(ïj) Garasse,DoctrineCurieuse,772.
(24) Jom'é-
tonne que
Çaiaiic ijwû
qtfil parloìtíTHERCULE ,Ait fait iciallusion à laCoupe de ceHéros. Volezla T(em. (D)de son ^Ar-ticle ,ï* .ArticleCÒUÍU(Jean)%emary. (N),
( 2 $)'Garafíe,DoctrineCurieuíe,
M* 773.
<*) Luth.ìn Colley,Franco/.
1571. folio445. Matcîic -f us de ritubibendi supersanitatel. ï. c. 9. ■
(16) Fitz-Simon,Bríranno-snachia,
Libr. /,
Cap . X/,F^.S 5 , 96 .
( 27 ) 7à,
ibidem ,
Zik. ///,//>
f/slg. 270 . //cûs Toann.PreíericusMateneCde ritu bi-bendi super,sanitate,fag. 7 á -
224 LUTHER.
Q
Hymnes enl’honneur de l'ivrognerie, vice auquel on le fait fort adonné ( G). On assûre qu’ila dégorgé mille blasphèmes contre l’Ecriture Sainte, & nommément contre Moïse ( H ). Onva même jusqu’à soutenir qu’il fit traduire l’Amadis en beau François (7), afin de donner dudégoût au monde pour l’Ecriture, & pour les Livres de dévotion. On garde íì peu de mesuresdans les calomnies qu'on débite contre lui, qu’on l’accuse d’avoir dit qu’il ne croioit rien de cequ’il prêchoit (iT), & qu’il se réjouiíìoit d’aprendre que d’autres Ministres lui ressembloient
en
erunt, & optimum odorem spirabunt. Toute Vexcuse queqe pourrois porter pour couvrir ï impiété de ce gros homme, c estque disant eir escrivant ces choses H estoit yvre, car ce fut, inSermonibus C O N VIVIA LIB U S titulo de vitâ aeter-
na pag. 454- „ . „
(G) . . . & d'avoir compoje aes Hymnes en l honneur del'ivrognerie, vice auquel on le fait fort adonne.) ,, Martin„ Luther au premier Tome de ses Oeuvres,au Chapitre„ de l’yvrognerie, après avoir authorisé ce vice, & mons-,, tré le mieux qu’il luy a este poíìible, que c’est le natu-„ rel de tous les grands personnages qui furent oneques :„ Enfin se souvenant des Hymnes Ecclésiastiques, qu’il„ avoit coustume de chanter jadis dans les Cloistres, en„ fait un cn l’honneur de l’yvrongnerie, qui consiste en„ deux couplets, dont voicy le premier:
„ Si vino te ìmpleveris„ Dor mire statim poteris ,
3, Et poft somnum, ventricuium3, Vino implere iterum ,
3, Kam Alexandri régula„ Prascribìt h M remédia ifs).
„.II se void dans le Livre qui s’apelle Concordia
„ Protefiantium , que Luther est qualifié de ces Eloges,„ Divus Lutherus zelo plenas & comme les Peintres ont„ coustume de representer nos Saincts par leurs marques„ personnelles,sainct Hierosme par un Lyon,(quoy que3, ce soit une faute des Peintres, canonisée par l’ancienne,, coustume, car c’est sainct Gerasime, & non pas sainct„ Hierosme,qu’il faut representer avec un Lyon:)sainct», Ambroise par une ruche de mouches à miel, sainct„ Augustin par un jeune enfant, sainct Grégoire par un„ pigeon blanc; ainsi est-ce une coustume par toute l’Al-„ lemagne de peindre ce nouveau Sainct de la Religion„ prétendue Reformée , avec ces marques specifiques,», sçavoir, avec un grand verre plein de vin, lequel ainsi„ que j’ay marqué cy-devant & raporté de Rebenstok,,, il apelloit, Poculum Catechisticum : Telles font les ar-„ mes de Luther, & Jean Mathois adj ouste qu’il se van-„ toit de ce que personne ne pouvoit avaler son verre„ d’une halenée,que luy seul; comme personne ne pou-,, volt se servir de la Masse d’Hercule (14) que luy seul(ij).Le Passage où Garasse nous renvoie touchant 1 ç gobeletcatechifiique est à la page 59; le voici: Le plus gaillard detous estoit Martin Luther au rapport de Rebenstok & de Ma-thois en fa Vie : car ce gros buffle estant à table se faisoit ordi-nairement porter son grand goubelet , lequel il appelloit Pocu-lum catechisticum, qui ne ternit qu environ deux pintes ,lequel il- avalait d'une feule halenée ; se vantant de ce qu iln y avoit personne qui le pust faire que lui seul, comme Ulysses,difiit-il, avoit un arc que personne ne pouvoit tendre V cn-toyser que luy seul. Or quand il s'estoit eschaujfé de vin, ayantconsulté trois ou quatre fois son goubelet catechifiique, il encontait les plus plaisantes du monde; car se jettant sur la dr ap-parie des anciens DoSleurs , il les enluminait de belles couleurs.Raportons auffi ce que l’on trouve dans l’Ouvrage deFitz Simon: je mets en marge ses Citations. Ait de seLutherus, nihil singulare in vita