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Tome troisieme. K - P.
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(fii) Varìl-'las, Hist. deLouis XII,Livr. X /,P“g. 397-Voicz. ci-ács -/kj , Cita-tion (4 s)rfí I ÍArticUHOSPITAt

( Michel

de 1’).

(*) 11 y acomme untrain do guerreordonné auxenortelt furla terre.Chap. VII,Verli 1 .

1

( 1 ) Testa-ïríent Poli-tique deMonsr. deXouvois,fag. 3 88 .

( 2 ) Là-mé-mt,pag. 343.

( 3 ) Testa-ment Poli-tique deMonsr. deXouvois,

f ai- ;»r, 38s.

>84

LOUIS XII. LOUIS XIII.

de Barthelemi Cocles.

sauva l’Italie, comme l’a reconnu depuis peu un célèbre n/íl r///Professeur de Frise (63). ' - if Gain t«m

(O) Je donnerai aussi la description de son corps] Naudé te ™p°ris hal’a insérée dans ses Additions à l’Histoire de FouisXI (64), f‘ l! Jsptam-8 c n remarque qu u 1 a trouvee dans un uvre fort rare , Ludovicus •inifrimé il y a fix vingts ans (6$). On le verra à la mar- XIV dr ejmtge (66). Caput non magnum, acutum , frons angusta, oculi Consilium,m -grossi eminentes , faciès macra, capilli curtl, nares ampls. cyelevata, labra groffa, cy mentum acutum, collum curtum f en .snm M*-eysubtile, bumeri angufli, manus cy brachiasubtilia o 1 Ion- thematice, ' ■ga, epiglottis eminens, furcula petïoris stricto., pectus , angus- aBumfHijfettum, satura potius curv'd quàm erecta, corpus colericum, cy ssf

motus oculorum velox cysursum revolventesse, cy crura sub- ^u^enavitttlia. militaris .

Scí ut Gaili

banc txpeditîonem ìmpetu magis quam confiho ,fati non prudent!£ duffu fufeeperant & exe-cuti crant, ita mi rum non est } idem fatum, déficiente Constantin, illos litJtituiJse.Vhic.HubcimHist. Civil. Tom. lïìpag. t 12 , IIZ, Edit. Franck. 1692 . (64) Pag. 44 . ( 6 $) Ce Livre deNaudé fut imprimé Pan 1630 . { 66 ) Barth. Cocles, Làbr . U Phyílog .gutjiio XV*

corps (O), telle qu’on la trouve dans un Livre

l, qui ne vouloir, ni le contredire, ni luy accorder ce„ qu’il demandoit, répondit agréablement, j’opposerai,, un fi grand nombre de Foux à vos Sages, que toute,, leur Sagesse fera incapable de leur résister: car nos„ Foux font des gens qui frappent par tout fans regarder„ où, & fans entendre aucune raison (61) ”. II pouvoitbien dire qu’il opposeroìt des foux aux Venitiens ; cartout ce que les François firent en Italie fous Charles VIII8c fous Louis XII fut (ouvrage de cette fureur martia-le , que les étrangers mêmes reconoissent dans le tem-pérament des soldats François au commencement descombats. Leur ardeur 8c leur promptitude produifoientles bons succès; mais comme leurs Généraux n’étoientpas des gens de tête, Ot qu alors il y avoir très-peu deconduite dans les affaires de France, la perte des con-quêtes n’étoit guere moins subite que les conquêtes mê-mes. II n’y avoir guere alors de prudence, ni dans lechef, ni dans les membres du Conseil. Ce fut ce qui

LOUIS XIII, Roi de France, fils 8c successeur de Henri le Grand, naquit à Fontai-nebleau le 17 de Septembre 1601 8c commença de régner le 14 de Mai 1610. Si les dix pré-mieres années de sonRégné furent troublées par plusieurs factions, qui dégénérèrent quelque-fois en guerres civiles (A), les vingt 8c trois autres ne furent pas moins agitées, ou par desguerres de Religion, ou par des guerres étrangères} deforte que c’est à ce Prince que convientd’une façon particulière ce que Job dit en général de tous les hommes (a). Ce Régné si peupacifique fut extrêmement glorieux j 8c il y avoit long-tems que la France n’avoit remportétant de victoires éclatantes. On peut néanmoins dire qu’au milieu de tant de triomphes 8c detant de gloire, ce Monarque a été fort malheureux (B) j car l’intérieur de fa maison le plon-geoir

