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Tome troisieme. K - P.
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LOGNAC.

*{e) Votez>l*\cm. (-F)>Citation (26)& ( 27 ).

(13) Davila,. Ubr* IX,

J 5Z5.

^14) Lonìd-. <us enfempor-relium , uterat vagin*.teftus, ve-nientì objìcit ,cftjus primoimpulsa jamviribas animi&, cor port slinquentibasjìn tapeicmfubstratum; /sto corporetoncidìt.Thuanus,Libr. XCILI ,fag. 246.

(15) Idem,ibidem

(16) Du-pleix, Hiíí.

■ de Henri

ni,^. :

«. m*

(17) Davi-la, Lìbr,IX, pag'SH.

f 18) Cayet,ChronoLNovenaiie»Jtlto 133verso.

(î?) .A Ufin de U fie-mttre/ze ( /)fie P^irtiele

Henri iil.

'• rz6

disent qu’on lui accorda un Gouvernement afín de l’éloigner de la Cour (F), Sc ils ajoutent

3 ue par une perfidie de du Guast,, il perdit ce Gouvernement, Sc se vit réduit à se confinerans la Gascogne fa patrie. II y fut tué quelque tems après. II semble que Mr. de T hou 8cDavila assurent qu’il étoit chez le Roi lors que le Moine Jaques Clément tua ce Monarque (c).

J c

porta délia guariarobla , L? ivì finza poter proserir sarclafini gli ultimi fispiri délia sua vit a (iz)- Mr. de Thou afir-me que Loniac le voiant venir à lui en posture menaçan-te, lui tendit l’épée enfermée dans le fourreau, 8c le fittomber ( 14). 11 ne fut que spectateur de la tragédie, íìl’on 5'en raporte au récit de Mr. de Thou. II s’apuioitcontre un cofre lors que le Duc se débarrassa des assas-sins, & marcha vers lui à dessein de le charger eût-ondit : Cum in Monpesatum Loniacum, qui cum Rogerio Bel-lagardio Termo in çttbiculo aderat, arcs. genu .altère innixumprotenfis brachïu v contraílis pugnis tendere videretur, quasiipsum petiturus (15). Duplëix est plus positif, il fait fairetoute l’exécution ànx huit autres. Laugnac n estant pointde ceux que le Roy ayoit choifis, aussi ne le frappa-t'il pas ,quoy qu il fust particulièrement fin ennemy : toutefois il s'estoitbien: offert à fa Majesté pour íattaquer homme à homme.Mais le Roy jugea qu il y auroit en cela autant de hussardque de générosité, e? ne luy voulut pas permettre (16).' Jen’ai lu cette derniere circonstance dans aucun autre His-~ to'riên, 8c c’est à Grillon que l’on attribue constammentd’avoir ofert à Henri troisième de le défaire du Duc deGuise par un duel. Davila raconte que Grillon, aiantfait cette ofre en refusant la commission de faire tuer leDuc, laissa ce Monarque dans une extrême perplexité ,"qui dura jusques à ce que Lognac lui eût promis de fai-re faire l’exécution. Je raporte les paroles de cet Histo-rien, parce -quelles servent à l’Histoire de notre Lau-gnac. . Lafitò il Re grandemente dubbioso di quello doveffeoperare, e flotte in questa perplejsttû fino al giorno vìgefimoprimo, net qualè confidato íl negotio a Lognac uno de gentil-huomini délia caméra sua , il quale gia dal Duca diGìoìosa era fiato introdotto alla Corse ; e per la gratta,per le maniéré , e per. la gentilefsa de’ costumi già co-minciava ad avanzarfi al luogo de’ Mtgnoni, eglisenzamol-to riguardo promise con alcuni delli quarantacinque, che de-pendevano sirettamente da lui di efeguire prontamente questofatto (17).