mea e minet. Possum jo-carì, potare, fronton exporrigere, ridere, sumque com-modus & facetus convivator, cumque unum birae, iivecervisiae cantharum teneo {véringratta vitrum illud mons-trum, horrendum, informe , ingens , ex Apostolorum Symbo-le , Dominica oratione , ev decem Praceptis constans, quod unohaustu Lutherus exhaurire consuevit) statim doliuih ipfumtotum concupisco, siepiusque benè bonum hauslum facioin Dei gloriam. Prò eo itaque quod prius macerabamcorpus meum, mox cùm mortuus & in capulo repositusfuero, vermibus ventricosum beneque crassum Doctoremescam dabo (*). Ventricosum itaque v bene crassum Doélo-rem discipuli Reformâti, Evangelistamque jocosum, bibacem,commodum b facetum convivatorem, proprii oris confeffioneEvangelici nostri Reformatores nafiisunt (16). Dans un au-tre endroit de son Livre (17) on rencontre ces paroles:Gftafi vero Lutherus m immani suo vitra catechiftico , quodJolus ille exhaurire potuit , unam aqus. guttulam instillaritulerit ?
Mr. Juncker, à la page 193 8c zzo du Vita D. MartiniLutheri Nummis atque Iconibus illuftrata, soutient que toutce que l’on raconte de ce prétendu verre catéchistique estune imposture, 8c une fiction grossière, 8c il cite deuxou trois Ouvrages qui prouvent qu’il ne faut point s’ar-rêter à ce qui se voìt là-dessus dans le Colloquia Mensalia.Ce Livre de Mr. Juncker est très-curieux, 8c nous faitconoitre que l’Auteur s’est apliqué avec beaucoup de di-ligence , & de succès à la recherche de tout ce qui étoitcapable de bien illustrer la matière qu’il avoit choisie.
(H) Et nommément contre Moise.) ,, Martin Luther n’a-», volt quasi parolle plus souvent en bouche, nommément
,, lors qu’il estoit entre deux vins, sinon, que les com-», mandemens du Dccalogue estoient la source 8c la fon-„ taine, de laquelle estoient sorties toutes les meschance^„ tez du monde : ainsi l’a rapporté Rebenstok en ses Col-„ loques, en la pag. ccclxix: 8c au second Tome de„ ses Oeuvres de l’Edition de Witemberg, page c x 11,,, il fait un vœu à Dieu, quasi de pareille nature à celuy,, du malheureux Theophyle au Sonnet premier du Par-,, nasse Satyrique; car pour luy il promet authentique-,, ment 8c dévotement de ne garder jamais aucun des„ commandemens du Decalogue, 8c en somme estant,, en l’extase de ses dévotions, il dit: Tollantur 'e médit,, omnia Dei pracepta C ;r cejsabunt omnes hstreses : Pour es-„ teindre les hereíìes, qu’on ne me parle ny de disputes,„ ny de conférences » ny de guerre, ny de commande-„ ment des Princes : je sçay un expédient plus court que„ tout cela: c’est qu’on jette au feu le Decalogue, 8c il
„ ne se verra plus d’heresie au monde (2.8). Que
„ si on veut encores plus clairement sçavoir 8c descou-„ vrir le sentiment de Luther touchant le Decalogue 8c„ la Loy de Moyse, voici comment il en parle au pre-„ mier Tome de ses Oeuvres, de l’Edition de Witem-„ berg m d l , en la page c c x v. Vide ut fis prudens , c n„ Mesem cum suâ lege, quàm longijfimé amoliri, ejr in ma-,, lam rem abire jubeas, neque quicquam illius terrore ac mi-,, nis movearis, sed suspeHum eum habeto , ut pejstmum ha-,, reticum, anathematizatum ex damnatum hominem., mul-,, toque deteriorem Papa z? Diabolo. Soyez sage, dit-il,„ 8c tenez-vous fur vos gardes, 8c quand il fera question„ de Moyse, renvoyez-le moy à tous les Diables, avec„ tout son Vieux Testament, 8c ne vous souciez pas de„ ses menaces, d’autant que c’est un meschant hérétique,,, excommunié, une aine damnée, en somme un mes-,, chant homme, plus maudit que n’est le Pape 8c le Dia-,, ble(29)Garasse avoit déjà dit (30) que Luther,estantpar sa soigneuse diligence parvenu à ï Athéisme, t enoit auffile mefme langage , au raport de Rebenstok en ses Colloques deTable. Ego non pluris facio sexcenta loca Scripturae.,quam putridam nucem. Je ne fais non plus d’estât de fixcens passages de la Bible, quand on m’en produirait tout au-tant , que d'une noix pourrie. Enfin il avance (31) queLuther difoit souvent âpres disner, qu il sf avoit un fort bonmoyen d'empescher qu on n’offenpast Dieu mortellement, c est,difiit-il, dejetter le Decalogue o 1 la Bible dans le feu.