{A) Son Régné...sut troublé pa.r plusieurs factions, quidégénérèrent quelquefois en guerres civiles. ] Quand on exa-mine l’Histoire du Régné de Louis XIII, depuis m com-mencement jusques à la fin, on est mille fois tenté de fedemander à soi-même, Mais eft-il vrai que je lis des chosesfaites en France ? N’aurois-je point fous mes yeux un Livre oùpar des fictions romanesques, quelques Ecrivains se plaisent depeindre le caractère d,'itn Peuple mutin, cy d'une Noblesse en-cline à la rébellion ; caractère que ces Auteurs fe font avisezde publier sous le nom de France, afin de cacher le nom d'uneautre Nation? On est sur tout tenté de se faire ces deman-des, lors qu’on s’est laissé préoccuper par les railleries des

la fougue tune multitude aveugle cy capricieuse (4). II diten un autre endroit (5) : „ Que (autorité limitée du Sou-„ verain & celle des Républiques ont plus de mauvais„ costez, 8c font sujettes à plus de fâcheuses suites pour„ (Etat & pour le peuple,que n’est le pouvoir arbitraire.„ Les factions, les séditions, les tumultes, les guerres„ civiles, font souvent plus de mal en un an, qme tout,, le dérèglement d’un Monarque absolu n’en pourr.oit„ causer en toute sa vie”. 11 se pourroit tromper par ra-port à certains païs ; mais il n’y a point d’aparence qu’ilse trompe à (égard de fa Nation: elle est d’un tel génie,

_ ^_ 7 ^ que le plus fâcheux état où elle se puisse trouver est de

étrangers, *qui accusent les François d’etre idolâtres de la vivre fous un Gouvernement moû & foible. Alors cha-

( 4 ) Li-mré,me, pag.

392,393.

( 5 ) Li-mi -me , pag.

3*3,3.34^

Monarchie,'& de leurs Monarques, ou par les élogesque plusieurs Auteurs François répandent fur leur Nation,comme fi elle étoit naturellement soumise à ses Rois,'avec un zèle, & avec une fidélité incomparables. II n’ya rien de plus faux que ces railleries des étrangers, 8e que

ces éloges de plusieurs plumes Françoises. L Auteur du - ^— -.

iTeítafnent Politique de Mr. de Louvois a bien mieux .Bruyère donne aux enfuis. Voiez la marge (7).conu le génie de la Nation. II pose en fait que le seul (j}) Au milieu . ... de tant de gloire, ce Monarque aSc se vrai moien d’eviter en France ses guerres civiles est etc sort malheureux ,J Un Auteur moderne voulant prou-

que Gentilhomme est le tyran de son village , chaquegrand Seigneur se tyran de son canton : alors on ne voltque sédition 8c soulévemens (6). Lisez l’Histoire de Fran-ce , remarquez principalement ses Minoritez, vous serezconvaincu de ce que je viens de dire. Vous trouverez1e caractère de cette Nation dans celui que Mr. de la

P,

VoteàPdjsitgede Costardons U Re-morque

h puissance absolue du Souverain, soutenue avec vi-gueur, & armée de toutes les forces nécessaires à la fairecraindre. Pour des brouillons C? des rebelles, dit-il (1), ilest constant qu on en a veu en France fous les Règnes precedens,Cr au commencement de celui de V.M. autant qu en aucunautre endroit de l'Univers. Il établit la meme Maxime ,lors qu’il fait cette Remarque touchant les Anglois (z) :On fait ajfez quelle est dans le fond leur disposition. Ils fontaussi legers csr aussi remuans que les autres Nations j, mais quoiqu’on en dise ils ne le font pas plus. C eft l occasion , c est la.forme du Gouvernement , c eft l’impunite , ce font les moyensqu on leur laisse , qui les rendent remuans. On verroit dansles autres Etats les Sujets qui font les plus soumis devenir aussibrouillons cy aujsi mutins, p la prudence, ïautorité, «y lavigueur de leurs Souverains ne les retenoìt, ty ne leur en re-tranchait toutes les occasions. Considérez comment il rai-sonne sur la différence qu’il y a en France entre ce Ré-gné & les Règnes précédens. Oti est-elle aujourd'hui cettemultitude d’esprit s remuans cy enclins à la révolté? N’ont-ilspas tous les prétextés quils ont jamais eu? Les guerres cy l esautres dépenses que V. M. est obligée de faire pour soutenirl’éclat de sa gloire, ne l'obligent relies par d'imposer, sur le Peu-ple des tributs plus excessifs qu il n en fut jamais levé mesmesous Louis XI. Les P■ Reformez nont-ils pas esté pousiez plusloin que fous Charles IX cy fous Louis XIII ? La Noblesien’est-elle pas plus chargée quelle n’a jamais esté? Le Clergé71e contribue-t-il pas aux besoins de l’Etat, pins qu il n’a ja-mais fait , cy dans ce siecle , L7 dans tous les fiecles pajfez ?Et V. M. n'a-t-elle pas autant de démesiez avec le Siégé deRome qu aucun Roi de France en ait eu ? Cependant tout esttranquille, tout est soumit. Point de révolté, point de tra-

