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Tome troisieme. K - P.
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LOUIS XIII.

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(148) Lk~même*25.

(149) Là-même t pag 0I 27 >

(150) Mé-moires deìa Chastre,M- r§z.

(jsi) Aube-ri j Hist. 'duCardinalMazarin,

Livr. l,t“Z. 128.

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raille inquiétudes. II n’y eut pas jusqu’au Dauphin qui sans y penser ne le chagrinât (CC). Onn’a point encore vu une bonne Histoire de son Régné : c’est ce qui fait attendre avec impa-tience celle que Monsr. le Vaísor a entreprise, 8c dont le premier Volume (g), qui s’étendjusques à la majorité de ce Prince en 1614, a été fort bien reçu du public.

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e prémier Suplément que je donnerai à son Article dans cette troisième Edition regarde cej'ai raporté fur le peu de fruit que l'on tira de la victoire d’Avein (DD).

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(r 52) Là-™ê.mc,pag,ï 3 o.

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* 27 .

^/ 54 ) Votez,à’dejjus ia\mnra. (0)e Article

Lorraine

(*sj) Le 7 loi'sfurutà St.

fort cet avis du Cardinal, 8c aiant su que des le premiereu le second de Decembre 1642. la santé de ce premier Mi-nistre étoit désespérée, il se hâta d’exécuter ce conseil ,desorte que le Mercredi 3 du mois il manda les Prélìdensdu Parlement de Paris & les Gens du Roi, 8c leur ditqu'il avoit fait dresser une Déclaration pour exclure de la Ré-gence, en cas que Dieu disposât de luy, le Duc d’Orléans sonfrere , à qui il avoit déjà pardonné jusqu à six fois, O 4 à quiil ne croioit pas devoir âpres cela confier ce qu’il avoit de pluscher, son Estât V ses deux fils: Et que le Parlement eut àvérifier le plûtôt qu'il pourroit cette Déclaration fi importante& fi nécessaire pour la tranquillité publique (148). Elle futenregitrée le 5 du même mois pour être pleinement o* en-tierement executée (149). La santé du Roi s’affoibliísoit dejour en jour, 8c personne ne jugea qu’il fût en état devivre long-tems; c’est pourquoi la Cour se remplit demenées 8c d’intrigues, les uns s’empressoient d’ofrir leursservices à la Reine, les autres songeoient à remettre engrâce le Duc d’Orleans. On porta le P. Sirmond Con-fesseur du Roi à lui proposer la Corregence pour Monsieur son

frere avec la Reyne . Mais cette proposition déplût si fort

au Roy, quaprìs savoir aigrement rebutée, a 4 en avoir mes-me dit quelque chose à la Reyne , il ne voulut plus entendreparler son Confesseur, cr l’ayant sait renvoyer, sous un attr-treprétexté, prit en fa place le Pere Dinet (150). Enfin leRoi s’adoucit 8c pour la Reine 8c pour le Duc d’Orleans.U fit une Déclaration où „il ordonne que Dieu l’appel-,, lant à luy, la Reyne son Epouse soit Regente, qu’elle„ ait l’éducation de leurs enfans, avec l’administration», du Royaume; & que le Duc d’Orleans son frere, soit„ Lieutenant général du Roy Mineur dans toutes les„ Provinces, sous l’authorité de la Reine. 11 veut que„ la Regente 8c le Lieutenant général ne puissent rien„ faire que par l’avis 8c le Conseil souverain de la Re-,» gence, composé de ses Cousins le Prince de Condé &„ le Cardinal Mazarin, 8c des Sieurs Seguier Chancelier„ de France, Bouthillier Surintendant des Finances, 8c,, de Chavigni Secretaire des Commandemens, qualifiez„ tous Ministres d’Estat; 8c que le Prinoe 8c le Cardinal„ en soient les Chefs dans l’ordre qu’ils sont nommez,„ enl’absence toutefois de son Altesse Royale. II en--, tend auíîì que dans son Conseil tout se délibéré 8c se„ refolve à la pluralité des voix : 8c qu’à la même plura-,, lité on y pourvoye, tant aux plus importans emplois„ 8c aux principaux offices de la Couronne, qu’aux Char-,, g£S de Surintendant des finances, de premier Président„ 8c de Procureur général au Parlement de Paris, 8c de„ Secretaire des Commandemens (151) ”. Cette Dé-claration aiant été lue tout haut dans la chambre de faMajesté en présence des Princes 8c des Ducs 8c Pairs, 8cc,le 19 d’Avril 1643 , le Roy la signa, L? Papofiille qui fuit :Ce que dessus est ma tres-expresse & derniere volontéque je veux estre exécutée. La Reine O 4 le Duc d’Orleansla signèrent de même , âpres s’être promis er juré P un à P au-tre, de n y point contrevenir. Ce qui ne se passa point, àl égard de la Reine, sans bien verser des larmes , témoins de

