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Tome troisieme. K - P.
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128
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LIVINEIUS. LIZET.

ïzS

(c) DavidLindanus,jUbr. IIIde T.zaeù-

(i) Valer.Andr. Bi-blioth. Belg.;rS.

( z) Labbe,Dissert. deScriptor.ïcciesiast.Tom. 1I,pag.403.

(3) Valer.Andr. Bi-blioth.

Belg.â- 52».

(4) Uemjbid.

(s) Davidlindanus,libr. IIIde Tenerx-monda,p«g.244-

s’il eût vécu davantage, il eût publié bien des Livres {A). II mourut à Anvers le 13 de Jan-vier 1 ppp, à l’âge de cinquante-deux ans, & fut enterré à l’Eglife de Notre Dame où il avoirété Chantre & Chanoine (c). Les Jésuites achetèrent fa Bibliothèque à fort bon marché.

inonda,/KK244.

(A) Il mit en Latin quelques Ouvrages des Peres Grecs ,Ztr s’il eût vécu davantage il eût publié bien des Livres. ] SaVersion Latine des Traitez de Grégoire de Nysse, & deSaint Jean Chrysostome , de Virginitate , fut imprimée à•Anvers chez Plantin l’an 1579 in 4 (1). Celle des Caté-chèses de Théodore Studite accompagnée de Scholiesfut imprimée après fa mort par les foins d’Aubert le Mireà Anvers Fan 1602 in 8 (2). Celle de la Dispute del’Em-pereur Andronic contre les Juifs fut imprimée à Ingol-stad par les foins de Pierre Stevart 1 an 1616 in 4 (3). IIfit des Corrections 8 c des Notes fut les douze anciens Pa-négyristes, 8 c cette Edition est d Anvers typis Plantlnianis1599 in 8 (4). II laissa parmi ses papiers la Version La-tine des Epines de Saint Chrysostome, celle d’Euripide ,8 c d’Athenée, 8 cc (;)-

On n’aura guere bonne opinion, ni de sa capacité ,ni de sa Latinité, si l’on consulte les trois prémiers Cha-pitres du I Livre Variarum Ledìonum ex adversariis JacobïGretseri à Géorgie Stengelio feleâíarum (6 ), ou si l’on obser-ve ce que les Journalistes de Trévoux ont fait savoir atipublic. Us disent que Mr. Tollius 4 eu raison de traiterd’infidelle zsr de puérile la Version Latine du Testamentde Théodore Studite qu’il a insérée avec le Grec dans sonInfignia Itinerïs Italici l’an 1696. Ils ajoutent qu en effet leTradubieur paroit avoir eu moins de foin d’expliquer le Grec

que de rendre [on Latin inexplicable : il s'est plus appliqué àchercher des mots Latins extraordinaires qu à s’instruire dusens des mots Grecs; mais ils s’étonnent que Mr. Tollius aitpris une Version de ce ffyle-là pour l’Ouvrage du Pere Sirmond,duquel il avoue qu il a lu plusieurs écrits. Comment ria-t-il pas senti la diference de cette Latinité obscure, aff'eâíée ,d'avec le style toujours clair , simple avec noblesse , élégantsans afeílation , du Pere Sirmond ? Ils remarquent que lavéritable Version que ce.Pere a fait du Testament de ThéodoreStudite fut imprimée l’an 1696, dans l’Edition des Ouvra-ges du Pere Sirmond en V Volumes in folio : mais qu’ei-le avoit déjà paru dans le Tome IX des Annales de Baro-nius à Vannée 826 •nombre 50. Celle que Monsr. Tolliusattribue au Pere Sirmond avoit paru des Vannée 1602 fous lenom de son véritable Auteur Jean Livineius. Ils concluentqueMonsr. Tollius n’a pas bonne grâce de s’écrier qu’il„ a connu trop tard que le docte Jésuite ne sçavoit niGrec ni Latin , 8 c que l’estime qu’on a pour lui n’estfondée que sur la prévention (7)

(7) Tiré daJournal de

Effectivement c’est là une lourde faute, & qui don- Trévoux

!__ -1 a V/s, 'T’-.li:..- ->:i 1.... t,.-,,.

neroit beaucoup de chagrin à Mr. Tollius s’il étoit envie. On peut voir par là combien la Critique est untravail périlleux ;■ car si l’on ignore certains faits particu-liers, toutes les autres conoissances n’empéchent pas qu’onne juge mal des choses.

Jtiillct 1703 ,*Art. CXX Bpag, 1228 /

& faits.

Edit. d*Erdneu

(1) Thua-nus, Hist.Lib. VI j pag."12 2, ad ann.*5Jo.

fi) Volez:

Ç ^Article

Guise,

( Claude)Citations (16)

& (17J.

(z) Liz.etusqui fe initia1 virum prœ-buerat , intonjlantiáminime perse-:veravit , verrum se ad Lo-tharinçi pedeshwmiliterabjects , &ignavo meta.fer cul fa sturpiter ma-gìftrattt ceffit.Thuan.

