(b) te P.Anselme,Hîft. de laMaisonRoiale,M- 3oí,
(e) Volez. U\em. (^4).
f9) Brantô-me , Mé-moires ,Tom.III,í a í- 276,
(to) Hist.
He la Mai-son Roiale,ptg- îoí.
( 11 ) Mctnda-torum fummah&c erat utissu fidei datarecordaretur,cjkamprimumtenu nantiex Caroli“vunculi ha-rtditatc à te?cpejftffd rem-t c ™jsit,datu-ra m opcramBt Guijîano-r um conatuslm Pedirentur ,
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1 Heresie.
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puînée de Jean de Longvic (C), Seigneur de Givri, & sut mariée en if$8 à Louis de Bour-bon Ildunom, Duc de Mompeníier (b). Elle fut la favorite de Catherine de Medicis; 8csi elle avoit vécu dans le tems que cette Reine lia les intrigues qui pensèrent perdre le Roiau-me, elle lui auroit peut-être fait prendre de meilleures résolutions (f). Peut-être aussi que sesbons conseils 8í son adresse n’eussent rien pu opérer contre une ame de cette trempe 5 dont l'am-bition étoit un feu dévorant. Quoi qu’il en soit, elle mourut à la veille des grands troublesde Religion le 2.8 d’Août ip6i. Elle avoit nettement fait paroître pendant fa longue maladie,ce de quoi son mari l’avoit soupçonnée depuis long-tems, savoir qu’elle étoit de la Religion(Z>)î & ce fut sans doute par ses Catéchismes particuliers, qu’elle jetta dans Pâme de quel-ques-unes de ses filles les semences de Réforme qui fructifièrent quelque tems après * car Fran-çoise de Bourbon sa fille aînée, mariée Pan iyy8 avec Henri Robert de la Marc, Duc deBouillon, professa ouvertement la Religion Réformée, sans que les foins incroiables que sonpere fe donna pour la faire revenir (E) produisissent aucun effet. Charlotte la quatrième fil-le de ce Duc avoit été mise dans un Couvent, contre l’avis de fa mere (F), qui fouhaitoit dela marier avec le Duc de Longueville. Elle fut Abbesse de Joûare; mais comme ce genre devie nc s’accordoit pas avec les lumières que fa mere lui avoit données, ni peut-être auífi avecson inclination, elle se sauva en Allemagne Pan 1 f72., y abjura le Papisme , & fut mariée deuxans après au Prince id’Orange. Des trois autres filles de Jaqueline de Longvic Lc du Duc deMompensier, il y en eut deux qui persévérèrent dans la vie monastique à laquelle on les avoit
facri-
IX touchant le Huguenotisme de cette Duchesse; maison ne fait pas toûjours, quand on fait un Livre, ce quel’on fait lors qu'on en compose un autre ; & de là vien-nent tant de différentes Hypothèses de Monsr. Varillas.
(C) Elle étoit fille fumée de Jean de Longvic, ] Fran-çoise de Longvic fa sœur aînée fut femme de l’AmiralChabot, 8c laissa postérité (14). Le Pere Anselme a doncdit fort improprement que Jaqueline fut héritière dejeande Longvic. II donne la même qualité à Françoise.L’expreíììon ne seroit pas juste, quand même on auroitdonné à chacune la moitié des biens paternels.
(D) Son mari avoit soupçonné . , . quelle étoit de la Re-ligion.] Voions ce qu en dit le Président de la Place (15).„ Elle deflroit que le Duc de Longueville espousast la,„ troisième (16), destinée par le pere à estre Religieuse,, à Frontevault, au grand regret de ladicte Dame, ainsi,, qu’elle feit entendre à son mari par ses derniers pro-„ pos > ne luy celant ce dont il l’avoit auparavant sous-„ peçonnee, qu’elle estoit de la Religion dièse refor-„ mée. Ce qu’elle avoit faiés paroistre durant sadicte„ maladie (qui fut longue) estant à Fontainebleau, &„ le Roy à Reims pouf son Sacre, où elle demanda un„ Ministre de ladicte Religion, pour conférer avec luy» du faict de sa conscience. Malo luy ayant esté envoyé,,, qui luy refusa de luy administrer le Sacrement de la„ Cene, qu’elle demandoit, pour autant qu’elle estoit„ seule, & ri’y avoit autre pour communier avec elle:„ Remonstrant ledict Malo qu’iceluy Sacrement n’estoit„ institué pour estre particulièrement administré, commei, estoit bien le Baptesme, ains pour estre communié à„ plusieurs fidelles ensemblement : dont toutesfois elle ne,, se pouvoit contenter, voulant en toutes sortes faire„ déclaration de la Religion en laquelle elle vouloit mou-„ rir”. Monsr. de Thou (17) raporte en substance lamême chose. Mr. Varillas (18) l’a adoptée purement Lesimplement: marque évidente qu’il n’a point cru que cefût un Conte à la Huguenote; car s’ill’eût cru, il eûtfait une longue parenthèse pour nous le dire.
