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Tome troisieme. K - P.
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LOUDUN. LOUËT. LOUIS VIL

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Et

ne, apellé , dit-il, anciennement Caflmm julicenfe.là-même il remarque que ce lieu appellé Loviodumm parIdace ou Fredegaire, a été nommé ffulioâumm par Ma-crin, pour faire honneur à Loudun sa patrie, comme íìcette Ville avoit eu Jule César pour fondateur. Rem.

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(s) La-m**me > 570 .

CO Capîto-«nus, inMarco Au-Ie ho, Cap.X E X, pag.

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rc qu’elíc a titre de Duché : s’il avoit consulté Moreti, il ne se fût point exprimé par le temsprésent. Cette Dame de la Maison de Rohan, en faveur de laquelle Moreri dit que l’éreétiosts’étoit faite, est la Dame de la Garnache , dont j’ai parlé en son lieu,

cien nom est Castrutn Lansdunum : celui de Losditnumest plus nouveau. On lui a donné auffi le nom de Lau-tidunum, de Laudanum , 8c de Lodunum. Guillaume leBreton lui a donné ce dernier au Livre VIII de fa Phi-lippeïde.

§. («) Fauches, L. 4. Ch. tq. de ses Antiquité*,, croitque Loudun pourroit bien être certain lieu de la Tourai-

LOUET (George) Conseiller au Parlement de Paris fît un Recueil d’Arrêts qui futimprimé à Paris a^rès íà mort. Le Sieur de Rochemaillet eut foin de cette Edition l’an 1609in 4, St la dédia a Antoine Seguier qui avoit fourni le Manuscrit, & qui étoit Président auParlement de Paris.

LOUIS VII, Roi de France, fut sacré à Reims le If d’Octobre íî31 (a) y Sc régna (q àe-,avec son pere jusques au 1 d’Août 1137, Sc puis tout seul jusques au mois de Septembre 1180. ç]‘’ r ^_ eseII épousa Eleonor fille Sc héritière de Guillaume IX du nom Duc de Guienne l’an 1137 (^)- io s.r«« rnCette Princesse étoit un très-grand parti, soit à cause de sa beauté, soit à cause des bellesPro- m - "4-rinces que son pere lui avoit laissées ; mais on prétend qu’elle fut très-impudique, Sc que son ^mari auroit eu de justes raisons de faire casser son mariage, si la prudence humaine avoit pu 557,soufrir qu’il renonçât par ce divorce à la possession des grans biens d’Eleonor. Tous les His-toriens le blâment d’avoir été plus jaloux que politique -, car enfin ne pouvant plus soutenir lepoids de sa jalousie, St du déshonneur qu’il prétendoit que la vie déréglée de son épouse fai-soit rejallir sur lui, il poursuivit chaudement sa séparation d'avec sa femme, & P obtint par la sen-tence des Prélats du Roiaume , qtstil avoit assemblez à Baugenci Pan npz (c). II fit ce que MarcAurele auroit fait en pareil cas; mais il auroit été plus habile s’il eût imité cet Empereur {A ),je veux dire si pour l’amour de la dot il avoit rejette toute pensée de divorce. II restitua à la ft) cséuhPrincesse répudiée tout ce qui lui apartenoit: Sc par là il mit en état son plus dangereux voi- sssgLk plisin d’oprimer la France -, car le Roi d’Angleterre (d) , préférant les intérêts de fa grandeur à nla honte d’épouscr une Princesse répudiée Sc décriée ( B ), alla pour ainsi dire en poste à Bour- ( c ) DeLat .deaux (<?), dés qu’elle se fut offerte à lui après le divorce, Sc conclut fort promptement son icy.Hca-mariageavec elle. II sacrifia fans répugnance, Sc même avec beaucoup de plaisir, à l’ambi-tion 1 a délicatesse du point d’honneur. Comme si les galanteries d’Eleonor n’avoient pas eu m- ’

un

{A) il auroit étéplus habile s’il eût imité Marc Aurele.] vain moderne raisonne sur les motifs de Louis VII ,

