rzc»
(h) HistoriaReformât.Toionici,t*S' 40 .
(i) Ibid.?» 41 .
(r) Biblioth.Antitrini-tar.pd.2- 34.
(ï) Stanis-las» Lubie-niecius,HistoriaReformât.Polonica,p» aï.
? 5 ) Literasa fiege . . .accepit, quibusei maniavitvx ’Sfgmx«sxfertî suaconciliant fa~vortm mâtrissua ReginaMena , cttietmprìmisstuptia illaslii\egiserant ingrats,& animumexafperarantfatis natteramalignum.Hom nantemere in eamtjtiifpixmliisit :
Qui tibicunque Bo-nis facrisdum tinge-ïis undisïmposuitnomen,omnibusimpoíuit.llçi. %eform.Rolsn.pag.i 6 .
(4) Idem,iiil. pag. 37.
(f) Hilar.de Cotte,Eloges desDamesillustres,,Tome /,j?» 201.
(-k) Hilar.de Cotte,
la -mrne, pag.204. Valez,lis paroles deMr. de Thoná-dtffift,Citation. (lí)de P ArticleA RítAGON
(lí abolie d’)
L I S M A N I N.
lerej car elle étoít fort irritée de ee que ce Prince s’étoit marié avec Barbe Radzivil ( B ).II fit trois voiages pour mettre la paix entre les deux Reines (C): le Roi en fut si content,qu’il lui fit promettre le prémier Evêché qui vaqueroit. Sur ces entrefaites Lelius Socin, quiarriva en Pologne l’an iff 1 (h), conseilla à Lismanin de jetter le froc, 6c de s’en aller dansles Pais Réformez, 6c en Suisse principalement. Lismanin auroit suivi ce conseil, s’il n’eutvu dans l’esprit du Roi une forte disposition à la Réforme. II l’entretint dans ce goût, 6c ilreçut même de lui une commifiion de voiager pour aquérir les lumières qui leur étoient néces-sáîres afin de dresser un meilleur Gouvernement Ecclésiastique (r) (Z)), II vit l’Italie, laSuisse, Geneve, Paris, 6c s’aquita fidèlement de fa commission -, mais étant retourné à Genè-ve il s’y maria, par le conseil de Calvin 6c de Socin, 6c malgré les remontrances très-judicieu-ses de Budzinius son Secrétaire (£). Le Roi de Pologne en fut si fâché, qu’il abandonna
son ;
rus, qui vulgo CommijsdritiS dicitur : a t que Parochus Cho-vienfis (1).
(B) . . . Cette Reine . . . étoít irritée de ce que ce Princes'étoít marié avec Barbe Radzivil.] L’Auteur que je citeobserve que ceux qui commencèrent dans la Polognele grand Ouvrage de la Réformation, firent une grandefaute : ils s’oposérent à ce mariage de Sigismond, pen-dant que les Evêques leurs plus grans persécuteurs ydonnoient les mains. En s’oposant aux inclinations duPrince, 8 c à fa passion favorite, ils le disposèrent à re-jester la Réformation; mais ceux qui aplaudissoient à sonmariage gagnoient son cœur, & se mettoient en étatd’obtenir de lui la liberté toute entiere de persécuter lesLuthériens. Impedìebat veritatis m Regio corde progrefifuminduftria zv vigìlantia aftutiaque Pontificum Romanorum ,latera Regta femper claudentium, aures ejus occupantium, in-Jignia. Regni zv cor Régis, eufiodiam legum tenentium, ora-cttla Regia edentium ... z? quod tum feré maxime temporiC? rébus eorutn accommodum erat ,matrimonium Regium cumBarbara Radzivillia , Stanijlai Gaofoldi Palatini. Trocenfiisr dicta vidua, foemina ad ïnvidiam pulcherrima initum , ap-probantium 13- defendentium. Nam cum multi etiam ex illisqui veritati zsr reformationt f avéré coeperant,connubium illud,utpote cum privât a z? privatim, ìnconsulto Senatu, contrac-tum deftruerent, é contra Macìejovius ille , tum AndréasLebridovius . . . Epifcopi , aliique Primons Pontifiai illudadftruerent, faslum est, ut Rex averfum ab illis animum acfavorem in hos converterit . . . Itaque boni illi Viri , Verita-tis fautores graviter in eo, quod in hoc negotio Régi tanto co-natu fie opposuerint, erraverant : osores vero ejus V adver-farii eorum contraria parti fie applicantes Régis gratiam in fiederivarunt. Adeo zsr hic verum apparaît illud .Chrifti oracu-lum: fiiios tenebrarum prudentiores esse in generationesua quàm fiiios lucis (1). S’il ne fut pas plus utile, il futdu moins plus glorieux aux Réformateurs de la Pologne,d’avoir été si peu politiques.
