(f) Meze-*aij AbrégéChronol.
Tom. iy t471 ,
Çi) Vaìez
“ Ttfmar-
î« (F).
L O U I S XIX
cinquante-trois ans (/)., fans avoir pu, avec tant d’efforts íì préjudiciables à fa vie, venir à (y r*vcbout d’engrosser la Reine. Ce fut un bonheur pour la France* car íi la Reine avoit accouché Histoire ded'un fils, on auroit eu à la place de François I un Roi enfant, qui auroit été fort foible ton- France!te fa vie (K). Louis XII fut fi porté à soulager ses sujets, qu’il mérita le surnom de Peredu Peuple, éloge mille fois plus glorieux que celui de Grand,d'Auguste, de Magnifique, de * 74 .- Vva-Hardi, &c. II souffrit patiemment les Satires contre fa personne,mais non pas contre laRei- jp^ée' 5 'ne (A). H aimoit tendrement cette Princesse, & il eut des égards pour elle qui furent pré- louï s xn,justiciables à son Etat. Elle le remplit de scrupules qui furent contagieux (g ), & qui sorti- pl™ 3 f s , f-fièrent Jules 11 le plus mortel ennemi que la France ait jamais eu dans l’Italie. A cela près -c’étoit une grande Reine, St d’une rare chasteté (M). On raporte plusieurs, bons mots deLouïs XII (h). Je n’en toucherai qu’un (iV). Je donnerai aussi la description-de son
corps
oblitus, ìntemperantius ( ut ferunt ) procreandis lìleris operam ,ll le fit traduire de Lion à Loches oh il fut enfermé jusqu àdaret , concept a edaci febricula non multos post dies interiit. fa mort dix ans durant , avec une rigueur fi contraire à la
(46) Guïc-ciaid. Ubr,
XII, folio3SI verso.
(47) Mcze-ni, Histoirede France,
Tarn. 11 ,f'S- * 72 .
(4*) Varil-las,Hi deLouïs XII,iix/r. X /,F-V- m. Î87.
P) Livre S.th. jì.
(t) Initialii. n.
(U In Car-**'»* Ut prima*meÇ«r,u ,,
A ÌUVtmir•“Sot,raí 2.04.
Voici les paroles de Guicciardin : Il re di Franchi , mentrethi dando cupidamente opéra alla bellezza eccellente cy allaetà délia nuova moglie, giovane di dkiotto anni , non fi ri-corda dell' et h sua, e débilita délia, complejfione, oppressa dasebbre , e. fepravenendogli accidents di flujfo, parti quasi re-pentinamenu délia vita prefente , havendo fatto memorabileil primo giorno dell’ Anne M. D. XV. con la sua . morte (46).
Mezerai s’accorde avec ces deux Italiens: plusieurs cru-rent, dit-il (47), que 'les trop grandes caresses qu il avoitfaites à la jeune Reine avaient causé fa mort. Mr. Va-lidas observe que les Medeàns ey les Courtisans , en le voyantremarier , s étaient accordez à prédire qu il ne survivrait paslong-tems à ses deuxièmes nopees. (48).
(K) Si la Reine avoit accouché d’un fils, on auroit eu. . .un. Roi enfmt , qui auroit été fort foible toute fa via.] On
ne donne point ceci comme-très-certain, mais seulement curieux. La Reine Anne Duchesse de Bretagne, dit-il (56), uames n-comme vxaj-semblable., 8c l’on se fonde fur la raison que ■ cy Madame Anne de France Duchefie de Bourbonnais, (cette- ZdZl
de bons Auteurs ont dpnnée des infirmitez de Charles "là deux fois Reine de France , et cette-cy pille du Roy Louis XI jujjtfd 31/
VIII. ,, Que Charles VIII fust doué d’une nature lì 'cy Regente en France pendant la minorité du Roy Char-
» foible que nous avons dict, il n’y a lieu d’en douter , les V III-son frere) avaient fi vertueusement extirpé l’impuài-
»> puisque Confines affeure que ce Prince (*) ne fut ja- cité, cy- planté l’honneur au coeur des Dames, Damoiselles ,
„ mais que petit homme de corps ey d entendement, & que femmes de villes ,■ ey - toutes autres sortes de femmes Franpoi-»> Gaguin (j) l’a bien encore enchery par dessus, lors ses, que celles qu on pouvait savoir avoir offensé leur honneur», qu’il dit, teneris atque imíecìllïbus membris adeo Carolus estaient fi ahonties ey mises hors des rangs, que les femmes de
■bien euffent pensé faire tort à leur réputation, fi elles les eus-sent foupfertes en leur compagnie. Je ne croi point qu’il yait de meilleur moien de faire fleurir la pudidté que ce-* lui-là. Si Foij mettoit en coutume que toutes les femmes quítèz dede bonne réputation r e fusassent de se trouver oìt- il y au- Mascon, atfroi» des femmes suspectes de Galanterie ,verroit-on des; Dames qui osassent se décrier ?■ II fèroit très-facile aux vies a es ’Reines, ce me semble, de mettre leur sexe fur un bon Damespied : elles n’auroìent qu'à mettre hors des rang» les Da- illustres,
■ mes dont on eauseroit fur de bonnes aparences. En un Tom - T >mot, elles n’auroient qu’à imiter Anne de Bretagne, Un * ag ' S4>SÎ *Auteur moderne (57) indique lu source la plus féconde Ladu dérèglement de notre sieclé, quand il dit qu’au. li.eu chetardye,qu’autrefois une femme qui auroit-été jalouse de. fa repu- instructiontation se seroit fait un scrupule de se trouver avec une au- P our un ?fcre dont on auroit seulement douté de la vertu, on. fait vlîcz.à présent le même visage à celles- qui tiennent une i ts n’ouv.
