( 4 ) Voter,la %etnar-<}M (V).
(c) Votez.l y Article11 Z E T,Hem. (A).
(d) Voter.Fia-Pa.olotraduit parArtielot,J.ivr. VIII,
t«g. 794 ;*•
/-i marge de lapage 789.
(fi) C'est-à-dire le Cardi-nal Charles deLorraine.
(7) La Plan-che, Hist. deFrançois I I,pag. 43 3 , 434 -
(8) Thuan.Lihr. VI,adann. 1550,pag. izz.
(9) Vaiillas,Histoire deCharles IX,Tom. I ,pag. SS-
(10) Maim-bourg, Hist.du Calvinpag. 212.
(n) Varill-las ,Hitt. deCharles IX,Tom. I,pag, SL(sz) Il nefaut pas con-fondre cetBdit du 28Janvier i jfir,avec celui quifut donne lemois de Jan-vier IJS2,pour Jupri-mer l'Edit
de Juillet.
(13) Voter.
Fra Paolotraduit parAmelot,Lèvre VIII,pag. 789.
Voler, aujjiMezerai,AbrégéChrono-log. Tom. V,pag. 83.
(14) Dans lamême His-toire deFra-Paolo,
parmi les cho-ses dont ceCardinal futblâmé enf rance, voustrouvez,ju'on lui di-soit, qu’ilpouvoirbien se pas-ser de com-poser lesacclama-tions, enco-re plus deles enton-ner. Et c’estainsi, ajoiiteP Historien,que souventles gensVains pourt*n peu degloireS u ’ds pen-lent , gagner,perdenttout à lafois cellequ’ils ontíiquise.
158 lorraine.
il ne paia point les dettes ( C) , quoi qu’il l’eût promis aux créanciers. En même tems il L'in-íinua par de basses complaisances dans les bonnes grâces de la Duchesse de Valentinois (S), Lcs’aquit une autorité extrême, faisant élever aux plus belles charges du Roiaume les per-sonnes qui lui étoient dévouées. H n’attendoit pas toûjours que ces charges sussent vacantes,il savoit fort bien les ôter à ceux qui les occupoient. Le prémier Président du Parlement deParis en fit une triste épreuve (f)- Ce Cardinal, qui avoit eu fous le Régné de Henri II uncrédit presque sans bornes, se vit encore beaucoup plus puissant fous le Régné de François II§car lui & le Duc de Guise son frere gouvernoient tout le Roiaume à leur fantaisie, sous prétex-te qu’ils étoient oncles de la jeune Reine Marie situait. II parut beaucoup dans le Colloque dePoiffi par son Eloquence, & par son Erudition j & il est fort vraisemblable qu’il ne consentità la tenue de cette Assemblée, qu’afin d’avoir lieu de faire paroître qu’il parloit bien, & qu’il •avoit de l’esprit ( D ). H parut ausii beaucoup dans le Concile de Trente* mais il n’y soutintpas les Libertez de l’Eglise Gallicane avec toute la vigueur que la Cour de Rome avoit redou-tée {d) (E). II trouva plus à propos, pour les intérêts de fa Maison , de s’humaniser avec lePape. Son crédit, qui avoit souffert un peu de diminution par la mort du Duc de Guise sonfrere, se releva quelque tems après ( F). On l’a regardé comme le principal auteur de la guer-re d’Italie, où ce Duc de Guise pensa perdre toute sa réputation. On citera sur ce sujet un
Passage
„ nu du College de Navarre à la Cour, homme quant qu’il avoit lieu de craindre qn’on ne le crût un méchant„ à l’ambition , de tout autre naturel que ses nepveus, Théologien. A la vérité, il pouvoit croire qu’on l’ex-„ l’enrichist de fa despouille par son decez, il (6) neces- cuseroit d’avoir oublié les idées qu’il avoit aprises dans les„ fa de luy tirer de dessous l’aiíle tout ce qu’il luy fut Ecoles; mais plus il étoit aparent que fa profonde habile-possible, par une importunité non gueres eíloingnée té dans les affaires politiques feroit croire qu’il n’étoit pas„ de violence: 8c trouva façon de luy faire envie de fort versé dans les matières de Controverse, plus se,, s’esloigner de la Cour, luy aposta des serviteurs tels perfuadoit-il qu’il aquerroit dé la gloire en faisant voir„ qu’il luy pleut, le destitua de ceux qui estoyent les qu’il les entendoit à fond, 8c qu’il en pouvoit discourir„ plus loyaux, fous telle couverture que bon luy fem- éloquemment Le savamment. Voilà l’écueil où sa vanité„ bla, 8c fit en sorte qu’il ne tint pas à luy qu’il ne le échoua : 8c l’on peut dire qu’une vanité le