(<s) Vohz laPréface de sonCodicilled'Or, pag.r6 $* suivkEdit, 4 ersss.
(iJ7) Là-même , page
324.
(ur) f estU ChapitreVIH de sonsecoìid Livre.
(139) Co-rtiin.es , Là-mime 3 pag,105.
(Ì40) 0«r-pK/V «ee ì entr > aimè-rent ne euxne Leurs gens .i>j ^Alcmanstnefprifoientla pompe &parole duditDuc en P at-tribuant àorgueil . LesBourguignonsmesprifoientla petite com-pagnie detEmpereur& Le s pauvreshabillement.Iià^même,
fa g, 10 j* 106.
(a 1 ) (Jest UBataille dc St.xAubìn duCormier ? ga-gnée le -8 deJuillet 1488.
(r) Le P.Anselme,HistoireGénéalogi-que ,pag.ï«.
fi) Là-mê-*»e,p.tg. 12?.
(j) Bran-tôme , Mé-moires desDames Il-lustres ,pag,a?7.
ï8o LOUIS XI. LOUIS XII.
à ses études} mais il y a un Livret où nous voions avec plus de netteté le plan de cette entre-prise , 6í les moiens emploiez par Louis X I à la dissiper ( T).
Les Réfléxions de Mr. Joly {q) fur la vie de ce Monarque font très-judicieuses. J’en rapor-terai un morceau, qui nous servira d’occasion de rectifier une Remarque touchant le Rozier
des Guerres (Z).
peau qui ri étoit remarquable que far une Notre-Dame deplomb qui y étoit attachée, les Castillans conçurent tant deinêprìs four les François à cause de leur Roy, .qu ils prirentpour rompre avec eux la premiere occafion qut s en offrit ; zyl’antipathie entre les deux nations commença dés lors , pourdevenir ensuite immortelle (137).
Je ne doute point qu’on n’eût fort embarassé Mr. Va-íillas, fi on l’eût pressé de montrer quelques Relations de' cette entrevue qui marquent que la haine, qui dure de-puis fi long tems entre les François & les Espagnols, atiré de là son origine. Je suis sûr que Philippe de Comi-hes est le prémier qui ait fait des réfléxions là-dessus, 8cqu’à cet égard presque tous les auttes Ecrivains font sesCopistes; mais il s’en faut bien qu’il ne soit le fondementde la prétendue découverte de Mr. Varillas. II a fait uneDigression (138) qui tend à montrer que l'entrevue desPrinces est plus dommageable que profitable. II en donneplusieurs exemples dont le prémier est l'entrevue de Louisonzième 8c du Roi de Castille. Aujst se dressaient moqueriesentre ces deux nations fi alliées, dit-il (139). Le Roi de Cas-tille estoit laid, zy ses habillement déplaifans aux François,qui s'en moquèrent. Nostre Roy s’habilloit fort court, e ? 1 fimal que pis ne pouvoit .- e?“ affez mauvais drap portoit au-cunesfois .- zy un mauvais chapeau, différant des antres, zyune image de plomb deffus. Les Castillans s’en moquoient-, e?*disoient que c estoit par chicheté ; En effet ainfi se départit cetteassemblée pleine de moquerie, C? de pique : zy oneques puis cesdeux Roys ne s'entraymerent. Ce qu’il dit de l’entrevue del’Empereur Sc de Charles Duc de Bourgogne n’est pasmoins fort (140). En voudroit-on conclure que les Al-lemans & les Bourguignons se sont haïs depuis ce tems-là jusqu’à présent? Ne seroit-ce pas une fausseté? Ne lesvit-on point bons amis après la mort du Duc de Bour-gogne ? N’agirent-ils pas de concert contre la France ?,On auroit vu la même chose entre les François 8cles Cas-tillans, fi des raisons bien plus fortes que le mécontente-ment de l’entrevue n’eussent opéré. La Castille, l’Ara-gon, Sc plusieurs autres Etats d’Espagne, se réunirent:voilà l’origine de la haine des François Sc des Espagnols ;car depuis cette réunion la France a été toûjours obligée,ou de repousser l’Espagne, ou de l’attaquer.
