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Tome troisieme. K - P.
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L U B I E N I E T Z K I. L U B I N.

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ft) Thé de saVi t, mise àla. tète de sonHistoriaReforma-tionis Polo-nicae, impri-mée TanI6S5.

joiirs après fort dévotement (F). On l’avoit empoisonné. Ses deux filles périrent du mêmepoison le 16 de Mai 167s. II eut le tems de les plaindre en versj car il ne mpurut que le dix- (f) Vù '‘^huit du même mois. II fut enterré à Altena, nonobfiant l’oposition des Ministres Luthé- ^ (2.

riens (e) (G). Je parlerai de ses Ecrits (H). II avoit un grand commerce de Lettres par '?) vìtam-toute ì’Europe (/). J’ai oublié de dire qu’il avoit obtenu une retraite pour ses frétés à Man-heim, ville de l’EÍecteur Palatin (§), le Prince du monde le plus latitudinaire.

(ip) Voiez*

ci'dessus lade l Article

Hadrien.

f 20 ) Qko te-vultusmutant emTrotça nodo•

Horat.

Epist. I.t.s o. Ubri 1.

(21) Voiez. UCommen-taiie Philo-sophiquefur Con-train lesd* entrer, anàuplément ,M- 3 ° 3 'j 3 ° 4 >O* ci dessus la\emary. ( B )de T Article

Acosta.

(22) vitaï-ubienie-cii » folio 6verso.

{23) Vn peuf lus bas lemime AuUu r dit, Quisautor moi-tìs fuerittìon facile^ivinaie,jfno ne cuifiat injuria,ìiec divina-tt licet.

( 2 st) VitaLubien.folio 6 ver-so-

(*s) VenenoiincilUstibornàta à.

iiefdyìis. bomi -m bus è medioJdblatus.Histor. Re-formât; Po-lonicx,

ÎÀbr. III,Cap. XVII ,

m* 27».

Roi, à celle des femmes; & qu’au contraire, ils ne croientpas qu’elle soit capable de. se soutenir dans les lieux oùelle domine, si on l’y laisse exposée aux attaques de troisou quatre fugitifs (19): ils vous répondront que le cœurde l’homme est plus porté vers le mal que vers le bien,& qu ainsi le mensonge est plus capable de'le détromper;desorte que la prudence Chrétienne ne souffre pas quel’on permette aux Hérétiques de proposer leurs raisons.Je ne sai s’il y eut jamais de matière plus féconde quecelle-ci en répliqués & en dupliques : on la peut tournerplusieurs fois de chaque sens; 8c delà vient qu’un mêmeAuteur vous soutiendra aujourd’hui que la vérité n’a qu’àse montrer pour confondre l’Hérésie, 8c demain que sil’on souffroir à l’Hérésie d’étaler ses subtilitez, elle cor-romprait bientôt tous les habitans. Un jour on vous re-présentera la . vérité comme un roc inébranlable : un au-tre jour on vous dira qu’il ne faut point la commettre auhazard de la Dispute, 8c que c’est un choc où elle se bri-serait par raport aux Auditeurs. Comment faire danscette volubilité de raisonnemens (zo) ? II y a des gensqu| conservent la vérité comme un vase de porcelaine, Scqui semblent être convaincus que comme elle a l’éclat duverre, elle en a la fragilité (zi).

(F) U mourut fort dévotement.'] Voici les paroles deson Historien : Commendato spiritu in manus Jefu salvato-rts fui , cui fideliter servierat , excejfit e vita : toto temporeagrotationis ad extremum fere halitum, sermones habuit ple-nos in Deum fiduc'u e? ìnternì gaudii , domefiicorum benedic-tionis , admonitionis , nominis Divini invocationis (zz). Onn’explique point comment il fut empoisonné; mais onnie que ses domestiques soient coupables de cette action,8c l’on se plaint d’un Théologien qui les a noircis, & quia imputé cet accident aux Hérésies de Lubieniétzki. Cau-sa morbi fuit venenum , ignotum ubi infusum (zz) ; non utconfidenter affirmai ad denigrandos Lubieniecit domefiicos ad-versarius ejus Edfardius, {qui hujus infortunìi feriem occa-fione datâ enarrare voluìt , ) quod vitio religionis Lubieniecitadfcribit , non cogitant multos tam ex Lutheranis Reformatis-que quam Pontìficiis pejori , non tantum fìmìli , fato animamexhalasse, quasi hujus cladis ipsa conjux filì&que occajionemfer imprudentiam dedijsent. Sed nimis injurius est veritati.Venenum enim ambas filias confecit. Uxor etìam quod tantil-um de cibo fumfiffiet, vix h limine mortis revocata (14). No-tez qu un Auteur Socinien avoue que Lubienietzki futempoisonné par sa servante (z S ).

