(iJî) F nusjuboluit tan-dem & depre-ketiftim estires bas con -do nés à Je-suitìs cons-triptas , ha-bitas & pte-élicatas fuisse.Hospinian.HistoriaTeíuitica,Libr. l>pag. n Edit.I68l.
(134) -'*«
I Tome de
U Moralepratiquedes jésuites,pag. 22.
(13 î) Votez
U Livre inti-tulé , MalaJides &Caîumnia:Auctorisauonymi&c. perDanielemÇampfor-dum, impri-mée à Cologne
Can I 68 r-
f 13 si) VolezC Histoiredes Ouvra-ges des 8 a-vans, Moisde. Janvier1688 ,fag.140.
(137) H de-
manda laCensure desIV ^Articlesextraits destrois Ser-mons.
(138) Il Co-
posa à la Cen-sure , & onri*eut pointd'égard à sesHpftìontrances.
(139) Volez.í*\ Caté-chisme desJésuites,impriméTan i<ío2Chap. xfi& suiv. du£ Livre.
(140) Voletal« mime G 3 .-techiíme,au Chap. XVdu J Lìvre 9pag.m. 137$*suivant.
34S
LOYOLA,
doublèrent fans doute le chagrin d’Etienne Paquier (T). II s’éleva quelques diíFérens en Fran-ce touchant le jour de fa fête (Z), après que le Pape Urbain VIII eut publié la Bulle de faCanonisation.
Sa Vierembergj
pas
r ie a été publiée par près de vingt Ecrivains: l’un d’eux fe nomme Jean Eufebe deNie-gj son Ouvrage fut censuré rudement, íx l’on en croit le Pere Baron {AA). II n’eít
ajoute que cette fraude fut découverte (1 3 3 )• Fe senscommun fe soulevé contre cette Accusation; car prenezque les Jésuites soient auíïï médians qùil vous plaira,vous ne tenez rien : il faut de plus que vous stlpoliez qu’ilsfont stupides sc sots comme des enfans;puis qu’il 11’y a quedes benêts qui soient capables d’ignorer, que dans deux moispour le plus tard ils seront couverts de honte aux yeuxdu public , s’ils se bazardent de faire imprimer fausse-ment que tels & tels Moines > défignez par le Jieu dé leurrésidence, par leur dignité , par leur nom, ont prêchételles sc telles choses un tel jour dans une telle ville. Depareils mensonges ne peuvent manquer d’être bientôt ré-futez par un démenti public sc juridique, qui rend lementeur éternellement l'objet de la risée de ses ennemis.S’il n’y a que des benets qui soient capables de ne pasprévoir comme très-prochaiste cette rude mortification,il n’y a que des brutaux & des stupides qui l’aiant prévuesoient capables de s’y exposer. Ainsi toutes les aparences
doivent-ils penser , qui sera peut-être dans les Litaniesavant que je meute: prenons garde à tout, & pensonsà l’avenir. 11 est vrai que Louis XII ne crut pas qu’un'Roi de France dút venger les injures d’unDuc d’Orleans;mais que savons-nous st les béatifiez soiit de cette hu-meur ? Les .Curez de village ne disent-ils pas mille scmille fois que les Saints envoient la peste, la famine, &c,pour punir le peu de foin qu’on a eu de leurs chapelles,sc de leurs images ? Si la faute de ces indévots est châ-tiée par un désastre public qui tombe même sur les inno-cens (141), le Censeur particulier, l’Auteur du Caté-chisme des Jésuites, n’a-t-il pas sujet de craindre le res-sentiment de Saint Ignace ? Les plus sages têtes ordon-nent d’être réservé sur le chapitre de F éloge :
Qualem commendes etiam atque etiam office, ne mox
IncMÌant aliéna tibifeccata pudorem (141).
