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LOGES.
(1) Wícquef.Mémoirestouchantles Ambas-sadeurs, pag,$$z Edit . deU Haie 1617.
(2) C'est ce-lui dont Mr.Le Labou-reur parlectkms leV oia-ge de laReine deBologne,lors qu* il dityfag. 68 ,
qu*entre lesGentils-hommesFrançoisemploiezen. Earméedes Etats,qui accompa-gnèrent lePrince Guil-laume , filsunique duPrime d* O-range Fri'dé-vie Henri ,ìors qu*il eutaudience decette T{eine àAmsterdam)étoient lesSieurs deBe-linghen,fìere deMoniteurle premierEcuyer deîiotre Roi"Très-Chres-tien, &
L es-LogesMaistre deCamp.
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î a & 74- ,
(ì) Ce fientMesdemoisellesde la Luzjtr -■ne , réfugiéesen Hollande,
^4) Entre-tien
XXXVII deBalzac.
gui fut mariée avec Monsieur de Beringhen (C). Les Remarques aprendront combien elfeetoit estimée, non seulement des plus grans esprits, tels que Malherbe 6c Balzac (D)-, maisaussi des plus grans Princes (£)• Nous raporterons un Conte curieux, que Mr. Ménagé arectifié (F).
Mr. de Wicquefort observe que Madame Des-Loges avoit beaucoup de pouvoir fur Tefprìt deMr. le Duc d'Orle ans , sf qu'à causé de cela on défendit les assemblées qui fe faifoient chez elle (b).
de vivans, trois fils & deux filles, lors qu’elle mourut.L’un des fils porta les armes en Hollande (2), 8t s’y ma-ria avec une Demoiselle de la famille Vander Myle. IIne reste que des filles de ce mariage.,
( C) ... cy une sœur qui fut mariée avec Mr. de Berin-ghen.] De ce mariage étoit sorti Mr. le Marquis de Be-ringhen, mort à l'âge de quatre-vingt-neuf ans au moisde Mars 1692, après avoir été pendant fort long temspremier Ecuier du Roi. ^ Cette alliance a donpé de pe-tites-nieces fort illustres à notre Madame Des-Loges, parles sœurs de Mr. le Marquis de Beringhen. L’Auteur deplusieurs Livres qui ont paru depuis peu fous le Titre deVoiage d’Espagne, &c, est une de ces petites-nieces. IIy en a deux autres ( 3 ), qui par zèle pour la ReligionRéformée ont quitté tous les avantages de leur patrie,& qui relevent par leur piété toutes les autres belles qua-litez dont elles font ornées.
(i>) Elle étoit estimée . . . non seulement ... de Mal-herbe et de Balzac.] Pour fe faire une juste idée de l'habi-leté & de l'esprit de Madame Des-Loges, il fuffiroit deconsidérer que Malherbe étoit un de ses plus asttdus Courti-sans, & qu'il la visttoit règlement de deux jours l’un (4).Qui dit Malherbe dit un homme quineloiioit, & qui11’estimoit presque personne, & l’un des premiers 8c desplus grans Maîtres qui aient formé le goût & le juge-ment de notre Nation en matière d’Ouvrages d’efprit.Balzac valoit bien Malherbe pour le moins, 8c a peut-etreplus contribué que lui à la politesse qui s’est répanduedans le Roiaume: en tout cas, il n a pas été moins 1 ad-mirateur de la Dame dont nous parlons. Les Lettresqu’il lui a écrites en font un témoignage public; 8c l’on nes’aperçoit pas moins de son estime pour elle en considé-rant,ce qu’il en dit à ses amis, qu’em considérant ce qu’illui écrit à eile-même. II avoue dans un endroit de sesOuvrages, que s’il est devenu meilleur ménager de sonencens, il en a principalement l’obligation aux bons avisqu’elle lui donna. „La bonne Madame Des-Loges, dit-il(5),,, me fit de terribles reprimendes fur ce sujet,quelque tems,, avant fa mort. Elle me reprocha que j’étois la dupe de,, tous les regnes, {ce font ses propres termes) que je me„ laissois excroquer mes louanges à tous ceux qui fai-„ soient semblant de valoir quelque chose; que je croyois„ trop au raport d’autrui - , à la premiers couleur,du bien,,, à l’apparence de la vertu, er ce qui s’enfuit . En unantre endroit (6) où il fulmine contre le Style burles-que > qui devenoit trop à la mode, au grand regret prin-cipalement de ceux qui s’étoient aquis de la gloire par leStyle grave , il ne croit 'pas avoir assez foudroié cetteHérésie fondamentale dans son empire, s’il ne la con-damne par un Arrêt de cette Dame. Cette forte deraillerie, dit-il, sent plus la Comedie que la conversation, ez*plus la farce que la Comedie. Ce n est pas railler en honnêtehomme. Madame Des-Loges disoit, quelle aimerait autantvoir faire l’yvrogne ou le Gascon. ... ; mais elle disoit biendavantage , elle n'estimait pas plus un pareil jargon qu uneépée de bois au côté, c? de la farine fur le visage. Mr. deBautru, qui n étoit pas naturellement grand admirateur (j),admiroit lans doute cette Dame, puis que pour marquerle peu d’adresse d’iin homme, qui ne favoit point profi-ter de la conversation des beaux esprits, en les mettantfur des choses dignes d’eux, il fe servit de ces quatreexemples :
Il mene aux Allobroges
Balzac, Boiffac, Conac, zsr Madame Des-Loges (8).