( G ) i/ fut enterre a Altena , nonobstant l’oposttion des Mi-nistres Luthériens.] Nous venons de voir l’exercice d’uneMaxime des Religions dominantes ; car aussi bien que lesPrinces de la terre elles ont leurs Coups d’Etat. L’undes Aphorismes de la Politique Ecclésiastique est de trou-ver toujours quelque marque de la colere de Dieu dansla mort des Hérétiques (z6). Qu’il soit très-vrai que lememe genre de mort qui les a ôtez du monde a fini les

Lubienie-cii fjubfinem.

jours de quelque Orthodoxe, çela n’y fait rien; il ne fautpas laisser de dire qu’un jugement très-particulier de Dieus’est fait remarquer dans la catastrophe de leur vie (Z7}. c s

Les réfléxions qu’on établit fur ce fondement fortifientla persuasion des Orthodoxes, 8c leur donnent une plus & de cdvin sgrande aversion pour l’Hérésie. Cela vaut bien la peine érc.que l’on se donne. Un autre Aphorisme, ou un autreCoup d’Etat, c’est de noter de quelque infamie le cada-vre de l’Hérétique. Les Théologiens de Hambourg n’ou-bliérent point cela : n ai an t pu empêcher que ce MinistreUnitaire ne fût enterré dans le Temple d’Altena, ils em-pêchèrent pour le moins que les Régens de l’Ecole,suivis de leurs Ecoliers, n’affiftassent selon la coíitume aux '

funérailles. Funus Altenaviam Hamburgo deduélum legiti-mo prohibuijfent Concionatores sepulcro , nist jam in temploAl-tenavienfi emptum fuisses ; nihil tamen omtserunt quo impedi-re postent, quod potuerunt essecerunt, ne, ut ibi morts est, inexfequiis Scholarum Reélores cum discipulis funus comitaren-tur . sit ipfis benignior Deus quam illi fuerint proxìmo suo ,ob Religionem duntaxat ctr Conscientiam graviffime vexa- v.V-to (z8). Les deux Aphorismes dont on vient de fairemention, 8c quelques autres qu’on y pourrait joindre ,font d’un si grand usage, qu’il faut louer la prudence deceux qui s’en servent. Ce sont des moiens si propres ànourrir la foi des peuples, 8c à les empêcher de se déta-cher du gros de l’arbre, que les Argumens les mieuxpoussez, 8c les Livres de Controverse les plus subtils ,n’ont pas autant de vertu. II faut s’accommoder au goût8c à la portée du vulgaire, 8c cela veut dire qu’il faut re-courir aux impressions machinales qui excitent les pas-sions. Si tous les hommes étoient Philosophes, on ne seservirait que de bons raisonnemens; mais dans letat oùfont les Sociétez, il faut quelque autre chose que la Rai-son pour les maintenir, 8c pour conserver la prééminen-ce quand on l’a une fois aquise.

(H) Je parlerai de ses Ecrits. II composa beaucoup deLivres, mais la plûpart n’ont jamais été imprimez. Vousen trouverez ‘les Titres dans la Bibliothèque des Unitai-res (zp) : le plus considérable de ceux qui ont vu le jourest son theatrum Cometicum (30), divisé en trois Parties ,quarum prima confines Communicationes de Cometts anno1664 e? 1665 cum viris per Europam clariffimis habitas , eo-rumque Observatìones Tabulis aneis exprejsas. Secunda est lio '

Historia Cornet arum à diluvio ad annum Chriftiï 66 $, HistoriaUniversalis Synopfìm qkandam continent. Tertia agit de fig-nificationibus Cometarum feitis quorundam Amicorum Ob- ’jeâìionibus, Responstonibus Autorìs , ey Judiciis Virorum cla-riffimorum. Ceux qui eurent foin de l’impression firentquelques friponneries » qui obligèrent l’Auteur à faire unvoiage en Hollande (31). II travailloit à l’Histoire de laRéformation de Pologne; mais il mourut avant que desavoir achevée. Ce qui en a été trouvé parmi ses papiers ^ mí [ uumfut imprime en Hollande lan 1085 m 8. Les Impri- ra ^ vstsmeurs y ont fait beaucoup de fautes, & Ton rìy trouve Lubieníecii sguerede choses qui sentent la derniere main de íòn Auteur,, folio 6.

