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Tome troisieme. K - P.
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{£) Le P. An-selme, Hist.de la Mai-son Roiale ,

pag. ìo6 -

{t) Thua-nus, Libr.

X XVIII.La Place, de.l’Etat de laRelig. 8cRepubliq.Livr. VI.

(n) Hist.des Offic.313 .

(zz) Ll Pré-sident de laplace, cr Mr.de Thou,le nommaitHenri.

(23) De Pes-tât de laRelig. ScRepubl. folio215 verso.

(24) Mr. leLaboureurefl de ceux-là,Tome 11 . pag.10S des Ad-ditions àCastelnau.Mais Théo-dore de Be-ze , Livr. V, iP“S- 749 > re-marque ex-pressémentque ce Ducmourut te 14de Fevrierij6z, com-mençantl’annee enJanvier.

(25) Cité parle Labou-reur, là-mê-me.

(16) EnJ 5 61 , li-mi-me,pog. 107.

(27) Tome 1 ,M- 2 3 7 .

(28) Hist.Eccles.

Livr. VI,pag. 24I.

(ïp) Beze,Hist. Eccles.Livr. V,p“, J. 74S- 749 .

(a) Del’Ori-gine des Ro-mans ,

pag. 6 s, 66 .Edit. Latin A.

•(1) Op tramsuam dicavitconsobrinoLudovico Ca-merario tumEÍeHori Pala-tine à Confi-liis ,j>o]lea se-reniffimi Sue-di.t ‘Régis Lé-gats ad pcede-ratos Belgas.Voliius,deHistor. Grx-cis,pag. f!7.

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LONGVÍC. LONGUS.

sacrifiées, & une qui épousa le fils du Duc de Nevers (d) (G). Elle avoir suivi en Espagnela Reine Elisabeth (<?), qui l’aima beaucoup (II).' Si Jaqueline avoir converti son époux ,elle auroit épargné bien du sang à ceux de la Religion, 6c bien des angoisses aux personnes deson sexe i car il en usoit avec la derniere dureté, comme on le peut lire dans Brantôme (/).Leur fils, quoi que bon Catholique, ne suivit point les Ligneux. Quand cette Dame n’au-roit fait que procurer à la France un Chancelier d’autant de mérite que Michel de l’Hospital(/), on devroit bénir sa mémoire; car il n’étoit point possible de choisir un meilleur sujet quecelui-là : 6c personne ne pouvoit être autant que lui le soutien de la Monarchie dans une con-

se retirer.

semblable, qu’il ait entendu par anniculus un âge plusavancé que celui d’un an. Mais se trouve-t-il de bonnesautorisez pour ce sens - là ?

(G) Une de ses filles épousa le fils du Duc de Nevers.) Onl’a-pelloit le Comte d’Eu. Je ne trouve point en quel temsil se maria; mais je me défie du-Pere Anselme, qui dit(zi) qu 'Anne de Bourbon fut mariée par contraéi du 6 deSeptembre i;6i avec Françoisigzz ) de Cleves II du nomDucde Nevers, zX quelle mourut fans enfans l'an 1571. Carquelle aparence qu’on ait marié cette Princesse huit ouneuf jours après la mort de fa mere ? Je n’iníiste pointfur ce qu’a dit le Président de la Place (13), que le Ducde Nivemoh mourut peu après le mariage de Henri de Cle-ves son fils avec Anne de Bourbon ; d’où il faudroit con-clure que ce mariage précéda la mort de la Duchesse deMompensier, si l’on ne prenoit point garde que ceux quimettent la mort du Duc de Nevers au 13 de Févrierxçói; fe règlent fur la coutume qui duroit encore decommencer l’année à Pâques (14). Or fur ce pied-là ilest clair que ce Duc mourut après Jaqueline de Longvic,& qu’ainsi ce qui a été cité du Président de la Place neréfute point le Pere Anselme. J aimeroìs mieux me pré-valoir de Brantôme, qui dit que le Comte d’Eu allaépouser en Espagne la Princesse Anne. C’étoit, dit-il(15), le plus beau Prince à mon avis que f aye jamais veu ,z? le plus doux & le plus aimable-, nous le tenions tel parminous, & lors qu’il s’en alla épouser Madame fa femme en Es-pagne (16 ), fille à Mr. de Montpenfier, il y fut aujfi [touttel estimé zx admiré autant de ceux de la Cour, que de toutle pals. A qui croirons-nous, ou à Brantôme qui dit quela Princesse fut épousée en Espagne, ou à Monsr. deThou ëc au Président de la Place, qui disent, celui-làqu’après son retour d’Espagne elle épousa Henri Duc deCleves, celui-ci que la Duchesse fa Mere la rapella d’Es-pagne, afin de la marier à ce Henri ì Monsieur deThou, qui remarque qu’elle mourut peu après ses noces»auroit pu en dire autant de sò'n mari tué à la bataille deDreux, par la faute d’un Enseigne du Duc de Guise, quilaissa débander son pistolet. Voilà cé qu’en dit Brantô-me: mais d’Aubigné (27) le conte tout autrement, &nous fáit savoir que ce jeune Duc de Nevers avoit eu co-noissance de la vérité. C’est aparemment pour cela queJaqueline de Longvic avoit voulu être fa befle-mere. Be-ze raporte assez au long la mort 8c la Religion de ce Duc(28) ; 8c comme il remarque que le Marquis d’Isles sonfrere, & la Marquise sa femme aisistoient aux exercicesde piété avec lui, 8c qu’ils firent même la Cené tous en-semble le jour de Pâques 29 de Mars 1562 (29): com-me, dis-je, il remarque cela, fans dire jamais un seulmot de la Duchesse, il-faudroit conclure quelle mourutpeu après son mariage, ainsi que M. de Thou l’a avancé,si l’on ne voioit deux Auteurs qui s’y oposent : l’un est lePere Anselme, assurant que cette Dame décéda l’an

