LYSERUS. LIVINEÍUS.
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(d) Tirédesa Vie com-posée par
Melch.Adam, quila tira presquetome de finOraison fu-nèbre pro-noncée parTeon. Hut-toils.
de voir que Lyserus lui communiquât les conditions avantageuses qu’on lui offroit à Brunfwic(B). II le congédia de bon cœur, 6c au grand regret de ses sujets. Lyserus ne fut d’abordque Coadjuteur à Brunfwic j mais il y fut ensuite Intendant. On le rapella à Wittembergaprès la mort de Chriiticnj 6c il fut fait Ministre de Cour à Dresde l’an iyp4. II s’arrêta làtoute fa vie, 6c emploia son tems, non seulement aux fonctions du Ministère, mais auífi à l’é-ducation des jeunes Princes, & à composer des Livres (C). II mourut le zz de Février i6oi,pere de treize enfans (D), 6c grand-pere de trois petits-fils 6c d’une petite-fìlle. Son Testa-ment fut une preuve de fa charité envers les pauvres, 6c envers les Etudians nécessiteux (-E).II avoit eu à soutenir beaucoup de querelles fi) (F).
fi) Spize-lius , inTemploHonoiisitferatOjt a £. 11 .
(z) Melch.Adam. ìnVicia Theo-
log.pag. 2co.
Vriex. aujjìSpizelius,in TemploHonoiisleferato,iz.
( 3 ) DansB Article
Jarrige,Citation (zi).
(4) Cum Je-
(C) de l’Article Hunnius, 6c considérez ces parolesd’un Théologien Allemand; Inciderant Mìniflerìi ipfmsWíttebegenfis primitu ìn illud ipfum tempus , quo ingenti curamaximìfqueimpenfìs Eleiïoris Saxon. AUG U ST I Liber Chris-tian& ConcordU coìleílus, confcrìptus iV plurimarum Eccle-fiarum calculo approbatus fuerat. In hoc ergo opéré féliciterpromovendo fartes minime postretnas fustinuit Polycarpus, dumde mandato ac voluntate Eleâloris , unà cum reliquis ad hancrem deputatis Nobilibus tsr Theologis, non Witteberga modo ,fed e? Torga , Lipfu , Mìfenst & alibi fubfcriptiones ab illisexpofcere necejfe habuit, qui publicis docendì muneribus vel inEcclejiis vel in Scholis tum erant prufebít. Tanto autem tam-que arduo labore superas o, Syc (i ).
(B) Chriflien . . . fut ravi que Lyserus lut communiquâtles conditions avantageuses qu on lui offroit à Brunfwic.'] IIne íbngeoit à rien moins qn’à les accepter, 8c il croioitfans doute que cela ne scrviroit qua lui procurer l’avan-tage d’être retenu, avec des témoignages utiles de la hau-te estime qu’on avoit pour lui. Qui fut étonné ce futLyserus, quand il vit la réponse de l’Electeur : car il n’yeut plus moien de remercier Mrs. de Brunfwic ; il faloitaccepter ce qu’ils offroient. Ce fut un coup de foudrepour les 'zêlez ; on fit en vain cent Remontrances à laCour. Voici les paroles de Melchior Adam (z): Cumaliuà agens Lyserus, conditionis opìmst occafionem apudBrunsuicenses fib't obtingere, datis ad aulam literis, osten-
sit/ta Insista- dijfet •' responfum plane &irtot 3 áwrtP tutit : Ut
Livres. Polycarpe Lyserus, né à Wittembergle 20 de Novembre ij86, fut Ministre & Professeur àLeipsic, Lee. II mourut le 15 de Janvier 1633 laissantplusieurs enfans. Volez le Théâtre de Paul Freher à lapage 452, 453 : Vous y trouverez le Catalogue de ses Li-vres. Guillaume Lyserus son frété naquit àDresde le 26 d’Octobre 1592. II fut Professeur en Théo- k
logie à Wittemberg, Lee, & mourut le 8 de Février1649, laissant plusieurs enfans de l’un & de l’autre sexe.
Volez le même Théâtre de Paul Freher à la page 542 ,
543 : vous y trouverez le Catalogue de ses Livres.
Notez que son Systema Thetico-F.xegeticum n’a été im-primé qu’en 1699. Volez le Journal de Leipsic.au moisd’Octobre de la même année, à la page 473 8c 474 -vous y trouverez le nom & les qualitez de quelques per-sonnes, de cette famille.
