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LOUIS XI:
(<) Dansfjtrticle VA-QUERIE,'Remarque
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</) Matth.Hist. deLouis x I,Livr. X,t*g. .601,
& les extorsions aprochassent tant de la tyrannie, que celles de Louis X I (E,)- Nous ver-rons dans un autre endroit de ce Dictionaire (k) la soumission absolue qu’il exigeoit du Paí'le-<ment de Paris. Au reste, il eut des qualitez éminentes, & qui lui furent très-nécessaires$ car.fans cela il n’eut jamais pu soutenir la Monarchie contre les ennemis domestiques 6c étrangers,contre tant de factions de ses sujets, & contre les rudes attaques du Duc de Bourgogne secon-dé par l’Angleterre. Non seulement il conserva ses Etats au milieu de tant d’assauts, mais aussiil les agrandit; car il réunit à la Couronne l’Anjou, le Maine, 6c la Duché de Bourgogne ,
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qu’ii eut pu procurer a la Jf rance pour le présent oc poursert que ses ennemis fissent des conquêtes en Allemagne, & d’avoir prolongé une treve qui
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cidit in fo-veam quamfecit.
(éj_) il tìy avoit jamais eu en France aucun Roi dont laconduite cruelle, e? la extorsions, aprochassent tant de latyrannie que celles de Louis XI.] „ Quand Commines eut„ voulu pourtraire un Prince cruel, il n’eut employé,, que les couleurs dont il faict la description de ses ri-(t) Le Car- „ goureuses prisons, ses cages de fer & ses (5) fillettes (fl.dînai de la „ II dit quelles estaient de bois, couvertes de pattes de fertem’dè^Ta ” 3 *’*^ avB ‘ t f ait à des Allemans des fers tres-pesansdTfi/y fm" •> terribles P our mettre au pied, b y estoit un anneau pourlogé des pre- „ mettre un pied, fort malaisé d ouvrir comme un carquant,mitrs & y „ la chaîne grosse er pesante, L? une grojje boulle de fer audemeura q U a- bout, beaucoup plus pesante que n estoit de raison, e? lesLacum fodit ” a PP e lloit-on les fillettes du Roy. ... Le régné de cePrin-& aperuit ,, ce fut terriblement orageux, on ne pouvoir pas dire«um, & in- „ comme de celuy d’Antonin, qu’il n’avoit pas refpan-„ du de sang (fl. Tristan son grand Prévost qui meri-„ toit auffi justement que Maximin pour ses façons bar-„ bares & feveres, le nom de Triste, estoit fi prompt àt u) r „ l’execution de ses rigoureux commarrdemens, qu’il a\J de rím- « quelquefois faict perdre l’innocent pour le coulpabfe ,foreur m mo- „ tousjours disposé ce Prince à se servir plustoft de l’espéeninfutsi bon ,, pour punir les fautes, que de la bride pour empescher
ySHerodian de broncher.Claude de Seyssel ne pouvoit rien
àrufaciTor, " dire de plus aigre à la mémoire de ce Prince, qu’enc'efi-à-dire ,, ce. qu’il escrit, que l’on voyoit autour des lieux ou il se te-sam sang. „ noit, grand nombre de gens pendus aux arbres, z? les pri-,, sons çv autres maisons circonvoifines pleines de prisonniers ,,, lesquels on oyoit bien souvent de jour ex de nuiéî crier pour„ les tourmens qu on leur faisoit, sans ceux qui estaient fe-Mat- ,, crettement jetiez en la riviere (8 r) ”. Le même His-
thieu , Hist. torien observe (8fl que Louis XI poujfa jusques à l'ex-
x'i ^ CCZ ^ P u ’Jf ance absolue. Son Prévost alloit prendre les prifon-XI, Chap. nlers ‘st 41 estaient en la Conciergerie du Palais, & les faisoit
VI, pag, noyer à tendrait de la Grange aux Merciers . .
<*J 4 ir suîv. ,, (8fl Outre les exemples du mespris de la justice qui
j, ne font pas clairs semez en plusieurs endroicts de 1 His-(Si) La-mc- 5J toire de Louys XI, où l’on void des procez com-me, pag. 6 7 z. mencez par l’execution & les exécutions fans exemple,(ss) Lí-mê- » (**) EUe dit qu’en plusieurs procédures il vouloir queme,pag. 67S. „ la justice se fit à son gré, & ne s’en fioit pas à ceux qui„ en avoient la charge. On monstre encore à Plelsis lez<**) On fait ;t Tours l’endroit où il se tenoit pour voir sans estre veud’eftranges son Prévost quand il examinoit ses prisonniers. . . (84)exécutions. » Aux Estais qui furent tenus incontinent âpres fa mortLa chronique ,» on reprefenta diverses fortes d’injustices, qui durant sondit, que le „ régné avoient affligé le peuple, chacun fe plaignantJmdy s d’Oc- q U >ii ne s’estoit soucié de maintenir la Justice vierge.