JUbr. VI,pag. 122 , adan». 1550.

(4) Du

Breul, Anti-quitez deTaris, pag.323 de P Edi-tion de 163,

in 4.

(S) Cet Ouvrage fut imprimé à Ingolstad Van 1628.

LIZET (Pierre) premier Président au Parlement de Paris. Je n’en parle que pouréclaircir certaines choses que Mr. Moreri n’a pas assez étendues. Cela regarde la disgrâce dePierre Lizet {A) & ses Livres de Controverse (B). II mourut le 7 de Juin 1774, âgé de soi-xante

„ Jean des Vignes de Soiffons, fiz à Paris en la rue 8.„ Jaques, près l’Eglise S. Yves. Lequel logis retenoit„ le nom de ladite Abbaye jusques au temps des aliena-„ tions des biens d'Eglise, que Monsieur Jacques Le-,, gier Trésorier de Monseigneur le Cardinal Charles de„ Bourbon, l’aisné, ì’achepta II y a là plusieurs

choses qui ne font point dans Monsr. de Thou, & dontquelques-unes font certaines; car il est certain que Lizetfut Conseiller au Parlement de Paris pendant trois ans,8 cc. Son Epitaphe le témoigne. Qui olìm ob heroicasanimì fui dotes , vìr sngulari memoria , zs? summa jurisprudentia in supremum Parrhipenps centurie Senatum à RegeLodoico XII. adfiitus, Senatoris munere triennìo funRus est.Detnde Triumviratus Regii Advocati munus XII. annisDuceEranáfco I. féliciter obivit. Ac demum ob sua vit a integrì-tatem, in summum Curk Magtstratum eveftus, Justifia ha-benas XX. annorum curriculo ita modérât us est, ut qui Re-ligiose domus Abbas, volente Henrico secundo , sieret ,dìg-nus omnium calculo videretur (6) Par cette Epitaphe on con-vainc Mr. Moreri de deux mensonges contenus dans ces pa-

(A) La disgrâce de Pierre Lizet.f On en parle de telleforte dans le Dictionaire de Moreri, que l’on fait jugerque la Duchesse de Valentinois 8 c le Cardinal de Lor-raine en furent les promoteurs, comme deux causes di-férentes. Or c’est tromper le Lecteur ; car le Cardinal8 c la Duchesse ne doivent passer ici que pour une feulecause. Le Cardinal intéressa l’ambition & l’avarice decette Dame au dessein qu’il avoit formé d’éloigner descharges ceux qui ne lui plaisoient pas ; après quoi il fitune querelle d’Allemand à Pierre Lizet, de laquelle lessuites furent que ce prémier Président quitta fa Char-ge (1). Les Guises étoient fâchez contre lui, à causequ’il avoit empêché qu’on ne leur donnât dans le Parle-ment le titre de Prince (2); & bailleurs le Cardinal deLorraine vouloir avoir dans ce poste un homme qui nelui refusât rien. Voici la querelle qu’il fit à Lizet : il l’ac-cusa d’avoir parlé insolemment dans le Conseil de saMajesté: le fondement de l’Accusátion fut que Lizet nevoulut pas opiner debout, & tête nue, dans un Conseiloù le Cardinal préfidoit. II dit hardiment qu’il ne voioit

(5) Là-mê*me, pag. z 2 r,'

là aucune personne qui méritât de lui une telle soumis- rôles, On le nomma Conseiller de la Cour en 1515 (j)crdeux

D/,». ^ysrtín 1 1 *-\ /Vv»if 141 <• 1 T-l 4 - x-»vo,*v< x nvn - nu. -t.A _ !I C*. T. e 1 ï_ _r J’ A ntnr /lt. CZoVtav /t ì st., f, «

fion. Mais il ne soutint point cette prémiere fermeté;il céda lâchement sa Charge, 8 c s’alla même jetter auxpieds de ce Cardinal pour lui exposer fa misere, 8 c pourle prier qu’on en eût pitié (3). Cette misere lui étoitglorieuse ; & s’il n’eût pas terni cette gloire par la sou-mission rampante où il s’abaissa, on le pourroit regardercomme un des Hommes illustres qui ont paru à la têtedu premier Parlement de France. II n’avoit pas un pou-ce de terre, après avoir été vingt ans prémier Président;la maison même où il logeoit n’étoit pas à lui. La com-passion , que l’on eut de fa pauvreté, fit qu’on lui donnal’Abbaïé de Saint Victor, par la démission de Louis deLorraine Cardinal de Guise (4), Le Pere du Breul, encitant Mr. de Thou , raconte la chose comme si touts’étoit fait le même jour, & dans la même séance; maisMr. de Thou ne dit point cela, 8 c il insinue même lecontraire. Quoi qu’il en soit, raportons les termes du

ans âpres il fut honoré de, la charge d Avocat General du Roi .