Je ne croi pas que ceux, qui fe conoissent en preu-ves , puissent douter du rare mérite de cette Dame,après avoir fait réflexion fur ce que je viens de dire.
{£) . . . mais aufi des plus grans Princes.] Balzac feramon témoin. Si vous ne conoiffez pas, dit-il (9), Ukanih,cette Nymphe que j’ay tant louée, e? que je pleure fi amère-ment , je vous avertis que c est feue tna bonne amie MadameDes-Loges, qui durant fa vie a été apellée plus d’une fois ,cjr par plus d’un Académicien , la Celeste, la Divine, ladixieme Muse, &c, qui a été estimée dedans e? dehors leRoyaume par les têtes couronnées, par les demi-DÏeux de no-tre fiecle, par Monseigneur le Duc d’Orléans, par le Roy deSuede, le Duc de Weimar, crc. jj ai quelque opinion que lesvers qui celebrent fa mémoire {je parle de ï éloquente U r. a-nie) valent bien ceux qu un certain Antipater Sidonien afaits fur la mort de la savante Sapho.
( F ) Nous raporterons un Conte curieux que Mr. Ménagé areêlifié. ] L’est une Aventure qui a été publiée en deuxHçons. Voici comment Mr. de Balzac la débite dans son
Entretien XXXVII.
gen.’s sc
cognata è stirpe Ravaitx R élit] ui a s & C ui Mantua íceptra dédit. Hanc coluit,leíte captas dàdme charte IUe tui victor ma * lbere> Getes> Et du-
dum, patria JP fj-ff à urfâ, Miscrat huic cultus nuncia signa jui.
Hnjus dc Ajnbrosi s avjda bibit ame lepores Wymanus, inagng non minor ipf«Cete.
(s~) Diíîèr-
tat. a ta fin
du SociateChrétien,fag. 176.
(6) Entret.XXXVIII.
îsy) Costar ,Lettres,
Vol. /, pag,
(8) La-mé-7 ne 9 pag. 125.
(s) Dans laXIII Lëttredu 11 Livredes LettresChoisies;il l* écrit à.Mr, Ménagé ,en lui en-voiant les Versqu*ìl avoitfaits fur lafnort deMad.Des-Loges.
J/s fiont im-primez. par-yni fies Po e-lìes Lati-nes. En voiciquelques-uns :V/di egopïogeniem*S e gum, ca-pita arduamundiUranieshaustis ob-stupuistefouis
Boibonium
(*)■
,, Malherbe étoit un des plus assidus Courtisans de„ Madame Des-Loges, & la visitoit reglément de deux„ jours l’un.. Un de ces jours-là , ayant trouvé fur la„ table de son Cabinet le gros Livre du Ministre Du„ Moulin contre le Cardinal du Perron (10), & l’en-„ thousiafme l’ayant pris à la feule lecture du Titre, il„ demanda une plume 6c du papier, fur lequel il écrivit„ ces dix vers :
,, Gptoy que l'Auteur de ce gros Livre„ Semble n avoir rien ignoré,
,, Le meilleur est toujours de suivre„ Le Prône de nôtre Curé.
