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Tome troisieme. K - P.
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L I S M A N í N. L ! S O L A . 1

FV) Hift.Reformât.Toi on. p. 43.(O APint-!umte Pan*555. Mi.M- J 6.

(*»)■ Mi.M- 57 .

(#) Mi.

M- 6 s.

<>) n fi

ftommoit

ïrançois

Stancarus.

(p) U s'apel-hit PaulGoneíìu s.

Lubìe-niectus, inHift. R e -form. Po-

îon.|» 4 g, ^2.43 .

C 1 ^) Sluibusndjunxit s es ranct feusLifmaninusCorcyraus,qui paulo*nte reliaisUranciscanisCracovia ,educhs fecumaliquot Mona-tbis in fode -totem Evan-Sfilii transi-■verat. Jo.Ltetus,Compend.Histor.univcisalis,fag.m. 390.

(20) Lubie-niecius,.

in Histor.Refoini.Polon. p. 23.

(21) Plorim.de Remond.Hift. de^Hérésie,Livr. IV ,Chap VIII,sag.m. 45Z.

( 22) Beza,

Epift.

bXXXl.

f a ) Dans laPréfacé duDénoue-ment desIntrigues<iu tems, im-primé PanIStz , m»h{erve, q v ’\ía servi 33®0s lans“floche

ïp

son projet de Réformation, quoi que Lismanin lui eût fait tenir les Lettres de plusieurs Mi-nistres touchant cette affaire (k). Le premier Synode qui fut tqnu en Pologne (/) par lesRéformez écrivit à Lismanin, qui étoit alors en Suisse (m), une Lettre fort obligeante pourle prier de revenir. II partit de Suisse l’an i f f < 5 , & s’en alla en Pologne, ou il fe tint cachéquelque tems> car il n’ignoroit pas qu’il y avoit contre lui une Sentence de proscription (n).Plusieurs grans Seigneurs intercédèrent pour lui de forte qu’il lui fut permis de se montrer. IIn’adhérapoint d’abord à deux Novateurs, dont l’un (o) foutenoit que Jesus-Christ n’étoitpoint Médiateur selon la nature divine ; l’autre (p) foutenoit la prééminence de Dieu le Pere.Mais lors qu’il eût eu quelques Conférences avec Blandrata l’an i ss8 ( F ), il commença dedouter du mystère de la Trinité $ & il se rendit si suspect d’Arianifme, qu’il fut déféré auConsistoire de Cracovie {q). II sc justifia mal ; & comme Blandrata eut des fauteurs, & qued’autres Disputes avoient divisé déjà les esprits, on ne vit que confusions dans tous les Syno-des. Lismanin chercha un milieu pour accorder les parties : il vouloit que l’on s’en tint àl’autorité de quatre Peres de l’Eglife (r) j & pour cet effet il fit un Centon de divers Passagesde ces quatre Peres, qui auroit servi d’asyle à plusieurs sortes d’interprétations. Ce projetfut rejetté. Alors Lismanin se retira à Konigsberg dans la Prusse ; & y mourut misérable-ment environ l’an iy6z (/) (G). La plupart de ceux qui parlent de lui ignorent sonnom (//). II n’écrivit presque rien (/).

(<]") Histor,.'Reformât.Polo n. pag.

ii?.

(r) St Am-broise, SkJciôme,

Sr. Augus-tin, Sr.Chrysostô*me. lbid.pag. 168.Voùz.La%c-marque (/)»

in au.

pag. 170.

