Band 
Tome troisieme. K - P.
Seite
151
JPEG-Download
 

LOLLIUS. LONGIANO. LONGOMONTAN. lyx

» -, aucun homme. Mijfam fecìt ìnteriiSio cujusquam in ser-

in Ca% t0n ‘ Pf taum coitu (27): Neuf ans après ce divorce, Paullinesi>f. xxv. ^ ta ' a tous fe avantages pour suplanter ses rivales auprèsde l’Emperéur Claude qu’elle vouloir épouser ; mais fafaction fut moins forte que la brigue d’Agrippine. CadeMejsalUna convulsa principis domus orto apud libertos certa-mine quis deligeret uxorem Claudio cœlibis vita intolérants,er conjugum imperìis obnoxio. Nec minore ambitu feminaexarserant, suam qu&que nobilitatem, formam, opes conten-dere, ac digna tanto matrimonio oflentare. Sed maxime am-bigebatur inter Lolliam Paullinam, M. Lollii confularis fi-l 'tam , er Juliam Agrippinam Germanico genitam : huic Pal-las, illi Callistus, fautores aderant : at Alia Petina e fami-lia Tuberonum, Narcijfo fovebatur. C’est ainsi que parleTacite au Chapitre I du XII Livre des Annales. Le.Favori qui portoit Paulline alléguois, que comme ellen’avoit point d’enfans, elle seroit une bonne belle-mereaux enfans de Claude: Callistus, continue le même Ta-cite ,. longe reâlius Lolliam indùci quando ntíllos libe-

ros genuiffet, vacuam nmulatione, privignìs parentis loco, futuram. Mais le Favori, qui agissoit pour Agrippine ,

allégua des raisons plus fortes, si bien que ce fut en fa.faveur que Claude se déclara. Ce triomphe devoit effa-cer la haine que la concurrence de Paulline avoit excitéedans le cœur d’Agrippine : cependant la rivale heureusen’oublia rien pour perdre la malheureuse; elle la fit ac-cuser d’avoir consulté les devins, 8c l’O racle d’Apollonfur le mariage de l’Empereur : le procès se termina parun Arrêt qui condamna Lollia Paullina au bannissement," ' ' Se à la confiscation de la principale partie de ses biens.

On ne lui laissa qu’environ 130 mille écus. Les parolesde Tacite que je vais citer nous aprendront quelque cho-se du parentage de Paulline. Atrox odït Agrippina, acLollia infenfa , qttod secum de matrimonio principis certavis-set; molitur crimina, e? accusatorem, qui objìceret Chal-dœos, magos, interrogatumque Apollinis Clarii simula-d' N chrum super nuptiis Imperatoris. Exin Claudius inaudita' - rea, multa de daritudine ejus apud fenatum prafatus, soro-re L. Volusii genitam, majorem ei patruum Cottam ,Messalinum esse; Memmio quondam Regulo nuptam

(nam de C. C a saris nuptiis coufulto reticebat ) addidit per-ré ci osa ìn Rempub. consilia, & materiem sceleri detra-hendam. Proin publicatis bonis, cederet Italia. Ita qmn-quagies seflertium ex opibus immenfìs exuli rehílum (2.8). (28) Tacít»Agrippine ne pouvant contenter sa haine fans la mort de í fif" xlTfa rivale, la fit tuer dans le lieu de son exil (29) ; & pour cap.'xxii,être bien assurée que c’étoit la tête de Paulline qu’on lui act ann. Ï02.aportoit, ce qu’elle ne pouvoit pas bien conoître au vi-sage, elle lui ouvrit la bouche, car elle savoir que les (-§) * st 0 '-.dens de cette Dame avoient quelque chose de singulier.

H’tfy $é rivai xxi râv I rKpavâv ywuixâv ptXorOntío-airx^ ’iphtpe , , m j nor .xaì Tiîv re nxvAÍvcw Ttjv KoXhlxv , èoreiS’ eXxtàx nvìc eiç rijv toS " um ndigere-K ÀauSlou avmíxwi , xxéxTsive. rv\v T£ ^ xetpxxijy aùrííi' tm , Idéal

xo[urùe~HTCtv xuty> uù yvupfouerx, rò te çéfzx ^ccuríjç 0»>jo%eipsœhvstj>%e , xxì roùç éSóvrxç imtxxé-pxro > iSíoii fftôç e%Qvrxi;.

