INNOCENT XI. JOACHIM.
(?*) MruIsalis irChardon. ;
(39) Agri-
eoUtn Uudatjuris, legttm -tjut perittísSubgalli cati~tu/n consul -t or ubi oftiaf/nlfat. Ho-rat. Sat, lLil/ri l, > } . 9 .
( 40 ) U jV
drtjse h Mr.I* Prince dtOnti,
( 1 ) Joanncsèairnsce-nus, de FideOrthod.Libr. lV yCap.XViitpud
Baronium,Apparatu,num. 42 *
(a.) ContraFaust.Manich.Libr. XXI 1 LCrf>, IX.Volez, U T{e~marque (O),Citât. (il).<3) Grego-lius N y 11e-nus, Orat.in Natal.Domini,apHd Baron.Apparat.
iv,-. m. 44 .
(4) Sophron.*pu 4 Hiver.Apolog.pro sauctiss.Virg. Maria,Cap. 111Opcr To.'-j.
III , pxg.
^06, ce/, a.
(5) Bernard,ïpistolâCLXXIVad Canon,lugdun.
*pud Rive*tum, ibid.fag. Soi.
(6) Stellâ-lii Corons,Libr. i V,Parc. 1 1 ,.Sr:u. I,apud Rive-nm,ibìd %
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ment contre Innocent XI dans la ville de Paris (M). Vous trouverez un bel Eloge de ce Papedans la V11 Harangue de Mr. Malagonnelli (£). Elle est d’une Latinité admirables digne dcl’ancienne Rome.
(t) Pesez, titubant les Harangues de cet Orateur le Journal de Leipfic, 1 tu III Tome des Suplémens, pag. 43 ir suivantes.
fe plus faire porter la robe. On ajoute que deux célèbres Avo-cats (38), furent chargez de communiquer cet ordre à leursConfrères, 8c que ceux-ci pénétrez, de joye leur en témoignè-rent leur reconnaissance , cy résolurent tous d'une voix de re-mercier Mr. le Premier Président A'avoir procuré un Règle-ment si juste, fi nécejjaire, ey fi digne de la Sagesse du Roi ,C? de l'assurer en même tems qu ils leferoient observer, chacunchcz soi, avec la derniere exactitude-, le considérant tous com-me le moyen le plus éficace, pour lui épargner un nombre infinide chagrins, er pour empêcher que le fruit de leur pénible em-ploi ne continuât d’étre sacrifié à ïambìtion outrée de leursfemmes. 11 y a beaucoup d’aparence qu’ils ont parlé fortsincèrement; car enfin leurs occcupations belles, nobles, &zlucratives font accompagnées d’une grande peine. Ils envientquelquefois le bonheur d’un campagnard qui peut dormirtoute la nuit (39). N’est-il pas bien juste qu’ils souhaitentqu’un gain , qui leur coûte tant de veilles, ne se dissipepoint par des dépenses superflues, 8c que l’Autorité Roialeleur fournisse des moiens d’y remedier, puis que fans celails n’ont point la force d’en venir à bout?
(Aí) Je raporterai quelques Vers de Mr. de la Fontaine,qui témoignent qu on écrivait fort librement contre InnocentXI ... à Paris.] On voit parmi ses Oeuvres posthumesune Lettre dont je vais copier,un morceau:
Pour nouvelles de VItalie,
Le Pape empire tous les jours,
Expliquez, Seigneur (40), ce discourtD u coflé de la maladie.
Car aucun Saint-Pere autrementNe doit empirer nullement.
Celui-cy véritablement
N’est envers nous ni Saint ni Pere.
Nos foins de Veneur triomphansNe font qu augmenter fa colereContre V Aîné de ses Enfans,
Sa santé toujours diminué,
L’avenir ni est chose inconnue ,
Et je rien parle qu à tâtons ;
Mais les gens de delà les MontsAuront bien-tôt pleuré cet homme ;
Car il deffend les Jannetons ,
Chose tres-necefsaire à Rome (41 J. (4O
J JJ S J xontSl"--
Voici d’autres Vers encore plus libres, 8c tirez du même ° e ^ s ,Ouvrage : 1 1**
Riitito"
Je vois ces Héros retournez #»//<»“'•
Chez eux avec un pied de nez.'