CHcrmUe fit 1 » On dit en ceste assemblée que le Roy avoitpourveu auxnoyer m un- „ offices de judicature des gens fans suffisance & expe-viere de Seine „ rience; & que l’on remettoit les lettres en blanc pourSiivdbTk " Y mettre les noms de ceux qui plus en offroient,qu’onMoine natif „ les donnoît aux hommes de guerre, aux veneurs,auxdt Auxerre. „ estrangers incognus & gens non lettrez, pour les faire„ exercer par d’autres & en retirer profit: que les Secre-(84) Matth. ,, taires de la Chancellerie fe falsifient payer exceffive-Histoire de men t à leur discrétion, & que pour le seau d’une con-ìïvJ S xï’ „ firmation d’un privilège de ville on avoir exigé quatrechap .‘ vi, „ cens escus d’or. Que les lettres d’appel avoient esté de-tag. 679,6*0. „ uiées à la Chancellerie Sc au Parlement, à ceux qui„ recoutoient à la justice souveraine du Roy, contre les,, injustices & oppressions des Juges inférieurs : Que ceux,, qui rendoient la justice aux Parlemens exigeoient de,, grandes & excessives efpices , pour fe rembourser des„ offices par eux acheptez : Que plusieurs avoient esté,, accusez pour crimes, defquels ils estoient innocens, &
„ dont les accusateurs avoient don des confiscations, &
,, quelquefois la commission pour faire le procez , ou„ pour conduire fur les lieux les Commissaires : Que le„ nombre desSergens estoit multiplié en telle forte qu’aux„ Bailliages & Senefchaussées où il n’y en fouloit avoir„ que vingt ou trente, il y en avoir cent ou deux cens.
„ Plusieurs Seigneurs & autres fe prefenterent en ceste„ assemblée pour avoir les biens, terres, & offices dont(sj) Là-mi. 3) q s avoient esté defpouillez”. II fut dit aux mêmes Es-mc> pag. 711. tat$ ^ u ’ eri pi u jí eurs Heux les hommes, femmes L 7 enfans estoient(%6) Meze- contra ‘nu par faute de bestes de labourer la charrue au col,ìai, Abrégé f fncores de ntùSl } le jour les pouvant produire aux Commis-Chronol. faires des tailles ( 85 ).
“Xtm. 11L Finissons cette Remarque par un Passage de Mezerai.f a g. 348; 34 s» Géminés, dit-il (86), nous le dépeint fort sage dant l'adver-
sité , tres-habile pour pénétrer les interests esf les pensées deshommes, esr pour les attirer e? les tourner à f es fins, furieu-sement soupçonneux e? jaloux de sa puissance, tris-absolu dansJes volontez, qui ne pardonnait point, qui a terriblement fou-lé ses sujets, & avec cela le meilleur des Princes de son temps.
Il avoit fait mourir plus de 4000 personnes par divers suppli-ces, dont quelquefois il fe plaijoit a estre fpeâateur. La plus-part avoient esté exécutez fans forme de procès, plusieursnoyez une pierre au cou, d’autres précipitez en passant sur unebascule-, d’ou ils tombaient fur des roués armées de pointes crde trenchants ; d'autres eftousfez dans les cachots ; Tristan soncompere c? le Prévost de fon Hostel , estant luy seul le Juge ,les tefmoins, V Ìexécuteur.
§. (S) Cages appellées de la forte , apparemment pafcorruption pour feuilletés, à cause de leur figure commu-nément ronde, & par là semblable à un demi-muid, appelléindifféremment feillete Sc sillet e, à Paris. La cage où au-trefois à Paris on enfermoit les chats qu’on y brûloit lavessie de la S. Jean, comme encore aujourd’hui à Metz ,est appellée muid par Louis d’Orleans, dans son BanquetduComte fArete, Paris iw8.pag.253 & 254. Rem. Cri t.
