LUBBERT. LUBIENIETZKI.
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(i) II mokrutfan ii
> I-SL.
correction fiez Eoolierg débauchez (E). II refusa une Chaire de Théologie qui lui fut oferteauPaktinat: ce sut celle qui étoit devenue vacante par la mort de ICimedonceProfesseur à Hei-delberg (b). Les Curateurs de F Académie de Franeker s’opoférent à cette vocation, & fafemme aiant de la peine à fc résoudre à sortir de sa patrie, il remercia son Altesse ElectoralePalatine Frideric I V. fl mourut à Franeker le 21 de Janvier 162s {c). Scaliger même letenoit pour docte. On a publié depuis peu une Lettre qui nous aprend que le Roi Jaques l6zsl’estimoit beaucoup (F).
(c) Tiré riesoùOraison fu -nebre récit 11far SixtinmAmama, frimprimée àFraneker l’att
(t)ïïf. 2 .i2,
fli) Ama-Orat.funebri,folio C 3 .
(ij) Sur laLogique frsur la Mora-le d’Aristo-te.
{14) Ama-irva, in Orat.funebri,folio D 3.
(U) Idem,’Udem,
reret , fed illud vel maxime , ut qui se Evangelicos prosteban-tur, ab ebrietate, luxu, alúsque sagitïis avuljì, difierent piè,íòbriè, 8 cjustèvivere (f). Explevit autem omnes sanélis-simi mtmeris partes in utraque Frisa , ea liber taie , ut multo-rum malorum odia boc filum nomine sbi conciliaverit. Qua,tamen animosus ille Chrisi pugil, sanbîijsmi proposti mutatio-ns neutiquam placanda censuit. %uin contra andentior ibat,publiée peccantes , Tros Rutulusve ejset, nullo. discrimine pu-bluitus arguens. Adfttit huit libertati (Deo laboribus ejusinsgniter benedicente ) admirabilis ejscacia. Qui eum concio-nantem audivêre , supersunt autem adhuc plurimi , ajunt eum•vel pertìnaciffimis z? deploratijsmis hominibus lacrimas , quo-ties. volebat, expressifs-. Devota autem er contrita anima vixunquam sccis aculis eum audivêre (12).
. (. E) Il refusa quelquefois le Reélorat , parce qu il craignaitde ne pouvoir point venir à bout de la çorreEtton des Ecoliersdébauchez..'] II demanda même l’exemption d’aflìster auxAssemblées de l’Académie, 8c asm de l’obtenir ìl s’enga-gea à des Leçons extraordinaires (13). La raison pour-quoi il en usa de la sorte est qu'il ne pouvoit condescen-dre au relâchement de la Discipline (14). II étoit grave,8c il n’emploioit point la complaisance pour se faire ai-mer des Ecoliers. II reprenois fortement ceux dont laconduite étoit mauvaise. Ils s’en fàchoient : mais le temsvint que plusieurs d’entr’eux reconurent qu’ils lui enétoient fort redevables- In omnibus aélìonìbus erat firius es?gravis. Gratiam favoremque juventutis non alìa ratione ,quam privata publicaque induftrid, nec non salutaribus adpietatem c? diligentiam adhortationibus , capture didicerat,Qua ratione ets subindì pétulantes adolescentes, ut ea at&sfilet monitoribus esse aspera, offenderit , eorum tamen plerosque ,jam vìros, eo nomine. sbi arclius habuit obligatos (15). S’iìeût espéré qu'on rétablirait l'observation des anciens Sta.tuts, il n'eût point renoncé aux Assemblées de l’Acadé-mie; il eût pris fa part du Gouvernement. Mais il aima
mieux s’en abstenir tout-à-fait,pendant qu’ìl desespeta dela réforme. Malebat à publico absinere, quam illud com -nùtíere, palam ut fieret, quibus sagitìis coércendìs impar ejset.Ajebat se boni publici causâ nullas offensas unquam subterfu-ges, fid inanes irritasque, qua nec Jibi net collegio usui suturaejsent, consanter deprecabatur (16). Un an avant sa mortl'on gagna sur lui à force de sollicitations 8c de machines,qu'il acceptât la dignité de Recteur; 8c il y avoit alorsaparence que l'Autorité du. Souverain interviendrait pourintroduire une bonne Discipline parmi la jeunesse quiétu-dioit à Franeker. 11 commença l’exercice de sa char-ge par l’invocation du nom de Dieu , 8c par une bel-le Harangue où il tonna contre les ivrognes, 8c contreles Ecoliers insolens, 8c contre les débauches des Acadé-mies, la source du mauvais état des Eglises; 8c il menaç»d’un traitement fort févére ceux qui le mériteraient. InEbrietatcm j juventutis irreverent’tam , e? qui dijfolutis Aoa.tdemiarum moribus natales suos debet, mìserum Ecclesaritmfiatum graviter dìcebat. Discipline, necejstatem nervoée ofien-debat, illudque tandem profitebatur sne ambagibus , fi bonisfore Reélo.rem humaniffimum, at malos fiveriorem pre fi nondesderaturas. Voilà un très-bel exemple à proposer à tousceux qui ont des Charges Académiques.
