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l i p s e; l y s erus.
( ì ) Lipse,ttprès avoir•vécu jusqu 1 àfa 45 annéedans la 'Reli-gion des Pro-testant , em-brassa U Ca-tholique. Teis-íîer, Addit.aux Elog.Hom. 11 3 gag.
niais’ je ne savoís pas alors ce que Joseph* Hall a publié là-dessus. Cela mérite d’être ra- ^■ rMr ^ W*
(st) Plna-
coth. III,P*g. «.
(Si) Scali-gerana, i ViceLipsius,pag. m. 143.
(63) Horat.Epist. XIXIf. 19. Libril.
(S 4) SesVaria: Lec-tìones, Can1 $66.
(65) In Sca-ligeranis,Voa Lipsius,t*£- r 43 *
,{66) ïhilip-pus Tareus,in Vira Da-vidis Parei,png, m. IS.
l’en accusât justement (K). On a mis entre les plus grans périls, à quoi il ait été exposé,la ma- ,ladie qu’il gagna dans un repas (L). C’est une chose étrange qu’un style Latin, aussi mauvaisque le sien, ait pu créer une Secte dans la République des Lettres (M). Voiez en margeune faute de Monfr. Teissier (e).
T’ai déià parlé (f) du mépris qu’il s’attira par ses Histoires des Miracles de la sainte Vier- (f ) d**, u
g e _ • J • r _ T„r-_n _uni Z..: ,1
porté (iV).
385 Edit. d’Vtreeht IS96. Il avait 25 â-, lars qu’il se fit Protestant la I fais.
(K) ll fi vit accusé . . . d'avoir été Plagiaire, & ne•voulut point demeurer d'accord qu on l en accusas justement .JMuret 8c Petrus Faber furent ses principaux Accusateurs.
Les Pieces de ce Procès ont été diligemment recueilliespar Mr. Thomaiìus, dans son Traité de Plagia literario ;
8c par Mr. Crenius dans la VII Partie de ses Animad-versiones Philologie^ & Historica.
(L) ta maladie qu'il gagna dans un repas."] Voici lesparoles de Nicius Erythreus (61) : Sapins in vita mani-
festum vita discrimen adiìt ; ter in puérils atate . deinde
lethali morbo pene sublatus est Dola , qua Sequanorum estAcademia , ubi quum luculenta oratione Viêlorem Gifilinum ,inter medïcos allefilum , laudajfet, ac stattm deinde , opiparoconvivio exceptus effet , in quo , ut mos est illarum regionum ,conviva invitare fi plufiulum filent, e? in sese largius merumïnvergere, repente , infilito horrore correptus, cum febrì do-mum rediit. Lipse, aiant fait une Harangue dans la pro-motion dé ce Médecin, fut fans doute regardé commel’un des principaux Héros du repas ; on le fit boire«fautant , 8c on le pensa tuer. S’il eût été Italienou Espagnol, cette Avanture ne seroit pas surprenan-te; car il est vrai qu’à de telles gens un'repas acadé-mique , un repas de promotion dans des Universi-tez septentrionales , est une occafion aussi périlleusequ’une bataille rangée à un Colonel, à moins qu’ilsn’obtiennent dispense de faire raison à chaque santé.
Mais Lipse étoit un Flamand: réimporte; il succomba;il fut vaincu dans une joute bacchique par des Francs-Comtois : il lui en coûta presque la vie. Les réglés lesplus générales soufrent exception.
(As) C est une chose étrange qu un style Latin aujst mauvaisque le fien ait pu créer une Seéte dans la République des Let-tres.] „ Lipsius est cause qu’on ne fait gueres état de Ci-,, ceron : lors qu’on en faisoit état, il y avoit de plus„ grans hommes en éloquence que maintenant (62).
