(s) Il arriva.À Stetin U IIde Juin l66l,
(d) Van166 2,
(7) VitaLubieniccii,folio ì verso.
(8) Vita Lu-bieniecÀi,folio 4.
(9)
etiam (rela-tiones ïa-liores) \eginon femsl lec-ta j ojftctMmillas î{c<çi per-fcribendi ipfìpt^erermì.Ibidem,folio 4 ver-so#
{1 0) Oblatumest à 7 {ege
honorarium ,
Togatufcjuc utqua in Enro-ba germturfer litterasítula régi a re-ferret , Vertusde anntiogis salaria,Ibidem.
(it) vitajLiibienie-cii, ibidem,
f iz ) Ibidem ?
folio 5 .
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L U B I E N I E T Z K I.
plusieurs rencontres. On dit même qu’il fut honoré d’une insigne Révélation pendant le sié-gé de Stetin ( C). II fut à Oliva lors que l’on y faifoit le Traité de Paix* & il eut le déplai-sir de voir que les Unitaires furent exclus de l’amnistie que l’on accorda aux autres non Catho-liques. Se voiant ainsi exclus de l’efpérance de retourner dans la Pologne, il fit voile versCoppenhagen. II y arriva le 2.8 de Novembre 1660, 6c tâcha d’obtenir du Roi un lieu de re-traite pour ses freres banis de Pologne. Ce Prince lui témoigna une grande considération (Z)) ;mais comme cela ne pouvoit pas aboutir à un établissement pour la Secte, notre homme re-tourna en Pomeranie (c), Scse donna tous les mouvemens qu’il put en faveur de son Parti. SesAdversaires ne le laissant point en repos, il fut obligé de quitter Stetin, 6c de s’en aller àHambourg, où il fit venir fa famille l’année suivante ( d ). II y conféra souvent avec la ReineChristine sur des matières de Religion, en présence de quelques Princes. Le second voiage ,qu’il fit a la Cour de Dannemarc, lui fut assez favorable : les Magistrats de Frideriksbourgconsentirent que les Unitaires demeurassent dans leur ville, 6c y eussent l’exercice domestiquede leur Religion. Mais par les foins du Surintendant Luthérien, le Duc de Holstein leurdonna ordre quelque tems après de sortir de cette ville. Lubienietzki chicana long-tems leterrain contre les Ministres de Hambourg ( E ) : enfin les Magistrats lui firent signifier un or-dre précis de fe retirer. II étoit alors malade, 6c il promit d’obéir; mais il mourut quelques
jours
ìterumque ìnstaret , ut antea fecerat, Magistratus, urbeque fermntios Lubieniecio ìnterdiceret , frustra Secretariatum RégisPolonia obtenderìtì, nihdque proficientibus ejusdem Régis in-tercefforìis , in lethalem incidit morbum (13).
Ses Amis lui avoient obtenu le titre de Secrétaire duRoi de Pologne, parce qu’ils espérèrent que cela oblige-rait les Magistrats de Hambourg à le laisser en repos.Cette espérance fut trompeuse.
(E) Il chicana long-tems le terrain contre les Ministres deHambourg. ] Ils sollicitèrent si souvent & si instammentles Magistrats à faire sortir Lubienietzki, qu’il reçut plu-
que Concionatores, etiam ad rudem flebeculam , frofagareconabantur , inter quos frimarius fuit Johannes Mkrdiusvir Stetini celebris. Similia quoque Stralfundi exfertus estnoster, fimilia tamen ubique veritati dare tefiimonia non ne-glexit (7).
( C ) On dit . . . qu il fut honoré d’me insigne Révélationfendant le Siégé de Stetin. ] II n'y a point de Secte qui nes’attribue quelque part aux grâces extraordinaires, 8cmiraculeuses. En voici un exemple. Notre Lubienietzkiétoit à Elbing, pendant que les troupes de l’Empereur& celles de Brandebourg alfiégeoient Stetin. Deux gran-des raisons l’animérent à prier Dieu de faire lever le fie- sieurs fois ordre de fe retirer; 8c il eut beau dire que fage; car fa femme 8c ses enfans étoient dans Stetin, 8c Majesté Danoise l’honoroit de sa protection, & qu’ilun Comte Suédois avoit promis de se faire Socinien, si étoit innocent, il salut céder à l’orage (14). II ne laissaLubienietzki pouvoit obtenir par ses prières que cette pas quelques années après de retourner à Hambourg, uville ne fût point prise. Ce Ministre excité par les inté- crut que l’on ne songerait plus à lui, mais il fe trompa:rêts de fa famille, 8c par l’espérance de conquérir un il- un Licentié en Théologie fut fi vigilant 8c si ardent, qu’i'llustre prosélyte, passa trois semaines en jûnes 8c en orai- fit renouveler les instances auprès des Magistrats; 8c l’onsons, après quoi il alla trouver le Comte, 8c l’assûra que avoit tellement animé le peuple, en représentant sur l ala ville ne seroit point prise. Le Comte 8c ceux qui étoient chaire que Lubienietzki étoit une peste publique, qu’ilavec lui prirent cela pour un trait de rêverie, d’autant n’osoit presque sortir du logis. Post annos aliquot constlioplus que Lubienietzki ne fut pas plûtôt sorti qu’il tombamalade: mais lors qu’au bout de six jours on eut su quele siégé étoit levé, cè Comte fut fort surpris; cár per-sonne n’avoit pu aprendre à Lubienietzki la bonne nou-velle qu’il avoit annoncée. On somma lé Comte de te-nir promesse; mais il répondit qu’aiant demandé à Dieus’il seroit bien d’embrasser la Religion dë ce Ministre,
Dieu l’avoit confirmé dans la Confession d’Aúgsbourg.