(£) Françoise . . . sa fille aînée . . . Son pere se donnades foins incroiables pour la faire revenir .1 Entre autres cho-ses il fit disputer devant elle deux Docteurs de Sorbonne8c deux Ministres, aux mois de Juillet & d’Août 1566.Cette Conférence ne put fe tenir dans l’hôtel de Mom-pensier, parce que ce Prince voulut exiger que les Mi-nistres ne priassent point Dieu avant faction,à quoi ils nevoulurent point consentir. La partie fut donc rompue ;mais on la renoua quelque tems après, 8c on l’exécutadans l’hôtel du Duc de Nevers. J’en parle ailleurs (19).Les deux Docteurs étoient Simon Vigor 8c Claude deSaìnctes; les deux Ministres étoient Spina 8c Sureau. IIy eut bien des paroles en répliqués, dupliques, &c, 8cpuis des Imprimer où chaque parti s’attribuait la victoi-re ; mais íe bon fut pour les Ministres que la Duchesseleur demeura, 8c c’étoit le prix de la course. II arrivale contraire dans la Dispute de Mr. l’Evêque de Meaux8c de Mr. Claude: Mademoiselle de Duras adjugea leprix au Champion Catholique.
(F) Charlotte . . . . avoit été mise dans un Couvent con-tre l’avis de fa mere.] Ceci me donne lieu de toucher àune contradiction de Monsr. de Thou
elle le Duc de Bouillon n’auroit pas pu conserver le Gou-vernement de Normandie après la mort de Henri II com-me il le conserva. Mais écoutons Brantôme, qui nousdira bien d’autres nouvelles du crédit de cette Dame.Après avoir dit pourquoi fous le Régné de François I leDuc de Mompensier ne réûffit gueres, par raport à sesprétentions fur les biens du Connétable Charles de Bour-bon, il ajoûte (9): „Du temps du Roy Henry il en eut„ quelques lipées,par le moyen de Madame Jaquette de„ Long-Vie, de la Maison ancienne de Givry, issue de„ celle de Chalon 8c des Palatins de Bourgogne. Cette,, Dame Madame la Duchesse de Montpensier, du tems,, du Roy François, par un moyen que l’on difoit alors,„ Monsieur d’Orleans la servant, quel mal pour cela ?„ ( Monsieur de Rostain, qui vit encore, le sçayt bien )„ eut grande faveur à la Cour, mais elle n’y put rien„ faire à cette succession, pour la raison que j’ay dite;„ aussi qu’elle estoit jeune, 8c non si spirituelle comme„ elle le fut depuis. Du temps du Roy Henry elle eut„ beaucoup de faveur, car elle devint plus habile 8c gou-„ vernoit fort la Reyne. Le Roy François second vint„ à son régné, où elle put beaucoup , car je l’ay ,veu„ gouverner si bien le Roy 8c la Reyne, que j’ay veu,, auffi deux fois de mes yeux, que le Roy faifoit re-„ commander la cause de madite Dame, qui faifoit tout,,» & son mary peu, 8c solliciter contre la sienne propre.» Cela estoit fort commun à la Cour; 8c fi vis une fois,, Monsieur le Cardinal de Lorraine, de la part du Roy,„ en parler à Messieurs de la Cour, qui l’avoit aussi en-„ voye quérir a son Hostel de Cluny, lors que le Roy„ al'a a Orléans, 8c leur recommanda le droit de ladite„ Dame , (elle y estoit présenté) jusques à dire que le„ Roy la vouloit gratifier en cela ; qu’il renonçoit pour„ fa part, 8c son droit à cette succession, 8c qu’il n’en„ vouloit nulle portion ny part, 8c qu’ils passassent 8c„ coulassent cela le plus legerement pour luy qu’ils pour-„ roient. Pour fin cette Princesse 8c ce Prince, 8c les" ‘ni-j un I a P r fss les autres ont tant travaillé, sollicité" °íI j 1 nAi ssi 1 lls en ont f u pied ou aiilc. fors laDu-,, ché de Chastelleraut, que les R.oys par cy-devant n’a-
