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Tome troisieme. K - P.
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L I S O L A.

(c) Il S*A-pelte présente -ment Comte deCrecy , & tla été Fun desVlénïpoten~tiaires deFrance au-Traité de j s-u djk^ Fan

1697.

(j) Me-moires deMonfr. deLyonne,interceptezpar ceux dela Garnisonde Lille, leSr. HéronCourier duCabinet lesportant deF armée àParis Pan

ï 667 >pdg. 18de F impressionde Hollande1668. PatinLettre

cccc

L X III,

t*g. 357 dt*III Tome,parle de cetteInterception •

(6) Dé-nouementdes Intriguesdu ttms,pag.16 de la Dé~dutiìon dn>

Fait,

(7) Là-mc-wc s pag. ri.

(3) Omf-yez. avec cecices paroles.detapage 234.*Il montrequ’il secoii'noit fortmal en stile,lors qu’ilimpute laLettre desEtats Géné-raux à laplume duBaron deP Isola.

Les bonsconnoisseursn’en ferontpas le mes-me juge-ment ; & jene m’eston-neray plusdéformais, íìles ignoransluy attri-buent tantde- faussesPièces^comme ilsont fait dupassé.

l'ISOIAjustifié d'a-varice ôcd*e riporte-ment.

(9) Lk-rné-W 3 pag, §.

intitula Bouclier d''Etat & de Justice, est fort bon (B). II y réfuta solidement ce que la Fran-ce avoit publié touchant les Droits de la Reine fur divers Etats de la Monarchie d'Espagne Y m i66j.Je ne doute point qu’il ne soit l’Auteur de plusieurs petits Ouvrages contre laFrance qui luisont attribuez ; mais je crois auísi qu’on lui en donnoit plusieurs qu’il ne faisoit pas. Artifice deLibraire, pour donner cours à une méchante Piece. II se rendit odieux à la France par cette ma^niere d’écrirej & il y eut des François qui le maltraitèrent beaucoup dans quelques Livres. Ilssc plaignirent de son humeur emportée Ôc satirique, qui n’épargnoit pas même la personne duRoi Très-Chrétien. II se justifia • là-dessus fort sérieusement (C). Je pense qu’il n’y apersonne qui ait écrit contre lui d’une maniéré plus ingénieuse & plus piquante que Mr. Ver-jus (c) {D) : c’étoit pour repousser de grosses injures. N’oublions pas que Mr. de Lisolafuthonoré de la qualité de Baron. U mourut avant í’ouverture des Conférences de Nimegue. IIy auroit été sansstoute Plénipotentiaire de fa Majesté Impériale: & peut-être auroit-il mieuxréussi que ne firent ses successeurs à reculer le Traité de Paix. II étoit, dit-on, plus propre àfaire continuer une Guerre, qu’à la terminer (A) : & il savoit tellement jetter l’allarme dans

les

(B) Le Livre, qu il intitula Bouclier d’Etat & de Jus-tice, est fort bon.'] Voici ce que Mr. de Lyonne en écri-vit au Roi son Maître. „ J’avois oublié de dire touchant„ le Livre que les Espagnols ont publié pour Reponse„ au Traité des Droits de la Reyne, lequel est intitulé„ Bouclier d’Estat & de Justice, (qui doit estre de la„ composition de l’Isola) que le sentiment de van Beu-„ ningen, est que ce Livre-là a pleinement & convain-„ quamment détruit toutes les prétentions du Roy fur„ la Francli e-Comté , Namnr , Limbourg , Haynau,„ Artois, & c, fans que l’on y puisse faire une bonne„ Répliqué de nostre part, en forte qu’il ne peut rester,, au Roy, à ce qu’il dit, avec quelque apparence de>, justice, que fa prétention fur le Brabant pour le Droit,, de Dévolution, d’où il conclud qu’il ne doit deman-,, der qu’une satisfaction proportionnée à cette preten-,, tion-là , & qu’ayant promis qu’elle feroit modérée,„ il en tire maintenant la conséquence que la Franche-„ Comté, & quelques autres places devroient suffi r à Sa„ Majesté (; V’. L’Apostille que Mr. le Tellier mit aubas de cet endroit de la dépêché de Mr. de Lyonne parordre du Roi contient ces paroles : On put esperer avecfondement que le sentiment de van Beuningen touchant ce Li-vre-là ne fera pas suivi.