inflexible, il ne put jamais l’induire à différer son maria-ge. Le Socinìen que je vais citer blâme judicieusementcette précipitation, & trouve mauvais que les conseils deCalvin, & ceux de Socin, aient eu plus de crédit queceux de Budzini. Quod- tamen (mandatum régis) paulopofi neglexit , poftquàm Genevam reverfus , ne cum horridocucullo in Polontam rediret, uxorem duxistet, auSíore Calvi-no c? L&lio Socino ( qui paulo postquam Cracov'u fementetn■veritatis jecistet, Genevam eodem anno redierat; quâ tamenmox , Calvini ingenium vel non ferens vel metuens , reliSlâ ,Tiguri fedem fixerat)fed contradicente Budzinio ,minifiro suo,ob oculos ponente Régis indignationem , qui euin fumtibusfuis in exteras regiones a d omnia perlustranda cr explorandaablegarït, z? tantorum conatuum aliurn eventum quàm Able-gati fui, ejufque Monachi, nuptias expeSlet, fide etiam pro-mis! fibi data, tum & fuccejfum ejufmodi matrimonii, quodmagts mdificata fubruere, quam altquid adificare pojjìt, in-faystum ; quod etiam reipja evenìste fuo loco videbimus. Sedsurdo cecinit. Namque Monachus edibatum, c? fpiritu <&carne mérita illum damnante , perofus, ísr ád caftas, intem-peftivas tamen, nuptias properans, quod instituât, ejfeílumdédit, csr accepta uxore, Geneva manftt. &iuod ejus faptumRex moleste ferens ab incepto de explcrandâ religtone refilait(t 8). Corrigez unè faute qui fe trouve dans l’Histoireuniverselle de Jean Lretus. II dit que Lismanin sortit ducloître dé Cracovie avec quelques autres Moines pourse faire Protestant (19). Qui ne croiroit en lisant cela ,que cet homme suivi de quelques Confrères abjuradans la Pologne fa Religion ? Ce n’est pas néanmoinsainsi que la chose se passa : les. Cordeliers de Cracoviequi se firent Protestans précedérent Lismanin (zo). Ce-lui-ci diffimuloit, & ne jetta bas le masque qu a Ge-neve, pendant le volage que le Roi lui faisoit faire, &qui avoit pour prétexte l’emplete de plusieurs Livres pourla Bibliothèque de fa Majesté. Son mariage a donné lieuà Florimond de Remond de dire, que François LifinanMoine Apostat, qui depuis s'aprocha de l'Alcoran, foustintfort le menton à. ce c nouveautez., plus pour l’amour d'unefemme dont il fe coiffa, que non pas de V Evangile (zi).

(F) U eut quelques Conférences avec Blandrata l’aniccS 1Je ne sai pas si avant que Lismanin eût fait le voiagedont j'ai parlé, il avoit servi de patron à ce Blandrata, &l’avoit introduit auprès de la Reine de Pologne furie piedd’uir bon Médecin; mais du moins est-il bien sfij qù’il l'in-troduisit auprès d’un grand Prince après son retour. Itafors tulit ut Blandrata, qui Medhinam diu in Polonia pri-mum, deinde in TranJJylvania apud Reginas fecerat eb rever-teretur: ubi nimium facile illi aditus ad nofiros patuit ,quan-tumvis à D. foanne Calvino diligenter pramanites : illumprafertim in illustriff. cr praftantiff. alioqui Frincipis cujus-dam gratiam insinuante Lìfmanino quodam Corcyrensi, mag-na tum apud Pohnicas omnes Ecclesias auâloritatis vira (22).Je remarquerai ici un Anachronisme duPere Maimbourg.11 assure que Gentilis étant allé en Pologne oh Blandratal’avoit mandé, Lelio Socini Sienois, Matthieu Gribaldusallerent l’y joindre, & que Pierre Stator, . . .Lifmaninus

. i . Gomefius (13) , ... & Okin y accoururent, pour ycombatre ouvertement la divinité de}'Esv s-C h r i s t (24).II met en marge l’an 1561; mais il est certain que Lis-manin sjen retourna én Pologne cinq ans avant que l’ony mandât Gentilis. II est encore certain que ce ne futpas afin de combatre la Divinité de Jésus-Christ; car ilne parut adopter l’Arianisme qu’après avoir vu les Dispu-tes de Stancarus, & qn’après avoir conféré avec Blandra-ta, qui étoit retourné en Pologne deux ans après lui.Quant à Paul Gonesius, il n’alla point joindre Gentilis ■car il étoit en Pologne dès l’an 1556 (25).

( G ) ll mourut misérablement à Konigsberg, environ VanT5'ó3.] II tomba en frénésie, & fe jetta dans un puitsoù il se nota. Quelques-uns disent que fa femme, fortsuspecte de lui avoir fait porter des cornes, fut la causede cet accident funeste. Regiomonti ubi apud Ducem Bo-rustta degebat, in phrenefin lapsus, ( cui à juventute obno-xius erat) in puteum decidit, atque ita submerfits est, circaannum ut colligo r 563. Budzinius cap. 29. hune cafumnar-rans, dicit, cum ea de re ferutaretur , relatum fibi este, uxo-rem ejus ( qua jam antea adulterio suspecta erat ) hujus inte-rdits caufam suisse (26). ,

{H) La plupart de ceux qui parlent de lui ignorent sonnom.] Nous avons cité un homme qui l’apelle Lifinan.D’autres le nomment Lifmannus (27), ou Lifiman'ms (28).

