INNOCENT
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«ir à la canonisation (H). 11 n’étoit point savant (/). II mourut îe t z d’Août 1680 LaLettre du Roi de France au Conclave signifie beaucoup en peu de mots contre la míW;,* d>,défunt (K). oue qu
Je trouve dans le Valesiana un endroit qui me semble digne d’être mis ici tout du long f L )
Je raporterai auíìî quelques Vers de Mr» de la Fontaine qui témoignent qu’on écrivoít fort libre-
fnent
testante. D’où vient donc que le Pape fut fi contraire à ceCardinal? C’est " w/iost le Roi de France,
I e qss.il aima n.. ' “ '
j 0I faine, qu'au plaisir de traverler ion cuw., - ,
la douceur de la vengeance. Ces mêmes personnes disentS u st favoìt fort bien qu’il fe formoit une ligue, dont lesrotestans seroient les principaux directeurs, & qui pour-roit devenir capable d’oprimer à son tour presque par touteituirope la Religion Catholique; & que le moien le plusdont on fe pût aviser pour prévenir cette ligue,j. succession du feu Electeur de Co-
Y •— . .-
jesté de le retirer dit mond,e en un tems tu tomes te j»...,l'Heresie réunies semblent tramer la ruine de notre Religion, àquoi rie contribue pas peu la divijion des Princes Catholiques.C’est dire en peu de paroles qui ont un grand air de modéra-tion , que les besoins de l’Eglise demandant un Pape qui enprit à cœur les intérêts, Dieu avoir ôté du monde InnocentXI mal intentionné pour l’Eglíse, ou incapable de travailler
i effir ° Pe n a Re H° n Catholique: oc que *v —- e -jj * xi mal intenuuimc r u* --
efficace dont on fe pût aviser pour preventr cem u S “-<
etoit de mettre toute la succession du £ ifgu it ; / <f e trouve dans le Valesiana un endroit qui me semble
ìogne entre les mains d’un Cardinal qui « diJÁre mis ici tout du Jg .] C’eft dommage, disoit le
mais avec les krmces^Heretiques Dou^rnssidonc qu^m ^ ^àien Valois (29), „ qu’Innocent XI se soit laissé- - -.,v mrer • ~ n ^ soit nar les ennemis de la f rance.
(it) La Lésa
tre est dattede Versaillesle *4
Ì 6 % 9 ‘ Elleest toftte en-tier* dans leMercureHistoriqueSc Politique
duMois d*Oc-tobre l 6 $ 9 ìp aga 1026*
les Princes Hérétiques, u ^ È>cst>
nocentXI fut fi opofé aux mteret M h ie Françoisedit-on , qu’il étoit ravi d’exposer b Monarchic '^ ]a
aux plus grans périls; 8c pourveu qu P ^ pestes deCour de France, il se mettoit peu e P« ilncfautp as
la Papauté. Voilà le J. an S a S e .. de ff flre suspectes leurs con-trop s’y fier; leur passion doit rendre lu L, a y e de di-jectures. 11 est peut-être beaucoup ptos aif^ mœurSj &re, que s’apliquant beaucoup a la re ^° - j £ bien co-aux exercices de piété, il n’étoit capa . ’ de préférernaître ce qui étoit plus utile à fa Rehgi ' demandoìtfutile à l’honnête. Or il crut que. la ^Cardinal postu-qu’il préférât le frere du Duc de Bavie ce „ u ’ on <ji-lant. Quelques-uns apliquent à Innocen t n'enten-
soit d’Hadrien VI, il étoit homme de bien , ^mine
doit pas le manege de la Politique Rome fût oc -
des Protestans a voulu qu en iv°° w neg ou trop
cupé par un Pape, ou peu éclairé fur ses^terej’ £roide pour profiter des conjonctures, au préjudice
passions particulières. ss . cra’Innocent XI
Mais au fond, qui pourra nous assu ,5 ? La Cour
n’a pas eu à certains égards une bonus P q grande puis-de Rome n’a-t-elle rien à craindre de latropgwn^fanes des Princes les plus passionner c lumieres poli-cées de fa Communion? Sixte V, dont favoriser
tiques étoient fi grandes, n’ainaa-t-il pas aqu érir un. ^, Henri IV & la Reine Elisabeth, que d 4 laifl ,“/^us aí™U'.'CS) tr ° P Sra ? d ^pire au Roi d .’ Es P a J n f e iuVpar Q unsemblable
’tJ? 11 “,î“ “fréteur Anonyme à
(i 9 J Vale-siana ,p«g.45 ir fìtivtEdition de
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docte Hadrien Valois (2.9), „ qu’Innocent XI fe soit laissé„ obséder coiíime il a fait par les ennemis de la France.