(P) Il y a un Livret oh nous voions avec plus de nettetéle plan de cette entreprise, e? les moiens emploiez par Louis XIà la diffiper. ] II fut imprimé Pan 1694, sous le Titre deMiroir historique de la Ligue de l'an 1464, oh peut se reconoî-tre la Ligue de l’an 1694, pour y découvrir ce qu elle a acraindre des propofitïons de faix que la France lui jait. Parl’Auteur du Salut de l’Europe. Vous voiez que Celui quipublia cet Ouvrage se désigne, non pas par son nom,Liais par un Ecrit précédent, qui avoir paru la même an-
née ,8c qui a pour Titre Le Salut de VEurope considéré dansun état de crise , avec un Avertissement aux Alliez sur lesconditions de paix que - la France propose aujourd’huy , parl’Auteur de la Reponse au Discours de Mr. de Rebenac. CetteRéponse (141), qui est dë 117 pages in 8, parut l’an 169z,8c fut fort au goût des ennemis de la France. De là vintfans doute que l’Auteur s’en fit comme un Titre de Sei-gneurie pour fe caractériser à la tête de fa seconde pro-duction, qui fut celle qu’il intitula Le Salut de l'Europe, zyc.Depuis le second Ecrit il ne se designa plus par fa pre-mière Seigneurie, mais par celle qu’il fonda fur son Salutde l’Europe. Je ne fai point s’il est P Auteur de deuxEcrits qui parurent Pan 1694 , p un fous le Titre à! Avisd'un Amy à l’Autheur du Miroir historique de la Ligue del'an 1464, P autre fous le Titre de Pensées fur V Avis d’unAmy à l’Auteur du Miroir historique de la Ligue de l’an1464. Je fai seulement qu’il continua de se désigner parsa seconde qualité dans un Ecrit qui courut Pan 1695 8cqui s’intitule, Lettre au Gazettier de Paris fur le Siégé deNamur, par VAutheur du Salut de ï Europe. II ne paroitpas mal instruit du caractère de Louis XI.
{Z) J’en raporterai un morceau, qui nous servira d'occafionde rettifier une Remarque touchant le Rozier des Guerres. ]„ Nous voulons un Prince qui soit à la vérité Catholique,„ mais dont on ne puisse pas dire ce que le S. Eveíque„ de Geneve disoit de quelqu’un semblable à Louis XI,„ qu’il estoit bon Catholique , mais fort mauvais Chrestien.„ Nous devons pourtant donner cette louange à Loups» XI, qui est à mon advis la plus belle 8c la plus Royale„ action de toute fa vie,qu’il a reconnu sérieusement ses„ fautes auparavant mourir, comme le témoigne Comi-„ nés. Et pour empescher que son fils, qui fut depuis,, Charles VIII (*), ne tombast dans les mesmes def-,, sauts, il lui laissa une espece d’Institution, sous le nom„ de Rosier des Guerres, qui s’étant trouvée au Chasteau„ de Nerac a esté donnée au public par M. d’Espagnet„ Président au Parlement de Bordeaux en 1616, où sur„ tout il lui recommande se faire plus aymer que crain-„ dre, considérant qu’il avoir principalement failli en ce„ point important (142).
Vous voiez que Mr. Joly n’explique point fi Louis XIcomposa lui même cette Institution, 8c qu’il insinue néan-moins ce sentiment. Le Titre du Livre dans l’Editiondu Président d’Espagnet ( 143 ) est encore plus trompeurJ’avois dit dans les Editions précédentes de ce Dictiúnai-re (ï 44 ), que Mr. Espagne! a cru que Louis XI étoit1 Auteur de ce Livre; mais j’ai effacé cela. II faloit par-ler avec quelque restriction, puis qu’il a cru feulementque ce Monarque y contribua du sien (145).
LOUIS XII* Roi de France, arriere-petit-fíls de Charles V (-^), succéda à CharlesVIII le 7 d’Avril 1498. II avoit porté le titre de Duc d’Orléans, & avoit essuie plusieursdisgrâces fous le Régné de son prédécesseur. Aussi n’avoit-il pas eu la soumission qu’il devoità son Souverain} il avoit porté les armes contre lui, & on l’avoit même fait prisonnier dan<-une bataille gagnée sur les Bretons par l’armee de Charles VIII (s). II aimoit l’héritiere deBretagne, & il espéroit de l’épouser} mais il n’eut ce contentement qu’après que le Roi sonprédécesseur fut mort, 6c il lui en coûta une action tout-à-fait odieuse 6c injuste} car il salutqu’il fit casser son mariage avec la Princesse Jeanne de France (B). Son Régné fut remar-quable
( ví ) Il étoit arrìere-petit-fils de Charles F.] II étoit fils deChâties Duc d’Orleans, qui étoit fils de Louis de FranceDuc d’Orleans, assassiné dans Paris par son oncle le Ducde Bourgogne le 23 de Novembre 1407 (1). Ce Louisfils de Charles V avoit épousé Valentine de Milan: de-sorte que Louis XII, petit-fils de Valentine, avoit lesplus légitimes prétentions du monde fur le Duché de Mi-lan; 8c néanmoins, il ne put jamais se maintenir dans cepaïs-là.