C’est Scaliger qui parle ainsi ; preuve évidente que laSecte des Lipsiens s’étoit fort acrue. Mais c’est ici qu’ondoit s’écrier, O imitatores firvum f écus ,ut mihì sape Bilem,sape jocum vestri movere tumultus (63) / II faut bien aimerles mauvais modelés, quand on est capable de préférerle style de Lipse à celui de Paul Manuce, ou à celui de Mu-ret; un style qui va par sauts ,8c par bonds,hérissé de pointes& d’ellipses, à un style bien lié 8c coulant, 8c qui dévelopetoute la pensée. Lipse est d’autant moins excusable, qu’ilétoit passé du bon goût au méchant goût. II écrivoit biendans fa jeunesse; cela paroît dans le Livre qu’il dédia auCardinal de Granvelle (64 ), 8c dans l’Oraison funebredu Duc de Saxe. II se gâta en vieillissant. Sa troisième cen-turie d'Epîtres , disoit Scaliger (65) , ne vaut rien du toutil a desdpris d parler , je ne fat quel Latin c est. Un 'savantHumaniste a cru faire honneur à son pere qui étoit unThéologien illustre; .il a cru, dis-je, lui faire honneuren publiant son mépris pour le langage que Juste Lipsemit à la mode. Imprimis vero saftìdiebat scnbendi illam no-vam formam quam magnus cateroquin vir Jufius Lipsius sa-culo nostro obstrufit , quamque firvum pecus , imitatores plu-rimi arripuerunt , quamvis impart félicitât e. (66). II rapor-te le jugement que faisoit du même style Jaques Ponta-nus 8c Marc Velserus. Nos jfusti Lipsti excellens ingenium ,summamque doélrinam suspicimus , a 1 pradicamus , nec defiudïis noftris quemquam melius meritum statuimus. Ab ejusautem idiotismo , e?* excogitata harejì in scribendo , pluribus ,
& opinor justis de causts refugimus, c? horremUs. MarcumVelserum ipfi Lipfio amicijstmum profitentem meìs auribus au-divi: malle se in scribendo Muretum , quam Lipstum poffe
exprimere. Adeo , cujus probdbat ingenium , V scientiainsummopere , ejus novitiam, etr plus aquo exquifitam c T affec-tatam diélionefn non probabat (67). Enfin il raporte que.
Scaliger, prêt à rendre l’ame, témoigna qu’il abhorraitcette affectation de style. II faloit que la chose lui tîntau cœur, puis que même dans cet état-là, où des objetsinfiniment plus importans dévoient attifer son atten-tion , il voulut aprendre à la compagnie ce qti’il en p en-fuit. „Jam in agohe mortis tonftitutus ( ut refirt Clarijfîmus„ Daniel Heynfius , in Epistola àd Isaacum Casaubonum ) hoc„ muâmes novi stili admodum execraius est. Sic emm de eo„ firibit Heynfius: Justi Lipsti affectationem in stilo ve-„ hem enter fastidire solebat: in iis praesertim, quae senex„ scripsisset, 8c nonnumquam literas ejus cum indigna-„ tione legebat, eodem modo te quoque judicare,certo„ fcio (68)”. Henri Etienne publia un Livre de 560 pa-ges Fan 1595 contre la Latinité de Lipse (69). Mais cetOuvrage est si rempli de Digressions, que F Auteur n’yvient à son but presque jamais. On ne laisse pas de co-noître qu’il desaprouvoit extrêmement le style de Lipse.
Voiez dans un Livre de Balzac (70) le Viri magni judi-cium de imitatione Lipfiana latinitatis : voiez aussi les paro-les de Grotius (71). II ne faut pas craindre qu’une affec-tation semblable fasse Secte dans notre Langue , quandmême le Président deNovion (72) reviendrait au monde.
(N) Ce que Joseph Hall a publié touchant ses Histoires1 des Miracles de la, Ste. Vierge mérite d'être raporté.] Aiantraconté un prodige qui servit de punition à un Prévôtqui avoit fait couper la langue à un Martyr Protestant,st s’écrie : ,, Sus donc, Lipsius , va maintenant escrire les„ nouveaux miracles de la Deesse , 8c confirme la fu-i, perstition par des évenemens estranges. Vous tous qui„ l’avez veu, jugez fi jamais la Chapelle de Halle 8c de,, Zichem a produit chose plus notable. Nous rencon-„ trous par tout des Pèlerins allans faire leurs dévotions,, vers ces sienes Dames : je ne fçai si je les dois nommer„ deux Dames, ou bien une en deux chasses. Si elles„ font deux , pourquoi n’en adorent-ils qu’une. Si elles„ ne font qu’une , pourquoi fait-elle ;à Zichem la cure„ qu’elle ne poúrroit faire à Halle? O quelle grande pi-„ tic qu’un esprit si haut 8c relevé au dernier acte de sa„ vie ait esté sujet à resverie! Nous avons chéri 8c ad-„ mire, si besoin estoit, tous les bons fruicts 8c l’engean-„ ce masculine de ce cerveau : mais qui poúrroit fup-„ porter ces vierges simplettes, fossiles avortons d’une„ vieillesse radotante. L’un de ses plus grands mignons,, me dit, Fayant apris de fa propre bouche, que Faisnée„ de ces deux vierges fut par lui engendrée, conceue,
„ mise en lumière,& baptisée dans l’espace de dix jours:
„ je le crus, 8c n’en fus point esbahi. Ces actes de su-„ perstition ont un pere 8c une fage-femme invisible,
„ outre ce qu’il n’est pas séant qu’un Eléphant demeure„ trois ans à engendrer une souris. II me fut dit en la,, boutique de son Moret , non fans quelque indignation,
„ que nostre Roi (73) ayant bien considéré le Livre, 8c„ leu quelques Passages d’iceluf, le jetta à terre avec,, cette censure, Damnation à celui qui l’a fait er à celui„ qui le croit. Je ne m’enquiers pas si c’est une Histoire„ véritable, ou un de leurs Contes. Bien fuis-je asseuré„ que cette sentence ne leur causoit pas tant de mescon-tentement que de joye à moi (74)”.