( F ) Scaliger même le tenoit pour doble. On a publié depuispeu une Lettre qui nous aprend que le Roi saques l’aimoitbeaucoup.] ,, Sibrandus Lubbertus g qui est docte 8c a bien„ escrit /est un personnage trèí-laid 8c rustique. U est„ avare, mais riche (17); II vendluy-mesme ses pom-„ mes, 8c se promené sans manteau ayee un roqueton,„ ce m’a dit Félix de Nifmes. II me fáut avoir son Livre», de Çonciliis (i8)”, La Lettre, dopt je parle, est deCasaubon: vous la trouverez au commencement d’unLivre qu’un célèbre Professeur de Franeker (19) a publiél'an 1699.
(16) l.lrm ,
ibidem , versa .
(17) Confire^avec cela cesparoles de fort.Oraison funè-bre , Autho-ritatem,quam & ca-nines & fa-mx celebri-tas ei con-ciliaverant,augebat vi-ra, in lautis-íìma re,fru-galis, absti-ens , à so*bna.
(is) Scali-getana,pag.m. 14 J*
( 19 ) Monfr «vanderWayerijProfesseur en,Théologie.Voiezs~sa Dis 3 »cussio là-borgianxReíponíìo-nis au devantdu Traité de.Rittange-lius de Ve-litate Reii-gionisChristian?.
(«*) Jona•Slichtingìo<è* Martino^*4ra , (jui*0 Ecclesiee*Q7nine véné-rant , adfuit.yita Stanis-lai Lubie-aiecii in lî-vnìnc Histo-ïiac Refor-mât. Polo-RICSE , folio Zverso*
LUBIENIETZKI (Stanislas) en Latin Luhiemecius , Gentilhomme Polonois ,L été un des plus célèbres Ministres qu’aient eu les Sociniens au XVII siecle. II na-quit à Racovie le 2z d’Août 1623. II fut élevé avec un foin tout particulier par son pe-xe, qui étoit Ministre de Racovie, & qui, non content de l’envoier dans les Ecoles, luifit voir auffi les Dietes de la Pologne, afin de le faire conoître aux Grands, ÔC de l’ins-truire de toutes les choses qui convenoient à fa naissance {A). II l’envaia ensuite à Torn,ou le jeune homme s’ arrêta pendant deux années, 6c fe joignit aux deux Députez Sociniens (a)pendant le Colloque qui fe tant dans cette ville Fan 1644 pour la réunion des Religions. IIdressa un Procès verbal de ce Colloque. Aiant été donné pour Gouverneur au jeune Comtede Niemirycz, il lui fit voir la Hollande, & puis la France, & fe fit estimer de plusieurs per-sonnes doctes avec qui il conféra fur les matières de Religion, fans jamais dissimuler la sienne,ni perdre les occasions de la soutenir. II perdit son pere Fan 1640, Sc s’en retourna dans làPologne. II se maria Fan uSfz, avec la fille d’un Socinien zélé, Sc fut fait Coadjuteur deJean Ciachovius Ministre de Siedliski ; 8t comme il donna bientôt de bonnes preuves de faprudence, Lc deTon érudition, le Synode de Czarkovie le reçut Ministre. & le donnapour 1 aíteur a 1 Eglise de ce nom. L’irruption des Suédois l’en fit íòrtir Pan i
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& l’obh-
gea de fe retirer à Cracovie avec fa famille le 6 d’Avril \ 6 p 6 . II y employa son tems en j ûnesoC en oraisons, & à prêcher (b). La ville étant retombée au pouvoir des Polonois Fan 165*7,
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Sc y fut très-bien reçu du Roi de Suede. II mangea à la table de fa Majesté : c’étoit un hon-neur que.ee Prince lui avoit déjà fait à Cracovie. II s’insinua dans la conoissance de quelquesSeigneurs Suédois, malgré les traverses des Théologiens {B j, Sc discourut de fa Religion en
plusieurs
l’an 1674, 8c laissa un fils npminé Chris tophii quifut Ministre Socinien à Racovie, & à Lublin (5) » 8e mou-rut l’an 1648 (6). C’est le pere de celui dont il s’agit danscet Article.