(r3) Ibidem ,folio getiult.
amtcorum, credenftum jam de furore remifijfe adverfarios, obcommodïtatem dirigendarum litterarum Hamburgum fe con-tulit cum familiq,fed nimis vigìlantem exfertus est DominumEdfardii Licentïatum Théologie, qui indefejfo studio id egit,Ut cum cellegis fuis magistratum incitaret ut Lubieniecius urbeejiceretur. Dignus qui hic nominetur, gloriatur enim, fe au-thore Lubieniecium cum familia urbe exaôìum. Imo f ros terMimstrorum zelum , qui etiam ex cathedrâ in t'emflo curd
(I4I Ms.fi-traiUs Ham~burgenfìs adimportunamSactrdotuminjhxntiam utnrbe exced.tr etdenunciavîfyîdqtit Magis~trat ’4 fccpinsrepetente , Lu-bieniecio frtíftra innocen -tiam suant ó -7 \egts protec~tìonem oppo-nente 9 ad 7 ^-gem profe&nsest Hafniam~Vita Lubie-niecii, fol. 6»
Afin qn’on voie fi j T ai été un fidelle Traducteur, ou íì absente Lubieniecio dìsputabant , eumque hareticum , teterri -j'ai brodé le Conte, je raporterai les termes de l’Origi- mamque ùvitatispeftem proclamabant ; ut ex Liebieniech ma -
iial. Jicciàít . ut Cornes. Slippenbachius pollicëretur wufcripto collïsipoiest , quod jam fecevant cum primâ 'vice fer
Stanistai nostrì Reltgionem ampletti , moâo id a Deo pïecibus Hamburgum Hafniam tranfiret anno 1667 . Lubieniecio antecbtimret , ut Sternum urbs non fatis munka mc rébus ad ob - tnigratìonem , domo exire non semper tutum suit (15). Ce 0 $) Ibidem;sidìonem tolerandam necejsariis ïnfirutta , de cujus liberatione que 3 e Sieur Edsardius fit dans cette ville-là fut pratiqué àproptereà defperabant f liberaretur ab hofiìbus. Lubieniecius Fridexicsbourg par le Sieur Reinboht, qui poussa le Ducimprimìs fuorum mifirid. motus , tribus bebdomadibus & pre- de Holstein à faire sortir les Réfugiez Sociniens. JESrcïbtís ad D eu m ardentïbus zsr jejunio.frequenti confumptïs , ve- paôiìs difcejftt Ha f nia , vcnitque Fridericopolim , ibique a,niens ad Comitem , úrbetn exra periculum ejfe affirmavip, bo- -Magistratu urbis obûnuït ut exules in communïonem fa-noque eos este. antmo justìt . Cornes adstantefque infanire eum cYam c? civilem recïperentur , prìvatumque in adibus moreputabant, pr&fertim quod ab iis reversas , in morbum incide - Polono exercitium Religionis perageretur ; quod etiam per lite -rit. Ejus vero affertio post sex dies litterïs Stetino liberato da - ras stratribus fignificavit. Lubieniecius in id laboravit , nectìs confirmata, graviter perterrefecit Comitem. Id enim tem - fiimptibus pepsrcit o* âammm rei familiaris fubìit, quo poste tforts Lubieniecius à nemine certus bac de re -fieri potuït, Pro- fratres deducere » deduâîis fuccurrere , donec ex urbe fecedere
mistum cum Lubieniecius , pro sua cum Comité familiaritate ,alìquando repofceret , dipcit ïlle , fefe in genua procubuiste tDeumque oraste patefaceret stbi num Keligto Lubieniecii fufci-pienda estet , nec ne 9 fed à L>eo in Confefstone -Augustand con-firmatum este (8).