(f) Il ri écrivit presque rien.] Voici ce qu’on trouve là-desiùs dans le Recueil des Ecrivains Antitrinitaires (29) :Litera ad generosum Bominum Staniflaum Ivanum Kamins-cium (30), data Pinczovia, die loSeptembris an. 1561. M. S.in quibus fiententiam Stancari oppugnat, ac multis testimomisPatrum, probat, Patrem este caufam ac orìgmem Filii, coquemajorem : porro fe ipfum ab Arian'tfmo fibi objeâlo purgat .-Stancaro autem Sabellianifimum imputât. - Ab . hoc temporeanfia ex hac Epistola arrepta, cœpit Gregorìus Pauli, in Ec-clefia Cracoviensi ,fortiòs urgere eminentiam Dei Patrisiproutrefert Budzinius, qui diVlam Epistolam operis fut htstoricicap. 20. inférait. Brevis explicatio Doâirina de fianSîilfîma Tri-nìtate, quam Stancaro V aliis quibufdam opposait, pramiffaad Regem Sìgifmundum Augustum Epistola apologetica Kal.f unît 1563 Cracovia ficripta. Subfcripserunt ei cum ipso, Fé-lix Crucïger Superintendens ecclestarum in mìnori Polonia ,aliìque circiter triginta Seniores csr Minìstrl : inter quos erat ,Gregorius Pauli Senior in dïtione Cracoviensi. Apologia hacexcusa est typis, anno 1565. Le Centon dont j’ai parlédans le corps de cet Article fut imprimé; néanmoinsLu-bienìecius ne l’avoit point vu. Pour la singularité du fait,je raporterai les paroles qui témoignent que Lismaninvouloit terminer par l’autorité des Peres les différens desMinistres. Lifmaninus tamen ftudia redintegranda concordiavel ftabilienda rei refumere : média ad hanc rem obtinendamidonca quarere : ad ultimum quatuor illorum Ecclefist quartiSeculi Doílorum , Ambrofìi, Hieronymi , Augustinì, ifChryfostom't auHoritatem quasi partibus dijpdentibus conci-liandis commodum médium proponere ■ hinc centonem ex illisconfuere. Id feripti, licet lucem viderit, videre miht noncontigit (31).

(25) 1 ! faloisdire Gone-sius.

(24) Histoi-re de l’A-rianisme,Livr. Xll y?- 3 N > 352 ,du IlITomtEdit . deHollande .Votez, unsemblable^Anachronis-me dans

f <-Article‘BLANDRA-TA, a la finde la 'Remar-que ( D ).

(25) Lubie-niecius,

in Hist.Reform.Polon. pag+m,

(26) Bí-blioth. An-titrinit.

35 .

i 7 ^

(27) Hoorn-beek, AxxL-wt.pag. zi.

(28) Spon-aanus, adAnn. 1561,num. zz.

(29) Bí~bhoth An-titrinit. pag.Z5. Voîez. laLettre

L X X XIde Beze,

M- m. 297-

(30) CetteLettre efiimpriméedans /'His-toria Refor-mationisPolonicx,pag. 119»

& feq,

( 3 1) Lubie-niecius,

in Hist.

Reform.Polon. (tg168 .

L IS O L A) (François de) s’est rendu illustre par ses Ambassades en plusieurs Cours de sous deuxl’Europe. II étoit de Bezançon, & il entra au service de l’Empereur environ l’an 16^9 (s). Em P ercurs -Depuis ce tems-là jusques à ía mort il fut attaché aux intérêts-de la Cour Impériale avec unzèle très-ardent, & il emploia au bien & àl’avantage de la Maison d’ Autriche tous les talens W Richard,de fa plume, & toute la vigilance d’un habile Négociateur. II n’avoit pas plus de trente ans, d e e uErín-lors qu’il exerçoit en Angleterre la charge de Résident de l’Empereur Ferdinand III (b). II che-comté,s’en aquitta si bien, qu’on lui continua cet emploi plus de quatre ans. H étoit Envoié extra-ordinaire à la Cour d’Espagne au teins de la mort de Philippe IV eni66y {A). Le Livre qu’il

' . intitula '

(A) Il étoit Envoié extraordinaire à la Cour d’Espagne reur. Le Comte de Marfin en devoit être le General. L, e D) Là-mê-au tems de la mort de Philippe IV tn 1665.] Le Comte Comte de Chavagnac devoìt la commander sous Marsin. me ’í a í. 251*de Chavagnac remarque (1) que le Baron de Lisolaavoit II ajoûte que le Baron reçut ordre de pasier en Angleter- / , ,.arrêté la conclusion du mariage de Plissante avec l'Em- re (2), & s’embarqua à Barcelonne fur une flûte afin de me, cLXLpereur, 8c avoit fait refoudre le Roy auparavant fa mort , passer à Final, & traversa le Piémont, & se rendit enFran-â entretenir par un des Articles une armee dans les Pais he- che-Comte avec Madame sa femme 8c Mademoiselle sa (4) Lh-ml-reditaires pour secourir la Flandre, le Milanais, ©- VUmfe- fille (.3), qui est me des plus honnêtes personnes quonpût voir (4). rn ‘> ì a S-T Q M. III. R i (£) Le ■