« Et fi tant ,çft qu”après l’ufage des medicamens, appeliez conduite régulière, 8r à celles qui ne la tiennent point, de la Ré p." P ar les Médecins Eutatùa , 8c mille caresses amoureuses, Cest dégoûter de la vertu, que de lui ôter ses reconìpen- ^
Au f_G\ . AU a’aA 1 mer 1vis At-nv /111a /l’íïrrrtl»* lac *
„ fuit, ut fedulo duci tlíum. «y geflarì molliter priufquam fi-», lui» incederet oportuerk. Ce que l’on pourroit raisonna-,, blement. croire efire arrivé à cause de la vieillesse de,, son pere, veu que suivant la Remarque de Domini-„ cus Mencinus,
,, Pranus (j) in canos Ludovicus annos,, Cum daret vires animo' fenefôus», Corpçri auferret, meruit decoramM . Gigmre prolem.
»> Or est-il qu’entre les incommoditea de cet âge- ceflc-cyw » toufiouïs eftfi mise pour l'une des principales.
„ (j) Ctnttísjam longa ohlivia, vel fi», Coneris , jacet extgtms cum r.amsce nervus.
miséricorde de ce bon Prince, qii.on crut que c estait un visi-ble chafhment de Dieu (yx). Ce misérable vue de Milan A) Measfút enfermé dans une cage de fer, où il n’eut pas même chronol. gla consolation dc pouvoir Ure ni écrire. Cette seule ac- Tom. iv 9 ^tion de sévérité fit juger à bien des gens que Louis XII m?. 421 ,4étoit cruel. Eum tamen pervicaús obfiinat/tque natura, ey ma ‘ I s°°-proinde fiavum ey inexorabdem. plerique exifiim.arunt, vel. obid prscipue, quod Ludovicutn- Sfontiam erepto omni scribendt ,ey qus. cuperet legendi solatio , ferrât a in cavea omnium mìser-rimum mort coegiffet (yz). Í S3 Î Faulus
° (M) Sa femme . . . étoit une grande Reine, d’une rare Airchasteté.] Voiez son Eloge dans Brantôme (5-4), & dans xiv., fui, fa*Hilarion de Çoste (yy}: je me contente d.e vous indi-quer ces. sources; mais. je n’en userai pas ainsi à l’égard (54) Mé-de Pierre de St.Julien: je le copie touchant un fait bien moues des
(5s) Viesdes DamesIllustres,Tome /> atteommence -ment.
(s 6 ) Pierrede St. Ju-lien , Ami-
U*) hmo'*■ de fiait t.iHeutU,
(49) Htudé,
AdditionsL l’Histoire
de Louis XLjag. 41.
(su) ïrsn-tome,M.é-
moites desDamesIllustres,î“d. tt,
„ Incendi jam fripdus ove»i Laemedenáades , vel Lsvjloris hernia Lojfiìt.
ï, Gn ne peut toutesfois esperer une bonne issue dé leur„ combat, parce que, comme affeure Gali-en, (**)§us.„ florentins statent vel,pruedunt States, velseqmntur , autv plane semen non effundunt , aut certe infœcundum , aut
ses temporelles (58) : or c’est les lui ôter que d’avoir les f,"mêmes égards, 8 c les mêmes civilitez pour une femme j 47s.
dont la réputation est délabrée, que pour une femme debien 8 c d’honn,eux: & voilà prefqué l’ét at où íont les ( 5 $) Nou-choses. En effet,'que sourroit-on alléguer qui sobttenne plus ' ™ es . íàaisément par celles qui font continuellement fur leurs gardes , desì,que par celles qui font dans quelque décrit Les unes vont-elles très límt-filgP hardiment que les autres aux grandes Fêtes, Cy aux me^eg. 107í.
u maie fcecundum emttunt. Ce qui en .effect se trouva Assemblées de cérémonie , ou y recoivent-elles de plus grandes
. /uttt _*. *-^.. 4._'___ * i?a .._ » •' _ j. í,.n:/r... .