guérit d’une„ miít tout en chemise, tellement qu’enfin une mort autre; car s’il n’eût pas eul’ambitlon de faire dire qu’il„ bien soudaine l’emporta au retour de l’election du Pa- excelloit jusques dans les choses les plus éloignées de sespe Justes III (7) Ceci est tiré dune Remontrance continuelles occupations, il eût trop méprisé le rang &adressée aux Princes du sang, & insérée par Louis de la naissance des Ministres, pour vouloir entrer dans uneReynier Sieur de la Planche dans son Histoire de Fran- Dispute réglée avec eux. Je voudrois que Montagne eûtçois II. parié de lui dans le Chapitre de ses Essais ( 15 ), où il re- xvidi
(c) ... dont il fie paia point ìes dettes.] II faut enten- marque, qu ’/7 advient le plus souvent que chacun choisit plu- Livrty * jdre Mr. de T hou. At Carolus Gutfianus, qui demum Lo- tôt à discourir du metier d’un autre que du f en, estimant quetaringus dici caepit, cum patruo mortuo opulentiffimorum sacer- c ’est autant de nouvelle réputation aquise. .... Voyez com-
dotiorum posseffionem adeptus effet, nequaquam grande as alie- bien César se déployé largement à nous faire entendre ses in~
num exsolvit ficuti receperat, quo ìlle mersus plerosque credi- mentions à bâtir ponts cv engins, & combien au prix il va se
toressecum una mer/it. Is in arbliorem Piâlavienfis familia- ferrant , ou il parlé des offices de fa vaillance, 0“ conduiteritatem, qua totum régis animum occupaverat, turpibus ob- de fa milice. Ses exploits le vérifient assez Capitaine excellent ,sequiis cum se infinuaviffiet, aubier illi fuit quo regni negotìo- H s e veut faire conoitre excellent Ingénieur, qualité aucune -rum administrationempenesse haberet, ut evc. (8). ment étrangère. La Théologie, me dira-t-on, est le mé-
(X>) Il ne consentit à la tenue du Colloque de Poissi tier d’un Cardinal : je répondrai que cela souffre trop -,
quafin de faire paroître qu il parloit bien, zv qu’il avoit de d’exceptions ; 8c que si c est un Cardinal Prince, ou pré- y,
l’esprit.1 Mr. Varillas avoue que ce Cardinal la souhaita, mie ï Ministre dEtat, k Théologie n est pas plus de fapar la trop bonne opinion qu il avoit de son éloquence, ev pur P r ° ® 1 °! 1 > ‘FJ? , e ce , e â un Général d Armée.le désir de disputer contre des personnes qui avoyent employé ( f : ; U ne Jouttnt point au Concile de Trente les Lilerttitout leur tems à V étude de la controverse (9 ). Mr. Maim- ae 1 église Gallicane avec toute la vigueur que la Cour de Ro-bourg soutient que c est une de ces malignes conjeâlures qu on me avoit redoutée. ] „ Le Cardinal de Lorraine arriva àa faites affiez souvent, au ^désavantagé de ce grand Prélat, » Trente accompagné d’un grand nombre d’Evesques, 1qu on a voulu en cette occaston taxer de vanité. S’il eût ett » & y prit telle autorité, que le Pape en ayant concetiautant de pouvoir, ajoûte-t-il, qu’il en avoit sous le Régné » jalousie, l’appelloit entre ses familiers, le petit PaptPrécédent, il eût fans doute empêché la tenue de ce Collo- » û'au delà des monts. II sçavoit qu’il venoit avec in-que (10). Je le croi aussi; car sous le Régné précédent ,» tendon d’agir de concert avec les Impériaux , pourst n’eût pas souffert que les Calvinistes eussent eu la liber- „ faire donner quelque contentement aux Luthériensté de se plaindre; mais quelque changement qui fût ar- ,» (lesquels if desiroit détacher des Huguenots, s’eftanCrivé à son crédit, il avoit encore assez de pouvoir pour » ?our cet effet abouché luy 8c son frere avec le Duc derompre la Conférence, sieste lui eût déplu. N’avoit-il »» Virtemberg, & autres Princes de cette croyance, àpas été cause par la Remontrance qu’il fit à leurs Majes- ,, Saverne:) C’est pourquoy st avoit bien pourveu à íetéz à la tête du Clergé (11), qu’elles isolèrent maintenir » fortifier contre luy par un grand