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Tome troisieme. K - P.
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LUBIN. LUCIDUS. LUCILIUS.

(í) f relier, bntu là-deflùs par quelques Théologiens (C). II se maria deux sois (D), mourut le z de

in Theatro, Juin i< 5 zi - après dix mois de Levre quarte (b),pag. 410. r

(C) ... Il fut combatu là-dejsus far quelques Théolo- „ à son tour, dressa l’Anti-Lubin contre son Adversaire:m 1 Tome à pens.] Je vais emploier le récit de Mr. Baillet (6). „ Eil- „ il le fit imprimer à Magdebourg l’an 1606. in I V. fous

Jíuti,pag. w ha r d Lubin . . . avoit composé un Ouvrage plusque „ le titre d’ Anti-Lubmus , sive , Elenchus Parackx'orum

397 &fm'v. „ Métaphysique fur l'origine 8 c la nature du péché, où ,, Lub'tni, er Emblematum Calvìnisticomm, Lee. De pri- -„ il avoit fait assez connoistre qu’il eftoit du nombre des „ ma causa, er natura mali. L’Ouvrage n’estoit que„ Luthériens de la vieille roche touchant 1 Election, la ,, pour servir de réponse au Phosphore de Lubin: mais,, Réprobation, la justification, la Liberté de l’hom- ,, Grawer en fit un autre pour son Apologétique, 8 c il„ me, Lee. Son Livre avoit esté imprimé à Rostock au ,, fut imprimé par maniéré d’Appendice avec l’Anti-Lu*

„ Duché de Mecldebourg l’an 15:96, 8c réimprimé dans „ bi n fous le Titre de Refponsto ad tlumbem Lubinì Apolo-„ la même ville quatre ans après in vin. 8c in xn. fous .,, getteum. Je ne sçay si Lubin en appella aux Theolo-„ le titre de Phosphorus, de frima causa, & natura mali „ giens de la Confession d’Ausbourg contre les mauvais„ Trafíatus Hypermetafhyfieus, in quo multorum gravijstme ,; traitemens de Grawer, 8c s’il fit dans cette intention„ dubitationes tolluntur, errons deteguntur. Grawer „ le Livre intitulé Trattatio Théologien de causa feccati, ad„ ... se recria contre le Phosphore de Lubin, comme „ Theologos Augustane Confejstonis in Germanìa, qu’il fitim-„ si c’eust été quelque Comete. Ill’accusa d’estre tojn- „ primer Tannée suivante à Rostock in iv; mais je puis,, bé dans les paradoxes les plus exorbitans des Calvinis- „ assurer que tous ces Ouvrages n’ont pas empêché la„ tes, 8c il écrivit contre lui peu de teins après. Lubin „ Postérité de le croire meilleur Humaniste que Théolo-,, luy répondit, pour luy faire voir que ses accusations „ gien ”.

„ estoient de pures calomnies, 8c fit imprimer un nou- (D) Use maria deux fois.] Sa prémiere femme, veu-

„ veau Livre à Rostock Tan 1600, fous le Titre d ’Apo- ve de Jacques Backmeister Professeur en Langue Hébraï- •

logeticus quo Alb. Graw. calumniis resfond. c trc. qui fut que à Rostock, vécut sept ans avec lui, 8c ne lui donna í 7 ^ E *. Fie ',, réimprimé en 1605. in iv. dans la même Ville. Ce point d’enfans. La seconde lui en donna neuf: elle étoit Theatío„ fut alors que Grawer se trouvant obligé de sc défendre fille de Guillaume Lauremberg, Médecin illustre (7). 4 i 0 ,’

LUCIDUS (Jean) surnommé Samothem , ou Samosatheus , vivoit au X VI íìecle. Un(<.) David Livre de Chronologie, qu’il publia à Venise l’an 1 f 37 in 4, lui fit honneur (Al). On a ditiiondeiius, que le nom qu’il se donna n’étoit point son nom véritable (B). David Blondel n’a pas bien co-QusslTde nu le tems où cet Auteur fiorifibit; car il le place fous Tannée if xo entre ceux qui ont parléTapa fcemi- de la Papesse (a).