Multas-illustres Cr nobilés fœminas nonnulla invidta perdidit ;in quarum numéro fuit Lollia Paulina : qua ab ea proptereanecata est, quod se Claudio nupturqm ejse aliquando sperave-rat : cujus caput ad se perlatum quum non agnosceret , os ejusmanu sua aperuit, ut dentes inspiceret, quos illa non pertnde,ut casera soient habuerat (30). Parla somme qui fut lais- > s 3o C i^H'fée à Paulline, on peut conoître quelle étoit extrême- I53 .

ment riche, mais on l.e conoîtra mieux si l’on considéréla somtuosité prodigieuse de ses vêtemens. Pline, quil’avoit vue, nous aprend que même dans des occasions quin’étoient pas des plus pompeuses-, elle portoit fur ses ha-bits 8 e. à la coiffure pour quatre millions de pierreries. (31) Plinius,Lolliam Paulìnam, qua suit Caji principis matrona, ne serioquidem ac solenni carimoniarum aliquo apparatu, sed medio- 3J J *

crium etiam sponsalium cœna, vidi smaragdis margaritisque "opertam: alterna textu fulgentìbus, toto capite, crinibus, spi- £> mSris, auribus, collo, manìbus, digitisque : qua sitmma qua- P ^Article dedringenties H-S. colligebat ipsa consestim parafa mncupa- Gaugula ,tionem tabulis probare. Nec dona prodigi principis fuerant ,sed avita opes, pprovinciarum scilicet spoliis paru. Hic est ra- cenôtaph!'*pinarum exitus: hoc fuit quare M. Lollius infamatus regum Pisan.paç.muneribus in toto Oriente, interdira amicitia a Cajo C&sare 189 ,a relevéAugustì filio venenum biberet, ut nepth ejus quadringentiesH-S. operta Jpeâiaretur ad lucernas (31). J’ai dit ailleurs(32) qu’Usserius s’est trompé, en prétendant que cettefemme fut mariée à Caïus César, petit-fils d’Auguste.

sîbiioth. LONGIANO (Faustus da). Auteur Italien'au XVI siécle, publia un Livre fur j d .f%To’ Duel, & quelques Observations fur Cicéron, & fur les Monnoies Romaines. On croit diTlnìlu' î3 °‘ qu’il avoit traduit Diofcoride en Italien avant que Matthiol publiât une Traduction semblable guevara.

Ça). J’ai parlé ailleurs (£) deluiau sujet de la Traduction d’un Ouvrage de Gúevara.

Christo-phe , commedans MoreriVos-

*. lUs > ir dansle Cata-lo-|«e d’Ox-f^s&dansj Uiarium

® e fritte.

obfctt-

Ptrcecia

Longo-Mon-tanm cogno-minatns fuit.Gassendusir ‘ Vit a Ty-cl >on. Brah.Liir. ui,fin.

f “S- m. 430 .

O eodem

G-affendó,

M.

[ d ) Gassen-

Idem,

lh ‘dtm.

Um,^dem , p at4S«. ^

■■r,

4 Sa.

LONGOMONTAN (Christien (a) ) grand Astronome, Professeur en Mathé-matique à Coppenhagen au XVII siecle, & Chanoine de Lunden, naquitl’an 1 fdi, dansun village de Dannemarc {b). II essuia au commencement de ses études toutes les incom-modités a quoi fe doivent attendre les Ecoliers qui font comme lui. fils d’un pauvre Labou-reur {A). II vecut tantôt chez son pere, tantôt chez une tante ; tantôt chez un oncle, tou-jours aux prises avec la mauvaise fortune, & contraint de se partager entre la culture de la ter-re, & les Leçons que le Ministre du lieu lui faifoit. ’Enfin quand il eut atteint l’âge de quin-ze ans, il sc déroba de fa famille, 8c s’en alla à Vibourg, où il y avoit un College. II y pas-sa onze ans, Sc quoi qu’il fût obligé de gagner sa vie, il ne laissa pas de s’apliquer à l’étudeavec une ardeur extrême (A), Sc entre autres Sciences il aprit fort bien les Mathématiques.

