{h) Tiré i*Volaterran.Lìbr. XXII,t“g. »• 8Zo
(*•) Vtiex,
*.ocolles,V-e du Sul-t*n Génies,f*í- 91 .
faisait com'«■ tous le
«m M g r ,
Maître4 °ooo tumets , H.plus fourijmrctun/•*> frere3 5 mill ,.^•'■wême
t‘ l Z- 91 .
l*°)LÌ- mí .
us.
g la M '«u Ie
ÍÍS,. ^ out
ì#
4 'tlall, ’
a »ie.
p. .
* v ' 4 ?
c °gn; a e
Voisins
*%**■
Pi?*
^■Ultídc,
INNOCENT. VIU. INNOCENT Xt
je veux dire le fer de la lance qui avoir percé le corps de notre Seigneur (F). On dit quel’Ecriteau de la Croix fut trouvé à Rome fous son Pontificat (b). Voiez dans le Pere Grutier lesefforts qu’on fait pour répondre aux Objections de supoíìtion (c).
(R) Il avoit reçu du Sultan . .. le fer de la lance qui avoitperce le corps de notre Seigneur. ] Bajazet II redoutant sonItéré, après même qu’il l’eut contraint de se retirer à Rho-des , n’oublia rien pour engager le grand. Maître Pierred Aubusson à le lui livrer, ou du moins à 1 empêcher d a-yoir des intelligences avec les Turcs. Le, grand Maîtres engagea fous des conditions très-lucratives à le faire bien'garder. Cette convention fut lignée le 8 de Décembre1482. (18). II le laissa aller en France quelque tems après,à enfin il consentit qu’Innocent VIII l’eût en sa puissan-c< ~> & jouît des sommes que Bajazet fourniíìoit (19). IIobtint en récompense le chapeau de Cardinal, 8c il eut la-précaution de se servir de l'autorité du Roi de France; carcs fut la Cour de France qui remit le Prince Turc entre' es mains des Ambassadeurs du Pape l’an 1488 (30). Baja-zet avoit fait de grandes offres au Roi de France „ scule--- Ment pour l’obliger de le tenir dans son Royaume fous» une scure garde, en forte qu’il ne fut point en estât de-> s’évader pour retourner à son pays 8c y recomancer une-> nouvelle guerre. Ces offres estoient, de bailler toutes les” Reliques de JDieu nojìre créateur , des Aposires, des Saints e?» Saintes que fin feu pere Mahomet avoit trouvées ■ à Cons-” tanûnople lors qu il prit la ville, V aux autres villes qu il» avoit conquises fur la Chreftientê, il réiteroit les mêmes of-
„ fres qu’il avoit deja faites au grand Maiftre de Rhodes, de„ faire fis efforts pour conquefter la terre Sainte w de la mét-ro tre ex. mains du Roy, er aussi offrit une tres-grande pension„ pour fin entretenement (31) La Lettre de Bajazet vinttrop tard, on avoit dejà promis de mettre son frere sous lagarde d’Innocent VIII. Dès qu’il fut cela il écrivit à ce Pape,6 c tâcha de le gaigner par des prefins ,entr autres par lefer dela lance qui avoit ouvert le costè de nostre Seigneur, lequel ilavoit deja offert au Grand Maiftre,vr l’assura de luy payer fortexactement les 40000 ducats tous les ans, à la charge qu’tl nefi deffâi/troit pas de fa personne, pour quelle entreprise que cefat ( 31). Volaterran parle de cela; il est bon de raportertout le Passage; car on y verra d’autres faits: on y verraqu’Innocent VIII fut enterré proche de la chasse qui conte-noit le fer de la lance,trouvé dans Antioche au tems des Croi-sades (33). Sepultus inBafilica Pétri areo monument0 juxta ar-cam ab eo defignatam, in qua ferrum h asti conditur quod fi-tus dominicum perfodit. Hoc fiquìdem oíim aptid &dem similiAndrés. Antiochia repertum, capta jam civitate, Boemundus inprslio corripiens, arcem que. expugnari non poterat illico cepit,simul v hoftium L.milia prodtgiofi trucidavìt. Inde Constanti-nopolim dono imperatori adveâlum. Poftremo furca illi fucce-dens, Innocentio ut eum fratris captivi causa leniret pro mu-nere mifirat (34). Voiez l’Article de V 1G er iu s (35).
