LOUIS XIII.
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RIVIERE,
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U6.
(t) ^.157.
(|) Ibidem.
(î) Ibidem,
(106) Le Pè-re VavasseuiJe trempe :Louis XIIIne vécut (juc41 ans &fres de S
f 107) Votez," 1ìes Mémoi-res de Ma-rolles143 .
(rat) Mani-lius.
(109) Cos-tax , Entre-tiens avecVoiture,
5 « 3 -
(no) Confé-rez. ce quedefus, Re-marquede P ArticleGuise(Louis).
(m) Votez,ei-dejfm laCitation (75)de C .Article
Edouard
IV.
fm) Cos-tar, Entre-tiens ,pag.S<I'.
192
qu’elie n’avoit jamais fait en France (T) } Sc je ne croi pas que le Parlement de Paris ait ja-mais soufert une mortification auíîi honteuse que celle qu’on lui fit subir l’an 1631 (U). IIest vrai qu’il semble que cette illustre Compagnie s’étoit un peu trop oubliée, 8 c qu’elle avoireu le malheur de se laisser emporter par les artifices de quelques esprits factieux. J’exatóineraipeut-être ailleurs (f) l’Horofcope qui se trouve dans les Mémoires de Sulli.
II y a beaucoup d’aparence que Louis XIII ne fut point fâché de la mort du Cardinal deRichelieu j car c’étoit un homme qu’il n’aimoit point, 8c qu’il craignoit, 8c dont il se seroitdéfait, si de puissantes raisons ne l’en eussent détourné. II s’imagina entre autres choses quelès troupes étant commandées par les créatures de cette Eminence, il n’en disposeroit pas com-me
ne quis isiiusmodi f arum considérâtes ferma & improbus ac en faveur du Duc d’Orleans presque par tout le Roiau-feditiofus ad aures régis accederet, autin vulgus ferperet? ut me (nz), 8c que la Bourgogne devoir être le principal iaìíUsemirum fit, ni apud utrsvmf*e, fi modo legere fcriptiunculam siégé de la rébellion, y accourut promptement. Cette du Cardinal
' -- -if "--’-— —'.diligence obligea le Duc à se retirer (n4) sur les ter- de Riche-
res des Espagnols avec ses fauteurs. Ceux-ci furent dé- lieu >clarez criminels de leze-Majesté. La Déclaration, aiant T° m ' 11été vérifiée au Parlement de Bourgogne ( 11 ç ), fut en- fas ‘ z ° 7 'voiée au Parlement de Paris, où les opinions fe divisèrent ( ll4 ) . Atellement qu il y euft un Arrest de partage au lieu dé un Arrest zanfon.
istam tuam curâvit, graviter osenderis, Prafirtim cum nihilexeufare poses , neque hoc tib't imprudents excidiffe, neque ullisversus angustiis, ac necejfitate coaílum feciffe ; cui tam facilesuent tam apertum nefas advertere, o 1 invidiam verbìs atqueafperitatem vel tollere omnino,vel fie mitigare: Tandis qu’unsi sage Ministre Dessous moy tiendra le timon. . . . Quod
sequitur, satis ridiculum , eumdem Cardinalem unum opponi de vérification (116).,, D’où vint que le Roy, estant de re-
 traMAVulnif ftlKn Nli . . T aa Ansave «’ont-’nomf foin* X "Doric Aïs nVi1l(IP TíOTlr T 1 A loiílAV lin 4-a1
(ní) Au-beii, His-toire duCardinal de
,, tour à Paris, fut obligé, pour ne laisser un tel defor- (”s) M ‘-„ dre fans correction, de mander le Parlement au Lou- ^“fíeí„ vre, avec ordre d'y venir à pied comme coupable, 8c,, en estât de recevoir la réprimandé qu’il meritoit, pour p*g, 21/.