ver le néant des prospéritez humaines se sert de deuxgrands exemples : il parcourt la vie d Auguste, & puis ilcontinue de cette maniéré (8j : ,, Venons au second„ exemple 8c régardons d’abord le plus glorieux Poten-„ tat de ce siecle, dans une continuation de bénédictions,, du Ciel, telles que toute la Terre a eu sujet de s’en„ étonner. On peut bien juger que je veux parler de„ Louis Treizième, dont ceux qui viendront après nous,, admireront fans doute ses prospectiez, s’ils en jugent,, paf (éclat de ses actions héroïques, par le nombre de„ ses trophées, par (étendue de ses conquêtes, 8c par la„ grandeur de ses triomphes. En effet, soit que vous,, considériez les monstres qu’il a domptez au dedans ,„ soit que vous jettiez les yeux fur les avantages qu’il a„ eus partout au dehors, vous serez contraint d’avoiier„ que la France n’a jamais eu de Roy plus fortuné que" "T- n ’ a point de frontière qu’il n’ait avancée de,, beaucoup dans le païs ennemi. Elle n’a point d’en-„ vieux dont il n’ait dompté (orgueil, & confondu les„ desseins. Et fi vous prenez garde à ce qui s’est passé,, tant fur (Océan que fur la Mediterranée, vous juge-,, rez que tous les Elemens combattoient pour nous,, fous la domination de ce Prince. Or ses marques de,, son bonheur n’estoient pas moindres dans son domesti-,, que; 8c c’est sans doute qu’il avoit de grands avanta-„ ges fur Auguste de ce costé-là. Dieu luy donna pour„ compagne de fa couche une Princesse, que la bonté,, singulière, jointe à plusieurs autres vertus extraordi-„ naires 8c vraiment heroïqiies, luy eussent pu faire ai-„ mer, quand elle n’eust point esté une des plus parfai-„ tes au reste, 8c des plus agréables de son temps. II se

hison. La guerre cyles troubles ne font quau dehors, au lieu „ voyoit pere de deux fils très-dignes de son affection ,qu autrefois ils estoient au dedans (3). D'où vient ,, pour estre si beaux, 8c si bien formez de Nature, qu’il

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donc cette difference? .... D’où vient ce changement? Dela difference avec laquelle V. M. manie l’autorité Royale: deson discernement à en faire le véritable usage ; de son adresseà conduire cette beste brute qui s’apelle le Peuple, cy qui de-meurant fans frein court à l’abandon de tous les costez où sonwstinbì la pouffe , mais qui s'accoutume insensiblement à selaisser régir par le mors qu on lui donne, cy à marcher mieux a.proportion de ce qu’on lui tient la bride plus serrée. C'eft lepouvoir absolu qui feus est U véritable frein capaklp de domtfr

„ n’eust pas pu ses souhaiter plus accomplis, outre que„ se temps auquel il ses avoit eus.les luy devoit rendre,, encore plus chers. Tout 1 e monde 1 e r-espectoit, 8c„ de quelque costé qu’il se tournast dans son Louvre, fl» n’y voyoit que des témoignages d’amour & de reve-„ rence. Pouvoit-il donc rester quelque chose à fa feli-,, cité pour estre plus entiere, si nous en jugeons par les,, apparences? Avec tout cela néanmoins, que dironst, nous fi par fa propre confession fl n’a j’aiuais passé u»

» jour

( 7 ) l?uniquisoin des en-fans est de ,

*trouver Cìn*droit fotèìk deleurs maîtres’'*comme de tousceux à qui ilsfont soumis.”dès qu 9 ils ontpu les entamer*ils gagnent ledejfus , frprennent fureux un ascen-dant qtdiìs neperdent plus*-Ce qui nous- -fait decheotfune prémierefois de cettesupériorité dleur égard, esttoujours ce qtdnous empêche ,de la recou-vrer. La 'Bruyere,Caractèresde ce Sié-cle , pag*

43*>439*

Edit . deParis 1694*

(8) La M0-the le

Vayer, P* 5 *cours de st*

Prospérité,au Tom. VI&de fes Oe &',vres,pag.jf& fuiv. Bit-

de Paris

ia 12*