INNOCENT XI, créé Pape le ZI de Septembre 1676, étoit de Como dans la Lom-bardie, 6c fe nommoit Benoît Odescalchi, comme on le peut voir dans Moreri, avec plusieursautres choses que je passe sous silence pour cette raison. Sa prémiere profession fut celle desarmes (A). II la quitta pour se vouer à l’état Ecclésiastique, & s'en alla étudier à Naples, ouil reçut le Doctorat ; après quoi il se retira à Rome sous le Pontificat d’Urbain VIII, qui le fit.premier Secrétaire Apostolique. II exerça si bien cette charge, qu’il fut élevé à celle de Prési-dent de la Chambre, & puis à celle de Commissaire Apostolique, & de Gouverneur de Marco,di Roma. II obtint le chapeau de Cardinal le 6 de Mars 164s, & la Légation de Ferrare quelquetems après, & p Ui ’ s l’Evêché de Novare ( a ). Les François débitent que ses libéralisez & sessouplesses de Cour lui procurèrent le chapeau de Cardinal, parle crédit de Dona Olympia (B):
ils ne f auroienr n fe r q U qi n’ait fait paraître un fort grand éloignement de la vie voluptueuse.Sa Morale étoit rigide, & il passa pour dévot. 11 fut bien plus favorable aux Jansénistes que ne
* avoient étéPapes avec
ses Prédécesseurs,plus de zèle qu’ils
[ A ) Su prémiere profession fut celle des armes.'] Voici cequ on trouve dans l’Ecrit de seize pages (r). Benoit donc» Pnt envie en ses jeunes années de s’exercer au metier” e L guerre, étant plus grand de courage & de valeur” c i u S", à corps ; 8c comme prévoyant de loin les guerres" c l u d , auroit à soutenir dans fa vieillesse , 8c souhaitant>, Principalement d’avoir conoissance des armes , pour les” Mtroduire avantageusement dans l’Eglise militante. Et» Parce qu’il savoir quelles font les suites de la guerre, 8c” que la conoissance des armes ne pou voient s aquenr que” P a j. une exercice continuelle, il alla à Boulogne pour s y
cc qui fit aussi que les Jansénistes Rattachèrent à la cause desn’avoient fait ( C ). 11 scandalisa une infinité de gens par la
íupres-
„ ve, elle ne pouvoit faire cette depensiì & après avoir dit„ cela elle fe retira dans fa chambre. Incontinent Odes-„ chalchi apella l’Orfévre, lui demanda le prix de cette„ piéce, 8c convint avec lui de l’acheter huit-mille écus,,, après quoi fans dire autre chose la fit présenter de sa part,, à Dona Olympia , laquelle aiant vû un tel présent de-,, meura toute surprise d’une chose st extraordinaire, s’en,, alla trouver le Pape 8c lui demanda la charge de Clerc„ de la Chambre en pur don pour ce Prélat, 8c puis après„ le Chapeau qu’il obtint aussi par l’entremise du CardinalPalotta ”. Je raporte ces paroles selon la copie qui m’en
apliquer dans la guerre ou’eíle avoit avec les Turcs, 8c a été communiquée (7). J’ai le même Livre en Italien» pour y montrer des preuves de fa bravoure ”. Le rai- il s’mtitule La nu fia Statera de Poriorati. II fut irrmnW :sonnement n’est guere meilleur que le langage dans
il s’mtitule La giusta Statera de' Porporati. II fut imprimé à
... guere meilleur que le langage uaus ces pa- Geneve l’an 1650. Je l’ai Consulté, 8cj’y ai trouvé non seu-
wles; mais ce n’est vas de quoi il s’agit: disons seulement lement l’original de ce que l’on vient de lire, mais aussi queque cet Auteur nous fait entendre que son Benoit ne porta notre Benoît Odescalchi avoit fait sa cour à Don Barhprinl es armes qn’en Pologne. Cependant d’autres Ecrivains as-mrent (2.3 cm'il ] P < nnrta P n Flandres au service des Espa-
, ( 2 ) qu’il les porta en Flandre. , -
gnols contre la France, 8c qu’il y reçut a 1 épaule droite unu°up de mousquet, dont il a été incommode toute fa vie.I ai lu dans je,ne fai quel Nouvelliste que la haine d In-nocent XI contre la France venoit d’un affront qu un Fran-F °31 lui avoit fait à la guerre; affront que Benoit Odescalchi.ma impuni, 8c dont il ne se vengea que sur toute la Na-tî°n, quand il fut Pape. , .
. (F) Ses libéralisez. & fis fiuplejfes de Cour lut procurèrentle chapeau de Cardinal, par le crédit de Dona Olympia.]Voiez le Mercure Galant (3); vous y trouverez que notreBenoît Odescalchi, fils d’un riche Banquier de Corne, jouoitavec Dona Olympia, 8c perdoit exprès son argent par com-plaisance pour cette femme. A propos de Banquier, je mesouviens de cet endroit du Ménagiana. ( 4 )- » “ Pape In-» Nocent XI étoit fils d’un Banquier. B fut élu le jour de» St. Mathieu, 8c dès le même jour le Pasquin dit, Inve-»> nerunt hominem fedentem in telonio •, . .
