(«) ll expli-quent alorsApolloniusíUiodius.
(i) Kxtin.Amidl’a , 1/1Orat. fune-bri -SibtandiLubberti,folio C Zverso. ,
( 2 ): Menfo
Altiiig', &Martin Ly-dius furentles deux au-tres.
(}) Ex Sixti-no Amama,in Orat.funebri.
(4) Votez.
Trustant, ac
er.tditor.
Vstòrùm
Epistolï
Ecclesiast.
& Theolog.t*g- 54S- 56 ;,568 a h'bi ,Edit. in-folioI6'e 4 .
L) DansP Article
MAIÍOWS-
KI, Tfmar-que ( C).
(6). VolezTrxst. accrùditor.Virât. Epist.fag. 4 r í-
196
LOUIS XIII. L U B B E R T.
procédé, vu qu’on croioit que les Hollandois aimoientmieux avoir pour voisins les Espagnols, que la France.Questa benthe buona opintone , e ufcita di bocta d'uri Capitanotanto prudente, nondimeno non tmlasciarono alcuni-di divi-farla fer artifitiosa ; conciofia cheglt Htillandefi credevajì , che-atnaffero bene la corrispondenza colli Erancest fer cavarne aiu-ti, ma non gih la-vicinanza, e maggior loro grandezza ,per-
che ftando quelle Provincie sotto ail ’ obedknza d’una Coronet,la cuipotenza era lontana, e disunita, effi erano ftati, e îttt-tavia vedevanfi bastanti a disender la loro libertà: il che sitedifficile sareíbe rmscito loro, quando haveffiero havuto da farecon: un P ot entât 0 di forze , e di- Stato mito, e-loro confinan-te (166).
LUBBERT (Sibrand) Professeur en Théologie à Franeker, naquit à Langowordedans la Frise environ l’an 1 f f 6* H fit ses Humanitez dans le College de B rente, & puis il futétudier dans l’Académie de Wittemberg, où il aprit beaucoup d’Hébreu fous le ProfesseurValentin Scindlerus, après quoi il s’en alla à Geneve, & fe rendit fort assidu aux Leçons deThéodore de Beze, & à celles de Cafaubon, & de François Portus (a). Ensuite il fut àNeu-stad où le Prince Casimir avoit transporté les Professeurs Reformez A I s’attacha principalementaux Leçons de Zacharie Ursin, & s’insinua intimement dans fes bonnes grâces. II en reçutun jour un éloge qui fut en méme tems une belle preuve de la modestie de ce Professeur ( A).On ofrit à notre Lubbert le Vicariat d’Ursin dans la Chaire de Logique, avec promesse d’unmeilleur poste en tems & lieu 5 mais il répondit modestement qu’il ne fe fentoit pas assez habi-le pour bien remplir une place où ce Professeur illustre avoit aquis tant de gloire. CependantUrsin n’avoit trouvé que lui entre fes Disciples- qui dût être recommandé pour cette fonctionde substitut. Elle fut donnée à Fortunatus Crellius. Lors que Lubbert fe vit en état d’êtrepromu à la Charge de Ministre, il fut demandé par l’Eglise Réformée de.Bruxelles, & parcelle d’Embdenj & il préféra celle-ci à l’autre, par le conseil de Zacharie Ursin. II fut apel-lé en Frise Pan i p8q, pour être Prédicateur du Gouverneur. & des Députez des Etats de la-Province, Sc pour faire des Leçons en-Théologie dans l’Université de Franeker dont on pré-paroit la fondation. II eut pour Collègues dans la Profession en Théologie Martin Lydius ScHenri Antonides Nerdenus* & quoi qu’ils fussent plus âgez que lui, il les surpassa de beau-coup. II fut recevoir à Heidelberg le Doctorat en Théologie, dès qu’il se vit honoré de laCharge de Professeur en cette Science à Franeker. Ce fut une Charte qu’il exerça près dequarante ans , Sc dans ce long intervalle il fut emploie diverses fois a des afaires importan-tes ( B). II fut l’un des Députez au Synode de Dordrecht, Sc l’une des plus fortes têtes dela Compagnie. Son assiduité au travail, St la vigueur de fa santé, lui donnèrent lieu de com-poser beaucoup d’Ouvrages qui furent fort estimez (C). IIprêchoit avec un grand zèle, Scfe montroit bien fervent dans la censure du vice (D), Sc observateur sévére des Statuts ; St ilrefusa quelquefois le Rectorat, parce qu’il craignoit de ne pouvoir point venir à bout de la