(E) Son Testament fut une preuve de fa charité envers lesEtudians nêceffìteux.j'Voicì les paroles de Melchior Adam :
Tefiamento cavit , ut quotannis in die Polycarpi 8c Elisabe-th® , certa quadam pétunia fumma impenderetur, in lautio-
rem viclum eorum , qui commuai menfa uterentur (8). Cet (g) Melch.Auteur nous aprend-là (9) une chose qui mériteroitpeut-, Adam. inêtre un peu de réformation. Les Ministres feroiept plus Vltls Theoi.considérez qu’ils ne le font dans VAllemagne, silesEtu- 8oi -dians en Théologie étoient moins souvent de la condi- ^ ^ venóïttion dont il nous parle. de dite,
(F) Il avoit eu à soutenir beaucoup de querelles.] Rapor- Cum figularìtez ici ce que j’ai dit ci-dessus (10), 8c ajoûtez-y unechose que Melchior Adam n’a point dite. II y eut unPoëte nommé Jean Major, qui fit des Vers contre la con-duite qu’on avoit tenue à l’occafion des signatures dûFormulaire, 8c. qui maltraita fur tout les Théologiens deWittemberg. Lyserus prit à partie ce Jean Major avec
jusquesbeau-coup d’ennemis par cette victoire ; & à son tour il suc-comba sous leurs efforts : il perdit tous les établissemensqu’il avoit à, Wittemberg. Tant il est vrai qu’en certainesoccasions, il est plus utile de se contenter d’un médiocreavantage fur ses Adversaires, que de les pousser à bout.
Mais où font les gens qui se puissent modérer lors qu’ils
ont le vent en pouppe, 8c que leur faction dominante *
frueretur
qùam sibsoblatam putaret, selicitate: Ecclesi® Wittem-bergensi de alio pastore prospectum iri. Hoc responso Or-dines consternati non literis modo, fed & legatis ad aulamEleíloralem miffis , causas plane fonticas , expofuerunt , obquas de retinendo Lysero fiat fiolìicitiverum irrite planéconatu.
(C) Il emploia son tems à composer des Livres.] Les prin- tant de force, qú’il ne se donna point de repos, jicipaux font ,Historia Pafftonis,Hominien fecundum iVEvan - à ce qu’il l’eût fait chasser de l’Académie. 11 se fitgâta, à Leipsic 1605 in 4. Historia Befurreclionis o* Ads-cenfionis Dominìcœ, & mijftonis Spiritus fanbli Homìliis ali-quot explìcata, à Leipfic 1610 in 4. fiehola Babylomca excap. 1 Danielis, quam fubfeqmntur Colojfus Babylonìcus ,
Fomax BabyUnìca , Cedrus Babylonica, Epulum Babyloni-Cum , O* -ffula Perfica. Commentariorum in Genefim tomi VI,le 1 fur Adam; le2 fur Noé; le 3 fur Abraham; le 4 fur
Isaac; le ç sur Jacob; le 6 sut Joseph. Harmonie. Evan- leur permet de se venger? Sub initìim anrti 86 supra fef-gelica, à Martino Chemnitio inchoatœ , Continuatìo, feu Vi- quimillefimum turbas Collegio Theologico Wittebergenfì darita Jefu Chrifti fecundum quatuor Evangelistas expofiu librì ceepit Joannes Major Po'èta, homo defperata Igvitatis, quitres. J’ai dit ailleurs (3) qu’il publia un Ouvrage d’Ha- editis in publicum carminibus, Religíonis finceritatem e? bono-senmullerus. Cela fit naître une Dispute entre lui 8e le rum Virorum , Theologormn cumprimis famam velltcare haudJésuite Jaques Gretfer, laquelle st abandonna après la dubitaverat, cujus improbis conatibus cum Polycarpus tum' ■' publìce tum privaûm magno fpiritu fe oppofuìfjet, tandemqu
quodum amo-ris asseftti
Wìtteniber-gam cb*íennioris cumprìmisfirtH-na fíudiofis ,quelles ple-rumque ejsesoient , fiuditsTheologîci squi fi' mancì-parunt , pro-sequeretur »testament*cavit ^rc.
(n) Spize-
lius, tnTemploHonorisreferato,
papa. 12.
