce qui venoit de lui, 8c ce qui apartenoit a )cus. Ce fut peut-être ce qui obligea un Luthérien 1 acurer une nouvelle Edition du Catalogus testium vert j ytiérement conforme à celle d’Illyricus , » Çe ne ", a eijoignit au commencement le bien & le mal que .,en ont dit. Cette nouvelle Edition parut a Francfortsr666 in 4, fans le nom de Jean Conrad Die ^

procureur; mais elle a paru avec son nom dans

(18).

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