Et il semble que pour suivre exactement leur conseil,
voulent que nous croyions, que les Jésuites fort jaloux de il faudroit attendre à louer une personne, que la mort
la gloire dé leur Ordre, fort éclairez sur leurs intérêts, - J ^ — - a - ”-' '
& fort observez par des ennemis pertes, n’ont point su-posé les trois Sermons que François Solier fit imprimer àPoitiers: & puis que les Jansénistes (134) n’en attribuentaux Jésuites que la Traduction Françoise, c’est une preu-ve évidente qu’Hospinien s’est trompé. Ceci me faitsouvenir d’une certaine inscription en faux qui fut mal-heureuse aux Capucins de Paris. Ils prétendirent quel’Aprobation d’un de leurs Peres mise au devant du Li-vre d’Amadœus Guimenius étoit suposée. Nous déclarons,dirent-ils, qu aucun des nôtres n a afrouvé ce Livre, er bienplus qu'il n’y a eu qu il n’y a dans notre Congrégationaucun Religieux Provincial, qui s’apelle Luifius de Valen-ce , qui a été deux fois Ministre Provincial de F Ordre desFr. Mineurs de St. François Capucins de la Province du
l’eût garantie du péril de l’inconstance. Vous'aviez louélin homme qui cachoit bien ses défauts : il a perdu cetteadrçsse; il s’est décrié par tout. On vous blâme de votreencens. Peut-être même qu’il est devenu votre ennemi;qu’il vous a persécuté à toute outrance : cela vous a des-sillé les yeux; vous avez conu ce qu’il cachoit; vousl’avez chargé d’injures ; on vous met aux prises avecvous-mêmes. Ces inconvéniens ne seroient pas arrivez ,st vous aviez eu plus de lenteur à distribuer vos louan-ges. De plus les gens de mérite n’ont pas toûjours ledon de persévérer; ils fe perdent dans la bonne fortune,ou dans d’autres conjonctures que la fuite des afaires gé-nérales amené. Vous avez honte de les avoir préconisez;on vous en fait des reproches málplaisans. On éviteroitcela, si pour dire qu’un homme est louable, on usoit du
teur Jubilé de la Sacrée Théologie, sc Conseiller Quali-ficateur de F Inquisition de l’un sc F autre Royaume, erque nous n avons en Espagne aucune Province qui soit ainsiapellée. Nous protestons au/st que ces pompeuses qualitez, donton revestit l'Auteur de cette Approbation empruntée , fonttres-éloignées de la simplicité dont nous faisons profession. Nousdéclarons ces choses fur le témoignage de notre trés R. P. Ge-neral , qui ayant apris que ce Livre paroistoit avec cette Ap-probation a témoigné ce que nous venons de dire. Cette ins-cription en faux fut réfutée dans tous ses chefs par desActes authentiques, Lc revêtus de tout ce que la procé-dure juridique la plus exacte peut demander de formali-tez (135). A quoi songeoient les bons Capucins de Pa-ris ? Pouvoient-ils bien se persuader que d’habiles impos-teurs marqueroient tant de caractères, nom propre,nomde dignité, nom de résidence, sce, s’ils avoient à pro-duire une fausse Aprobation ? Ne feroit-ce point mar-quer à ses ennemis la route qu’il faudroit prendre pourtrouver la bête au gîte? Ne feroit-ce pas les conduirecomme par la main à la découverte de l’imposture ? LesJansénistes ont reconu publiquement que l’Attestas’™Capucins de Paris contient un faux exposé (136).
Notez en passant que les noms propres font vilaine-ment défigurez dans le récit d’Hospinien ; c’eíl aparem-ment par la négligence des Correcteurs. Vous y trouvezValderranna , Lc Vualderanna au lieu de Valderrama ; Do-za au lieu de Deza: tefiatus au lieu de Tofiatus: Tilefacau lieu de Filefac (137) Ducal au lieu de Du Val{ 138).
( 2 ). & qui redoublèrent fans doute le chagrin d’E-
n’êtes pas même en sûreté quand vous attendez que lesgens soient morts : il viendra peut-être un Pape qui met-tra au nombre des Saints celui que vous aurez maltrai-té, Lc qui VOUS dira, adora quod incendisti, recommandez-vous à l’intercession de la personne que vous avez offensée. Jene sai fl les François qui ont médit d’Innocent XI, Lcpendant fa vie, sc après fa mort (144), Réprouveront pascé fâcheux destin. Cela ressemble à ces Arrêts de Parlement qui contraignent à épouser la même fille qu’onavort déshonorée. u
(?)f * éleva quelques différens en France touchant le jourde f a fite. J Mr. Heidegger raconte que le Pape aiant aífi-gné à Saint Ignace le même jour de fête qui apartenoitdepuis long-tems à St. Germain (145), lés Jésuites effa-cèrent des Fastes Ecclésiastiques le nom de Saint Ger-main, pour mettre à la place le nom de leur Fonda-teur (146). Les François s en scandalisèrent, à cause deleur grande vénération pour St. Germain. Le Prince deConde fauteur des Jésuites assûra que St. Ignace lui apa-îut, le jour que l’on célébrait fa fête à Rome. La cau-
