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Tome troisieme. K - P.
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(i7) Dmla 'Remar-iai (B).

<r«) On écritceci CanI«S 4 .

(a) Da Ver-dict Vau-ïrivas, Bi-blioth.Ft&nç.pag,§ 45 >.

f b ) Et nonsas près deKoiou, com-me on le ditdans le Mo-reti avec LaCroix duMaine.

(*) Du-Chêne, An-riqiutez desVilles deFrance, 8 cc.Ch. I. Decelles cfAn-

Jw,

( t ) Volez,ei-dejfas . Ha-chant ce Livrela fin de laHemarq. (E)de E,ArticleJOUBERf.

1 5 6 LONGUS. LORME.

ï 598, fur Je Manuscrit de la Bibliothèque de Louis Ala- 1586 (2.9). II est vrai qu’il lui donne Vâge de quatre-vingt- . .manni, avec des Notes de Raphaël Columbanius. On dix ans; mais il est d’autant plus impossible de trouver-là ^ u s^~parle d’une Edition in 8 , en Grec 8c Latin parles Com- -de quoi ajuster le compte de Voffius,qu’il est certain que lxxxiv,melins l’an 1606. J’ai dit quelque chose ci-dessus (17) de Gambara fit cet Ouvrage dans fa vieillesse (30), 8c peu- p*.î- 7«.J’Edition de Franeker. Au reste, je ne fauroi? com- dant que le Cardinal de Granvelle, auquel iíí’a dédié, (*°) obstatprendre ce qui a porté Voffius à dire, qu’il y avoit 170 étoit Viceroi de Naples. Mr. Teiffier (31) ne parle point nuT^ilZans que Gambara avoit fait la Version de Longus: car de la Traduction de Longus dans le dénombrement des festin cerpmil s’enfuivroit de là qu’il y auroit présentement (28) plus Oeuvres de Gambara. vires,ob lo*-

de deux cens ans qu’elle a été faite; 8c néanmoins Mr. g*m *t«em

■ de Thon ne place la mort de Gambara qu’en Tannée (»0 Eloges tirez de Mr. de Thou, Tom. 11, 4S- """ '

LORME (Philibert de) l’un des meilleurs Architectes qui fufíent en France au OXVI siecle, étoit de Lion. U fut Aumônier ordinaire de Henri II, 8c de Charles IX (s), d ’Sfx»,& Abbé deSaint Eloi de Noion (F), & des Saints Sergius 8c Bacchus d’Angers (*). C’est Bli _ainsi que ses Abaïes font qualifiées (c) par Antoine Mizauld dans l’Epitre Dédicatoire du No- &u nìmîomva & mira Artificia comparandorum fruêiuum datée de Paris le 1 de Novembre 15-64. On le % s B s s c ^ er&ii -nomme Abbé de Livri dans la Vie de Ronsard, 8c l’on ajoûte qu’il eut un Démêlé avec ce Andegav.grand Poète (A), où Catherine de Medicis lui donna le tort. II publia divers Ouvrages "à',d’Architecture dont vous pourrez voir les Titres dans la Croix du Maine.

§ (*) Du-Chéne a mal nommé St. Serge cette Abbaïe,laquelle, soit dit en passant, est hors des murs d’Angers (*).L’Abbé Châtelain, dans son Vocabulaire Hagiologique , ditSt. sierge 8c st. Bacq, Lc c'est comme il faut parler. Rem.C R I T.

(A) il eût un Démêlé avec Ronsard.] Ce Poëte fit uneSatire „ qu’il apestoit la Truelle croisée; blafmant le Roy„ de ce que les benefices fe donnoient à des maçons, 8c„ autres plus viles personnes, où particulièrement il taxe„ un de Lorme, Architecte des Tailleries, qui avoit ob-,, tenu T Abbaye de Livry, 8c duquel il fe trouve un Li-

vre non impertinent de l’Architecture. Et ne fera hors,, de propos de remarquer icy la malveillance de cest„ Abbé, qui pour s’en venger fit un jour fermer l’entrée„ des Tailleries à Ronsard qui suivoitla Royne mere:„ mais Ronsard , qui estoit aster piquant 8c mordant„ quand il vouloir, a l’instant fit crayonner sur la porte,„ que le sieur de Sarlan lui fit aussi tost ouvrir, ces mots„ en lettres capitales, FORT. REVERENT. HA-„ B E. Au retour la Royne voyant cet eferit, en présence,» de doctes hommes 8c de TAbbé de Livry mefmes,„ voulut fçavoir que c’estoit 8c Voccasion. Ronsard en„ fut l’interprete, après que de Lorme se fut plaint que„ cet eferit le taxoit: car Ronsard luy dist qu’il accordoit,„ que par une douce ironie íl prit cesse inscription pour„ luy, la lisant en François, mais qu’elle luy convenoit