Et tout le parti ProtestantHu Saint Pere en vain tres-content .
J’ay là dessus un conte à faire.
L’autre jour touchant cette affaireLe Chevalier de Sillery ,
En parlant de ce Pape-cy,
Souhaitoit pour la paix publique ,
Qu'il sefust rendu Catholique ,
Et le Roy J a q_u e s Huguenot.
Je trouve assez bon ce bon mot (41).
Mr. Racine ( 43 ) émoussa son trait, 8c le cacha beaucoupmieux : mais enfin c’étoit un trait.
Mr. de Vizé dans son Mercure Galant, 8c dans ses Volu-mes fur les a faires du tems, dit beaucoup de choses au dés-honneur d’Innocent XI.
(43)
son
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JOACHIM, mari de Sainte Anne ( A ), êc pere de la Sainte Vierge. Son mariage futlongs-tems stérile, & à cause de cela ses oblations furent rejettées par le grand Pontife Issachar,qui lui fit de cruels reproches de son infécondité. Joachim fut fi confus de fe voir traiter de lasorte par le grand Pontife, qu’il n’oíà retourner chez lui. II s’alla cacher à la campagne parmises bergers. II y fut consolé par un Ange, qui lui alla dire qu’il auroit d’Anne fa femme une fillenommée Marie. Cet Ange fut annoncer tout aussi - tôt la même chose à Anne qui pleuroit àchaudes larmes, ne sachant ce que son mari étoit devenu. Cette nouvelle angélique lui fut fansdoute très - agréable ; car elle étoit très - fâchée de n’avoir point eu d’enfans ( B ). Plusieurscroient qu’un simple baiser de son mari la rendit enceinte: mais d’autres assurent qu’il y salut-emploier la voie ordinaire (C) j car autrement, disent-ils, la naissance de Jésus-Christ ne seroicpas aussi merveilleuse que nous la tenons. Ce qu’il y a d’admirable est qu’encore qu’on nesache rien dc certain, ni du nom, ni des qualitez, ni de l’Histoire du pere Sc de la mere dela Sainte Vierge (i)), on n’a pas laissé d’alfûrer tout ce que je viens de dire, Sc de consacrer
des
{A) Joachim, mari de Sainte Anne.] Voici sa Généalo-gie: Levi de la tribu de David fut pere de Panther; celui-ci fut pere de Barpanther , qui fut pere de Joachim ( 1 ).Quelques -uns ont dit que Joachim n’étoit pas issu de Da-vid , mais dc la tribu de Levi, 8c que même il étoit Prê-tre. Les Manichéens fondoient fur cela une Objection queSt. Augustin ( 1 ) a examinée.
( R ) Elle étoit tres-fàchée de ri avoir point eu d'enfans.]Elle se voioit privée d un certain honneur qui étoit renduaux meres selon les Loix : c’est pourquoi elle recourut àdes prières extraordinaires , afin de jouir de cet honneur;elie entra dans le Saint des Saints, & fit à Dieu des supli-cations ardentes, représentant qu’elle n’avoit rien commiscontre la Loi, & qu’ainsi elle ne devoir pas être exclue desprivilèges que la Loi donnoit aux femmes qui avoient eudes enfans. Sa priere fut exaucée. Dieu lui fit conoîtrequelle enfanterait (3). St. Grégoire de Nysse raporte ceConte, qu’il a voit lu dans un Ouvrage apocryphe. Ceuxqui savent qu’il n’y avoir que le grand Sacrificateur quientrât dans le Saint des Saints, 8c que même il ne pouvoiry entrer qu’une fois lan, n’ont pas besoin qu’on leur repré-sente la fausseté de ce Conte. Si Ste. Anne fe préparaitd’un côté, son mari fe préparait de l’autre; car il jûna qua-rante jours fur une montagne , afin d’obtenir de Dieu lapostérité qu’il souhaitoit (4 ). Volez dans la Remarque sui-vante les paroles de St. Epiphane.
