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Y S E. ISLEBIENS,
(zz) Cre-giu Apol.uecelîâi./>o^ 2Û.
fr?) Idem,ibidem.
{a Volez. feu•.Anale ù lu
Lettre A.
ft - ! fríteo-lui, ín F.lén-cho Harfti-coxum, VactAntinomi,
LÇ- «• 4 ‘-U dit queStaphyluslire cele. dr3Notes d’A-giicofa furl'Evangiledc 5 t. Je. n,&'des Dis-putes Anti-nomiquesde Luther.
fr) Prateo-hts, ibai.
J’ajoute que les Eglises des Vallées du Piémont le députèrent en Angleterre au tems deGromwel, pour le règlement de quelques dificultez qui concernoient les collectes delìinées auxVaudois, & qu’il affilia au bynode National de Loudun comme Député de la Province dsDauphiné (e).
(r) Tiré de /'Histoire des Eglises V audoises, publiée par Jean Leger, * Liidt 16(9, pag. 15$ de U II Partie.
affumpto in tdnto facinore suo Achat e Raina»do, digno patellaoperctilo (22). 11 ajoûte qu’on fit faire une infinité de copiesde cet Acte, asm de le communiquer à toute la terre Pro-testante. Verum tllis non sufsteiebat calumnìosús articulas ihtraprrùatos parietes fabricants ab inimicis , haud potuit satiart in-vidia rdahtioja , ni/i per totum Orbern Resormatum exempíariaillius articuli fmttcrentur, tam in Galliam quàm exteras na-tiones , Helvetiam, Germanium , Hollandtam , cire. Padagogisfuis j agiter occupatïs ut plura Apographa describerent .^23',. En-fin, il dit que ion Livre s’étant débité lans qu’il y eut tait au-cun changement,ruina les trophées de son ennemi, & le con-vainquit de s’être servi d’Extraits où l’envie & l’aveugkmentétoient manifeítes. Paulo poji libro meo edito abfque vel api-cah immutatione, abortivus ac furtivus ille Diz.il articulas ce-cidit coram meo Rtvelatort , fiait Dagon coram arca jizderh.Et ne plura exempta proseram , unum Rev. Antifiitis F.cclefiiBernenfis D. Homelii erit mini pro cunílis, dum estent Berna inillius Mufino protulit c sua Bibliotheca meum Rtvelatorem Ar-can. er Diz.i prave C7* ftolide articulatum articulum arthritidelaborantem , er dixit fie contuhste cum locis Revelatoris , quemtune prêt manibus habebat, unde fafía ttiam inter nos colla-tione non poterat fans mirari fiuporem , virus cr invidiam com-
pilât oris (24). II raconte (25) qu’aiant expliqué par lettresie iens de les Propositions, ik aiant o sert de nouveaux Eclair-ciiièmens, fi ceux qui avoient été publier ne íufiíoient ) as,Meilleurs de Geneve permirent que l’on achevât Iimpres-sion du Revelator Arcanorum , & levèrent la défense de dé-biter les Theíes de Die. 11 lé contente d’indiquer le grandProcès dont j’ai parlé ci-deílus (26}; mais il dit que Monts.d’Yl’e chassé honteusement de l'Eglise de Grenoble rentraau service de celle de Die. Ex Ecclefia Gratianopolttana tur-pijjìmì ejeâii. ... Ut Dizius fuerat potius intrujus quam vo-catus, tta detrufius fuit. Non inquiro de crimine quod objieit-batur , effet ptaculart. Deus no vtt. Aíla sunt public} m Par-
lamento litigata , que ad has usque oras pervenerunt .
líiu maris à naujragio servatus, Galli nofiri vulgo dicunt,d’un coup de vent ou de tempeste , prifimas Jedes recupt-ravit, in portum Dienfem appellens, ubi antea Minifier fut-rat , ibi cum suo Rainaudo , juvat meminifft laborum preteri-torum ( 27 ).