(C) ll fit trois voiages pour mettre la paix entre les deuxReines.'] Sa Négociation eut plus d’éclat que de succès, &fi elle fut agréable au Roi, elle fut fort désagréable à, laReine mere, qui n’étoit rien moins que ce que sonnom íìgnisioit (3). §uo officio postquam fuficeptis anno 1 $51.m. fianuar. Febr. e? Martio Cracoviam tribus itineribus ma-jort cum Régis quam Rçgina Bons. gratia (public'e enim in tem-plo arcis , & in magna AuU frequentia , imprudent. t amen ,Rege fcil. id procurante , Legationem conciliationis - Reginarumsocrûs Z? nurûs peregit ) perfunílus est , Rex ab eo t empareeum carum sibi habuit (4). Un Panégyriste de Bonne Síor-ce remarque qu’elle fie rendit partizane des Seigneurs z? desPalatins de Pologne qui n avoient pas aprouvé ce mariage là,ne voulant pas voir ni le Roi jon fils ni fa. fiemme qui ne por-ta pas long tems la couronne Polonnoifie estant morte ajfezfiou-dainement à Cracovie non fans soupçon de poison. . . . Parla mort de la Reine Barbe les distensions z? les troubles duRoyaume de Pologne surent appaisez , zv le Roi zsr la ReineBonne fia mere fie réconcilièrent ($) ; mais les reproches qu’el-le lui fit fur cette mésalliance, repoussez par des repro-ches de même nature, rompirent bientôt la paix. LaReine „ après leur premiere réconciliation ayant souvent
reproché au Roy son fils, qu’il avoit épousé en secon-" âes noces une simple Demoiselle veuve d’un simple” Gentilhomme, qui n’estoit pas de si bonne Maison que" eelle de Radzivil, dont cette Dame estoit issue : Sigis-” monc j Auguste repartit trop brusquement à la Reine sa" mere q U ’il n’avoit pas fait tant de déshonneur à la Roya-" j e Masson des Iagellons & à la Couronne de Pologne,Z épousant publiquement & en la face de l’Eglise cette,, très-belle veuve, en laquelle les grâces du corps & de„ l’esprit recompensoient avantageusement ce qui man-,, quoit à sa naissance, ou plustost a celle de son premier
mary Gastold, que non pas elle qui s estoit manee se-crètement après la mort du feu Roy Sigismond le„ Grand, de sainte & de louable mémoire, â un hom-„ me de basse condition nommé Pappacoda (6)
(D) ll reçut .. .une commission de voiager pour acquérir leslumières. . . néceffaires afin de drester un meilleur Gouverne-ment Eccléstastique . ] N’allez pas vous imaginer que lesLettres de créance portassent, qu’il avoit ordre de s ins-truire, des bonnes maniérés de réformer la Religion. 11n avoit reçu cet ordre que verbalement, & le Roin a-voit point voulu qu’on lui rendît compte de cette affairepar écrit, mais feulement de vive voix. Lismanin nelaissa pas de lui en ecrire. Le prétexte de son voiage fut
celui-ci. On le chargea de voiager, afin d’acheter plu-sieurs bons Livres pour la Bibliothèque du Roi. Ce n’étoitpas uniquement un prétexte, car il fut effectivementchargé d’acheter des Livres, & il en acheta même beau-coup qu’il envola en Pologne (7). De negotio relìgionisamplìus colloquentes , decrevenmt , ut íifimanmus, MinistriRégit (faclorem vulgo vocamus ) nomlne , Bibliothecam Re-giamfiumptìbus ejus omni librorum genere instrueret , nec nonviras doilos zsr pios adirés , Ecclefiias varias , earum institutazv ritus ac regendi formas perlustraret , deque omnibus his àreditu fiuo Regem instrueret. (8) . . Lifimaninus Régi per Li-
teras postea totum negotium expofiuit , contra ejus tamen men-tem , qui reditum ejus ZJA narrationem vivs voeìs , non literaszv mutam narrationem , expeâlabat (9). Lismanin fit pa-raître peu de discrétion & de conduite dans Pexécutìond’un dessein auffi important que celui-là. II ne faut pointqu’on objecte que jamais le Roi de Pologne SigismondAuguste ne le chargea dune telle commission; car il estfacile de faire voir le contraire. Les originaux des Let-tres que plusieurs Ministres avoient remises à Lismanin ,& qu’il avoit envoiées au Roi de Pologne, tombèrententre les mains du Secrétaire de Lismanin trente ans aprèsla mort de ce Prince, & on les rendit publiques (ra). IIest certain que Gesner, Bullinger , & Calvin écrivirentà ce Monarque, & que leurs Lettres, avec plusieurs