cor-
(A) ll reput d'Urfin un éloge qui fut en même tems une dernieres années de fa vie, & avant cela sontempéra-lelle preuve de la modestie de ce Professeur .] 11 avoit mal ment l’avoit préservé des fâcheuses suites de la forte apli-cité dans une Leçon publique David Kimchi, & en aiant cation à l'étude. Robustá z? qualis soucis obtingit, valetu-été averti par notre Sibrand, il reconut fa faute dans la dinesemfer usus suerai, magna Dei beneficìo, ìntantis adeo-Leçon suivante, Sc montra celui de fes Auditeurs qui que affiduis laboribus. Postremis annis dolores nephritíci. exétoit cause de la correction. Vous trouverez dans ces affiduis studiis contraeli & catarrhi frequentiores fer inter-paroles Latines un plus grand détail fur tout ceci : Acci- voila eum. exercuêre. (7). 11. publia des Ouvrages contre.dit aliquando ', ut D.Ursinus in leêlione public a Kimchìumci- Bellarmin fur les Controverses de 1 Ecriture, & du Pape,taret, quem nofter quoque antea ad eundem locum confulue- & de 1 Eglise.,, 8c des Conciles, & il répliqua a Gretíe-rat. Deprehendebat adolefcens , X>. Uríìnum, Kttnchiï au- rus , qui lui avoit répondu pour Bellarmin, II eut le der-thoritatem, five errore lawitovmip , frve quod locum obiter in- nier dans cette Dispute %. car Gretferus ne lui répliquafpexiffiet, maie ailegaffie. Mionuit hac de re pr&ceptorem mo- point. Ces Ouvrages de Lubbert lui attirèrent beaucoupdéfie zr verecundì. is mtratus juvenis in Ebraïsmo peritiam, de Lettres remplies déloges; & il fut contraint d’en no-,introduxit eum in Muséum, infpeâloque K'imchii Commenta- tifier une partie au public, afin d’oposer ce bouclier auxria, rem sese ad eum modum habere deprehendit. Tantum traits de l’un de fes Adversaires. Gquanti autem hostuatapÍTm.ab est ut offienderit clariffimum Thedogorum hac discipulì liber- ' labores fecerit Ecclefia, lìquere potest ex fraclaris & hononficistas, ut poftridieinleâíiortepublicaerroremillumfuumretrttc- elogiis pr&jlantifpmorutn ejus luminum (*) , quorum aliquottaverit , rnanftrato D. Sibrando , quem fibi ejus indtcium fe- evulgationemeffiranisadverfariimaledicentia modeftiffimaani—ciffie- profitebamr. Eâr etiam occastone jy. Urfinus juventuti ma expreffit (8). Aiant pris garde que l’Héréfie Sociniennesacra Ebraifmi fiudia, partmque diligentiam commendabat. commençoit à se glisser dans le Païs-Bas, il publia un
Ouvrage contre Socin de Christo Salvatore (9). I] écrivitPulcrum est digito monstrari & dicter, hic est (i). aussi contre la Lettre d’Arminius ad H. à Collibus , &
contre Pierre Bertius qui avoit pris la plume pour la dé-fi étoit encore plus glorieux à Ursin d’avouër ainsi fa fau- fenfe de cette Lettre. Ensuite il écrivit contre Vòrstius,te, qu’à Lubbert d’ëtre loiié de savoir montrée. ' & contre l’Ouvrage que Grotius intitula Pietas Ordinum.