(R) Il ne tint qu à lui d’ajoûter à fa Couronne tous lesEtats de la Maison de Bourgogne par le mariage de l’Héritièreavec le Dauphin.] La Princesse Marie, héritière de tousces Etats, vouloir épouser le Dauphin, & fit négociercette afaire pat fes prìncipau-x Conseillers. Ils levèrenttoutes les dificultez que Louis XI leur proposa : son fils,disoit-il, n’avoit pas encore neuf ans; il étoit extraordi-nairement petit pour son âge ; fa complexion ne pouvoitêtre ni plus fossile, ni plus délicate qu’elle l’étoit alors ;il n’y avoit rien de si dangereux pour lui qu’un mariageavancé (87). Ils répliquèrent „ que les affaires de leur f 8 ?) Varil-„ Princesse ne lui permettoient pas de différer son ma- ì as’’ riage; mais que quand il feroit accompli avec le Vau- iLÎv'viïï *„ fin, il y auroit assez de moyens pour en retarder l’u- «7,'
„ sage, tant qu’il feroit nuisible à l’un des deux Epoux.
-, Que Marie de Bourgogne s’étoit expliquée, qu’elle at-,, tendroit volontiers autant qu’on le jugeroit à propos s„ mais que fes Sujets avoient présentement besoin d’un„ Maître. Le Roy répliqua que les moyens dont ils„ parloient n’étoient point infaillibles; oc que cependant„ la santé de son fils unique luy étoit si précieuse, qu’il (i .
„ ne pouvoit l’exposcr a un danger auffi grand pour ce ía S ,. H ist L„ jeunePrince,qu’étoit un mariage présent avec une fille Louis xi,„ qui n’étoit que trop en état de le consommer. Livr - vhi*„ Les Flamans essaierent inutilement de convaincre fag ' l58 ‘
„ Louis que fa terreur étoit vaine; & n’en pouvant ve- , g . „ . f„ nir à bout, ils luy firent une seconde proposition (88) p„ c dcfríT-
Ce fut le mariage de la Princesse avec Charles Comte foi* i; de sorted’Angoulême (89). Le Roi fut si aveugle qu’il laissa ?" e P ar uéchaper cette occasion, la plus glorieuse & la plus avan- M ssssf e r “ trerageuse que le Ciel lui pût ofrir. Sa haine pour le Duc fcffuneut'ééde Bourgogne avoit été extrême, <7 bizarre dans son extremi- Mentit unie àté. Elle ne s’étoit point arrêtée à fa Personne ; V elle étoit ^ Couronne depassée à sa. fille, par la seule raison que ce Duc en étoit le ]s ncc ' Y‘ iaiPere. Cette Fille rì avoit jamais fait aucun mal à Louis-, z? Abrège' 1 ’pourtant Lotiis étoit fi peu équitable à son égard, qu il aimoit Chronol.mieux que les Etats dont elle venoìt d’hertter fuffent pojsedez T° m - m,par des Etrangers, que de (e les assurer par une voye légitime , 332 '
comme etpit cette du mariage (90), Cela montre que les Louis onze mMonarques ne tournent pas toujours leurs passions selon pouvoit pasle vent de leur intérêt. On les accuse de ce défaut, on P r s vo ,‘ r ŒÌn 'supose qu’ils se défont Sc de l’amitié, & de la haine ,avec la derniere facilité, dès que leur grandeur demande prétexte dTlequ’ils haïssent ou qu’ils aiment : cela peut être vrai ordi- Udmer ; car ilnairement parlant; ils ont tout comme les particuliers m " t ies rai-certaines passions sécrétés, ou certaines antipathies, qui ^Tsa/traí-en quelques rencontres ne leur permettent pas de se .gou- Ar/«"pn'»-verner autrement que selon l’instinct de cette disposition : «, du sang.ils lui sacrifient leur gloire, leur prudence, leurs intérêts v°<ez. l’Ar-les plus capitaux. Philippe de Confines remonte à une £00 ne*"cause plus relevée, il mérite qu’on l’entende. (Marie)
Nonobstant que Louis XI su fi ainfi hors de toute crdinte , RemarqueDieu ne lui permit pas prendre cette matière qui estoit fi gran- Cfl,de, par le bout qui luy estoit plus nécessaire : z? semble bien ...
que Dieu monstrast alors, (X ay t bien monstrê depuis, querigoureusement il vouloitpersécuter cette maison de Bourgongne, Louis XI,tant en la personne du Seigneur, que des subjets y ay ans Livr. VIII,leurs biens. Car toutes les guerres esquelles ils ont esté depuis, I7i ‘-rte leur fussent point advenues , fi h hioy nostre maistre eut pris
les..