(F j Les Uns disent qu’il fut chassé à cause qu il demandoitun Gouvernement s & les autres dtfint qu’on lui accorda unGouvernement afin de l’éloigner de la Cour.] ,, Le Sieur„ de Loignac fort favorit du Roy... le suplia de luy», donner un Gouvernement, & une place de seure re-„ traicte à cause de l’inimitié que la maison de Guise luy-, portoit: Sa Majesté luy ayant demandé s’il n’avoit», point de plus particulière occasion que celle là, pour„ luy demander une place de rerraicte pour luy L01-,, gnac luy ayant respondu que non, 8c que l’iríimitie de„ la maison de Guise en eítoit une assez grande occasion,,, Sortez présentement de ma Court, luy dit le Roy, 8c„ que je ne vous voye jamais,puis que vousdesirez d’âu-0» tre í'eureté que d’estre auprès de rnoy : vostre humeur„ n’a point trompé mon jugement, je me doutois bien„ que vous tiendriez de l’ingratitude, 8e ne vous fou-,, viendriez de l’obligation que vous me devez, pour les,, bienfaicts que je vous ay faicts. Loignac , ayant re-,, ceu contre son esperance une telle parolle du Roy, à„ sheure mesure sortit de Blois, & allant passer par Am-„ boise se retira en Guyenne, où peu âpres il. fut tué,, d’un coup de pistolet, ainsi qu’il íortoit dé son Chas-„ teau pour aller à la chasse, par un Gentil-homme sien„ voisin contre qui il avoir querelle (18) ”. Voilà lerécit de Pierre Victor Cayet, 8c en même tems unechose que j’avois promise (19), 8c qui témoigne qu’encertains cas Henri trois fut faire paroître de la fermeté ,& de la grandeur. Nous allons voir un narré bien difé-rent.

„ Le Roy.furie commencement de l’an 1588

„ avoir faiét deuxMaistres dé fa Garderobe, les Seigneurs

de Bellegarde 8c de Longnac; Celuy-là pour une affec-„ tion naturelle qu’il'avoir en luy; Cettuy-cy pour en„ avoir esté grandement prié par le Seigneur d’Esper-„ non. Mais comme ce qui provient du fonds de nos-,, tre nature, prend plus tortes 8c longues racines en,, nous, que l’amitié qui nous est acquise parles induc-,, tions d’autrui; aussi commença-il de se lasser 8c atte-,, dier de Longnac, spécialement depuis la mort de mon-„ sieur de Guise. Et ce pour autant qu’il avoir esté le„ premier qui avoir induit le Roy de commander ce,, meurdre, qui luy estoit si malheureusement réussi. De,, maniéré qu’il commença de là en avant de ne le voir„ d’un bon œil. D’une 'chose vous puis-je asseurer, que„ trois sepmaines auparavant qu’il quittait la Cour,quel-,. que sage courtizan me dict: Voyez-vous ce Monsieur,„ quelque bonne mine qu’il face, il est du tout desserré.„ Car entrant devant le monde dedans le cabinet du Roy,» pour se maintenir en bonne opinion envers le peuple,„ il fort tout aussi tost par la porte de derriere, 8c se re-” n^ T de * ms à chambre, laissant la place à monsieur de„ isellegarde. Le Roy , qui ne vouloit mescontenter„ tout a fait Longnac, luy avoir auparavant donné le

,, Gouvernement d’Anjou 8c de la Tomaine; 8C lui di -

„ soit souventesfois qu’il s’y devoir retirer. Mais luy pre-„ voyant que s’il descmparoit la place, il seroit seule-„ ment Gouverneur en parchemin, 8c que l'effect en„ demeurerait par devers ceux qui avoient le gouverne-„ ment des villes, demeurait toufiours en Cour prés du„ Roy , lequel en fin ne le pouvant plus voir, lui dit ;„ Qu’ií lui avoit ja faict assez de fois démonstrations du„ peu de contentement qu’il recevoir de fa présence ;par-„ tant qu’il délibérais, ou de s’en aller tout à faict, ou■ „ bien qu’il ne le veit plus qu’aux Vendredis, jours qu’il„ réservoir pour faire fa penitence. Longnac se voyant„ du tout debutté de la faveur de son Maistre, & qu’il„ n’y avoit plus de respit en son faict, commence defai-,, re un traict d’un homme désespéré, qui ne respirait„ dedans son Ame qu’une vengeance : Conseil toutesfois,, qui ne lui est succédé, mais depuis a esté fort bien mes-„ nagé par un autre. 11 fend le vent une belle nuict, 8c„ se retire à Amboise (zo) ”. Gérait une ville de VonGouvernement, 8c où du Guast qu’il eftìmoit fa créatu-re (21) commandait. II y fut bien accueilli,- & il pro-posa à du Guast le dessein de se prévaloir de ce qu’ilsavoient en leur puissance les prisonniers d'Henri III (22).La Cour se douta de ce complot, 8C négotia pour enprévenir les suites : Longnac protesta qu’i/ conserverait très-fidelement au Roi la ville , le Chasteau , ©" les Prisonniers.... Mais pour bien dire il comptait fans fin hoste. Car ilmit ceste premiere impression dans la teste de du Gast qui ensceut fort bien faire fin profit (23. „ II y avoit dedans le