,,'encor mieux la lisant en Latin, remarquant par iceHe,, les premiers mots racourcis d’un Epigramme Latin„ d’Aufone, qui commence, Fortunam reverenter habe,„ le renvoyant pour apprendre à respecter sa premiers„ Sc vile fortune, 8c ne fermer la porte aux Muses. La„ Royne ayda Ronsard à se venger, car elle tença aigre-„ ment TAbbé de Livry après quelque risée, 8c dist tout„ haut , que les Tuilleries estoient dediées aux Mu-„ ses (1) ”. Du Peyrat raporte cette Histoire, 8c y jointun préambule fort désobligeant pour notre de Lorme,8c qui peut-être n’est pas bien fondé; car T Auteur de laVie de Ronsard n’a point fait une semblable Remarque,8c néanmoins elle eût pu servir à justifier Ronsard. Quoiqu’il en soit, voici les Paroles de Du Peyrat: Comme lamodestie de ce Chapelain de Guillaume le Conquérant Royd'Angleterre, le fit honorer de I’Evesché du Mans, & louerd’un chafcun; Vinsolence au contraire, O* l'orgueil d’un Ec-clésiastique de la Chapelle de la Royne mere , Catherine deMedicis, l’exposa à la risée de la Cour, & de cette grandePrincesse .- il s’apelloit Philebert de Lorme, lequel, ayant parla faveur de fa maistrejfe obtenu l’Abbaye de Livry, fe mé-cognoifibit grandement , & son outrecuidance sut cause que cegrand Ronsard, l’Homère des François, fit contre luy une Sa-tyre intitulée, la Truelle croisée (r). II donne les deuxVers d’Ausone, dont on n’a que les trois premiers motsdans la Vie de Ronsard. Voiez la marge (z).

(1) Biner,Vie deRon-sard , P ag, »,144.

(z) DuPeyrat, Ah-tiquitez dela Chapelledu Koifjtafa204.

(z) Fortu~nam vevtrtit*ter hábe qui»cmqut repensé,Dives , aleexili prtgre*,diert hi9 %AulQBft

LORME (N. de) l’un des plus fameux Médecins de France vers la fin du X VI siécle8c au commencement du XVII, étoit de Moulins en Bourbonnois. II fut prémier Méde-cin de la Reine Marie de Medicis i 8c après avoir suivi fort long-tems la Cour, il fe retira àMoulins à cause de ía vieillesse, 8c y jouit tranquillement de la gloire qu’il avoit aquiíe (A).Je ne sai point le tems de fa mort, 8c j’eusse pu faire cet Article beaucoup plus long,siMonír.Patin avoit publié le Livre qu’il avoit dessein de faire (B). Notre de Lorme laissa un fils quin’eut pas moins de réputation que lui dans la profession de la Médecine. II pratiqua dans Pa-ris avec beaucoup de succès (C), 8c il fit d’ailleurs beaucoup d’honneur à son Art par ía lon-gue vie. Çhargé d’annéçs il fe fentoit encore assez de vigueur pour vouloir íè remarier (D) :nous volons cela dans les Lettres de Gui Patin. J’ai ouï dire qu’il se remaria effectivement, 8cqu’il choisit une fille très-jeune, 8c fort jolie, 8c qu’on crut que cela ne ferviroit qu’à hâter là

mort;