(C) D’autres affùrent qu il y salut emploier la voie ordi-naire.] St. Bernard soutient que c’est là le sentiment del’Eglife. Si licet, dit-il ( 5 ), loqui quod Ecclefia sentit, ( e? 1verum ìpsa sentit ) dico gloriosamjde Spiritu Sancto concepiffe,non autem conceptam fuiffe : dico peperiffe vìrginem , non ta-men partam à virgine. Alioquin ubi erit pmrogativa matrisHomini qua fingulariter dicitur exultare sy munere prolis eyintegrìtate carnis, fi tantundem dederis D" matri ipfius ? Nonest hoc Virginem honorare, sed honori detrahere. Pelbart de1 emeswar , avec toute sa crédulité bigote , ne laisse pasd embrasser le sentiment de St. Bernard. Simplicibus quibus-dam tribun hanc opinionem quod Anna conceperit per solumosculum Joacim. fgnofcu tamen eam de vira concepisse con-cubin! matrimonial, (6). L’erreur de la prétendue virginitéde Stç. Anne çjt tort ancienne ; car St. Epiphane fut obligé
de la réfuter. Eí yàg A'yyí/Uí TÇío-xvnlo-S-ctt s 6 el.ii , xíc-ip'tÍv àrro K'nr.t; yiysmifíínv , tív ìx YuitxsifZ ''VAmx , rr,v Si eìi/fis, xuì jtkg-ïç è-zneti/.etx$ xessu
irruyseXia.il kutç ), ftijrgì So&iïruv, & fzn ijípaç, yeytnsrluestív rraçù tijv t ài úv6,án-ois <pu<rty , ÛÁÁa xxípà 5 rrárríi í *Frré^fiUTíf ùtofis, r.ut /xtiTÇctí ymaixbí ; ei yàç xai i fí h'D"f i*S iropíet , xai KuçaSÓTíis ’f^ariv , oti iph'.’Sy nu orurpi «.omI ’aaxeipc èt -tri íçrifiia , on « yvsi tu trvieiXsiipvla , Apc IV/ un uw^vyíuç iy'en to , iîoì on únv -rïT-OU-UTIO, âiièçoe. NUfP
fi ne Angelos quidem adorari permittit , quanto minus id An-na filia tribut concefferit ; qttam illi è Joacimo HE I bonds 5induisit? quam precibus , omnìque animi studio, ac conttntf-ne, parens uterque promeruitì ita tamen ut non aliam qnstj! 1cateri mortales nascendi conditionem habuerit; sed, ut tut*è virilisant, ac matris uteroprodierit. Quamvis autem f 15Maria historia, ac Traditione illud habeatur : Joacimo e;usPatri divinitus hoc in deserto nuncïatum suisse , uxor
tu»
concepit ; non ita tamen accipiendum est , quasi hoc citra nustialem consociationem, ac virilem fatum accident ( 7 )•Cavalier Borri avoir une étrange pensée de la conceptionla Vierge. II croioit que St. Joachim étoit impuisswG .que le St. Esprit s’incarna avec la Vierge Marie dans Wde fa mere, qui par ce moien demeura vierge , a Pj e * ^accouchement. Cadde in proposizioni piu ridicole, infeí n * fche la Virgine non era stata concetta con seme umano , m repra divina, avendo lo Spìrito Santa pigliato carne nel v ^di S. Anna, e partorita dalla medefima, che ajferivasparto era rimasta Virgine, e taie ester e stata avants j*e astjcurando che S. Gioachino faste stato impotente allnmazione del matrimonio ( 8 ). n)ì nt
(D) Encore qu on ne sache rien de certain , ni du # rs n te." ' ’’ est le
des qualitez j ni de l'Histoire du pere C de la mereVierge . ] St. Epiphane, qui florissoit lan 3.7°
Vìfcd-
íidv^st .
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L, qui nuniiuit i — j. ■ j p C -plus ancien Auteur qui nous dise comment s apeli01re 8c la mere de la Ste. Vierge. IL est vrai qu dpKtenade la Tradition 8c de l’Histoire de la y iC „ r 8 . & toU -
dit touchant les prières de Joachim & de ; ’ p pas
chant la révélation de l’Ange ( 9 ] • con-
lui-même qu’il courait
cernant la naissance de Marie. N e Juntes aborni*
fur cette matière, dans lequel il y des choses
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