1572; l’autre est Brantôme, qui en parle comme de laveuve du Comte d’Eu, depuis Monsieur de Nevers (30), lorsqu’il donne la Liste des Dames de la Cour de Catherinede Medicis.

(fí) ... La Reine Elisabeth . . l’aima beaucoup .] Bran-

tôme m’aprend (31) que cette fille de Monsieur de Mom-pensier, tres-fage, tres-vertueuse z? belle Princesse, z?pourtelle tenue en France & en Espagne, avoit été nourrie quel-que tems en Espagne -avec la Reine Elisabeth de France ,étant fa Coupiere, lui donnant à boire, d’autant que la Rei-ne étoít servie de ses Dames c? filles, c? chacune avoit sonétat. Cette Reine lui donna un diamant de quinze censà deux mil écus. Une maîtresse du Comte d’Eu témoi-gna beaucoup d’envie d’avoir cette bague qu’elle vit audoigt du Comte, l’obtint fans peine, & la porta toujourspour l’âmour de lui. La Comtesse, à qui son mari avoitfait accroire qu’il avoit perdu ou engagé ce diamant, le

( f) Discoursdu Duc deMompen-lìer, au TomeIII de JhMémoires.Votez, f cArii-de BABELOT,Temarq. ( C )*

(g) Si Ter-'gama dextraDefendî fias-sent , etiambac elefensafuijsc-nt •

Virg. JE n.Libr. II,'Vers, 291.

(30) Bran-tôme , Dis-cours deCatherinede Medicis 3dans le Tomedes DamesIllustres.

(31) DamesGalantes ,Tome II 3

jamais n en sonna mot a 1 un m a i autre. Brantôme a rai-son de l’en louer : mais quel désordre ! Ce Comte vécutpeu de tems depuis ses noces, 8c il ne laissa pas d’étre in-fidelle à fa femme.

(J) Elle procura 'à la France le Chancelier ... de l’îlos-pital .] Monsr. de Thou (32) nous aprend ce fait en cet-te maniéré : Id autem faèlum Jacob a Lonvïana Monpenferìiuxorìs commenàaûone qua in Catharina amicitia pracipue jìo-rebat, excelso ingenio mulier, & qu& crescentem Guifianorumpotentiam suspeêlam habebat. Illa Catharinam Guifianorumviolentiam jam expértam proprio metu incendebat , Z? ad im-perìúm anhelanti certissimam viam oflendebat, fi aliquem de-ligeret cujus falutaribus monitìs eorutn pernìtiofa confilia re-vinceret. Volez une ample Paraphrase de ce Latin dansVarillas à la Vie de François II (33), où l’on trouveaussi (34) comment lâ Duchesse de Mompensier contri-bua à sauver le Prince de Condé sous le même RégnéCet Historien ne lui est pas st favorable dans la Vie déCharles IX. II veut qu’elle ait été cause de ce que le Roide Navarre renonça à la Régence en faveur de la Reinemere. Les persuasions , dit-il (35), de la Duchesse de Mont-penfier, que l’on apelloit la Sirenne, Vemporteront fur les re-montrances des Montmorencis, des Chatillons, des Calvinis-tes, cy des plus zêlez Catholiques . La facilité de ce

Prince fut lá cause ou l occasion de tous les maux qui affligè-rent la France durant fi long-tems. Mais puis qu’il avoueque le Connétable 8c 1 Amiral, au lieu de le détourner d'unfi honteux désistement , l’y confirmeront par cette feule raison(30), que j on inconstance les embarajfoit trop, zy qu’ils dïspo-seroientplus aisément de la Reine, apr'es l’avoir obligée parun bienfait aujfi considérable qu’étoit celui de porter le premierPrince du sang à lui ceder la .Regçnce, si n’y a pas tant àcrier contre la Négociation de cette Duchesse. Mr. deThou ne ìa blâme point (37).