Je ne me rens point garant de la vérité de ces faits, je neles allégué que comme une preuve de mon Texte, savoirque Monfr. Cregut a peint Monts. d’Ysc avec des couleurstort noires.
(24) Idem,iíti. p»i- r?-
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ISLEBIENS. C’est ainsi qu'on nomme ceux qui embrassèrent les sentimens d’un Théolo-gien Saxon nommé Jean Agricola, natif d’iílebe , Disciple Sc compatriote de Martin Luther.J'ai parlé fo’t amplement de ce Jean Agricola (a). II enseigna quelque tems une très-fausse doctrine touchant l’usage de l’ancienne Loi. II avoir pris de travers les Disputes de SaintPaul contre les Juifs, Sc Imposition que ce grand Apôtre de la Grâce a si souvent faite entre l’œ-conomie des Oeuvres, Sc l’ceconomic de la Foi. Luther s’opofa si vivement aux erreurs d’Agri-cola, qu’il le contraignit à s’en dédire. Chacun peut conoître pourquoi on donna le nom d ' An-tinomiens aux Sectateurs de ce personnage. Leurs sentimens n’ont pas été fidèlement représentezpar leurs Adverlaires; Sc il ne faut point douter qu’il n’y ait beaucoup d’exagération dans ce quePrateolus en a dit ( A ). Mais ce n’ell rien en comparaison des bouffonneries dont Garasse s’eítservi, en raportant les prétendues Hérésies des lílcbiens ( E ).
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( A ) Il y a beaucoup d’exagération dans ce que Prateolus ena dit.] 11 n’a point été aux sources, il a seulement copiéStaphylus, Hosius, 8 c Lindanus. Cc qu’il copie de Staphy-lus doit être léduit à ceci (1), que selon Jean Agricola laLoi de Dieu elt tout-à-fait inutile, quelle n’est nécessaire niavant ni après notre justification, & qu; l’homme lous l’E-vangile n’est point obligé a faire de bonnes œuvres. Ce qu’ilcopie de Lindanus est beaucoup plus-dur: c’est que selonJean Agricola les hommes peuvent être justes contre leurconscience, & qu’un adultéré, un usurier, un fornicateur,ou tel autre grand pécheur, sera sauvé pourvu qu’il croie.Antinomi à Joanne Ijlebio Luther't cive ac disetpulo exorti. Htdogma fequuntur legibus divims contrarium , (ait Sfuerela Lu-thert) leiem operum reiieientes , finguntque hommes contra con-scìentiam jujlos ejfe. Ajunt tnìm, teste Luthero lib. de Con-ciliis . Si es adulter , feortator , ufurarius , avarus , aut alïtspollutus peccatis , fi tantìtm credts , falvus es. Hailcnus Lin-danus (2). Je ne saurois croire que ce soit raporter fidèle-ment les opinions d’Agricola.
(B) Les bouffonneries dont Garaffe s’est servi tn raportantles prétendues Hérésies des Ifiébiens.] II est utile de repré-senter aux Lecteurs les grans exemples de la hardiesse decertaines gens à calomnier; c’est pourquoi la longueur de cePassage n’empêchera pas que je ne l’insere id. „ Les Ifle-„ biens ou Antinomiens, qui font autrement apellex Nomo-,, mâches , d’autant qu’ils se sont oposez à la Loy de Moy-,, se, disant par leurs articles de Foy, que c’est une gesne,, de nos âmes, sont disciples d’un certain laboureur nommé„ Joannes Iilebius, lequel sortant du cul de la charrue, Tri-„ duo fie Theologum profejjus est, comme parle Melancluhon,, dérivant contre luy. Les principales resveries de ces,, gueux sont couchées ponctuellement au Livre, De Liber -„ tate Christianâ, composé par le Docteur Paulus Crelìius,, qui étoit l’un des principaux advocats de cette maudite,, secte. Je n’en mets que trois des plus signalées, prises,, mot à mot de leurs articles de Foy. La premiere porte,, que tout l’Evangile & tout le vieux Testament, s’il n’est„ presché de vifve voix, fient veteres calcei in angulo derelic-,, ti, sont comme des vieilles savates qu’on laisse dans un„ coing, lors qu’elles ne peuvent plus servir: mais quand on,, presche l’Evangile, lors il se saict comme une paire de sou-„ liers, duquel il estoit porté dans les Cantiques: Quàm pal-et chri fiant greffus tut in calceamentis tuis filia principts , &» dans le Pseaume CVII, In Idumtam extendam calceamtn-»» tum meum. C’cst-à-dire, suivant l’exposition de Beze:
» c -ontre Edom peuple glorieux
» 3e jetteray mes souliers vieux.