. (■é) va même pusqu a soutenir qu il fit traduire l’Ama-dis en beau Frangois.] On trouve ce beau mensonge dansle Livre (31) d’un Jacobin Italien, qui s’apelle Frere An-ge Paciuchelli. Son Ouvrage, composé en Langue Ita-lienne , a été traduit en Latin par Charles de MarimontTheatin Lorrain. Le Journal de Leipsic en parle: c’estlà où j’ai trouvé ce que l’on va lire. A veritate maximealienum est , quod Leélione statim prima , qua S. Scriptura zyAfietìcorum librorum neceffitatem <& uttlitatem commandât,de B. Luthero traditur : sceleratum scilicet illum virum, cumGermanium execrabili harefi contaminare decrevisset, profaniseam libris corrupijfe , curavìffeque ut lingua Gallica liber qui-dam donaretur, Amadis diílus, v quidam omni elegantiaexornatus per Principum aillas spargeretur ; ficque paulatimsacrarum paginarum spìritualiumque librorum nausea curiofo-rum auïicorum animis ìnstillaretur. Cujus ineptiffim« calum-niét, qua nobis quidam non indignationem sed risum movet ,non poterit non cordatiores ex Romano-Catholicis pudere , quosminime fugit , quanta zelo ad sacra Scripturs ., qua ipfi tuneclero tantum non sordebat , laicorum vero manibus extortaplane erat , frequentijfimam leâlionem , omne hominum genus,sumtnos , medioximos, infimes Lutherus noster revocaverit ,sa-cris in eum finem Bibliis ( non Amadifi ) in vernaculam lin-ÍEfm incredibili labore atque studio traduélis (33). De quoi1 homme n est-il pas capable en matière de calomniesgrossières, & diamétralement op osé es à la vraisemblance,P llI A S ,qu on ose dire que Luther a souhaité qu’on se dé-goûtât de l’Ecriture; Luther, dis-je, qui n’éut point deplus grans reproches à essuier avec tous les Réformateurs,que celui de trop recommander aux laïques la lecture dela Bible en Langue vulgaire?
(K) On .. . ï accuse d'avoir dit qu il ne croioit rien de cequ U prêchoit . ] „ II y a plusieurs Chrestiens , qui font" Chrestiens par contenance, qui croyent en Dieu par» contenance, par maniéré d’acquit, par compliment;» afin de n’estre point estimez des Atheïstes: Sturmius» reprochoit à Beze qu’il estoit de cette categorie, 8c se" souvenant du dicton de Socrates, par lequel il difoit,» Hoc unum me fiire fiio, quod nihil fiio, il l’appliquoit à»> Théodore de Beze, par une gentille parodie, Hoc unum», me credere credo , quod nil credo de cette humeur estoit» le gros homme Martin Luther, lequel rendit grâces à»» Dieu, de ce qu’il n’estoit pas tout seul de sa confrérie:
» car je ne croy rien, disoit-il, de ce que je presche, 8c„ Dieu soit beny de cc qu’il y en a plusieurs qui font
touchez
(i8)Garaffe,DoctrineCurieuse,?<T- 5 âr> •
(29) Là mt-mt, pag, 5 6z«
(30) Lí mi-me, fag. 237«
(zi) Là me-
me,pag. 881,
(32) Intitulé’>Lectionesmorales inJouai» Pro-phetam.
U comprend3 Volumes infolio. t imprî~'niez k .An-vers $ lesdeux premiersZ’rtttKSSo, ledernier C W*I68z. Voietéte Journalde Leipsic,
O íioire 1684^
M- 443 -
(33) Jonírt*
de LeipuC'O Sobre i ú5 +'M- 444-