(C) Il fe justifia là-dejfus fort sérieusement.] Voici ses pa-roles; il y parle de lui-méme en tierce personne, lisaitparoítre dans toutes ses aillons. une estime toute particulière pourla Nation Françoìje ; il la reconnoist comme l'une des nourricesdes Sciences e/ des Art s, polie dans ses discours cr dansses écrits,agréable dans la conversation, fertile en grands hommes, abon-dante en bons Soldats, industrieuse, hardie, ev appliquée autravail. Il a des fentìmens.pour fa M. T. C. qui paffent jusquesa l'admiration, il en parle en toute forte de rencontres avec au-tant de ■ refpeil que ses propres sujets ; il loue avec tous les élo-ges pojstbles les beaux reglcmens qu'il a mis dans son Royaume ,cr s il luy voyoit appliquer son grand genie cr sa puisante àdes conquefies moins dangereuses , c? plus estoignées , il ac-compagneroit ses desseins du plus ardent de ses vœux ( 6 ).Voions comment il se justifie sur le chapitre des Libel-les (7) : „ Cet Ecrivain l’accuse d’une démangeaison,, démesurée de se produire en pùblic par ses Ecrits, &,, je puis dire avec tous ceux qui le connoissent, que„ c’est l’une de ses plus grandes aversions , quoy que„ dans tout le cours de fa vie, il ait employé ses heures„ de loisir à la composition de plusieurs Ouvrages, dont„ il auroit pû attendre autant d’approbation que de„ ceux qu’il a esté obligé de mettre en lumière, jamais„ les sollicitations de ses amis n’ont pû vaincre la repu-,, gnance, qu’il a toujours eue à les exposer en public,,, ôc hors du Bouclier d’Estat qu’un commandement ab-,, foin & une nécessité indispensable l’obligerent de met-„ tre au jour, avec une précipitation qui ne luy permit„ pas de le polir, comme il auroit souhaitté, jamais au-„ cune Piece de fa façon n’a paru de son sçeu & de son„ consentement. II est vray que l’avidité des Librai-,, res leur-a fait ramasser quelques fragmens mal-agen-„ cés de deux ou trois autres de ses Ouvrages, qu’ils ont„ mis fous la Presse avec tant de défauts, que l’Autheur„ mesme a de la peine à les reconnoìstre; mais il a sujet„ de se plaindre de ce que la malice de quelques-uns, &„ l’jouorance à quelques autres, luy attribuent souvent„ des fruits, qu’il n’a pas produits (8), & qui ont des„ caractères si contraires aux siens, que pour peu qu’on„ veuille luy faire justice, on demeurera facilement,, d’accord que ce font des Enfans supposés.

Pour n’en faire pas à deux fois, raportons ici ce qu’ilrépond aux reproches d’avarice & de violence. ,, II l’at-,, taque par son fort lors qú’il le taxe en termes couverts„ d’estre gagné par les Estais, & d’agir par un principe„ d’intereíl & d’ambition ; c’est mal connoistre son ge-„ nie, & celuy des Provinces Unies. II est aussi peu d’hu-,, meur-à recevoir qu’elles le font à donner: ce n’est pas» la méthode des Républiques populaires de faire de

,, semblables profusions (9). Au fond chacun

,, sçait le peu d’application , que le Baron de l’Isola* a„ pour sa tontine, & qu’il a tous les jours à essuyer des„ reproches de■ ses plus intimes amis, de l’ex tre me ne-„ gligeuce quil fait paroistre dans ses propres interests.,, L’estat ou xl se trouve, après les belles occasions qu’il

„ qu’il a~euës de s’enrichir, fait connoistre évidemment„ qu’il a jusques, icy plus travaillé pour le public que,, pour soy-même: quelques Ministres de France pour-„ roient rendre un tesmoignage authentique de la ma-„ niere dont il reçoit des offres de cette façon ; toute la,, Cour Impériale déposera en fa faveur qu’il y a plus de,, trois ans qu’il sollicite ardemment son Maiftre, de luy,, accorder pour prix de tousses services une petite retraite,

,, où il puisse passer en repos le reste de ses jours hors du,, tracas des affaires. Si les offices de ses ennemis luy,, pou.voient procurer auprès de son Maiftre ce bonheur,

