job. jodelle;
»
8p
s*lnh«nï' 8 ^^ Romaine il est le patron des vérolcz (D); mais cela ne conclut rien pour Tautrc sopositiossiHist jobi, U étoit vénéré dans cette Eglise avant que la vérole fût conue dans l’Europe (E). Tertullien a
rlg.^u’ eu tort dire que Job ne laissa aucune postérité. Voiez-là dessus Mr. Spanheim (a) dans son
Histoire de Job, qui est un fort bon Ouvrage.
fy) Molan.in DiatioMedicor.
Mí- «*•
U vérole. Je croirois volontiers que David & Salomon l’a-ruoient aujst. Notez que l’on peut prétendre que Job suroîteu cette vilaine maladie, sans avoir commis aucun acte d’im-pureté qui la lui eût attiré»
(D) Il est le patron des vérolez.] Consultez le DiariumMedicorum Ecclejiafticutn de Molanus, vous y trouverez cesparoles fous le io de Mai fête de St. Job: Volunt nonnulliSanólum Job peculiarem patronum ejfe eorum qui lue venerealaborant aut eam curant (9).
( E ) Il étoit vénéré . avant que la vérole fût conue
dans l'Europe.] Le même Molanus nous avertit de ne pointadmettre Terreur d’Agrippa , qui ose dire que la vérole aété cause de la canonisation de Job. Avant cela, dit Mo-lanus, il y avoit à Venise un Temple 8c un jour de fêtepour ce saint homme, qui dès le tems de Charlemagne futinféré au Martyrologe. Cavendus est H. Cornélius Agrippa ,qui vane fcripfit luem Veneream f ob in divos retulijfei Quasinon multo ante Veneti memoriam ejus zy templo zy festo diecelebrarìnt, constet quoquo Ufuardum Carolt Magni, mate, zy
Wandelbertum non multo post, Martyrologiis fuis eum inférais -fi. Et À Grscis ad fixtum diem Mail notatur fanflus z? jus-tus Job qui multa contra Satanam certamina fuflimit (10).Un fameux Théologien Protestant, qui a pris ici en quelquemaniéré le parti d’Agrippa, observe qu’il y a dans la villed’Utrecht un hôpital où Ton pense les vérolez, lequel por-te le nom de Job. Dici potest ad deftnfionem Agrippœ, Jo-bum inter divos tutelares Z? quidem fœdi ïstius morbi, posttjusdem morbi exortum , demum suisse relatum. Quìdquidfit , tanquam divus alexicacus ab hujus morbi mystis, annuen-tt Romana Ecclefia , falutatur. Hinc in hac urbe XenodochiumS. Jobi olim dominante papatu constitutum, ubi illo morbo la-borantes curari soient ( 11 ). II n’y a pas long-tems que l’onagita à Rome la question , si Job & les autres Saints duVieux Testament méritent le culte que Ton rend aux Cano-nisez , & si on leur doit bâtir des autels. Volez là-dessus lesAéla Sanílorum Mail (iz).
fur cita. Vaìtz. aujf, U Journ. des Savasis du ! Mars 1703 dans f Ext,de Msr.fr. Bailla,
fio) M® 13 *in Diîí‘0jyledi® 1 *pag. *>•
(u) 6--b.Voetius >
Disputât-Th eolog'Ttm. U 1 ’
JODELLE (Etienne) Poète François 8 c Latin au XVI íiecle, étoit de Paris (s).II fut de la Plcíade inventée par Roníârd (b). Quelques-uns lui attribuent l’invention des VersFrançois composes à la maniéré des Vers Latins, selon la quantité des syllabes ; mais d’autresveulent que Baïf soit le premier qui ait produit de cette sorte de Vers François (c). II importepeu à leur gloire qu’on établisse la vérité de ce fait; car cette invention tomba bientôt dans lemépris. On a plus de raison de prétendre, que Jodelle fut le premier de tous les François qui donnaen fa langue la Tragédie (fi Comedie en la forme ancienne ( d ). 11 avoit une facilité incroiable à
faire des Vers (A)- y 8 c il possedoit plusieurs autres conoissances. 11 étoit Orateur; il entendoitl\4rchiteéhire, la Peinture, & la Sculpture, & manioit fort bien les armes (e). II faifoit pro-fession d’étre homme d’épce ( /) : fa naissance lui donnoit cette autorité (B). 11 mourut aumois de Juillet i f 73 , à l’âge de quarante Sc un an. Voiez la marge (g). Ses amis publiè-rent un Recueil de ses Ouvrages Tannée suivante ( h ). On a eu tort de dire qu’il mourut defaim en punition de ses impiétez (C); 8 c de crier au Paganisme, sous prétexte d’un divertisse-ment de Carnaval où ses amis lui consacrèrent un bouc (D) Jc -Tolérois ajouter foi à ce
que
(d) Du Verdier, Bibliothèque Françoise, pag. 28 !. Vaitz. aujf Písquier, Recherch. un Cabaret près de la porte deNesle, en sortirent en chantant, Vive la
(4) La Croixdu Maine,& du Verd.Biblioth.Françoise.