( 2 p) Bîblïo-theca Anti-tiinitat.pag. i$j ix

fii-

(30) Imprimé

â' Amsterdam1667 in fo-

diam abìrecoaílus est »ob Ì ni qui to-tem & verjtt*tiam eorumper ejuosTheatrum

LUBIN (Eilhard) né à Westerstede dans l’Ammerland au Comté d’Oldenbourg le24 de Mars ifdf, & fils du Ministre du lieu, fit de très-bonnes études à Leipsic, à Cologne,à Helmstad, à Strasbourg, à Iëne, à Marpourg, & à Roítoch. II devint très-habile dans laLangue Greque, il fut faire des Vers Latins, il fut Orateur,Mathématicien, & Théologien.On lui donna la Profeífion en Poësie dans T Académie de Rostoch l’an ifpf, Sc la Profession,VTheauo en Théologie dix ans après (a). II publia plusieurs Livres {A), & un entre autres où ilfî- 4io. ï0 ’ croioit pouvoir expliquer par une nouvelle Hypothèse l’origine du péché ( B ). II fut com-

batu

{A) Il publia plusieurs Livres.] Donnons le Titre desprincipaux. Antiquarius , fiye priscorum e? minus ustta fo-rum vocabulorum brovis ey dilucìda Interpretatio , or dine al-phabetico digesta, in iz 8c in 8. Clavis Gr&ca Lingua, fiveVocabula Latino-Graca , in iz 8c in 8. U publia Anacreon,Juvénal, 8c Perse, avec des Notes; Horace 8c Juvénal ,avec une Paraphrase ; F Anthologie , avec fa VersionLatine; &c les EpiftoU veterum Gruorum Grâce ey Latinecum Methodo conscribendarum Epistolarum Grâce ey Latine.Des Commentaires fur les principales Epitres de St. Paul.Monotessaron , five Historia Evangelica ex 4 Evangeliftis in(O r- . unum corpus redaâla (1). Les Dionysiaques de Nonnus

Wuip/i' en Grec 8c en Latin (z) à Francfort Fan 1605, in 8. Ses

*’* Theatw’ ^ ers Latins se trouvent au troisième Tome du Helitia410. ' Poétarum Germanorum. Nous verrons dans la Remarquet,, suivante le Titre de quelques-unes de ses autres Gompo-

sitions. H

c «fe Verji[° (-®) . . . . & un e/itre autres ou il croioit pouvoir expli-quer par une nouvelle Hypothèse l' origine du péché.] II établis-soit deux principes coéternels, non pas le corps 8c le vui-

de , comme Epicure, mais Dieu 8c le néant ; Dieu enqualité de bon principe, 8c le néant en qualité de mau-vais principe. II ajoûtoit que le péché n’étoit autre cho-se que la tendance vers ce néant, 8c que le péché avoitété nécessaire afin que la nature du bien pût être comte.II apliquoit à ce néant tout ce qu’ Aristote a dit de la ma-tière prémiere (3). II n’est pas mal aise de voir que toutcela est chimérique, 8c tout-à-fait incapable de diminuerles dificultez de l’origine du mal: car où est l’homme as-sez stupide pour ne pas voir que le néant ne peut rienproduire, ni comme cause efficiente, ni comme sujetpassif; 8c qu’il n’est pas plus possible que le péché fortedu néant, qu’il est possible que le pécheur en forte ? Etpar conséquent il est aussi nécessaire de donner une causepositive du péché que du pécheur. II ne faut donc pass’étonner que cette Hypothèse de Ltjbm n’ait pas faitfortune. Le Professeur Grawerus, qui la réfuta, en vintà bout aisément. II avoit pour lui les sufrages de Mylius,de Hutterus, de Piscator (4),de Schlusselburgius,de Ma-jor, de Petrsus, ik de plusieurs autres (5),

(c) .../r

(3) Tiré itiMemora-biliaEccle»fïastica Sx-culi X V 11 ,Lîbr.I t Cap.XXXII ,par. 109, ri S»(4; Professeur-à lisne y &fortdìferent duPilcator c^ienseignait AHerborn.

( s ) Mémo-:rabil. Ec-cleSaft;Sxc.X VII,Li.r.I, ?. n o.On cite Hie-ronymusKromajeïin riist. Eu-des. 649. if.TheologiapositiyO"poleniicíî116 pag»

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