„ faire entendre qu’il ne luy appartient pas de délibérer,, fur les affaires d’Estat; qu’il ne luy envoyoitles De-,, clarations qu’il faifoit fur cette matière, que pour les„ publier, enregistrer, & faire observer par fes peuples;
,, 8c qu’il devoir apporter d’autant moins de difficulté à E"?t™ '„ publier celle dont si est question, qu’il y a bien de la Livniv‘,,, difference entre une commission, qui est delivrée pour chap. xvir,,, faire le procès à quelqu’un, 8c le juger, 8c une Decla- P“S- 3°3 *„ ration, qui est publiée par fa Majesté pour faire con- 3 ° 4 '
„ noistre à fes subjets ceux dont il fe plaint, les raisons,, qu’il en a 8c pour lesquelles ils sont coupables du crì-„ me de leze Majesté: veu que dans une Déclaration fa„ Majesté leur laisse un certain temps, pendant lequel,, ils peuvent obtenir grâce de fa clemence, s’ils y ont„ recours, Sc que mefme aprés cela on ne laisse pas d’ob-,, server toutes les formalitez nécessaires aux procès cri-„ minels avant que les condamner. Cela fut fait dans„ le Louvre, le Roy séant en son Conseil, 8c le Parle-„ ment en corps estant à genoux, en fa présence, &
„ mefme aprés que le Garde des Sceaux luy eust fait en-,, tendre de la part de fa Majesté, qu’il n’avoit pas l’au-,, thorité de juger des Déclarations d’Estat qu’il luy en-„ voyoit, elle deschira de sa main l’Arrest de partage,'qui avoir esté escrit dans les registres du Greffe, 8c com-„ manda d’y mettre en fa place celuy de son Conseil '
„ par lequel il le cassait.- avec défenses de mettre en de-„ libération à l’advenir semblables Déclarations; Et en„ fin, pour expier la faute de ce Corps fur quelques par-„ ticuliers, par ordre de fa Majesté les Presidens Gayan„ 8c Barillon, 8c le sieur Lesnê Conseiller, receurent„ commandement de s’efloigner pour quelque temps deParis, 8c furent suspendus de l’exercice de leurs Char-„ ges, pour avoir parlé avec trop peu de respect, de ses„ actions, 8c de la conduite de l’Estat (117). , .
II y a dans les païs étrangers une infinité de gens, qui 'K
s imaginent que c est par un changement tout-à-fait m o- Cardinal de
inférés etc damombus cunctìs; (**) Les enfers n’ont’pointde démon, dont je craigne rien de sinistre. Et hoc arro-gant ac prose impium. (f) C’est par luy que tout m’est pos-sible. Vitandum fane fuit, ut ne id usurpares, in quo aper-ta affentatio minimum est, quod reprehendatur , illum ipfumregem suturum fuisse, nifi régi adjutor er cornes adjuntlus es-se t. (j.) Et vous en eussiez fait un Roi, 8cc. Nonpojsumverò t ib t, Godelle, non succensere quod in tam ejsufis admi-niftri régît laudibus, regem deprimis, e? nobis exhibes fomni-culosum , ac nihil agentem , qui hoc etiam confiteatur de se ;
Je M gouste en repos le sommeil, 8cc.
Quem porrò regem ? vìgilantìffìmum , laborìofijstmum, patien-tia injuriarum csdì ac terra insignem, qui multiplici £? diver-fa in ultimas regni oras expeditione, valetudinem v corpusatnifit, neque vitam longi 'Us, quàm in quartum & quadra-gefimum annum produxit (106).
( T) L’Autorité Roiale fe fit sentir . plus fortement
qu 1 elle navoit jamais fait en France.] Chose remarquable!fous un Prince qui ne jouïssoit pas lui-même de l'Antori-té, ni d’une pleine liberté, la Puissance Roiale s’est plusfortement établie qu’elle n’avoit fait sous les Monarquesles moins dépendans de leurs Ministres, 8c les plus habi-les dans l’Art de régner. C’est proprement sous Louis XIIIque les Rois de France ont été mis hors de Page, 8c nonpas sous le Régné de Louis XI. C’est au Cardinal de Ri-chelieu qu’on doit imputer cela : c’est lui qui commençaI’œuvre de la Puissance arbitraire, 8c qui l’amena bienprès de la perfection ; mais non pas auslì près que 1 ons’en plaignoit alors : la fuite a montré qu il manquoitbeaucoup de choses à cet ouvrage; on les y a jointesdepuis, ou on les y joint encore. Les Peuples 8c lesMagistrats sentirent cette nouveauté, & en murmurè-rent (107). Ce fut le sujet de mille conversations. Cos-tar raisonna une fois contre un Politique qui lui soute-noit, ,, qu’si n’y a point de Princes plus dangereux que„ ceux qu’un Poëte Latin (108) apelle nimium reges : des,, Souverains qui font trop souverains, & des Rois qui font
„ trop Rois”. Ceux qui voudront voir les raisons de Mr.‘ ^ ___