Voici ce qu’on trouve dans un petit Livre imprime àAvignon chez Jean Bramereau l’an i6;z, 8c qui a pourTitre, La juste Balance des Cardinaux vtvans . „ Après la
cour à Don Barberinpour être promu à la charge de Clerc de la Chambre, qu’ilavoit compté les sommes requises, 8c que néanmoins il n’a-voit pu parvenir à son but; que c’étoit un sujet de médiocrecapacité (8), 8c qu’encore qu’il eut fait de grandes dépen-ses, c’étoit un Cardinal riche 8c magnifique; qu’au tems defa Prélatine il avôit fort aimé les promenades » les comédies,8c les festins, mais qu’il menoit une vie fort retirée depuisson Cardinalat.
( C ) Les Jansénistes s’attachèrent à la cause des Papes avecplus de stèle qu ils navoient fait. ] C’est ce que Mr. Talonleur reproche dans le fameux Plaidoié qu’il prononça contreInnocent XI le 23 de Janvier 1688. Chofi étrange ! dit-il (9)que le Pape, dont le principal foin doit eftre de conserver làpureté de la foy , er d'empefiher le progrès des opinions nouvel-les, n a pas cessé,depuis qu il est assis fur la Chaire de St. Pier-re , d'entretenir commerce avec tous ceux qui festoient déclarezpubliquement disciples de Janfenìus , dont fis Prédécesseurs ontcondamne la dodrine : il les a comblez de fis grâces ; il a faitleurs eloges-, il s est déclaré leur proteéleur ; c' cette fafiiondangereuse, qui ria rien oublié pendant trente ans, pour diminuer l’autorité de toutes les Puissances Ecclésiastiques Secdier es qut ne luy estoient pas favorables,érige aujourd’huy des A u
*a 1 e nu Da ha __ r _ I .t
mort d’Urbain VIII Odefchalchi commença a faire la tels au Pape,parce qu il appuyé ey fomente leur cabale 'auì,, cour à Dona Olympia, niepee (5 ) du Pape Innocent X roit de nouveau troublé, lu itaîv I. Visnìia. n 1 . ....'
„ 8c l’aiant regalée à diverses fois, elle commença à fou-„ tenir f es interests avec empressement ; 8c principalement„ pour une chose que fit ce Prélat digne d’être nottée.
„ Etant allé la voir au commencement du Pontificat d’In-„ nocent X son oncle (6), il se rencontra qu’un Orfèvre„ étant allé chez elle pour lui faire voir une belle Sc riche„ armoire d’argent à vendre , Dona Olympia l’aiant fort„ considérée en la présence d’Odeschalchi 8c de plusieurs,> Seigneurs qui entendirent la réponse,quelle fit, qui fut,, que cette argenterie étoit belle, mais quêtant une po-vre vef-
au-
roit de nouveau troublé la paix de ïEglise, si. fi prévoyance r»les foins infatigables d un Prince, que le Ciel a fait naìlìr. 1estre le bouclier a- le défenseur de\ Eoi, nenavon aZÌ^cours. Je ne croi point qu’aucun Janséniste se soitcrire en faveur des quatre Propositions décidées par le ri Ide France lan 1682, contre lesquelles les partiLe i U< T gétrines Ultramontaines ont tant crié, 8c tant m,', . . cles doc-Si la même chose fût arrivée fous le Pontificat vf de Llvres -ou fous celui d’Alexandre VII, j] e fl. ^ " Innocent X,tes auroient composé cent Volumes T e cs J^uséms-cisions du Clergé, 8c pour réfuter lés Lcrhs°d^""^Qoqqo j
Ultramon-
tain:,
fcl Grif-fer ExamiMyfteriiPlelïxani,
?- S 49 irait.
fît) Recol-les, VicduSultan Ge-
mes, pag.127, izj.( 32 .) Là-me-
me > 14*-
(3 3 } V»iez*f* r celd
^'Histoiredes Croisa-des c ‘".pofetpar ; t Jésuite
livr,
t r 7 ç&fa:x. . E-tlutonde Hil-ton de àl’ann. 1098.
(34) Vola-terran.
Lihr XXII,fiî.et T, 822.(îs) Rimas-qui {A).
(4) Tiré d’anEcrit de 16pages in 4,xniiiuléq LaVie d’Inno-cent X 1Pape deRome,écrite parD. G. B t.à l’illustreSeigneurle BaronGiovanelli,Cousin de ílSaincteté.
(7) Par Mr',Pallardy,dont on aparlé ci-dessusCitation (e)de VArticleGleichbn,
(*) E fogettedi mediocriimtlligenzM ,
(9) Talon,Plaidoyer,ptg-aiEdi- •
tien de tìoi-Unde.