{A) Il se rôtira à Moulins à cause de sa vieillesse, & yjouit tranquillement de la gloire qu’il avoit aquise.] La Let-tre que le Sieur Bachot lui écrivit, 8c qu’il publia à la tê-te de fou Livre des Erreurs, populaires (1), contient ce-ci: ,,S’il vous agrée, ceux-lâ seront bien desgouttez,qui„ ne Vauront agréable ; puis que nos Roys, nos Reynes,„ les Princes 8c Princesses de France 8c de Lorraine ont,, tant fait de fi long temps, 8c font encores d’estât devous 8c de vostre mérité, que rien ne vous a peu tantV distraire de leur service ordinaire, que l’impuissance de'' suivre désormais la Cour, quevostre grand âge 8c vos-„ tre heureuse vieillesse plus comblée d’honneur que„ d’années vous a envié : vous retirant content 8c com-„ me assouvy de tant d’honneurs dans vostre maison,„ en vostre patrie, où chacun a veu l’honneur que 110s-„ tre le Très-auguste Roy Louïs le Juste, vous a„ fait , retournant victorieux de Languedoc au mois de„ Decembre 1622, 8e la Reyne fa Mere, vouloir loger„ chez vous au commencement de Vannée 1623, pour,, indice de leur bienveillance”.

(B) y eusse pu faire cet Article beaucoup plus long , siMonsr. Patin avoit publié U Livre qu'il avoit dessein de fai-re.'] 11 y vouloir insérer l’Eloge du Médecin qui fait le su-jet de cet Article, y ai autrefois ramassé bien des Mémoirespour faire des Eloges Latins des François iUufires en Science,à l’imitation de M. Scevole de S. Marthe, a quoi je pourraitravailler l’Hiver prochain pendant les soirées : mais le nombredes malades me fait peur-, c’est ce qui fait que je n’ose le pro-mettre absolument. Vous m’obligerés de demander a Monsieurde Lorme s’il voudrait bien m’envoyer quelques Mémoires defeu Monsieur f on Pere, que je sai bien avoir été un grandpersonnage, e? duquel je sai quelque chose de bon que s y met-trai hardiment touchant la maladie de Marie de Medicis,élans laquelle Monsieur stu Laurens desapronvoit la saignée,

trompe par un passage d’Hippocrate qui dit, qu’il ne faut passaigner pendant le cours de ventre, fluente alvo venam nonsecabis; ev au contraire Monsteur de Lorme soûtenoit & pres-sait la saignée (2). Patin ajoûte qufe trois Médecins de Pa-ris furent consultez & confirmèrent VAvis de Mr. deLorme. La Ruine-Mère fut saignée <& guérit .... fe se-rai mes Eloges, continue-t-il, pl us heaus, plus curieux, &plus historiques que ceux de Monsieur de Sainte Marthe, aus-quels tls ne céderont que pour /’ expression (3). C’est dommagequ il n ait pas exécuté ce bon dessein.

(s)Sonstls . pratiqua dans Pétris avec beaucoup"'de

succès.] Bachot, dans la Lettre que j’ai citée ci-dessus,s exprime ajnfi en parlant à Mons. de Lorme le pere. fevous rends .... compte du sujet de cest œuvre que vous avez,anime par vos exhortations, s’il vous plaist de savoir agréa-ble , esy à. Mr. vostre fils , l’un des plus fermes <& beauxe sprits de son aage çr de ce fiecle en rtostre profession, commeil fe fait recognoislre en toute la Cour & dans la populeuseville de Paris. Bachot écrivoit cela en 1626. II a mis àla tête de fon Ouvrage une Lettre que de Lorme le fils,son allié, Conseiller du Roy e? son Médécìn ordinaire , luiavoit écrite en lui envoiant un Sonnet de sa façon (4).Notez qu’il engagea Mr. Gaulmyn son cousin à faire desVers Latins à la louange de ce Traité de Bachot. Usfont au devant du Livre.

(D) ... . chargé dé années il fe fentoit encore assez, de vi-gueur pour vouloir se remarier. ] Citons fur cela un Passageavec toutes ses circonstances. Je le tire d’une Lettre deGuy Patin datée du 18 de Juin 1 666. „ Quand vous avez„ dit à Monsieur de Lorme que Monsieur Blondel vou-„ Lit prouver que T Antimoine est poison, vous dites»» stu'il a fait un grand faut. II n’est point mal si à fon„ âge il faute encore si bien, 8c Dieu soit loué, qu’il„ saute encore : mais T Antimoine en a bien fait tomber,

M

(2) Patin, 1LettreCCCLXIII,pag. 85 du

111 Tome*

( 3 ) Lì-mê-me,p«g,ST* j'

ft) <?ejl mSonnetacrojìiche .* enle voit au de-vant du Lìvndu Sieur Ba-chot, avec unautre Sonnetde Monsr . (ULorme iePere,