Costár n’ont qu’à lire la derniere Lettré de ses Entre- derne, que les Parlemens de France ont été exclus du Richelieu,tiens. Sous les règnes foibles , dit-il (109), les guerres, estran- partage de la Souveraineté. II y a même plusieurs Fran- T f m 'gérés domestiques font inévitables. Si un Roy n'est bien çois qui sont dans une pareille erreur. II ne sera donc ^ 1,11absolu chez. soy , il est impossible qu’il soit redouté chez fes voi- pas inutile de marquer ici par des faits certains 8c incon-fins, & le mépris que les ennemis feront de fes forces , excitera testables, qu’si y a long-tems qu’on a déclaré au Parle-necéffairement leur ambition, e? leur avarice . Pour- ment de Paris les bornes de fa fonction, 8c cela fur le
pied d’un ancien usage. Cette Compagnie étànt au Lou-vre l’an 1631 , dans la posture qu’on vient de mar-quer, (118) le Garde des Seaux de Chasteauneuf blâma for- fus) Aube-'tement le procède de Messieurs du Parlement de Paris ri > Hist - daer leur justifia par quantité de rasons, Ívm
.^ ... - . - . - exemples, que le Parlement ne peut es* ne doit point con- Livr. iv’,
fera plus par la putfiance de mal faire, mais feulement par le noistre que des affaires des particuliers, er des differens qui chap. XVII ,i
mérité de leur personne, w l’utilitéde leurs services . font de partie à partie, c? non pas des affaires d’Estât, dont 3 °**
Il y a long-temps qu on a compare le peuple à la mer (111) , le Souverain fe referve d, luy seul la connaissance. Que lors -,
qui est naturellement tranquille e? qui jouît dune bonace con- même qu il s’agit de faire le procez. aux Princes, aux Ducs ,
ei? aux Officiers de la Couronne, pour des malversations en laDireSiion des Finances iv du manîment de l’Estât, il est né-cessaire, afin que les Parlemens en puissent connaître, que le
» ,,,,,, ... j, r . j-j. Roy leur adreffie une Commiffion expresse, qui étende en ce
quelque sédition, manquant de chefs pour la conduire & la cas leur Jurisdiffion ordinaire ; ou que fa Majesté y àffiste en
foustenir, les remedes en feroient auffi aifez. que les causes en personne, g? qu’elle autorise par fa présence léInstruttion de ces
feraient legeres : Car cette multitude, dont nous parlons, est procédures extraordinaires. Que bailleurs y ayant grand’ dis.
un monstre qui a son cœur dans la teste, auffì-bien que son ference entre une Commiffion pour faire h procez, çr une De-
^ . 1--- - cla ration qui note feulement ceux dont le Roy fe plaint, l'on
n a jamais douté que les Parlemens ne doivent prendre con-noiffiance de cause, avant que dé juger fur une Commiffion ìO* qu au contraire ils ne soient tenus de vérifier, fans aucundelay ny délibération, une Déclaration qui laiffe toujours auxCriminels un certain temps, dans lequel ils peuvent fe remet-tre au devoir, cr empêcher par ce moyen que l'on ne passe ou-tre à lé Inftruhion de leur procez. La Remontrance du Gardedes Seaux estant achevée, le Roy fi fit apporter le Registrede la Cour, er marquer lafueille, oh eftoìt l’Arrest de par-is fi i luy même déchira, w y fit inférer au lieu l’- tír ~
rest
veu qu on laiffe faire Monfieur le Cardinal, pourveu que Dieune fi contente pas de V avoir monstré aux hommes, & qu ilnous laiffe jouir longues années du beau prefint qu’il nous afait en le donnant à la terre ; tous ces petits tiercelets de Rois,qui partageaient en quelque forte le Royaume (iro), verrontleur tyrannie détruite-, e? s’tls font encore considérables, ce ne
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tïnuelle, fi elle n est troublée par la violence des vens.nofìre saie Pilote a trouvé ïinvention de les lier, de les
Mais
wstre sage Pilote a trouve 1 invention ae les lier, de les enfer-mer, v de s en rendre le maistre: De façon qu’en íestât oh ilnous a mis , s il fi pouvait élever encore quelque trouble ou
esprit: Et Tacite a dit de la populace, que n’ayant point deconducteur, elle est toute tremblante, toute effrayée, Z? tou-te estourdie : Vulgus sine rectore, pavidum, socors. Voi-là comment il faifoit l’Apologie des Arrêts de bannisse-ment 8c de mort, à quoi si avoit falu recourir pour dissi-per les factions. Dans les maladies intestines , ajoûta-(nz), dont la France étoit travaillée, il a falu pour lasauver lui réitérer les saignées.
(C) Je ne croi pas que le Parlement de Paris ait jamaisfoufirt une mortification auffi honteuse qu’en 1631.] Le Roiaiant été averti fies préparatifs de guerre qui fe faisoieht