( 73 ) C efi-à-dtre Jaques /, T?oi de U grande Bretagne. (74) Joíeph Hall, Em’s-tres meslees, / Décade pag. 77 & Jmvantes. je me fers de U Traducìjtu de la-quemot j imprimée a Ceneve Pan i6zj, ^ ‘
(67) Jacob.Pontanuse Soc. JefaiVariarumReruni
XXXI . r apttdPhilippumPareum,ibid, pag. 19.
(68)Philipj>.Pareus, inVita D. Pa-rei, pag. 19.
(69) DeLìpfii Latin /-taîe[ui ipfimetvAntiquariic Antì<]nariumLipjìi jiylumindigìtant )palafira.prima t
(70) U U
fin du Socra-ce Chrétien,
pag, m . 2z8„
(71) Suacjuadam eh -quentia ple-rofcjue alìi -ciens (Lip-fíus ) namcum fioridumipfi & pro -fiuens naturahaud abntga*vet 3 alterum >matait dicendi gênas , con-cifum quidemnec fine fefli -vitate jfedvere novumobientu anti-qui: quodcum imita -rentur quibuiingenii judi~clique nonidem fuit,
corntptijfima
quaque de - •
ventum est*.Grot. Hist.Libr, V ., pag+m, 378.
(72) ll avoittin Style La -*conique 9 fen-tcntieux , értout coupé .
LYSERUS (P o L Y carpe) célèbre Théologien de la Confession d’Augsbourg, na-quit à Winenden au pais de Wurtemberg le 18 de Mars iffz. II n’avoit que deux ans lorsque son pere («?) mourut; mais sa mere se remariant (b) lui procura un beau-pere qui eut ungrand soin de lui. Les progrès qu’il fit pendant son enfance le firent juger digne d’être élevédans le Coìlege de Tubinge aux dépens. du Prince de Wirtemberg. II emploia si bien sontems qu’il fut installé au Ministère l’an i f/Z, & au Doctorat en Théologie l’an 1 yj 6 . Sa ré-putation se répandit de toutes parts, de forte qu’Auguste Electeur de Saxe l’apella pour êtreMinistre de l’Eglise de Wirtemberg l’an 1 fyy. A peine eut-il fait paraître ses talens dans cet-te Eglise, qu’il fut aggrégé au nombre des Professeurs en Théologie. II fut un des princi-paux Directeurs du Livre de la Concorde -, & il exerça vigoureusement la charge de Miffionai-re pour le donner à signer a ceux qui étoient dans les emplois. II assista à toutes les As-
semblées qui furent tenues touchant ce Livre, ou touchant la réunion des Calvinistes & desLuthériens, qui étoit négociée par les Agens du Roi de Navarre. Christièn Electeur de Sa-xe aiant succédé (f) à la dignité de son pere,mais non pas à son Luthéranisme rigide, fut ravi
de
)a) Pasteur& Surinten-dant de Wi -nenden .
{b') sAvec ,Luc Ohan-der, fameuxThéologien^
(c) L*an15S6.
(A) ll exerça 'vigoureusement la. charge de Mijjìonaìre.'] lut faire de ville.en ville pour exiger les íìgnatures, &Je me fers de ce mot; cn considérant les courses qu’il fa- pour dégrader les Nonconformistes. Voiez la Remarque
(C) de