(U) Il salut qu H fi { cstfft s on mariage avec la PrincesseJeanne de France.] Elle etoit fille de Louis XI, 8c sœur deCharles VIII. On la maria à l’âge de vingt-deux ansavec notre Louis l’aii 147 ^- EUe en usa bien avec luipendant qu’il étoit disgracié, 8c ce fut elle qui par ses priè-res le fit sortir de prison l’an 149 1 ( z ); mais cela ne futpoint capable de balancer dans le cœur de son mari l’in-clination violente qu’il avoit pour la veuve de CharlesVIII. C’étoit Anne de Bretagne ; il l'avoit aimée, 8c enavoit été aimé avant qu’elle épousât Charles. Afin doncde contenter son envie, il fit rompre son mariage, 8c ilpromit tant de récompenses au Pape Alexandre VI, qu’ilen obtint tout ce qu’il voulut. II y a peu de gens qui nesoient persuadez qu’il se parjura, en soutenant qu’il neI avoit point comte, il protesta de l’avoir épousée par force ,craignant ï indignation du Roi Louis XI son pere, qui étoitU f, m s“ re 'homme ; zy qu il ne l'avoit jamais corne rit toit*chee (3). C’est Brantôme qui dit cela; mais il ajoute: Jetroy que son mary , comme s ay ouy dire , ï avoit fort ¥>tn
connue & vivement touchée, encore quelle fust un peu gafléedu corps. Car il ríestoit pas fi chaste de s'en abstenir, Vayantfi prés de soy zy autour deses costez, veu son naturel qui es-toit un peu convoiteux zy beaucoup du plaisir de Venus , commeses predeceffeurs ; mais il vouloit rattraper ses premiers amours ,qui estoit la Reyne Anne , zy cette belle Duché , qui luy don-noient de grandes tentations dans l'ame, zy pour ce il répudiacette belle Princesse, zy son serment fut creu zy receu du Papequi en donna la dispense, receue en la Sorbonne zy Cour deParlement de Paris (4). Mr. Varillas nous va donner le dé-tail des injustices qui furent commises dans cette affaire.„ Louis XII avoit sollicité la (*) dissolution de son ma-„ riage avec Jeanne de France fille Sc sœur des deux der-„ niers Rois, quoi qu’il lui eût obligation de la liberté 8c„ de la vie: il avoit juré devant les Commissaires du Saint-, Siégé que le mariage n’avoit point été consommé,quoi-, Me cette Princesse eût juré le contraire; 8c les mira--, oies qu’elle fit depuis semblerent confirmer ce qu’elle-, avoit dit: il avoit soutenu par écrit d’autres faits fur ce-, sujet qui n’étoient pas plus vrai-semblables : il avoit-, corrompu par argent le Secretaire du Légat (**) ; 8c„ ayant íçu de lui que la permission de se remarier étoit-, expédiée, il avoit épousé la Reine, sans attendre que-, eette permission lui eût été mise en main, ce qui fut-, cause que le Légat empoisonna son SecretaireCeux-mêmes, qui voudront nier que cette Princesse aitfajt des miracles, seront obligez de reconnoître qu’ ellevécut exemplairement depuis son divorce, 8c que sa mo-
díratioa
(14I) Je Pdcitée dans La.'Remttrq* (/)de P ^ArticleFRANÇOIS X,
(*) En I4S4.'
(142) Joly íPréface duCodicilled’Oi,/> 42 ,30.
( 143 ) LeRozier
des GuerresCOMPOSE?par le feuRoi LouisXI de cenom : pourMonsei-gneur leDauphinCharles lôofils.
( 244) Densla ’Kemartjue(jS) de P Ar-ticle ESPA-GNE T.
(14 %) Veietla Préface de
Mr. d’Eípa-gaet*
(4) Là-m*-me , g. 28?,
(*) Dans Uvolume ma-nuscrit de l<*Bibliothèquedu %oi quicontient leprocès pourdijsolutton dttmariage deLouis X IIavec Jeannede France.
(**) Cesa*.Borgia. '
(j) Varil-las, Hist.de François
I. Livr. I*pag. 8 Edit-de ta HfàS1690,