îia, circa, mit, * v '

(A) Un Livre de Chronologie . lui fit honneur

Vossius le témoigne en ces termes. Anna cid id xxxviifacile locum suum tuebatur Joannes Lucidus Samosatheus : qui(*) Apiid anno eo Venetiis (*) labores suos Chronologies , non fine eru-Lac. .Ant. ca ^ e& applausit, diffundebat. In iis fient ista : Emenda-

Juntam. ■ t - tones tem p ormn ab orbe condito ; Canones in ferfetuam tem-forum tabulam ; de vero die Paffionis Christi; Efitome emen-cte Sdenu S ' datioms Cakndará Romani (1). Le détail qu’on nousMathem.’ donne là des Pieces qui font contenues dans l’Ouvragepag. 393. de Lucidus est pris mot à mot de la Bibliothèque de Ges-ner. Vossius auroit pu dire que Lucidus donna une nou-velle Edition l’an 1546, par laquelle nous conoissons qu’ilavoit la main à la plume l’an 1545, 8c qu’il jugeoitcette année extrêmement propre à la réformation du Ka-íuca°s nneS àdrier. Hoc igitur anno Domini 1545 , dit-il (2), maxi-Emcnda’t. me convertit , ut emendetur Calendarium Romanum in hocCalend. générait Concilio, fostquam reformata fuerit Ecclesia, in eissV"/-V o/íj. qua pertinent ad fidem, atque ad bonos mores , que mugis ne-xoald ’i ceffaria funt. Hue enim ofortet facere , & illa non omittere ,

Chrome./..-'/,, ficut Dominus nos in Evangelio admonet. 11 avoit donne la1. cap. viì, raison pourquoi Tannée 1545 devoir être principalementì*g. m. s?. choisie. Elle étoit justement la 1590 depuis la résorma-tion que Jules César avoit fait faire, & ainsi les équino-xes précédôient alors de 1 y jours précisément 5 car il fu-pose avec Albategni que tous les cent six ans il y a unjour de diférence entre Tannée solaire 8c Tannée Julienne.

L’Ouvrage de Lucidus a été continué jusqu’en 1575par Jerome Bardi Religieux Camaldule.

(B) Le nom qu il se donna rì étoit point son nom vérita-ble.] Cette particularité se trouve dans Florimond deRemond. On lui avoit reproché qu’il n’objectoit autrechose à Jean Lucide qui a maintenu la vérité de ce saisi (3) *

finon qu’il est trop recent pour en faire cas , 8 c voici ce qu’il jAm,répondit; „ Ge Resqrmé est pardonnable: car peut-estre„ il pense, que Lucide soit quelque bon homme du„ temps passé, 8 c il ne fait que naistre : car il escrivit Tau„ mil cinq cens trente sept, lequel n’a pas comme il dit„ maintenu la defence 8 c la vérité du faict, ains scule-„ ment usé de ces mots. Jean Anglois femme, deux,, ans un mois. Pendant ces deux ans nous pouvons di-re le siégé Romain avoir vaqué, parce qu’une femme” n’est capable du Pontificat. Voilà tout ce qu’il dit. Ce” Jean Lucide est un nom emprunté, à ce que j’ay„ aprins d’un docte personnage, lequel disoit avoir ouy„ dire à Postel, qu’il avoit cogneu l’autheur d’icé-„ luy , qui couvroit son nom sous celuy de Lucide ,

„ Tayant prins pour dire que c’estoit luy qui apportoit

„ une nouvelle lumière à la Chronologie (4)”. La pré- (4) Florf-

miere Partie de ce Passage ne paroit pas nécessaire; mais

elle n’est pas inutile, puis qu’elle aprend ce que notre TuTd.

Lucidus a dit touchant la Papefle. l’Anti-Pa-

pesse > pag.

LUCILIUS ( C a ï,u s ) Chevalier Romain , 6c Poète Latin, naquit à Suessa au païs desAuronces dans l’Italie vers le commencement du septieme íìecle de Rome.(^f). H porta lesarmes fous Scipion 1’Africain à la guerre de Numance (B), ôt il eut beaucoup de part à l’a-mitié de ce fameux Général & à celle de Lelius (C). II composa trente Livres de Satires,oùil censuroit nommément ôç d’une maniéré piquante plusieurs personnes qualifiées (D). On

(1) Consultez,la Remar-que ( B ).

(2) Auson.Ipist. X V,Vers. 9,pag.m. 6 z 6 .

01 Juvénal.Sat. I, Vers.20 .

f4) Briet.de PoëtisLatin. pag.

€. II a ététrompé parVossius deïoët. Lat,

12.

0) Cluver.Ital. Antiq.

, íibr. III,Cap. Vin,pag. S *9EpitomesJunonis.