Jansénistes ont reconu publiquement que 1 Attestation des lc portée à Rome fut decidee de la maniéré que l’on va1 11 c..... m t voir. Le Pape ordonna que la fête de St. Germain Lc
celle de St. Ignace seroient célébrées le même jour; maisque s’ils ne pouvoient pas s’accorder ensemble, Ignacecomme le plus jeune ferait obligé d’attendre l’année bis-sextile, où il auroit pour lui seul la journée intercalaireLis ad Pontìficem dstata ridicule ìta decifa est ut eodenidie fímul Germanus Lc Ignatius celebretur: quòd si stmul... - -, , . ~ stare nolle viderentur, expectaret Ignatius, ceu recentior,
tienne Paquier .] La nouvelle de la béatification d Ignace annum biiiextilem, Lc diem, qui tum intercalatur, fibine pouvoit être que désagréable à cet Ecrivain , grand eximium haberet (147). j e voudrais que Mr. HeideggerHpc Tésuites. &• nui Hennis nen s’étoit mooné He eut Cité quelque bon Am-o.,.-. —- »_
ennemi des Jésuites, Lc qui depuis peu s’étoit moqué deleur Fondateur dans un Ouvrage public (139), jusquesà prédire en quelque maniéré, que les artifices dont ilsse servoient à Rome, pour le faire canoniser, ne leurréûstiroient pas (140). On peut donc croire que son cha-grin augmentoit à mesure que la pompe de cette béati-fication faisoit plus de bruit par toute l’Europe. Je neconçois point de plus rude mortification, que celle qu’ileut en volant béatifier un homme dont il avoit dit tantde mal. S’il eût été de la Religion, il fe fût moqué dujugement de la Cour de Rome; mais il faisoit professionde la Catholicité : il ne pouvoit donc nier que ses médi-sances n’eussent été réfutées de la maniéré du monde la
quelque bon Auteur; car je n’ai pas trouvé toutcela dans la Lettre à un Conseiller du Parlement fur unEcrit du I ere Annat. On volt cette Lettre au premierf ome du Recueil des Pieces concernant le Nouveautestament de Mons. Or voici ce que l’on trouve àla page 593. „Qui ne fait qu’aussi-tôt que St. Ignace fut.» canonisé, les Jésuites le mirent dans la place de St.„ Germain Evêque d’Auxerre qu’ils effacèrent fiisolem-» ment du Calendrier; où l’on n’auroit plus veu ce grand« nom si vénérable à toute la France , s’il n’y eust esté» rem .is par un Arrest du Parlement de Paris, rendu fur>, un excellent Discours de Mr. F Avocat General”. Mr.Heidegg.
---- — , „„er auroit pu citer Jean Fœtus (148), ou plutôt
plus authentique, Sc qu’il ne se vît condamne par toute Jaques Raevius (149), cité par Jean Fœtus ; mais de quoiî’Eglise Romaine qui aquiesça au Décret du Pape. Ce servirait cela ?
fut une très-mauvaise défaite que de dire, comme firent (, A a) La Vie d'Ignace par J. E. de Nteremberg fut cen-ses enfans dans leur Réponse à Garasse, qu’il n avoit point furée rudement , fi l'on en croît le Pere Baron.] Ce D o mini-'cru que le Fondateur des Jésuites seroit un jour béatifie, cain assûre que le Censeur, qui avoit été chargé d’exa-C est un inconvénient fâcheux dans la Communion de miner cette Vie, raporta aux Juges quelle étoit si pleineRome, qu’on est exposé au péril de se voir contraint de de fautes, quelle méritoit d’être effacée depuis le com-chommer la fête des mêmes gens qu’on avoit satirisez, mencement jusques à la fin. Adeo mendofum librum ut ejjitSc de les invoquer dévotement. Cela doit rendre plus inemendabilis , er à capite ad calcem fpongia delendus ; non-cirçonspects les Auteurs critiques. J’attaque un homme, mtía etiam notavit qu<t stmathmi c? indignstmem àudien .
tibu)
(14Í) SœpùDiefpiter
Ntglefftts in *ce fi q addiditìntegrum.Horac. OcLII f. 29.
(142) Horat»Epist. XVIIÏs.76. Lìbri I yLib. IU X
sang de Jesus-Christ dans les Royaumes de Valence Sc même délai que Solon pour dire qu’il est heureux (143).de Meurcie, Maître és Arts, premier Professeur Lc Lee- Mais à F égard de la Censure, Lc de la Critique, vous
ct 43 ) Dhi-que beatus*Ann obitum \tiemo y fifprè-maqucfun$rœdebet.
Ovidius ,Metam.
Libr. UT;Vers. i;6.
C est le sensde la réponfique Solonfaità Crésus dans
HérodoteLibr. /,
Cap. XXXlTy
N. u,
(144) Vaicz*la %emar -?«£ {G) de
p cArtìde In-nocent xr*
(145) Savoitle 31 de Juil-let.
C14 6)Eo im-pudent i 4 . ,.provefti sunt aut ex Fastìs& Catendantipfo Hpmano ,erafo nomincS. Germantqui eum fibidiem hattenusvcndicaverat „Jgnatiumsuum substi-tuèrent.Heidegg.Hitt. ïapat,t a S- 357 .
(147) Idem Ç,ib.dem.
(148) In
CompendîaHittor. Uni-verlalis,fag. m. 524,
(149) InHistoriaPoutificamRÒmanor*f.». 3 IJ.