au-tres qui furent écrites à des Seigneurs Polonois fur l’affai-re de la Réformation, coururent par tout le Roiaume, &chagrinèrent extrêmement les bons Catholiques. Urebatmalevolos Lifmanini exemplum, fied z? mijss virorum Prss-tantium Conrads Gefineri, Henrici Bullingeri ,tìtm Joan.Cal-vini ad Regem liters , qus z? ad Proceres Regni ac Equitésveritatis Evangelics fieâlatores scripts per ora zsr manus plu-rium ferebantur (n). II est sûr auffi que sa Majesté Po-lonoise fit réponse aux Lettres des trois Docteurs que j’ainommez. Liters ills (n) ad Lìfimaninum per BudziniumMiniflrum ejus mijss fuere, qui zv littèras Regias quìbus Ges-ner o, Calvìno, z? Bullingerorespondit, ad eos pertulit (13).Mon Auteur sc plaint de celui qui a publié les Lettres déJean Calvin. 11 l’accuse d’avoir suprimé les louanges queCalvin avoit données à Lismanin dans ses Lettres au Roide Pologne. Moneo amantes veri ex officio viri Christianizy sidelis scriptoris, ut pua ratione in legendis celebrium Auc-torum firiptis, circumspeíîos eos este oporteat, videant , nonbona fide in edendis illis Epistolarum gravium apographis abinfestts veritati hominibus aêlum esse. Nam ne quid dtffimu-lem : Epifiola, quam ad Regem Augustum Calvims NonisDecembr. cio i o tiv. dederat, fatis cor date contra Ponti-ficiam arrogantiam ficripta, extat quidem inter Epìstolas Cal-vtni pag. 139, fied Ltfimanini nomen initie Eptjlols parumcandide agens editor ejus omifit (14). II raporte une Let-tre de Calvin selon la teneur de roriginal: fi vous la com-parez avec celle qu’on a imprimée, vous trouverez biendes omissions dans celle-ci ; on en retrancha tout ce Pas-sage (15) : Equidem optimo vira z? fidelifiervo Chrifti Franc.Ltfmanino, quum à me confiliumpeteret, auílor esse non du-bitavi, ut ìsthuc ftatim conctderet, si quis forte opéra eiusufius fuerit, fialtem pio ejus desìderio libenter fiubficripsi : necveritus fium ne ejus profeflio quasi intempeftiva Majeftati Ves-trs difpliceat, cujus prsfentium multis modis utilem experien-tia ipfia osiendet. Sçuoi fi palam à Rege ipfium profierri moxa primo ingrestu nondmn commodum videbitur, mihi tamen'per sacrum Christi nomen roganda fiuppliciter zv obtestanda estV. M. ut reâle currenti saltem alíunde patefaílam viam ca-ret (1 6). Voilà une preuve convaincante de la missionde Lismanin, ou plutôt de la commission que le Roi sonMaître lui avoit donnée de prendre langue avec les Ré-formateurs , & de s’instruire des meilleurs moiens de ré-former la Pologne. En même tems voici une preuve dé-plorable des supercheries qui se commettent dans l’im-pression des Livres postumes. On en retranche tout cequi déplaît. Et qui nous affûtera que l’on n’y fait pointd additions & de changemens ?
(•£’) ll se maria. . . malgré les remontrances tres-judicìeu-fado - . .son Secrétaire (x7)-J Je veux que notre hom-me fût fortement persuadé de la nullité de ses vœux, &que son esprit non moins que fa chair conçût de la ré-pugnance pour la Loi du célibat, il faìoìt néanmoins qu’ilattendît à se marier, qu’il eût rendu compte de fa com-mission au Roi de Pologne. Tout ce qui est permis n’estpas pour cela faisable: l’importance est de prendre tou-jours bien son. tems. Budzinius représenta cette Maximeà son Maître avec beaucoup de solidité; mais il le trouva
infié-
jujsu & im -
fensiî Tegiiicoemtos , bien*nio poficjtuimdttxcrat uxo-rem ad eumsubìnde mjjìt »
Lubienie-cius, in Hift.Reformât,..Polonicie,M- 4 3 * 44*
( 8 ) Idem,ibìd. fag.+T;
(p) Ibìd.t a í- 41.
(10) Nec nonliteras quasceleberrhni inflefaetia viriad eum ferip-fere : qua-■rum autogra-f ha 3 q anm'sà morte 7 ^/Vin manusBudzJnîi. per*venerunt , itaut ejus indus -tria conserva -tìonem illorumdebeamus.tìorum apo~grapba hicomitto cum
■hacjarhdti*dum lîìcemviderint.
Idem, ibid,-pag. 44 .
(ri) lbîdm55 .
(ir) Cejl-à-dire celles quele Synode dePintz.ovieécrivit à Lis-maniu.
(13) Lubie-niecius ,
Hist. Re-form. Po- .Ion. pag. 58,
(14) ìbid.
P42* 44-
(15) Impres -sum exempta*mncla ista
Lìsman0 miser il
Ibid.
(foi Ibii.P a S- 41 - CetteLettre deCalvin eftdatée du 24de DécembreI SS$*
B