„ véritable en Charles VIII, qui eut toutes les incorn„ moditez mentionnées cy-deffus de la vieillesse de son» pere (49)
(£) Il souffrit patiemmentles Satires contre sapersonne,mah non pas centre la Iieineh] Citons là-defiùs les Mé-moires de Brantôme.: Le Roy , dit-il (50) , honoroit de tel-le forte Anne de Bretagne son épouse , que luy estant rap-
civilisez?' Efi-ce un obstacle pour les grands établiffemens quef avo ‘ r ete 1 entretien de tout un Peuple? En efl-on moinsoue dans une Epître Dedicatoire , ou dans une Oraison fune- Gp) tCouv^bre? Nullement, ey l’onpeut dire avec Salomon sur tout ce- f Rc P-«, qu’un même accident arrive à celui qui sacrifie , ey à ce-
-, . - .. _ r „„ In qui ne sacrifie point ( 59 ). Voiez la Remarque (e) de F--?. r°7S.'
porte m jour que les. Çt ms fa U ' T A f tíCÌS Gonzague (Eleonor de).
Escaliers ausfi , avalent- joué des jeux oh ils tarLoklí’u^-D W 1 Revenons à la Reine Anne de Brétagne: fa chasteté ne s«o) Hil ar „“ ^~ - J ’ a» tls parlaient du Roy lui fut pas mutile pour soutenir son humeur ârc: voicr * Cost e ,*
ks paroles d un de ses Panégyristes (60). „ Je n’ignore lcs des
Tom.,'
728 ,
& de fa Cour , ey de tous les Grands, il n’en fit autre sem-blant , sinon de dire qu’il. falloit qu’ils passassent leur tems , eyqu il permettait qu'ils parlassent de luy ey de sa Cour , maisnon pourtant iereglement , ey fur tout qu’ils ne parlassentdo la Reyne sa femme en fatgo» quelconque , autrement qu’illos ferait tous fendre : voilà ï honneur qu il luy port oìt. Igjoins à ce Passage ces paroles de Gostar. „ Nostre Louïsu douzième., qui mérita le titre de Pere du peuple, ne fut-,3 U pas joiié en plein théâtre dans. fa bonne ville de Pa-» ris, 8c représenté comme un avare insatiable qui hu-ai voit dans un grand vase d’or » sans pouvoir estaneher-, une soif fi deshonneste ? II en loua Pinvention, & s’en„ réjouît comme les autres, & peut-estrè mesme futsil« bien aise que l’amour qu’il avoit pour les richesses ,», n’ayant jamais fait pleurer le moindre de ses Sujets ,» leur donnât matière de. rire 8c de se divertir agreable-» went (y i) En général, ce Monarque avoir le na-turel fi doux 8c si débonnaire, qu’on prit pour un coupu enhaut la rigueur qu’fl exerça contre Je pu? de Milan,
DamesIllustres ,Tom . 1,
M- 6.
» ?as que quelques-uns (jch) ont écrit que ce bon Roy„ voyant que cette Princesse avoit une extrême passion„ de dominer, lui laissa gouverner paisiblement son Du-„ ché de Bretagne, 8c qu’ayant sceu qu’elle tramoitqu.el-„ que chose contre sa volonté 8ç son service, neantmoins„ il ne s’en voulut jamais venger, disant à ceux qui l’en
„ pre-ffoient: Il faut donner quelque chose a la femme fudi-
„ que ”. II y a des gens qui aimeroieht mieux que leursfemmes fussent gakntes 8ç soumises, que chastes 8c im-périeuses (61). Louis XII n’étoit pas de cette humeur,voiez la Satire X de Mr. Pespreaux, à l’endroit où ilraporte k prix à quoi une épouse vertueuse fait taxer fapudicité.
(N} f e ne toucherai qu’un de ses bons WOtS.J „ Après„ la Ligue de Cambray ks Vénitiens deputerent vers
" lu p. í íie í, ach f’ Le Sénateur qui . . .
« ât Chef de l Ambassade, ky fit u ne Harangue tou- J"'„- -te-Teœphe de k Sagesse dç kuu Republiquo; & Louïs Zj: Ji ,
», qui
(H) A.
Ttrron à*antres His ••toriens,
(^r) Malt,.
Y.mufinam
quam te Çor~né Lia , materGr,acchorHm tfi cum ma-gttìs
btts a f ersGrande fíi-percìlium.
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