„ Chasteau deux compagnies; celle de duGast, 8c d’un„ autre. .... De Gast d’une finesse hardie donne un„ faux allarme, 8c fait entendre .à Longnac, qu’il y„ avoit gens qui rodaient l’autre costé du Pont, 8c desi-„ raient s’en faire maistres; Qu’il seroit bon de leur„ donner quelque algarade. Longnac auquel les mains„ démangeaient, 8c qui ne sc desfioit en rien de duGast,,, prend ceste charge, suivi del’autre compagnie; vabat-,, tre les chemins : Mais en fin il trouve que ce n’estoit„ rien que vent 8c que fumée. Et á son retour, pensant„ rentrer au lieu dont il estait sorty, on luy faict visage,, de bois, 8c à tous ceux de fa suitte. Vous pouvez ju-„ ger en quel misérable estât il íë trouva, d’estre supplan-,, té 8c de la faveur de son maistre, Sc du lieu dedans le-„ quel il avoit estably la ressource de fa desfaveur. Se„ voyant de ceste façon escorné, il est contraint de re-„ prendre la route ancienne de fa maison en GascongneJ„ 8c la compagnie de soldats, celle de Blois. Le Gast■„ s excuse de ce faict (ainsi l’ay-je apris de fa propre9 , bouche)d autant qu’il avoit eu certain advis,queI>on-„ gnac estoit arrivé à Amboise pour le tuër, & se rendre,» absolument maistre de la place. Et que pour eviter ce„ danger, il l’avoit voulu prevenir (24) ”. Nous feronsci-deffous une Réflexion fur cette excuse de du Guast.

Si j’avois eu à choifir entre le narré de Victor Cayet,8c celui d’Etienne Pasquier , je n’aurois pas imité Mr.Varillas qui donne toute la préférence à celui-là, fansdire un seul mot de ce qui est contenu dans celui-ci. IIraconte (2;) la convention faite par du Guast avec laLigue pour la délivrance des prisonniers, 8c les condi-tions fous lesquelles Henri 111 fit avorter cette conven-tion par les avantages qu’il accorda à du Guast; 8c puisil ajoute que le contre-coup de ces deux conventions rejaillit

fur Longnac . Le Roy fe dégoûta insensiblement de luy ;

er quoy que Sa Majesté eût jufques-là tenu la balance égaleentre le jeune Bellegarde & luy > tomme Elle avoit fait au-trefois entre Us Ducs de Joyeuse er d’Epernon; Elle la fitpencher tout d'un coup du côté de Bellegarde, en refusant àLongnac la Charge de Grand Ecuyer pour la luy donner. Lechagrin qu’il en eut le porta à dire trop ouvertement à Sa

Majesté . qu il demandoit pour derniere grâce une

Place de sûreté qut luy servît de retraite. Mr. Varillas ra-porte ensuite la Réponse que Cayet supose que le Roifit. Voila toute sa narration.' Combien de choses essen-tiellës n y manque-t-il point ? Et à quoi songeoit-il enliant la disgrâce de Laugnac avec les menées de du Guast?Quel a-piopos est-ce que cela? L’omission des faits quipouvoient servir de lien à ces choses, 8c fournir unetransition raisonnable à l’Historien, n’est pas la moindrede ses fautes. Rien n’est plus digne de l’attention d’unCritique que de semblables défauts ; 8c rien n’est pluspropre à rafiner le goût 8c le jugement d’un Auteur, que“ e Ìï e avert i de cette efpece de méprises.

Notez ces paroles de Mr. de Thou (26) : Tum, c’est-à-dire lors que Jaques Clement donna un côup de couteaua D en ri III, Mompesacus , Loniacus , cr Joannes LeviutMtrapìcenfis, qui aderant, hominem iâìu régis attonitum su-per ami ir a prensum humi sternunt, statim innumeris vulnt-nbtts confojjum interficiunt. Davila dit (27) que Mom-pesat, Lognac, 8c le Marquis de Mìrepoix , Gentils-hommes de la charhbre du Roi, jettérent le corps deJaques Clement par la fenêtre. Je croi que dans l’un 8cdans l’autre dc ces deux Historiens k virgule entre les

deux

(20) Pas»qoier, Let-tres , Uvr.XI11 ,pag.65 ér fuiv.du Tcm. u.

(ai) LÀ-? «e*

mt,pAg. 66,

(22) LesParens &mirais du

Duc de Unifie.

(23) Pas-quier , Let-tres , Livr.XIII, Tom.Ilsfiag. 67.

(14) Zii

même,

(2j) Varil-las , Hiit. deHenri III,Livr.XI,psg. ïoj.

(it) Thuaa;Litr. xen,pag. |oo.

(17) Oivì-1 * » Lìkr. Jf,SI- í*«.