(i) Bailles 1
Í ugem surès l’oëtes,Article1342.Ménagé,Cha . CX. de
i’Anti-Bail-ler.
(c) Votez.r Anti-Bail-ler, Chap.CXl.
(tl v°»H
Vaï úliS Li
trsrrpsf 0il M",.Histotry deHenn» 1 ;Lnr '[ín
Çíty
st» ! 11 , 1 t.
far
í; 5V
J f,•»!>“?l’on af £lloit.l»
Livr. Vil y CMp. VI
(*; L-u Verdie!, Ik-mixat.
. Recherch.(/°) Lk-mimt.
•venons de manier trente six mille francs. { b) Bu Verdier, Biblioth.
« aDl ,. a U is
ent Ii a
d-k-<r-
( 1 ) Biblioth.Françoise,pag. 2î«.
(2 LaCroix duMaine,Biblioth.fag. 7 *.
(3) DuVerdier,Bibliotheq.
ptg. 28S.
(4) LaCroix duMaine,Bibliotheq.pog. 78.
<-) vuVerdict,Bibliotheq.pag. 285.Voiez attjjiLaCroix duMaine, Bi-bliotheq.pag. 7 *.
<«) Voer.Disput. Ttm.I> pag. 137 .
(7) MerainitHonsdorf.diSo iibroexeiqplo-rum ad De-calogum,JCipJia in fol.ann. 1570f dit ....Steohani Jt-delli GalticiToZta , qutmSEpicureum trlithium dila-pidatis bonisintiia tonfec-tum etieit.Voctiui,ibidem.
f») Vtiez U
'Remarque
suivante.
(9) Voetius,Disputât.Tarn. I,
P“d- 137 .
{A) Il avoit une facilité incroiable à faire des Vers.]C’est du Verdier Vau-Privas (i) qui me Taprend en ces pro-pres termes. „ II estoit admirable en une chose quasi in-„ croyable, c’est que tout ce que Ton verra composé par„ Jodelle n’a jamais esté fait que promptement, fans estude„ & fans labeur : & pouvons, avecques plusieurs personna-„ ges de ce temps, tesmoigner que la plus longue & diffi-„ cile Tragédie ou Comedie , ne Ta jamais occupé à la„ composer & escrire plus de dix matinées: mesmes la Co-„ medie d’Eugene fut faite en quatre traîtres. On lui a veu„ en fa premierc adolescence composer & escrire en une„ seule nuict par gageure, cinq cens bons vers Latins, fur„ le sujet que promptement on lui bailloit. Tous les Son-„ nets, mesmes ceux qui font par rencontres, il les a tous„ faicts en se promenant, & s’amusant par fois à autres cho-„ ses, si soudainement que quand il les prononceoit, on„ pensoit qu’il ne les eust encore commencez ”. 11 ne fautdonc pas s’étonncr qu’il en ait produit un si grand nombre.On dit qu’il en composa environ dix-mille sur le passage duRubicon (2). Si ses amis avoient publié toutes ses Pieces,à combien de milliers de Vers ne monteroient-elles pas ì IIse mêloit de tout, d’EIégies, d’Odes, de Sonnets,de Chan-sons, d’Inscriptions, de Cantiques (3). II fit un Poêmo con-tre l’arriere-Venus ou péché de Sodomie (4)-
(B) Sa naissance lui donnoit cette autorité.] 11 étoitGentilhomme à Seigneurie , car il prenoit qualité de Sei-gneur du Lymodìn ( 5 ). Je croi que c’étoit un bien patri-monial.