„ Toutes ces doêlrines nouvelles ,
„ Ne plaisent qu aux folles cervelles.
„ Pour moi, comme une humble brebis,
, „ Sous la houlette je me range :
„ Il n est permis d'aimer le change,
„ §ue des femmes z? des habits.
„ Madame Des-Loges ayant lu les" vers de Malherbe^„ piquée d’honneur & de zèle, prit la même plume, 8Í„ de P autre côté du papier écrivit ces autres vers :
„ C’est <uous dom Vaudace nouvelle„ A rejette Vantiquité,
„ Et du Moulin ne vous rapelle„ Sjuà ce que vous avez quitté.
,, Vous aimez mieux croire à la mode ;
„ C’est bien la foy la plus commode ,
„ Pour ceux que le monde a charmez.
„ Les femmes y font vos idoles ;
„ Mais à grand tort vous les aimez f •
„ Vous qui ri avez que des paroles.
„ La conclusion des deux Epigrammes plaira fans douté„ aux profanes, & à ceux qui font les galants. Poux„ moi je tiens que fur les matières de religion, il saur,, toûjours s’éloigner du genre comique. La premiers„ n’est pas assez grave pour un homme qui parle tout de„ bon, 6c l’autre est trop gaillarde pour une femme qui„ parle à un homme”.
Mr. Ménagé,croiant qiïe la chose s’étoit ainsi passée’'fit imprimer ce Récit dans ses Observations fur les Poé-sies de Malherbe, tout tel que Mr. de Balzac l’a débité.Mats voici ce qu’i] a mis à la fin du Livre.
,, Depuis cette Note écrite & imprimée j’ai feu de M.',, de Racan, que c’estoit lui qui avoit fait ces vers, que„ M. de Balzac attribue à Malherbe, 8c que M.deGom-„ baud avoit fait ceux qu’il donne à Madame Des-Lo-„ ges, 8c que la chose s’estoit passée de la forte. Mada-,, me Des-Loges , qui estoit de la Religion prétendus„ reformée, avoit preste à M. de Racan le Livre de Du,, Moulin le Ministre , intitulé le Bouclier de la Foi 9 &„ 1 avoit obligé de le lire. M. de Racan, après lavoir>> , fit fur ce Livre cette Epigramme , que M. de
„ Balzac a altérée en plusieurs éndroits :
„ Bienque Du Moulin en son Livre„ Semble ri avoir rien ignoré ,
„ Le meilleur est toûjours de suivre„ Le Prône de nostre Curé.
„ Toutes ces doêlrines nouvelles,, Ne plaisent qu aux folles cervelles.
„ Pour moi , comme une humble brebis ,
„ fe vais où mon Pasteur me range , ,,
-, Et n’ay jamais aimé le change» des femmes c? des habits.
L ayant communiquée à Malherbe qui l’étoit venuvoir dans ce temps-là, Malherbe l’écrivit de fa maindans le Livre de Du Moulin, qu’il renvoya au mefmetemps à Madame Des-Loges de la part de M. de Ra-can. Madame Dès-Loges, voyant ces vers écrits dela main de Malherbe, crût qu’ils estoient de lui; &comme elle estoit extraordinairement zélée pour faReligion, elle ne voulut pas qu’ils demeurassent fansreponíe. Elle pria donc Monsieur de Gombaud, quiestoit de la mefme Religion, 8e qui avoit le mefmezèle, d’y répondre. M. de Gombaud (je le fai de lui-mefme) qui croyois, comme Madame Des-Loges,que Malherbe estoit P Auteur de ces vers, y réponditpar 1 Epigramme que M. de Balzac attribue à MadameDes-Loges, 8c qu’il trouve trop gaillarde pour unefemme qui parle à un homme. Ce n est pas, au reste,la premiere fois, que Mr. de Balzac a attribué à cetteDame des vers où elle n’avoit aucune part; car dansune de ses Lettres il lui attribue la Chanson de l’A-mant qui meurt, dont 1e refrain est,
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(io) C'estcelui qui estintitulé Nou*veauté, duFapisme,imprimé l&
I fiois à Se-dan infolio en16 x 7 . Voies,la Biblioth.Choisie deGolomiés,38 , 3 J>*