„ voient voulu desmordre, 8c l’avoient mise à leur pro-„ pre, laquelle depuis don'nerent pour appennage à Ma-„ dame leur sœur naturelle legitimée, que nous avons,, veu long-temps appeller Madame de Chastelleraut, au-„ jourd’huy Madame d’Angoulesme ”,
Sur ce témoignage je rue crois en droit dé m’inscrireen faux contre ce que dit le Pere Anselme (10), que leRoi François 1 restitua au Duc dé Mompensier une bonnepartie de la succession de la Liaison de Bourbon ; comme le Du-ché de Chatelleraud , le Comté de Forets , esr la Baronnìe deBeaujelois er de Dombes , o? même le Comté de Montpensier ,qui fut érigé en Duché & Pairie l'an 1538 ,.nuquel fut jointle Dauphinè 'd'Auvergne', avec la Seigneurie deCombraille l’an1543. Monsr. de Thou s’accorde incomparablementmieux avec Brantôme qu’avec ce Pere; car il assure queCharles de Marillac écrivit à la Duchesse en 1560, que letems étoit venu où este étoit obligée d’agir contre laMaison de Guise, puis qu’elle avoit recouvré le pais deBeaujolois 8c celui de Dombes, 8c qu’elle avoit promisd’agir, pourvu que l’on fit raison à son mari ssir la suc-
M Le p,
Anselme ,Hist. desOffic. pag,3 IJ.
(is)La Pla-ce, de l’estatde la Relig.8: Republ.folio 21 sverso.
(16) Cet tu-teur ne [avoitpas tjtdilsavoient5 fidcSy
(17) Lilrixxv u H
p&g. tn. z6r»
( 18) Hist. deCharles IX,Tom. I ,pd.g. 71. Voienila %em. (B jde C . Article
SOUBI SÈ(Jean dcìarthenaiSeigneurde).
(1 v) Sous le,mot R o-81 ERS.\em. (C],
H dit dans le Li-
cession du Connétable (11 ). II eût été absurde de lui vre XXVIII, que Jaqueline de Longvic étoit indignéeparler de la sorte, fi la restitution avoit été faite sous de la clôture de fa Charlote pour deux raisons; luneFrançois I. Je ne sai ce qu’il faut croire de ce que dit qu’elle l’avoit destinée au Duc de Longueville; l’autreMr. Varillas (12), que la Duchesse attacha son mari aux qu’elle lui avoit déjà remarqué de la répugnance pour laintérêts de Mrs. de Guise, qui ne se défièrent point de ce vie religieuse (20). Dans le LI Livre il dit qu’elle l’éle-Duc, mais le souffrirent à la Cour pendant qu’ils en écar- va à la Religion Protestante, mais en secret par la craw-lèrent les autres Princes du sang; tant parce qu’ils le co- te de son mari; 8c qu ensuite cette Charlote n’aiant à pei-noissoient plein de haine pour les Calvinistes, que parce ne qu’un an, fut jettée dans le Couvent de Joûare : Vìxque tout le monde [avoit que Jaqueline de Longvì fa femme annicula m Jovarienfe Monaflerium conjeála. Si elle n’avoitle gouvernait absolument , er que cette Princesie avoit une si qu’un an, tout ce qu’on a dit de son instruction 8c desétroite liaison avec la Reine mere , quelle ne seroit jamais que marques de fa répugnance est faux 8c impossible. II faut« qu il plairait à fa Majesté ( 13 ). C’étoit là le lieu de dé- fans doute ou que ce grand Historien ait été dans des dis-biter ce que cet Auteur a débité dans la Vie de Charles tractions d’esprit peu ordinaires, ou, ce qui est plus vrai-T Q M, ixi, J t r
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