(B) ll-fut emploie diverses fois à des afaires importantes . ] Hollandia. S’étant ainsi déclaré un ardent athlete de la,Le Comte Guillaume de Nassau Gouverneur de Frise,& Cause des Contre-Remontrans, il fut souvent engagé àlés Députez- des Etats de la Province l'admirent souvent prendre la plume; mais s Auteur de son Oraison funebreà leurs délibérations; & lors qu’en 1594b. ville de Gro- ne trouva pas à propos de s’arrêter là-dessus, 11 témoi-ningue & les Ommelandes furent aggrégées au corps des gna au contraire qu’il voudroit que toutes ces choses fus-Provinces Unies, il fut l’un des trois Ministres (z) qui sent enterrées pour jamais dans le tombeau de l’oubli. JDefondèrent une Eglise à Groningue, & qui en réglèrent' Us qm postea fubfecuta funt , malo tacere, quàm tò òáxpwtiles Statuts. Les Ministres de Leeuwarde fe querellèrent iSSov iyeípsiv. Optem enim ex animo, quod ipfa quoque Syno-quelque tems après avec un emportement si opiniâtré,' dusvovet, mfausta illa faftionum nomma,qua mih't hic cumque le seul moien de remettre la concorde fut de les ren- cordolio & honore ufurpanda effient, nternâ oblivione íepultavoier tous; & alors Sibrand' Lubbert,Lydius,Nerdenus, este. Si volumus còire Ecclefu vulnera z? cicatricem ducere& Jean- Arcerius furent envoiez au service de cette Egli- tavendum fedulo est, ne inveflivarum unguibus imprudentise-là, & s’y arrêtèrent jusques a ce que les dissertions zelo refodiantur (10). Le dernier Ouvrage, que Lubberteurent été terminées. Ij fut député à la Haie l’an 1606 a publié, est son Commentaire sur le Catéchisme d-u Pa-pour aíïìster à une AíTeniblee Préliminaire, ad coìiventufTP latinat. II laissa un jâyitì-^BBllaT’ûiìuus tout entier gui luifrœparatorium ; & fan 1618 les Etats de Frise senvoiérent avoit couté une infinité de veilles, & l’on croît qu’ilau Synode de Dordrecht (3). L un des Théologiens An- eut des raisons, de souhaiter que cette importante Com-glois, qui assistèrent à ce Synode, remarque que ce Dé- position ne sortît pas de dessous la presse pendant faputé de Frise s’échaussoit & s’emportoit facilement, & vie (ij).
contribuoit beaucoup plus a brouiller les choses, & à fo- ( H ) Il prêchoit avec un grand zèle .... fervent dans lam enter les divisions, qu’à les ajuster (4). J’ai parlé ail- censure du vice. ] n eut le courage de mépriser le reffenti-leurs (5) de fa querelle avec Maccovius, &: j’ajoûte ici ment injuste de ceuxqurse reconnoissoient à fes censures,qu’il eut quelques diférens avec son Collègue le docte & il alla toujours son chemin. La parole de Dieu fut lìDrusius (6). _ puissante dans fa bouche, que quand il vouloir iltìroìt
' V e ) Son assiduité au travail, zi? la vigueur de fa santé lui des larmes de ceux méme qui s’étoient le plus endurcis aunnírem lieu de composer beaucoup de Livres.] II le levoit crime. II ne s’arrêtoit pas tant dans fes Sermons à réfuteror mairement à trois heures, ou même plûtôt: l’hiver, le Papisme, qu’à réformer le dérèglement des mœurs,m a vreilleffe n’interrompoiert point cette coutume ; & Uvroguerie, le luxe, &c. Laissons parler 1 Auteur dsìen ne afligeoit davantage dans ses maladies, que d’être son Oraison funebre. Nec enim idfolum agebat, ut Pontt-prive cie la joie d étudier. 11 ne fut guere malade que les ficias fuperstitiones in animis hominum veritatis fiamma exu-
reret,
(r66) Là-méme 3343*
(?) Araamàjj
in Orat.fluvebsi,
(*) EpìfîoUfÌ>. Bez.£ yj fyinoldi*Marnixiì »Parai, P -Baronis , Goiirlartii , vide\eplic. Christ <Dogm. p. 8 .
& seqf.
(8) . A mu-ni st , in Oiat,funebri,
folio X) z,.
( 9 ) Drulîus*son Collègue*desaprottva- ctLivre» VoictàU %er»arq.(Û) de PzAr-Xi de SOCIÍÍ(Fauste;.
(roj Ama-ma,í»Orat4funebri,
folio D L
verso.
(iÌ)Exeode&Amama,in Orat.funebri»