a ? 1 ír cela ^Université de Coppenhagen, Lc dans un an il s’aquit de telle forte l’es-time des Professeurs qu ils le recommandèrent fortement à l’illustre Tycho Brahé. Cette re-commandation tut efhcace. Congomontan fut très-bicn reçu de ce fameux Astronome qui fetenoit alors dans l’Ile d’Huëne. Je parle de l’année iy8p. 11 demeura pendant huit ans auprèsde lui, Sc l’aida beaucoup soit à observer les astres, soit à dresser les calculs ; Sc il se montra siexact, si laborieux, Sc si habile, que Tycho Brahé l’estima Sc l’affectiona très-particuliére-ment (c), Sc qu’aiant quité fa patrie pour s’aller établir en Allemagne, il souhaita passionné-ment de l’avoir auprès de foi (d). Cela paroît par des Lettres qu'il lui écrivit l’an ifp8 Scl’an iypp (e). Longomontan acquiesça à ce désir de Tycho-Brahé, Sc fut le joindre dans lechâteau de Benach proche de Prague (/). II lui fut d’un grand secours dans tous les travauxastronomiques; mais comme il avoit envie d’une Chaire dé Professeur dans le Dannemarc,Ty-cho-Brahé consentit de se priver de 1a présence, & des services de cet Eleve, Sc il lui donnaun congé (g ) rempli de marques d’une estime très-glorieuse. II eut foin aussi de lui fourniramplement de quoi soutenir la dépense du volage. Longomontan retournant en Dannemarcprit un grand détour , afin de voir les endroits d’où Copernic avoit contemplé les astres (h).Il trouva un bon patron en la personne du Chancellier (r); Sc après avoir eu chez lui un em-ploi honnête (k), il fut pourvu d’une Charge de Professeur en Mathématique dans l’Acadé-mie de Coppenhagen l’an 160f. II l’exerça dignement jusques à fa mort qui arriva le 8 d Oc-tobre 1647 (/). II y avoit dix ans qu’il avoit perdu fa femme, qui étoit sœur de Gaspar Bar-tholin (ra). Les Livres, qu’on a de lui, font conoître fa grande capacité (C). II s amusa à

recher-

(«?) ÏÏeft datede Prague le'

4 d*lAoût1600. VoieZi

Gassendi,in Vita Ty-chon. Brah*Libr, V ,pag. 459 .

(h) In Pôle-nìam per St -lefìam diverte-re ac inter rc-deundum in-vif cy t loca t tequi bus obfer-vajset Copcr-nicus . Idem ».

ibid.

(*) Il s*ape?~loit ChrijlienFriis de’Bor-rebye.

(O Longo-montan.Epift.Dedicat «AttrononuDanica:.

(/) Gaslend.in VitaTych. Brah» *Libr . VI %

M2* 473.

(m) Mollet,Hypome.ad Alb. Bar-thol, deScriptis Da-

( -à ) Il étoit fils d*un pauvre ' Laboureur,'] Cette bassequalité n’empêcha point Longomontan d’immortaliser lesiom de son pere au frontispice de ses Livres; car il s’ydonnoit le nom de Christianus Longomontanus Severini fi-«“e. Les Savans ne pratiquent guere cela que lors queleur pere a été illustre dans la République des Lettres.Ln Adversaire, qui eût prétendu que Longomontan n’é-toit pas illustre, n’eût point manqué de lui dire, vouse xpliquez une chose obscure par une autre plus obscure ,C J curum per obscurius, imo per obscurijjtmum.à > ) .§h*oi qu il fût obligé de gagner sa vie, il ne laijsapass » l étude avec une ardeur extrême .] Voici les

expressions de Gassendi (1) : Moratus tlletc x 1 annos parttmindustria viSlum parans , partm >ndefeJso labore Uterts mvtgt-lans. II a oublie de dire que Longomontan régenta danscette Ecole de Vibourg (z). Voici un homme qu’il fautcomparer au Philosophe Cleanthe (3). ^

(O) Les Livres qu on a de lut pont conoître ja grande ca-pacité.) En voici le Catalogue (4) ; Syftematis Mathematici

pars

(t) Gassen-

dus, in VitaTychon.Brah. Libr»II l,fubfin.pag. m. 430.

(z) viburgi ScboU %eiïor. Witte mDiatio Biographico ad ann. i«47 .( 3 ) Conferqttœ supra Citât. (24) de Ij Article de J UNI U S (François).(4) Albert. Bartholinus, de Scriptis Danorum , selon C Edition <wMollcrus, 1699 > p“g- -5 > r S.