(B) Il s'insinua dans la conoissance de quelques SeigneursSuédois , malgré les traverses des Théologiens.] II ne faut pass’étqnner que les Seigneurs Suédois aient eu plus de com-plaisance pour notre Ministre Socinien, que les Ministresde la Confession d’Augsbourg; car c’est l’afaire des Mi-nistres , 8c non pas celle des Courtisans, de prendre gar-de que, l’Hérésie ne répande son poison, ne quid religiodetrimenti capta t. II étoit donc du train naturel que Lu-bienietzki fût traversé par les Ministres de la Confessiond’Augsbourg, pendant que les. personnes de qualité luifaisaient des honnêtetez. Cum in Pomeraniâ commorareturTraélatus pacis expeêlans, in Magnatum Suecu familiarita -tem facile venit , ahorum antea contraélam amicitiam re-novavit , consrmavit, commercium cum iis htterarum ha-buit, iibique tesimonìum veritati, Rege Principibusque ultralacejsentibus, perhibuit. Non defuerunt pr&firtim Stetini Lu-
s) Totttrhtempus Crace—jviande com-morationisnofler , cumreliejùis Mi -nistris prédi-cat îone ver bi.divitit yfre-quentibus je-juniis, preci-bufjue tranfi-gebat , ipfiquepraterea in
gratiam Vnì—tariorum Vn-garorum ,cum PrincipeT^ak^ci CracQ-viam véné-rant , Latinèconcionabfi-tur tfacram-<jue Ëucharif*tìçpn admi*nifïrabat .Ibidem,folio z.
(A) Sa naissance.] La Famille Lubienietzki est fort no-ble: celui dont nous parlons étoit parent au quatrièmedégré de la Maison Sobieski qui régné aujourd’hui glorieuse-ment dans la Pologne (1). Secumfikbat ad Comitia alios-que çonventus Regni Nobilium ducere, vel mittere\ notiti&quevirorum in patria insgnium tradere, omnibus ijs imbuere queO 1 Chrisianum c? Polonia regni indigenam deeebant Nobilem,quippe qui ad Serenissmi Régis Polonìa, qui hodie tant a cumgloria régnât , famtliam quarto çonsanguimtatìs gradu remo-tus , pertirmerit ( 2 ). André* Lubienietzki paroissoitbeaucoup ,à la Cour, lors qu’ aiant goûté la doctrine desUnitaires, il résolut de sacrifier sa fortune à la professionde cette Secte. II s’y engagea de telle forte, qu’après yavoir exercé la charge de Diacre, il y endossa celle deMinistre, 8c l’exerça en divers lieux à ses dépens. II mou-rut l’an 1023, âgé d’environ soixante 8c douze ans (3).H avoit deux frères qui suivirent son exemple; ils renon-cèrent à la faveur de leur Prince pour être Ministres So-ciniens. L’un s’apelloit Stanislas, 8c l’autre Chri s-tophle. Celui-là mourut l’an 1633 , aiant vécu envi-
(5) Ibidem tfog. so,
(6) Ibidem j
m* 14Z,
ron soixante 8c quinze ans (4); l'autre mourut à Racovie biemecie adverfarït, quorum odia Théologien expertus effila-
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