(X>) Le Roi de Dannemarc lui témoigna une grande
-T liktaniakilri lin ÍIHnn/l nnm
jujst funt à Principe Holfatu, quod debent fartim DominoSuperintendentì Lutherano Joanni Rembotto (16). Mr. Mol-lerus témoigne la mêine chose. Socimanis, dit-il (17), a boffidi Fridrichstadiensis Magistratu, z? incolendi iftud fotes-tatem, zsr facrorum exercitii libersatem, a. l66z obtinuitStanist. Lubieniizius, fromachus feíU ifiius non inceìebris ,fed
considération .] Lubienietzki entretenoit un grand com- incaffum. Serenist. enim Dux Holfato-Gottorpiensis , quoignaromerce de Lettres, 8c cela lui fut fort,utile pour s'insinuer hac erantgesta, ediiìo publico ,fuasu Johan. Reinbohtii , Theo-dans les bonnes grâces des Crans, parce qu’ils étoient logi aulici, fromulgato , z? civitate ista, & ditionibus fuisbien aises d’aprendre par son moien plusieurs nouvelles umversis, non multo soft iisdem interdixit (*). Lubienitziusparticulières des autres païs. Le Roi de Dannemarc, à iffe.qaem fingulari Rex Dama,Trid. IIIfavore dignabatur,
qui on lut de ces nouvelles, eh fut si content qu’il con-féra une charge à Lubienietzki (9). Ce fut celle de co-pier pour fa Majesté les Lettres qu’il recevrait. On luipromit pour cela une pension annuelle (10). Ce Princelui déclara en particulier, qu’il ne pouvoit que lui accor-der par connivence, que les Unitaires Rétablissent à AI-tena. II ne le voioit jamais à la Cour fans l’appeller, afin
urbe, quam fer aliquot lustra, connivente Magistratu, inco-luerat, Hamburgenfi a. 1675. Edzardi z? Pastorum ordi-nartorum instinétu , jujfus excedere, antequam obfequi Senatuipojfet , veneno, cìbis ipstus immixto, cum biga filiarum d. 18.àp feriit. II n’y a preique personne, ni parmi les Ca-tholiques, ni parmi les Protestans, qui ne loue cette con-duite des Ministres Luthériens. Si vous leur alléguez que
de l’entendre discourir sur des matières de Religion: ce c est témoigner un peu trop qu’ils se défient de leur cause,qui exposa à l’envie le Ministre Polonois ; car on craignit ils ne manqueront pas de bonnes Réponses : ils diront
que le Roi de Dannemarc n’embrassâtl’Arianisme. SolebatRex, quotiefcunque Lubieniecium in Aulâ confpexit, reliíitsateris, eum propius ut accederet compellare, c 9 * de Religioniscaf itibus imprimis colloqui. Qua res ìnvidiam etiam creavitLubieniecio,timentibus Theologis, ne Rex fieret Arianus (u).Ce Prince mit aux prises son Confesseur avec notre Lu-bienietzki , & assista à cette Dispute. Cum M. ErycoGrayio Aulico conúonatore cr confestìonario fuo Rex eum com-*{isputationi adfuit(iz). II tâcha d’obtenir des
ssue la méfiance est la mere de la sûreté, 8c què quandJesus-Christ a promis à son Eglise que les portes de l’En-fer ne prévaudront point contre elle, il n'a point vouluexclure les moiens humains qui font très-propres à con-server l’Orthodoxie; je veux dire les Edits des Princesqui ferment la bouche aux Hétérodoxes, 8c qui étoufentla connoissance des Objections que l’on peut faire contrela faine doctrine. Si vous répliquez qu’après tout ils secomportent comme s’ils n’avoient jamais lu le Livre
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Magutrats de Hambourg qu’ils le laissassent en paix ; mais d’Esdras (18), où la force de la vérité est représentée su-ipn intercession ne fut pas assez puissante, Cumiterum périeure à toute autre force, à celle du vin, à celle du
Roi,
(16) Ibìltj.i,
folio S verso.
(17) Molle-nis, Isagogead Histo-riam Cher-sonne íiCimbrics-Parte III.fag. ioj.
(*) V. Vite»
Ltibienìtr~ti ,ejus HistoriaT(efomatio-nis Polonit*»
Ereìfladil
^ 4 . 161$excusefìxam 3 à"Ant.
reichìì Hîst*Eod. S test-l. 4. e. 3 'gag. » 7 , íl r '
fi8) III LE
vie d’Es-dras, Ciaf.Ut & ífv