, De façon qu’à leur dire les Prédicateurs sont des savetiers,, les Elcritures sainctes sont des vieilles lâvates, la chaire, c’est la Savaterie, le Quaresme & les Advens sont la soirs, aux savates.
„ La seconde Proposition des Antinomiens est encore, plus horrible, & je fuis bien marry de ce que les paro-, les me manquent pour exprimer la pesanteur de w es
> pensées : elle est conçeue en ces termes par le Docteur, Crelìius, Qui qutrit falutem in veteri lege , qu&rit P E u I*
> c u z u m in scabie, qui cherche son salut dans la Lof
> de Moyse, & dans le vieux Testament, cherche 0 s s, p o u x dans de la Gaie, c’est â dire que Je salut de n° S, aines est semblable à 'des poux, 6c Dieu est semblable, à de la Teigne. Je n’ay point de parole pour exprimes1 mon estonnement. . . . (z).
„ La troisième Maxime des Nomomaches est quottee
> par le Docteur Crelìius en ces termes, Moz.es ad cûsVfS ,
, abeat cum lege sud, nam fi non refipuit , est damnatus a A
> omnes Diabolos. Pour moy j’apelle de la sentence des An-, tinomiens, comme ayant procuration de Moyse, & J®
> trouve que l’estourdisseinent des Nomomaches est
, coup plus grand que celuy des Manicheans ; car lors stU u, renvoyoient Moyse, ils prétenJoient avoir des prétests, plus honorables au raport de 8. Augustin au livre xv con-, tre Faulìe ; & enquis pourquoy ils rejettoient Je v) f u t, Testament, 8 c toute la Loy de Moyse, ils respqnQ°} e jj, avec des paroles spécieuses &c des phrases bien adjancee ,
, Que pour eux ils pratiquoient en cela le com man
> ment de Jesus-Christ, qui défendit à ses Apostres de m
, tre du vin nouveau dans de vieux outres: & st ue j t, Eglise estoit comme une jeune Damoyselle, qui ne ie 'Y, point de lettres ni de poulets de ses vieux amoureux r, quels taschent de la suborner par promesse: c’est a ^
, que leur Eglise ne reçoit n y ne recognoist lç vieux1 tament qui est un vieux vin poussé , un vieux w® ^
, de bureau tout déchiré, un vieux amoureux cal e
> gages, & puis ils adjousloient comme en triomp ^
1 & insultant à nostre Eglise : Vos quidem pergtte_ âge t^
> cœpiftis , rudem pannum veteri vestimento commtttitt• m, vum vinum vtternosts utribus crédité, duobus martttt
, placituri fervite, Chriflianam fidem Hipp oce f 1,a “ r ^ r ^,/ ir ifie, te , nec equum perfefíum nec hominem : nobis jo * ^ C( . S
servire permittite. A ces effronteries ^ e ‘ 1 H^ u [íe f a j n ctesparoles charmeresses, diroit-on pas 9 ue .\ 0 L e j es jvlani-, âmes? Mais au bout de l’affaire il se v ° J ue tous belist reî, cheans sont des belistres. 11 est vray à-fjoux que les An*
> qu’ils estoyent, ils n’avoient pas tant P u
, tinomiens (4)
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