( 6 ) Melch.Adam. inVitis Theoi,
fag. 801.
(7) Spize-
Jius en donnela Life, p . 16.
( a ) ÀíoiscT \A-vril1685, cAn.ïxpag. 370C r suivant.Voiez> aujjfil*cArticle
^amech,
^rnarqs^A).
(h) Il s Bt'imprimé r AflÍ6S2 sousTitre de
^?lygamiatiiumpha-Alix, in^
ner in T „v,st tJ Ti rs re P ll 4 uer ; st aima donc mieux son-ner la retiaite. Mais a 1 égard d’un Ministre Suisse (c)
qui enseignait que Dieu a élu tous les hommes à la vieeternelle, le combat fut beaucoup plus opiniâtre, car ildura dix-sept ans. Cum isto, inquam, totis annis feptende-cimpugnavit (6). Je ne parle point de plusieurs Livresque notre Lyserus publia en Allemand (7).
(D) Il fut pere de treize enfans.] Entre autres de Po-lycarpe 8c de Guillaume, qui ont eu divers emplois Ec-clésiastiques 8c Académiques, 8 c ont publié plusieurs
ijjet, ut Poéta Wittebergenfi Academia fit profiriptus ; di-ci non sotefl quos quantosque crabrones tune excitaient tam m-Aula quam in Jícadcmia , quantamque invidiam Jïbi apudMultos attraxerh ; qua postea non fine gravi E C défi A scanda
h m
( 12 ) Neqttevero in bac
quantumvis
. . . _ jplcndida fa-
nervum ita erupit, ut Polycarpus tota Ecckfia ç? Aca- none confit»-r-.-trt . ~ tusyfalfirtim
demia réclamants funSlione sua exciderit (1 r). Sa retraitene le mit pas à couvert de la morsure (12 ). Si nous avions f rMrum vt r nc ~un grand détail fur tout ceci, nous trouverions aparem-ment que notre Lyserus avoit la moitié du tort. idem^.iz.
LYSERUS (Jean) Auteur de plusieurs Ecrits touchant la Polygamie. V oiez les Nou- .velles de la République des Lettres (a) -, 6c joignez-y ce qui fuit. II avoit un frere aîné Sur-, Lintendant de l'Eglise de Magdebourg. II étoit dans la derniere misère à Amsterdam lors qu’il ny raisoit imprimer son dernier Livre (é), dont le Libraire ne lui donna qne vingt ducatons :
& pendant même fa maladie il étoit logé dans un galetas. immédiatement sous le toit {c). Jetiens cela d’un de ses Amis qui le visitoit souvent.
Q) Ex Val.
Andrea
Wlïcl.
BiDU° th .
S27
> ízs.
Je ne dois pas oublier que l’Ouvrage de Polygamia , qu’il fit imprimer sous le nom de Théo-phile Alethœus l’an 1676 in 8, fut condamné par un Arrêt de Christien V Roi de Dannemarc,& que l’Auteur fut bani de tous les Etats de fa Majesté Danoise. II y fervoit en qualité de Mi-ïiiftrc d’Armée. Tïn HP K p <\ rr \ __ l t> r. t î
qu’il intitula.
publié en Allemand un T raite Folygamique intitulé das Kmìglìc,
LIVINEIUS ou LIVINEUS (Jean) étoit né à Dendermondej mais, parçe quedès les prémieres années de fa vie il avoit été élevé à Gand d’où il étoit originaire, il se don-na le surnom de Gandenfii- Sa mere étoit sœur du docte Levinus Torrentius Evêque d’Anvers.II étudia les Humanitez à Cologne, 6c la Théologie à Louvain. II fit ensuite un volage à Ro-me, 8c se rendit assidu aux Bibliothèques, 6c principalement à. celle du Vatican (a). ìl eutde Pattachement à lá Langue Greque, ce qui lui attira l’amirié du Cardinal Guillaume Sirlet,ôc du Cai-dinal Antoine Carafa (b). II mit en Latin quelques Ouvrages des Peres Grecs, &
s’il
) SuentteguU stUtuetur<A pl»via %molles ubireddunt ovacolumba.Juvénal.Sat. II r*Vers 2or.
(d) Tiré duV Tome des
4*.
Volez, aujjìDavid Lin-danus, Libr.III deTe-nera:mon-da, 244 .(h) Swert.Athen. Belg.444 -
I