Quand on représenta à cet Empereur, que puis qu’il ne fans y mêler du scrupule de conscience. Voici ce qu’ilvouloir point tuer sa femme, dont les impudicitez étoient dit : „ Louis étant retourné des Saints lieux avoit faitportées au comble de l’infamie, il la devoir répudier, il „ casser son mariage avec Eleonor d’Aquitaine, fous pre-ïépondit, mais fí je la répudie il faudra que je lui restitue „ texte qu’ils estoient parens, mais en effet pour punirfa dot, c’est-à-dire que je me dépouille de l’Empire. Faus- „ cette Reine d’un commerce suspect qu’elle avoit eu entinam fatis constat, apud Cajetam conditiones fibi zy nauticas „ Orient avec un Turc nommé Saladin, & d’autres de-& gladiatorias elegijfe : de qua quum diceretur Antonino Mar- ,, bauches trop publiques pour pouvoir estre tenues se-« , ut répudiant , fi non occident, dixijfe fertur , Si uxorem „ cretes. Le chagrin luy fit faire ce divorce avec si peudimittimus, reddamus 8c dotem. Dos autem quid erat, nijimpenum quodtlle ab socero, ■volonté Adriano adoptais , ac-ceperat (1) ? Cette Reponfe est très-digne d’un EmpereurPhilosophe : on y volt que Marc Aurele savoir accorderensemble les devoirs de ces deux Titres. S'il eût retenul’Empire après le divorcé, il eût fait une action injuste,il eût donc mal soutenu sa qualité de Philosophe. S’il eûtmieux aimé se réduire à une vie privée, que d’être cocu,il n eût point aimé la grandeur 8c l’autorité, il eût donc^„í° 5 enu . sa Twlsté d’Empereur. La justice de sa Ma-

ime n avoit pas été inconue à Burrhus Gouverneur de

fiîff°Ìl : rp aï l0ÏS qU ri Ce í P n nCe i VOUl ' Ut ré P" dicr Octaviefille de 1 Empereur Claude,Burrhus tâcha de l’en détour-ner, en lui disant que s’il la répudioit,il faudroit lui ren-dre l’Empire (1). Nous avons ici un Roi de France quipratiqua si exactement ce principe, qu'on peut affûterqu’il fut scrupuleux, non seulement au delà de ce qu’un

„ cretes.

„ de précaution, que contre toutes les réglés de la poli-„ tique il renvoya Eleonor dans son pays, qu’il luy ren-„ dit : ne croyant peut-estre pas, qu’il y eust ou un„ Prince assez hardi pour épouser une Princesse qu’il auroit„ répudiée,ouunPrinceassezpeudelicatpourprendre une„ femme decriée, 8c dont il avoit eu deux filles. L’évene-„ ment fit voir qu’il s’eftoit trompé. Henri, alors Duc de„ Normandie, passa par dessus cette délicatesse, pour faire„ dépit à Louis, 8c encore plus pour joindre la Guyenne à„ tant d’autres belles terres qu’il possedoit en France, par„ lesquelles il se voyoit en passe d’y estre un jour aussi,, puissant que le Roy (4) ”. Joignez à ceci le Passagede Mererai que je cite dans la Remarque suivante.

Au reste, je ne prétens pas établir un parallèle entreFaustìne 8c la Reine Eleonor. Les plus médisans ne di-sent pas de celle-ci ce que l’Histoire dit de Faustine. Ellealloit dle-même choiíir des galans au bord de la mer,

( 4 ) Le Pereá’Orleans,Histoire dea-Révolu-tions d’An-gleterre ,Tom.l,pag,IS 3 , IJ 4 *

ubrìp.Kcéi Prince le devoir être mais aussi plus qu’un particulier ne parmi des bateliers 8c des matelots, 8c cela parce que .xwavowo; 1 auroit été. Pour prouver cela je me servirai des paroles pour l'ordinaire ils alloient nuds (;). On entend bien ce [m Aureii

d un Historien moderne grand partisan d’Eleonor. Elle mie îp v<*nv dire a mon i ni ì

fe retira, dit-il (3) ,fur le champ dans ses Etats de Guyenne,

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dont le Roy fit sortir ses garnisons , fans retenir aucune place :quoy qu ayant deux filles de ce mariage qu'il garda auprès deluy, il semble qu il eût pu, sous pretexte d’ajsûrer leurs pré-tentions en la succejpon de leur mere, se saisir des forterejfesde la Duché. Peut-être qu il en usa ainfi par politique , pourne point soulever la Guyenne , dont les peuples remuans zy ja-loux de leurs droits n auroient pas souffert qu il se fût renduIsfs rejù- maître au préjudice de leur légitimé Souveraine : de (orje qu ilmc 's.fs°~ aimait mieux attendre que la mort de cette Princeffe en mît