(S) Britan-nicus ,Fai-sabius.

(A) Il naquit a. Suejfa au pais des Auronces .... versle commencement du 7 stecle de Rome.] La Chronique d’Eu-febe met la naissance de Lucilius à la I année de la Iy8Olympiade; c’est Tan 605 de Rome(i). Aufone parle de• ce Poète , quand il dit rudes Camamas qui Suejfa prave-nis (2). Juvénal parle aussi de lui quand il dit, Per quemmagnus equos Auruncu flexit alumnus (3). II faut doncdonner à Lucilius la patrie que je lui donne, 8c non pasSuejfa Pometia, comme fait le Pere Briet. C. Lucilius,dit-il (4), Romanus Eques ex Suèjfa Pometia urbe Aruncorumnon procul à Pomptina palude ortus fuit. S’il avoit consultéCluvier il auroit apris que Suessa Pometia étoit au païs desVolfques, 8c non pas au païs des Auronces. Cluvierdistingue deux villes nommées Suejfa ; Tune, que Ton fur-nommoit Pometia, étoit au païs des Volsques,TautrequeTon surnommoit Aurunca , étoit dans la Campanie au delàdu Liris(y). II y a des Commentateurs de Juvénal (6), qui,par une insigne bévue, disent que Lucilius naquit à Arun-ca, ou Aurunca, ville des Rutules. Le tems a été en-core plus mal raporté que le lieu de la naissance par lePere Briet. Natut, dit-il, Olymp. cxxxvm, obiit Olymf.cxlix , Atatis 46, Neapoli publico elatus funere , ut feribitHìeronymus. St. Jérôme ne dit point cela; 8c s’il l’avoitdh> ce Jésuite auroit dû le réfuter ou Tabandonner, puisst u ®> se l°n lui, le Poète Lucilius porta les armes à la guerreïhT m ^ nce W» postérieure de 50 ans à TOlympiade 149._ r S, ) 1 porta les armes. . .à la guerre de Numance.] C’est,Velleius Paterculus qui nous l'aprend. Célébré , dit-il (8),

(7) Mi lítavit Jub junior e ^ífricano bélo Numantmo. Briet. de Poët.Lat1n.p4S.fi. (*) VeU. ïatexcul .Libr.11, Cap. IX.

vêtit

cy Lucilii nomen fuit, qui fub P. Africano Numantmo belloeques militaverat. Quo quidem tempore juvenis adhuc Ju-gurtha ac Marius fub eodem Africano militantes in iifdemcastr'ts didicere que poftea in contrariis facerent. Avouonsque ceci ne s’accorde guere avec la Chronique d’Eusebe;car lors que Scipion fit la Guerre aux Numantins, Luci-lius par cette Chronique n avoit que quinze ans. Etoit-on enrôllé dans les troupes de Cavalerie avant que deprendre la robe virile ? Scaliger observe (9) que les pe-res menoient quelquefois leurs fils à Tannée avant la pri-se de cette robe, mais ce n’est point ce qu’on apelloítmilitare equitem. Or c’est ce que Paterculus affûre de no-tre Lucilius.

(9) SctlígéAnimad-ver£ in

sebium,

num. ip* 4 »pag, m . 14?*

(C) Il eut beaucoup de part à l’amitié de Scipion 8c . .. (10) Sa'piode Lelius. ] Ils Thonoroient d’une telle familiarité, qu’ils ^ifneanus érbadinoient 8c qu’ils folâtroient avec lui. Volez le Scho-liaste d’Horace fur ces paroles de la I Satire du II Livre: "ir

, amici Luoilto r

Qu 'm, ubi se à vulgo, er scena, in sécréta remorantVirtus Scipiade, e? 1 mitis fapientia Leli :

Pòéugari cum illo, z? dìfcinffi ludere, donecDecoqueretur olus, foliti. . . . (to).

(D) il composa trente Livres de Satires, ou il censuroit ™rta *>‘‘ 1 ’!’*nommément plufieurs personnes qualifiées.] Raportons ce qtttfifcrdwqu Horace venoit de dire. ras srqœrc-

rtir. Vêtus

_ . , „ ... r Commen-

Quid cum est Lucilius aujus tator Hor a *

Primus in hune operis componere carmina morem , tii.

Detrahere & fellem, nitidus qua quisque per or a

Cede-

Ut quodawtempore L<eh êcircum left 0 *trtcliniï fi*''gienti , L##*lìm stípervc*