son affliéîion O 4 de fa douleur . Cela étant fait, furent

introduits les Députez, du Parlement. Le Roy , tout maladequ'il étoit , leur déclara luy-même qu'il avoit fait dresser deslettres pour la Regence , qu’il defiroit être promptement véri-fiées , ct' qu’il envoyeroit pour cela le lendemain matin a. laGrand’ Chambre , Monsieur son frere, Monsieur le Prince , CT 4Monsieur le Chancelier. En effet, elles furent hues (p 4 pu-bliées le matin même , à PAudiance (1 52). La Lettre decachet qui accompagna la Déclaration enjoignoit au Par-lement de la vérifier fans delay or fans difficulté aucune . .de tirer ensuite des Registres, la Déclaration contre Monsieurfrere unique du Roy ; c T de la remettre incessamment entre lesmains de Monsieur le Chancelier, pour être cancellée ou rom-pue (153). La Réine, très-mal satisfaite des limitationsque l’on avoit mises à fa Régence, ne s’occupa que desmesures nécessaires à faire casser la Déclaration; 8c àpeine le Roi eut les yeux fermez, qu’elle se transportaen pompe au Parlement de Paris, pour se faire donnerune Régence pleine 8c entiere. L’ancienne coutumevouloit que les veuves des Rois de France fe tinssent qua-rante jours de fuite dans leur chambre fans voir ni soleilni lune jusques à ce que leurs maris fussent enterrez (1^4).Anne d’Autriche veuve de Louis XIII ne s’enfermapoint ainsi : elle s’en alla à Paris dès le lendemain de lamort du Roi son époux (155), 8c trois jours après elle fetrouva à la plus pompeuse 8c à la plus éclatante cérémo-nie qui sc puisse voir au Parlement de Paris; 8c selon lesintrigues qu’elle avoit formées auparavant, elle y fit dé-truire les dernieres volontez du Roi, cette Déclarationdu mois d’Avril précédent qu’elle avoit juré d’observer ,& qui avoit coûté tant de travail o 4 de peine (156), Sc quisut indubitablement l’ouvrage de Monsieur le Chancelier Se-

guier .c y de Monsieur le premier Président Molélici),

T O M. III.

{DD).

Il est remarquable que l’un des moiens, que les servi-teurs de cette Reine emploiérent pour parvenir à leursfins, fut de la porter à se servir des créatures du Cardinalde Richelieu, 8c à oublier chrétiennement ses injuresqu’elle en avoit reçues. Montaigu dévot de profession, met-tant Dieu er le monde ensemble, & joignant aux raisons dedévotion la nécessité d’avoir un Ministre instruit des choses del Estât, y adjousta encore ( à mon advis ) une autre considé-ration qui la gaigna absolument, qui sut de luy representerque le Cardinal Mazarin avoit en ses mains, plus que per-,sonne, les moyens de faire la Paix ; O 4 qu estant né sujet duRoy son frere, il la feroit avantageuse pour sa maison, qu’elledevoit essayer de maintenir en pouvoir , a fin de s'en faire unappuy contre les factions qui pourraient naistre en France du-rant fa Regence (158). Un Prophète n’auroit pas mieuxrencontré que Montaigu; car il s’est trouvé qu’au boutde seize ans le Cardinal Mazarin a conclu la paix avecl’Espagne si avantageusement pour cette Couronne, 8c sidesavantageusement pour la France, que les plus éclairezont cru qu’il n’en usa de la sorte, que par les prières, oupar les commandemens de la Reine mere, en qui le Roiion man avoit toûjours remarqué un cœur Espagnol; 8ede la vmt en partie qu’il voulut que sa Régence dépendîtdu Conseil qu’il lui adjoignoit (15-9). „Louys 1 e juste ne„ s’arrêtoit pas tant aux exemples, qu’à la raison. II sa-„ voit que la Reine son épouse n’entendoit rien du tout„ aux affaires, 8c qu’elle ne pouvoit pas s’en être acquis„ d’experience, n’en ayant jamais eu de communication.„ Comme la Regence, dit-il, est de fi grand poids, v 4 que la„ Reine ria pas la connoiffarce nécessaire pour la résolution des,, difficultez. inséparables du Gouvernement, Nous avons ju-», gê à propos d’établir auprès d’elle, a 4 fous son authorité ,,, un Conseil qui puisse decider. D'ailleurs, ce qu’il y avoit„ de particulier dans cette rencontre , étoit qu’y ayant,, rupture entre les deux Couronnes, la Reine feroit obli-„ gée de faire la guerre L son propre frere, se Roy Ca-„ tholique. Cependant, le même Louys XIII luy avoit„ déjà autrefois reproché, qu’elle ne pouvoit oublier son„ pays, 8c qu’elle prenoit trop de part aux nouvelles 8c„ aux affaires d’Espagne (160) ”.