nombre d’Evesquesle prémier Edit de Janvier (n) favorable aux Hugue- » Italiens, que de tous costez il envoia à Trente avantnots, 8c qu’elles allèrent tenir leur lit de Justice au Parle- » que ce Cardinal y fust arrivé. Quelques mois après fament de Paris pour prendre de nouveaux expédiens?N’a- ,, venue, on receut deux grandes nouvelles au .Concile jvoit-il pas été cause que les résolutions, qui furent prises -> lune de la mort du Roy de Navarre, l’autre a quel-dans cette Assemblée, produisirent l'Edit de Juillet si ter- -- ques mois de la du gain de la bataille de Dreux. Tou-riblss8c fi accablant pour ceux de la Religion ? N’avoit-il ,, tes deux firent croire au Cardinal que son frere alloitpoint par là triomphé de la Régente fortifiée du Prince „ devenir maistre de la France, Lc cette considérationde Coudé. 8c de l’Amiral de Coligni, 8c du Chancelier » augmenta fort son pouvoir dans le Concile ; Lc parde l’Hôpital? Quand on peut tout cela, il ne doit pas „ conséquent celuy des Ambassadeurs avec lesquels st (ifi) Mez©^être mal-aisé, ce me semble, d’empêcher le Colloque de -» estoit bien uny du commencement. Ils proposèrent Ia U AbrégéPoissi. II est donc probable que le Cardinal de Lorraine/ -> donc, selon la charge qu’ils en avoient, trente-quatre
ravi d’une fi belle occasion de faire briller son Savoir 8c >> articles de reformation.Le Cardinal de Lorrai- f %pag. 420"
son Eloquence, contribua puissamment à là tenue de ce >- ne les eust sans doute appuyez fortement, fi la mort clst dms UColloque. Outre qu’il étoit assuré que la doctrine des » du Duc de Guise ne fust pas survenue ; mais comme sfistoms dtCalvinistes y feroit condamnée par les Evêques; ce qui ,, la bonne fortune de ce frere luy avoit fort élevé le *
fourniroit de nouvelles armes aux Catholiques zélez 8c -, courage, fa perte le rabaissa infiniment; il ne songea à Tannés6zipersécuteurs. » plus qu’à s’accommoder avec le Pape , & relaschant isfi3- V««.
Ceux qui connoissent la vanité de ce Cardinal » par les „ de ses grands desseins, obligea aussi tous les Evesques lamarques qu’il en donna dans le Concile de Trente, blâ- „ de fa brigue à relascher: Ainsi les Légats, & autres A) «tra-meront fans doute Mr. Maimbourg. On voulut imiter à „ gens dependans de la Cour de Rome, demeurèrentla clôture de ce Concile l’usage des acclamations 8c des „ les maistres du Concile, & y firent passer beaucoup (17) AubetîVprières, qui s’étoit pratiqué dans l’Eglise Orientale, 8c ce „ de choses selon leurs intentions (16) ”. Histoire <k
fut (13) le Cardinal de Lorraine qui prit non seulement U (s) ^ on crédit . ... se releva quelque tems après.] En Cardinal de.
foin de composer ces acclamations, mais encore la peine de les voici une marque. Les gardes destinez pour la sûreté du ^ /'/I*entonner, ce qui le fit blâmer universellement de vanité (14), Cardinal de Lorraine turent ordre de ne l'accompagner pas p a< ,_ \ T ducette fonBion qui eût été bonne pour un Diacre ( 8c qui au- feulement jusques dans le Louvre : mais même de ne le pas l Tome Sditi
trefois étoit toûjours faite par les Diacres) paroiffiant peu quitter à l’Autel , zv de mêler ainsi l'odeur de la poudre à ca- * HolUndt
decente pour un Cardinal Prince. Aiant été capable de don- nm de la mèche , parmi ïodeur de l'encens V des autres l66S ‘ner dans une si puérile ostentation, il est tout-à-fait apa- parfums sacrez (17). Ce fut Charles IX, qui lui accorda / l8 ) Là-mbirent qu il souhaita d’entrer en lice avec les Ministres en cette faveur, comme le remarque Monsr. Auberi (18) , mtyprelence de toute la Cour, afin de faire paroître son Es- en parlant d’un privilège presque semblable accordé auprit 8c Ion Eloquence, u s’étoit si fort attaché au Cou- Cardinal de Richelieu,yernement de 1 Etat, §c aux intrigues de la P olitique ,
?»