(Bj Ses Livres de Controverses L’indulgence de Monsr.Moreri n’a pu tenir contre j’Arrêt de Mr. de Thou ; il aavoué que ces Livres étoient peu dignes de la réputationde Pierre Lizet. Voions ce qu’en dit Mr. de Thou. Inquo ( Sanvictoriano ccenobio j reliquum atatis exegit extre -ma clausula minime priorì vita & fama respondente , dumlit ter arum sacrarum homo rudis , Theologicis lìbris in illo otiofiriptis se deridendum propinavit; quìbus contrarïo scripto ar-tificiose ridiculo sub Benedifti Paffavantii nomine à TheodoroBeza, ut credìtur, refponsum est (8). Le Pere du Breulprétend que Pierre Lizet fit une partie de ces Livres deControverse avant sa retraite de Saint Victor. Ledit Lì-x-et , dit-il (9), n estant encore qu Advocat du Roy composaun Livre oû il demonsire que la Bible ne doit esire traduite enTrançois. Et quand il fut Président , il composa six livresde mobilibus Ecclesiœ perceptionibus (10). U com-

Pere du Breul. „ Monsieur le Président Jacques de Thou posa trois Livres .- Le premier , de la Confession auriculaire •

descrit élégamment en termes exquis la cause pour” laquelle ce bon justicier se démit de son estât de pre-" mier Président, 8 c accepta l’Abbaye de S. Victor, soitqu’il la demanda, ou qu’on luy offrit; (car on ne le„ pouvoit deposer,sinon pour crime punissable de mort)„ Iceluy, dit-il, appelé au Conseil privé (où l e Cardi-,, nal de Lorraine preíìdoit, non moindre en autorité„ qu’un Vice-Roy) &: requis de dire son opinion,res-„ pondit franchement , Je ne cognots personne en la com-„ pagnie devant lequel je doive dire mon opinion debout c T,, teste nué. Dequoy se sentant picqué ledict Cardinal,„ procéda à injures, l’appellant arrogant, & le mena-„ çant du Roy. Ce qui esbranla ce hon vieillard aagé„ de 68 ans , 8 c trop timide , qui ne persévéra en sa„ constante reponse, ains au contraire se jetta aux ge-,, noux dudict Cardinal, 8 c luy demanda pardon, ex vire„ congreffu primo , mulìer posteriore sacíus. II ne laissa pour-„ tant à déclarer son innocence & intégrité , 8 c protester,, que pour avoir esté trois ans Conseiller au Parlement,»» âouze ans Advocat du Roy , 8 c vingt ans premier„ Président, st n’avoit pas acquis autant de terre qu’il 7» en avost fous la plante de ses pieds: & mesme qu’il te-)> sioit son logis à louage de Monsieur l’Abbé de Sainct

Te second, Que la profejsion monastique ne répugné à la li-berté Evangélique : Le, troifiesme est intitulé , De Vaveugle-ment de nostre fiecle. Si le Pere du Breul ne se trompepas, Mr. de Thou est coupable dune faute considéra-ble. Ce qu’il y a de certain, est que tous les cinq Ou-vrages 3 dont ce Pere donne le Titre, furent publiez en-semble en deux Volumes (n), depuis que Lizet se'futenfermé dans JAbbaïe de St. Victor; car on en fit uneEdition a Paris l’an x 5 y r & une autre à Lion l’an 1552.Le Catalogue d’Oxford fait mention de celle-ci en cestermes , De S. Scripturis in linguas vulgares non vertendisper modum Dialogi. De auriculari confeffìone. De monasticoinstitut0. De hujus siaculi cuitatione zv cìrcumventione. Demobilibus Ecclefia praceptionibus. Ce que je vais copieraugmente les brouiller!es. Pétri Lizetii Jurisconfultt , dumsequentem componeret librum in supremo Francorum confistoriorégit Advocati, zsr postea Abbatis commendatarìï Sanfti Vic-tons , Jûmmique Sénatus Paripenfis Protoprafidis, de mobili-bus Eoclefia praceptionibus traRatus sex libros continens.Ejufdem de sacris utriusque instrumenti libris in vulgare elo-qutum minime vertendis , rudique plebi haudquaquam in-vulgandis, Dialogus inter Pantarcheum zsr Neoterum. Ejuf-dem de auriculari confeffìone lib . 1. De monastko instituto

lib . I.

(â) LÀ-mí-me.

(7) LohïsXII mourutle I Janvier

1 $x$, à com-mencer l 9 dnnc'édtt Mois deJanvier *

(8) Thua-nus, Libr.VI ,pag. 122,adann. 1550,

(») DuBreul, An-tiq. de Pa-ris, pag. 323.

( 10 ) 11 salaitdire prxcep-tionibus.

(tt) Voustrouvez dansU Biblio-thèque deDu VerdierVau-Privas ,pag. 1018 .Pétri LizetiiAlverniMontige-nx, utroquejure consul-ti, primiPrxsidis iniupremoregio Fran-corum Con-sistorio,Abbatifquçcommen-datariiS. Victoris,adveriusFleudo-evangeií-cam hxre-lìm libri set»

commenta-rii ix duo-bus excusivolumini-bus. Luteti*4 apud Pon-cetum lePreux 1551,