„ S’il avoir été fécondé par des gens auííì bien intention-„ nez que lu y, quels biens nauroit-u pas procure a la Re- Hollande„ ligion Chrétienne ? Que n’y auroìt-il pas rétably ? que„ n’y aúroìt-il pas reformé ? La belle esperance qu’il en„ donna lorsqu’il abolit l’Office de la Conception comme„ avoit fait Clément IX celuy de l’Esdavagc ! Que n’auroit-,, il point fait, s’il avoit oúy parler de l’impertìnente devo-
„ tion de ce Moine dont M.. nous parloir Vautre
„ jour! n’auroit-ìl pas condamné rigoureusement des Supé-„ rieurs, qui souffrent qu’un de leurs visionnaires fasse im-„ primer des Oraisons adressantes à toutes les parties du„ corps de la sainte Vierge en particulier (30) ? La Religion,
„ la pudeur, 6c le bon sens, ne font-ils pas blessez par une„ extravagance semblable ? Innocent XI n'en seroit pas de-„ meuré là ; il vouloir reformer le luxe 8c la braverie des„ femmes. Que de maris luy auroient été obligez si son„ dessein eût réussi ! On m’a assuré aussi de bonne part qu’il„ aurolt aboli les Autels Privilégiez comme un fort grand„ abus. En effet quelques Indulgences accordées à un Au-„ tel peuvent-elles en rendre la Messe meilleure ? 8c le sang„ de Jesus-Christ, qui est d’un prix infini, a-t’ií besoin dc„ quelque accessoire de mérités pour être plus agréable à„ Dieu, 8c plus efficace pour ceux pour qui l’on prie ? Ce„ sont des Mandians qui ont inventé ces choses pour acha-
„ lander leurs Eglises
Ce que dit Mr. Valois, touchant le dessein de reformerle luxe cr la braverie des femmes , me fait souvenir du grandzèle qu’Innocent XI témoigna contre celles qui montraient
p a p e n ayant pû gagner fur l'esprit du sexe l U x C “•n Annr il s e servit qu’on ne
MonjïmBaudelot,à la pagel8z de ftn.PtoiomecAuletcs,dìtqu'ìia vièle Litire im-primé eu fontcontenues cesOraisons,
s 1 O N luila réforma;tion d u
^ »a & si utiles Anonyme d’un la gorge. r Ce ” moyens dont il se servit qu’on ne
semble bien cevtaine , c’est q uc 1 Aute „, J l'on fait » P ar P sein Sc íes bras ; Sc ayant fçu même que
intitulé Le Reproche, txtra-vaga. ^ de ^ „ ^omrat plus soson^^ rItaIie j ors quc Jes Turcs affie-
n »í> s*Via rehrochcf P rtiiatî- ,, la terreur q n-s*: reíîer le désordre > recourvtt
fl r 7 ri ' petit Ecrit (23) intitulé Le Reproche ext,»»»*—- * , la
voir qu on ne peut fans folie reprocher au Pape ta ruine terreur qui saisit toute mauc jui» u»- --
irf:: Mw» Catholique en Angleterre , n’a point raison de quasi ^ te ^ ^ fit pas cesser le .désordre . recourut
«««si. fier ainsi ce reproche * , enfin à fa derniere ressource, sçavoir à 1 excommumca-
íu\t. , p j ' . .. 1 ..,..,10 heur par ,, „ imp Ordonnance le 30 Novembre
* 4 ) On. ' "
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écrit
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» Aui.it ec icprocnc. . ,, .. beaucoup pour par-
{H) La colere des Lranpis I •_ - la,d t n stems (24).q ueT,t venir k la canonisation .] II n y a P aS j. n fi eS petits Livrestem'i, les Nouvellistes de Hollande ontcP^ e b g auco up de miracles1655. qu'fis font tous les mois, qu il fe tait g ra nde mortm-
au tombeau de ce Pontife, 8c que c , mm ent les enne-cation pour la Cour de France ; Sc q ? éo : t travailleront amis de cette Couronne, pour lui rair > ^ p ar dépit,faire canoniser ce Pape. Ce sera d° ni “, V se ra nge au parti leOrdinairement la prudence^veut que foiS fausse. II J 5plus fort; mais cette Maxime est q 9 QU 'à la fine Politi-des Princes qui ne doivent J heure ennemis
que qu ils pratiquent de fe déclare craindre a tous
irreconcìsiables d’un puissant Et q c£tte puissance, sa-les voisins; car tous ceux qui cra g p unissent autant qu fis’vorifent cet ennemi déclare, Sc . & fl ne faudroìt pas re-
le Pèsent tout ce_quil^o uEa ^ D : sme> a fi n de trouver des
( } Q Noií-vélles de la
i fa derniere rettource, i^yun « » —— -
„ tion. II fit publier une Ordonnance le 30 Novembre» 1683 qui commandoit à toutes filles cr femmes,de fe cou-„ vrir les épaules C? le sein jusqu au col, çr le bras jusqu au„ poing avec quelque étoffe épaijfe ty non transparente , à pei-„ ne pour celles qui n’obéïroìent pas dans 6 jours, d etre fi„ bien excommuniées ipfo faéto , qu’excepté à l’article de la„ mort il n’y aurolt que le Pape qui les pût absoudre ; car République„ on déclarait que les Confesseurs qui préfumeroient absoudre des Lettres,
„ de cette excommunication íencourroient eux-mèmes, & fe-„ raient soûmis à toutes telles peines tant spirituelles que tem- ’
„ porelles qu’il fembleroit bon à fa Sainteté : ausquelles peines ' '
„ temporelles seront pareillement sujets les pores, les maris, ct Q Vc ysi ía„ les Maîtres & autres Chefs de famille par la permission au deTaVépu-„ connivence desquels les filles & les femmes auront contreve- ■ -„ nu à l’ordonnance (31 ) Je ne fiu point quel fut le suc-cès de ces terribles menaces; mais je croi que comme on
r. ■ —- r -
^*0 CtnftrU y?,.
peuvent tout ce m„ -- ne rauurau - ..