(CC) Il n’y eut pas jusqu au Dauphin qui sans y penser nele chagrinât.] Mr. BoursaUlt áîant dit que les Rois sont fidélicats, que la moindre chose les blesse, Sc ceux mêmequi leur sont les plus chers sons quelquefois ceux qui leschagrinent le plus aisément, en aporte cet exemple :-, Un jour que j’étois avec Monsieur le PréfìdentPerrault„ dans fa belle Galerie, Monsieur de la Vrilliere, Secre-„ taire d’Etat, le vint voir; 8c c’est de luy,Monseigneur,„ que je say ce que je vais vous apprendre. Le Roy ,„ qui n’étoit encore que Dauphin, fut baptisé à 8. Ger-„ main le 21 d’Avril 1643, âgé de quatre ans, sept mois,„ 8c quelques jours. Louis X III ne put assister à cette„ Cérémonie. II étoit malade, 8c mourut vingt-trois,, jours après. Au sortir du Batême on mena Monsei-„ gneur le Dauphin au Roy, à qui il aprit qu’il venoit». d’être batiíe. J’en fuis bien aise, mon Fils, répondit,, le Roy. Hé comment vous appellez-vous ? Je m ap-„ pelle Louis çpuatorze, repartit ce jeune Prince,fans pen-„ fer à cé qu’il disoit, & peut-être même fans en savoir„ la conséquence. Cependant cette réponse chagrina le„ Roy : dans l’etat où il étoit, il la prit pour un mauvais„ présage; 8c se tournant de l’autre côté, pas encore, dit-„ il, pas encore. Quelque Flateur ( car les Princes ont le„ malheur d'en avoir avant qu’ils sachent parler) avoit„ déja entêté cet Auguste Enfant du grand Nom qu’il„ devoit bien-tôt porter, 8c fut cause de la petite mór-„ tification qu’il donna innocemment au Roy son Pe-„ re (iói) ”. _ _

(D D) Ce que f ai raporté fur le peu de fruit que l'on tirade la victoire d’Avein (162).] J’ai cité Mr. Silhon, quiassure que les artifices du Prince d’Orange empêchèrentles François de profiter de cette victoire, 8c j’ai observéque cet Ecrivain publioit cela Van 1651, Lc que je nevoulois point citer ceux qui ont écrit après Van 1672 : jetiens encore la même route, 8c voilà pourquoi je n’alle-gue point présentement un Mr. de la Neuville qui a dit(163) entre autres choses, que le Prince d Orange avoit sutrouver, fans h faire paroitre , les moiens de sacrifier a. sa ja-lousie la plus belle armée qu on eut encore vue dans ce sié-cle (164). Mais je pourrai bien raporter le témoignaged'urr Italien dont le Livre fut imprime lan 1640. C estun Historien assez fameux, c est le Comte GaleazzoGualdo Priorato. II raconte ( l6 S) <l ue les GénérauxFrançois furent d’avis qu au lieu d affiéger Louvain, onmarchât tout droit à Bruxelles. Ce conseil fut suivi ;mais le Prince d’Orange en aiant trouvé dificìle l’exécu-tion reprit la route de Louvain, 8c fit conoitre que laprise de cette place feroit importante. L’Historien ajou-te qu’il y eut des gens qui trouvèrent de l’artifice dans ceb t> 2 procédé,

(<?) ZMpTtmea xAmfìerdamdeux fois en' 1700. tes

Nouvell.de la Rep«des Lettresnous ont aprístfijtfon en a fuisdeux VersionslAngloises*

(158) Mé-;moires de 4 aChastre,» 317 -,

(US) Veicticì-dejfìis > Ci ttation (16),

{160) Aube*»ri, Hist» dtiCardinalMazarin,M* 152,153;

(itft) Bonis

íault, Let-tres nou-velles,^’3*4 j 3 8$»Edition dcHollande*.

Voieçla T{emar -que (L),

(i«4) LaNeuville,Hist, deHoll. Tonte254

a l an?K 163$Edition deParis

(I 6 j) Prio-tato, Histo-ria d elleGuerre dîFerdinan-do II, &c,Liíro Décima,aWann. 16} s,M- 34 ^ E-dis. de Venise ,I £40,1114.