,, auquel il aspire uniquement, ils se deferoient de luy,, de bien meilleure grâce, & avec plus de repos de con-,, science , que par la lasche & par l’indigne voye des,, injures & des calomnies: je fçais qu’il se tiendroit re-„ devable à leur hayne, & diroìt de bon cœur Jalutem,, ex inimìcis (10)”. Voilà pour ce qui concerne l’Accu- (10) Là-nslsation d’avarice : passons à l’autre. Gluant à ja conduite m e,pag. h,dans les affaires publiques , tous les Ministres de l'Empereurpeuvent donner fidelle tesmoignage, qu il n a jamais rien pro-posé de violent, ny d’injuste-, qu il a toujours porté les chosesà l'union esr à la douceur, à mesme temps que la Francemarchait à grands pas fur Vancienne maxime de Divide ôcImpera; dans tous les demeflés qui fe j ont présentés , il amis ses foins son estude à chercher les voyes d'accommode-ment , il a réuni Mr. l’Eleiìeur de Brandebourg à la Polo-gne, esr ne trouva point d'obstacle à fa négociation, que ceuxque les Ministres de France y avoient mis. Tout le mondesçait quelle facilité il apporta à la Paix d'Olive , avec quelemprestement il a travaillé à celles de Portugal zsr d Aix laChapelle , er les foins qu il a employés pour l’affermir par unesolide guarantie : il a souvent sollicité des Ligues deffenjives quifont les fondement de la Paix & de la fiurné des Ejiats , il atoujours de/conseillé autant qu il a pu les offenjtves qui peuventdonner de la jalousie, ey inciter de nouveaux troubles, il de-meure mesme d’accord-qu il souhaitté la subfiftance , & la con-servation des Provinces Unies, parce qu d les considéré commeles Boulevards de l’Empire , cr les plus fermes appuys desPays-Bas, les Médiateurs ar les guarands de la Paix (nj, (n) D&-(X>) ll n y a personne qui ait écrit contre lui d une maniéré nouem cntplus ingénieuse .... que Mr. Verjus.] On attribue an B a-ron de Lisola le Livret qui a pour Titre La Sauce au Ver-jus (12,), Piece tout-à-fait sanglante contre cessii dont lenom est désigne. Cette allusion, & le Titre tout entierde ce Libelle, ont fort déplu au Pere Bouhours: je ra-porterai un peu au long ce qu’il a dit là-dessus ; on ytrouvera la preuve de ce que j’avance, c’est que l’on at-tribuoit cet Ecrit à Mr. de Lisola. „ Un homme à quo-,, libet ne manquera pas de jouer fur un nom dans des» Ecrits injurieux. II intitulera un Libelle, la Sauce au„ Verjus; 8í dira en fuite, les raijins, qui ne peuvent ja-,, mais meurirffont bons à faire du verjus. La France approu-„ ve ces dejjeins par son Minijtre à la Cour de Brandebourgs,, la fausse court rijque de n estre pas des meilleures, puis„ qu on y met trop de verjus. II faut avoir le goust' bien„ méchant, pour trouver bon un mot de cuisine. Rien,, ne fait plus mal au cœur que ces allusions fades, qui„ n’ont ni sel ni grâce; ôc je ne fçay si je n’aimerois„ point autant la plaisanterie de ce Prédicateur si fameux,

» T» preschant devant un grand Prince, & ayant pris„ pour son texte, omnis caro fxnum, commença par dire,

„ Monsieur, foin de vous, foin de moy ,foin de tous les hom-» mes, omnis caro fœnum. Mais, à parler sérieusement,

-> la turlupinade du Ministre de Vienne, 8c celle du Pré--„ dicateur de Paris, se valent bien : l’un offense la ma-„ j esté de l’Empire par un mot grossier & ridicule, en„ voulant la soutenir; l’autre déshonoré la sainteté de la,, parole divine par une expression basse & bouffonne.

„ L’un & l’autre blesse la dignité de nostre Langue, qui„ ne peut souffrir qu’on plaisante mal à propos & gros-sièrement (13)”. - (îî)Botî-

(E) ll etoit , dit-on,plus propre à faire continuer une Guerre si° urs > Re- 1qu à la terminer.] Ce fut donc pour lui un emploi très-agréable que celui dont l’Empereur le chargea, pendant. g U r e F £a n-*la guerre de Charles Gustave Roi de Suede contre la Po T çoiscilogne ; car voici ce que Mr. de Wicquefort nous conte. m - 4lS -En l’an l6$ç , pendant la rupture entre les Couronnes de Po-logne C7‘ de Suede , l’Empereur envoya ojfrir fa médiation àcelle-cy par le Comte.de .Pottingwn, Vtçeehançel/er de Boheme*

Elles

gués dutems ,pag,

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(12) Imprí-,mé l’an1674,