(32) Libr.

XXIV, fuifin.

( 33 ) P*£Ì* 9 Sér f uiv. Edit.de Hall. Volas,aujfi pag^

L64.

(34) Pag;295.

(35) Tomepag. 9, kPann. 1560.Il cite U Né-

gocìatioade la Du-chesse deMontpcn-sier avec JeRoi de Ha-vane.

(36) Dérobéeà Theod. deBeze, Hist.Ecclésiast.Livr. 1 V ,pag. 40 S.

(37) Libr.

XXV, p*g,

ÍM.

LONGUS, Sophiste

liste Grec, Auteur d’un Livre intitulé c’est-à-dire Pastorales

(J), qui est un Roman fur les Amours de Daphnis 6c de Chloé. Mr. Huet (a). Evêqued’Avranches, qui est un grand juge en toutes matières, dit assez de bien de cet Ouvrage; mais-il y remarque aussi beaucoup de défauts, entre lesquels le plus grand fans doute consiste dansles obscénitez qui s’y trouvent (B). Cela est encore plus éloigné de la politesse de nos Ro-mans, que la conduite de la Bergere de Longus: elle aime trop tôt, 6c accorde des baisers

trop

(A) Il est Auteur d'un Livre intitulé n-ui«k9i>-à. c’est-à- reri ont cru qus les Pastorales dont je parle étoient endire Pastorales .] Le mot Pafioralia lu dans Voisins par Vers. Malincrot a été dans cette erreur (2), comme leMr. Moreri lui a fait juger que cet Ouvrage est en Vers; remarque le Sieur Konig (3), qui de son côté ignoreLongus, dit-il, laijfa quatre Livres de vers Pastoraux ou qu avant lEdition de Jungerman (il le nomme Juger-Ëclogues que paudefroi Jangerman nous a donnez, en Latin man) ces Pastorales eussent paru en Latin.avec des Remarques de fa façon, zx il a dédié cet Ouvrage à (B) . . . dont le plus grand défaut consiste dans les obfcê-fon cousin Louis Camerarius. Les Pastorales de Longus niiez qui s’y trouvent.] Je croi que ce fut à cause de ce-sont en prose : le Traducteur Latin s apelle Godefroi Jun- H ss^e Mr. Huet n’acheva pas de le traduire en Latin ;german; 8c il étoit inutile de remarquer qu’il dédia cette ca ( ^ nous aprend qu’il entreprit cette Traduction dansVersion à Louis Camerarius son cousin. Vosiius, de qui fa j eunesse, avant qu’il conût parfaitement le caractère deMoreri a tiré cette particularité, a eu des raisons de la f et Ouvrage, 8c combien cette lecture pouvoit nuire auxfourrer dans son Livre, tirées du tems 8c dupais où il jeunes gens, 8c convenoit peu à des personnes âgées,écrivoit; car ce Mr. Camerarius étoit fort conu en Hol- ‘gUffit» puer ejfem, hune Autorem Latine interpretandum fus-lande, où il avoit été Ambassadeur du Roi de Suede : ce P > ct tm nondum fatis haberem exploratum , quid in eo lau-c est ce que Voisins ne manqua pas d’ajoûter (1). Mo- dabile effet, quid vitiofum-, z? quantum ejus lettio pueritUreri, qui n’avoit pas les mêmes raisons, devoir négliger damnofa fit, quamparum etiam atatiproveâliori décora (4).cette queue, ou en tout cas il devoir dire tout ce que Cette raison n’empêcha pas un Professeur de Franeker deVomus avoit dit; par là il eût donné lieu à ses Lecteurs , traduire

Ívprsión de LonRÌs é D de l u , qud ° n aV0 ^ ™ dlé c U) Petms Danid Huetiu S , de Origme Fabulante Romança-la Version ae Longus. De plus habiles gens que Mr, Mo- sium, interpréts Gulielmo fywhone, pag, 67.

(z) LongusSophifía ferist*fit -Heroìcocarmine de -amoribusDaphnidis &Cbloes librìsquatuor.Mallincr.ParalipomJde Hiiì.Graec. pag<Z 9 .

(3) Bí-

blioth. pngi4S0.