Conter jusqu’aux siécles du Paganisme, afin de trouver des ces de ces terribles menaces; ma ls Jc uu. --
Princes qui so sont perdus fans ressource, pour avoir préféré les avoit renouvelìées de teins en tems sous les Prédéces-1 alliance du plus puissant dc leurs voisins à celle des au- leurs d Innocent Xí (32,), on eut sujet auíïì de les répétezx res (2.5). Un particulier, qui passe dun état de prospérité quelque tems âpres. Oeil le fort des Loix somptuaìres: 3ea . Un état de malheur, ne voìt plus autour de lui cette mul-' luxe, 8c lctalage de la beauté éludent bientôt les plus fa-
lìtude d amis oui I cnvironnoient auparavant , ils 1 abandon- ^cs Réglemens ; ceít un désordre dont on peut dire cenent, ib i e ;ànt seul q u ’ un 8 rave Historien a remarqué à l’égard des Astrologues;
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ges Réglemens ; ceít un cíesorare oonr un pcm ^. .. taît ^stra &qu un grave Historien a remarqué à l’égard des Astrologues-on leur commandoit toûjours de sortir de Rome, 8c ils &n en sortoient jamais ( 33 ). Le Roi Louis XIV vient ( 34) t«Ï"hìde faire de beaux Edits contre le luxe ; s’il peut fe faireobéir sor cet article, ce fera une chose plus admirable quele crédit qu 1! a eu de diminuer très-considérablement dansenc rrop piuu«« , .... tout son Roiaume la manie des duels. Les Nouvellistes
ue les quitte, & se confédéré contre eux. 11 eu »m nous ont aprts depuis peu que les Avocats du Parl^m JT
^ocent XI s’est fait une infinité d’amis Sc d’admirateurs, par Paris fe sont engagez à faire observer rhô-, 1 e ™ent dea seule raison qu’il a traversé le plus qu’il a pu les desseins de tion du luxe. Letems nous aprendra û car le rinro
« Cour de France. Cela mettra fa mémoire en bonne odeur, ces deux autorisez, l’unc du,Souverain l’aurre J ncour . s de
« fera que ses prétendus miracles seront plus assez à croire. réforme fera bâtie à demeure On a fait r - man ' la(/) ll n étoit point savant J II avoit besoin, dit-on, que sieurs (3;). que comme une partie de celles s '
ses Secrétaires lui exphquafient en Italien ce qu ils .«cri- le plus érigées en[femmes de qualité , auroient íltV fe /° ntvoient pour lui en Latin. Voiez la-dessus le Menagiana , coup ie répugnance À retrancher aùdLTêL r ? eHt ' (tre i beau-vous y trouverez ces paroles (27) : „ Favoriti Secrétaire superbes habits, meubles, caroÛ ò-c aJïV*** de leurs" f» Pape défunt lisant au Pape les Brefs qu il avoit dressez, perflu de Filles de chambre, de RrodLr J du Kom ^o su -8c les lui expliquant en Italien, le Pape pleurait de joye, de Laquais quelles ont à leur service fi 7 b. Ta P‘jsiéres , vf0It J- co fa àitanno di noi nella pofttnta , quattdo vede- sopofer a une licence (s peu cùrttivnaMÌ N été résolu de
’ ” ,„,ílra . de ces Dames . ... (371 *y etat C ù la qualité
aucune dtflinbhon de
*’ f J +,ftf np.
Donec eris felix multos numerabis arnicas :
Tempera p fueriret nubila solus eris ( 26).
Ee s Souverains éprouvent tout le contraire : car s’ils devícn-
Jctnt trop puislans, ils ne trouvent plus d’alliez ; tout le mon-
de les quitte, & se confédéré contre eux. 11 est sûr qu’In-
A'nmic & d’admirateurs, par
ri-
tinehimr.
Tacit. Hist.Libr. I,
Cap. XXII.
f 14) On écritceci att Maisde Met 1700.
(? S) Vciiz.les LettresHistoriquesA M Mais deMai I7°°»(*g. 574-
à-
„ «Cdilôit, cofa dtranno ut »«» ---
,, ranno cafi lelU latinita nostra . r -l- t u > /r r ’»'/*’ ir á ' J 1 "” ,n t tlva « !
(X) La Lettre du Rei de France au Conclave signifie beau- obesient er se reformassent au plutôt, sans .....
coup en peu de mots contre la mémoire du Pape défunt ,] Eh naisiançe ni de qmlite,v quelles commtn
(Q) fdire dtsfemmes des
(3 i) LetWÎHistoriquesdu Mois deMai 1700,