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Tfpuisris'fc. s es fi^ es enpoffejfton. Peut-être auffi que ce fut une delicateffe,l fi dùentc ; de conscience; ne croyant pas qu il pût avec justice retenir lesEtats d'une Princeffe qu il avoit répudiée. D’ailleurs , il avoitperdu depuis peu les deux plus habiles hommes de son Etat ,l’Abbê Suger , z? le Comte de Vermandois, qui moururent lain Nìrò- mPm e année ; zy comme ils avaient eu toute la direùlion duRoyaume, fans qu il s'en mêlât, il se trouvoit par leur mortnu/fi étonné , qu un homme que ses guides abandonnent au mi-lieu d une forêt. Tant il importe à un Souverain de s'inftrui-^ , re de bonne heure des interests de son Etat, zy de le gouver-

Guíe' ere ner par sec lumières, zy non par celles de ses Ministres. Ce--° e ’ Pédant la Reine Eleonor fut alors bien-heureuse que Louis VIL,p us Moine que Roy , écoutât plûtót les scrupules de fa con-Jcience, que 'j ÉJ mouvemens de son ambition. Je n’ai rienr * etrancher de ce Passage: tout m’y a paru bien■Pente, 8c propre à instruire le Lecteur, Un autre Ecri-

’Skurl ; 7 e -/?,f ri *tipatu)n

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que je veux dire.

(B) Le Roi d'Angleterre préféra les intérêts de fa gran-deur a la honte d’epouser une Princeffe répudiée zy décriée .]Un Passage de Mezerai va nous a prendre deux choses ,qui étonnèrent les gens de bien 8c les gens d’honneur :les uns s’étonnérent que le Roi de France déférât tropaux Loix féveres de l’Evangile, 8c les autres qu’un Hé-ritier presomtif de l’Angleterre ne déférât pas assez auxLoix de l’honneur humain. „ Louis VII étant de re-„ tour de la Terre Sainte songea à se defaire de sa me-„ chante femme, bien qu’il en eût deux filles, Marie 8c„ Alix. Pour cet effet ayant déclaré au Pape qu’elle„ étoit fa parente au degré défendu, il fit assembler un„ Concile à Baugency, où les Evêques secrètement„ avertis du vrai sujet de ce divorce prononcèrent lanul-„ lité de ce mariage. Eleonor l’ayant auffi paffionné-„ ment souhaitée que lui; parce, disoit-elle, qu’il étoit„ plutôt Moine que Roi. Et véritablement bien lui en„ prit: car s’il n’eût été un peu Moine, U l’eût châtiée„ d’une autre façon, 8c n’eût pas été fi confcientieux„ que de lui rendre la Guyenne 8c le Poitou; mais il l es„ eût confisquées pour son crime, lui faisant au reste„ grâce de la vie, s’il l’avoit jugé à propos. Mais il ne,, faut pas s’etonner s il commit une fi lourde faute en,, matière d’Etat, où il avoit peu d’expérience , en„ ayant tdûjours confié les négociations, en un mot„ tout le Gouvernement 8c-la direction, à son Ministre

„ l’Ab-

AureliîÀntonim)divina omnindomi mìlìxì&r.quefafta con -sultacjue :

<]n& impru-dentìa regendecconjugis ana-mìnavit: qu#in tantumpetulantiteprorttperat 9ut in Cam -pania fedensamœna. htto -rum objïderctad legtndosex nAuticìs ,quia plerttm -que nudìagunt , aptìo **res. Aurel.Victor , inCxfaribus,pag. m, 131.