(C) On a eu tort de dire qu il mourut de faim en punitionde fis impiétez.] Voetius raconte (6) qu’aiant lu dans leThiatre d'Honsdorf qvt’Exiemte Jodelle Poète François, Epi-curien & Athée, mangea tout son bien , & mourut defaim (7), il rechercha diligemment fi la chose étoit véri-table ; mais que fa Bibliothèque ne lui put fournir aucunéclaircissement, ce qui l’obligea à consulter Mr. Rivet. IIaprit par ce moien qu’on ne trouvoit nulle trace d’Athéis-me dans les Oeuvres de Jodelle, & qu’au contraire on ytrouvoit plusieurs marques d’Orthodoxie, & que peut-êtreT Accusation d’Impiété qui lui étoit intentée, n'avoir pointd’autre fondement que le sacrifice d’un bouc (8), qui futoffert à Jodelle comme au chef des Poètes tragiques ; cequi ne fut qu’un pur jeu d’esprit, si Ton en veut croirel’Auteur de la Vie de Ronsard. Néanmoins Rivet n osadécider si pour cette seule action Jodelle ne mérite pointde passer pour un Athée. Voetius aquiesce à cc jugement :il veut comme son Ami, que si Ton n’a pas de preuvesplus authentiques de l’Athéïsme de Jodelle, on ne l’en dé-clare pas convaincu ; mais en attendant il se garde bien de1 absoudre, il permet que cela soit mis en question. In me-iiorelmquit (Rivetus) an ob idem faftum Atheus fit dietn-dus , nifi altunde alia authtntica testimonia fuppetant. In cu-jus fienttntia v nos acquUfilmus (,9). U n’y a nulle aparen-
ce que le Compilateur Honsdorf se soit fondé fur le prétendusacrifice ; il donne à Jodelle le caractère d’un débauché quidissipa tout son bien : c’est donc sur un péché d’habitude qu’ilse fonde, & non pas fur la mommerie d’un prétendu sacri-fice; action où Ton ne se porta qu’une fois, & qui n’est pasmoins à la charge de plusieurs autres beaux esprits, dontHonsdorf ne dit pas un mot, qu’à la charge de Jodelle. Di-sons donc que ce bon Compilateur d’Exemples de la Justicedivine s'est lourdement abusé: & cependant voilà deux fa-meux Théologiens qui lui font Thonneur d’égaler son Accu-sation , destituée de toutes sortes dc preuve, aux témoigna-ges d’Orthodoxie qui paroissent dans les Livres de TAccusé :ils se croient assez équitables, pourvu qu’ils nç prononcentni pour ni contre. Est-ce se conduire par les Maximes,libet pnsumitur bonus donec probetur malusAíìore non p r0 ~hante abfilvitur reus ì II faut prendre garde que les Copisted’Honsdorf, ou ceux qu’il a copiez , en quelque nombrequ’ils puissent être, ne valent pas tous ensemble Tautoritcd’un témoin, pendant qu’ils ne citent personne, ou quîis secitent Tun l’autre (10). Au reste, je ne prétens pas nier queJodelle ne soit mort pauvre ( 11 ). Je ne sai si Gentillet n estpas la prémiere source de tous les Compilateurs qui ont pfi‘ ede Jodelle, comme d’un Exemple des punitions des Imp ieS '
L’on pourrait alléguer, dit-il (12), infinis exemples fies fií*'mens zy vengeances de Dieu exercées contre les Athétstes , con-tempteurs de Dieu , zy de toute Religion, voire mesmes de neu-tre temps , comme du Poète tragique Jodelle , qui fit unc J 1 __vrayement tragique : car ayant gourmanit zy mangé son tftrimeine , comme un Epicurien , il mourut de faimment. J’ai trouvé une partie de ces paroles dans un Liimprimé à Morges Tan 1581 8c intitulé Punitions c? Jn£ emde Dieu, zyc, 8c dans un Livre imprimé Tan ij 86,& c °posé par Jean Chassanion dc Monístrol en Vellay,
Titre, Histoires mémorables des grands zy merveilleux J *mens zy Punitions de Dieu , zyc (13). ,.A
(D) Ses Amis lui consacrèrent un boue.] Claude Biner v ^nous va raconter comme cette farce fut jouce. B* t fjfl-blasmoient entre autres choses d’avoir sacrifié un bouc d J co ja» j—le au village d’Hercutil (ió), mais il respond assez luy - t c hiavel,à ce chef d’accusation, zy voicy ce qui en est: Jodel t ^ // ■
- • ■ " ’ pf . ; 7 i[ ,í,
(,o) r*
ic líodí’
.u n ,,t
6-L-
pcclds' ^1!
pi » 0 . „a»
le*»’. V
fii» r “[
•- • un*'.
iit!»
piirv
fp’i,
0t
purtf. Ipiriiu
(««) rf
Fin £ ’ ( d),» no'ì» 1
à t* fi*
DIS'
tilles
DiS*
cl-
C 0 l 4 » > lâ '
fait leprefinttr devant le Roy la Tragédie de Cleopatre 3tel applaudissement d’un chacun , que quelques p 0 ur
s’estant toute la brigade des Poètes trouvet en ce v \ a f’ re srní-Paíser le temps zy s'eíìeuir aux jours licentieux de ^
il n’y eut aucun d'eux qui ne fift t»**"' vtrt
prtnant , tl n y eut aucun .. . , _ ..
l’imitation des Bacchanales des anciens , il vtn *
ns tl vtm -» propost leur donna occasion d*
de
rencontrer un Bouc par Us rués, qui *f»f —:f l us quefollastrer fur ce fujeft , tant P°“ r ‘ftT , & rcprefiM*
pour faire contenance de le prefenter ■
■d*'**
Liw'fsf,
Wsio.
t*i- 17
pag. m. 13 9. II parle de
£l<) Je eni qu’il fau, AICUCÍI,
dttix Mini fr u qni ’ s, ‘ t
içîlfft