Band 
Tome troisieme. K - P.
Seite
225
JPEG-Download
 

L U T H E R.

lH)Gafasse,

Joítrine

'-•lieuset% io§, lro ,

í?î) Fitz-Sunon, Bri-*annoma-cl »a Mi-

Er. Lìbr. ï,Ca p. Xi,t% loo. U

Joann.Jíathes. deX lta Luth.

r ?. nc - 12 .

*°UO 147.

Os) Voet.®iíputat.

Theolog.

IV,

H- 6 s 8.

í 3 ?) Sec.* e ndorf,

sauvai,ÎJ’st. desOuvragesSavans,is 92 ,t a g- 262.

^paroles de5eck endorf

^‘storia

’Llltheran

à. // jr>

643 ,fimt

eefles-ci .

Libío C 0 // 0 -quìonanznenfitiiumminus qui.dem cautè*ompoíitovulgato.

0®) Lib. IU,ta f- XX.

VottS y trou -plu/ïeursl «**beaux du

f&Weìl de

®*ebenstock,*otnme le re-barque Ga-usse, D oc-^uie Curieu-r *>pag. 60.K °«J en trou -/*• a u(fì dansh.ïhcoma-'ï 1 '* Calvi-

ma lca du

«ttme

Feuardent.

0 S ) ? a Wen.’\°túss Ueolo g1 % 4 * 9 . u

l‘ v wv

V «bo

te*

^-> 3 ,

te*

<’ t *T

3 îo »W nv *”u

î'". L

22f

en cela. La plupart de ces médisances font fondées fur quelques paroles d’u n certain Livrep.ublié par les Amis de Luther (A), aufquelles on donne un sens très-malin, & fort éloignéde la pensée de ce Ministre. Ce n’est pas qu’il ne faille convenir qu’il y eut une très-grandeimprudence à publier une telle Compilation. Ce fut l’effet d’un zèle inconfidéré (A/), ou plu-tôt d’une préoccupation exceílìve, qui empéchoit de conoitre les défauts de ce grand homme.On ne peut nier que l’ardeur impétueuse de son tempérament ne lui arrachât des paroles quiméritent condamnation, comme quand il déclara son sentiment sur l’Epitre de Saint Jaques (N).II y eut desProtestans qui soutinrent qu’il n’en avoir point parlé aussi durement qu’on le disoit>

& ils

touchez du mesme mal parmy nos Ministres ; c’est ainsi„ que Jean Mathois l’escrit en sa Vie: c’est cela que j’ap-„ pelle croire en Dieu par contenance, ce sont ceux-là„ stue j’appelle Chrestiens par contenance, qui croyent„ en Dieu par compliment. Ne nihil credere vìdeantur (34).Comparez cela avec le Latin de Mathesius cité par Hen-ri Fitz Simon, vous trouverez que Garasse est un ampli-ficateur. Joannes Mathesius in vitam Lutheri plures concìo-nes composuit, quas tandem in lucem emifit. In earum ■veroduodecima sic ait : Magister Joannes Musa Praedicans Ro-chlizensis narravit mihi, se quodam tempore admodumdolenter Luthero questum esse, quod ipsemet ea crederenon poste t quse aliis prsedicabat. Tuin respondisse Lu-therum : Benedictus ergò fit Deus, cùm idem aliis quodmihi usu venit. Adhuc enim mihi soli id usu venire cre-didi (35).

( L] Un certain Livre publié par les amis de Luther. ] Sil’on eût suivi Fusage présent, on auroit intitulé cet Ou-vrage Lutheriana, ou Lutherana. Le Titre qu’on lui adonné Sermenes mensales , ou Colloquia menfalìa, est meil-leur; car les discours que Luther tenoit à table font lamatière de ce Livre. II fut publié l’an 1571, par HenriPierre Rèbénstock Ministre d’Eischerbeim. André Rivet,si je ne Me trompe, dit quelque part que c’est un Ouvragesuposé: mais Gisbert Voet (36), aussi zélé pour le moinsque lui contre le Papisme, avoue tout le contraire. Mr.Seckendorf ne s’est pas inscrit en faux contre ce Livre:ils’est contenté de remarquer que ces Entretiens de tablefurent recueillis avec assez peu de discrétion, zx imprimez avectrop peu de prudence par une personne .... imprudemmentidolâtre de Luther lys). Les Controverfistes de l’autre Par-ti s’en font prévalus, comme il paroit par les Passages déGarasse citez ci-dessus, & par les Notes de Feuardent furSt. Irenée (38). Ils ont fait le même usage des Lettres deMartin Luther, publiées avec peu de discrétion 8c de pru-dence. Volez lés Lettres de Coiïtroverse de Monsr. Gas-tineau, qui en cite plusieurs Pie ces peu honorables à lamémoire de F Auteur. Voici ce que Mr. Salden a répon-à à Bellarmiíi, qui vouloir prouver par les Entretiens détnrpc t * Ue L ' u î :ller ôte le Livre de Job du Canon des Ecri-1 - ' lm P e pt Luthero quod Jobi etiam Libro divinam au-thomatem detraxetit, argumenta S Convìvallbus ejus 8er-momblIS deprômpto , at luâicro plane e? calumniofi ; cum ne -que Libri illius Autor unquamfuerit Lutherus, neque eo vi-vente vel approbante eàitus fit (39). Volez la marge (40).

(M) Ce fut l’effet d’un zèle inconsidéré.'] L’Apologistede Voiture se servit d’une pensée qu’on peut aplìquer ici :je raporterai au long ce Passage, parce qu’il contient plu-leurs faits curieux (41). „ II estoit à defirer que le public" ^ l 'V re , ÇU d . es "j 3 ™ 5 P ro P r es de Monsieur de Voiture le" M on 1m a fait de fes Vers 8 c de ses Lettres

oans doute il en eût retranché quelque chose pour le'

„ rendre accomply.II n’eust pas voulu paroistre

„ devant tout le monde, comme il se laisse voir dans„ quelques-unes de fes Lettres, en désordre, en desha-„ biller, en robe de chambre. II eust pris fes habits de,» ville, ou mesme de cérémonie & de selle. II eust gardé,» de tous points les plus estroites loix de la bienséance,„ de la régularité desquelles, il a crû se pouvoir legitime-

i, ment dispenser, traitant en secret èc en liberté avec ses,, amis Sc ses confidens. Ceux qui nous ont donné fes,» Ouvrages ..... font tombez dans la faute qui ne,, s’évite presque jamais en pareilles occasions, St ont„ mieux aimé se servir de leur diligence, pour ramasser,, de tous costés les piecés de nostre Auteur, que de leur„ jugement pour les bien choisir. Et certes, il n’y a pas„ de quoy festonner, que d’habiles gens, quelque fin Sc,, délicat qu’ils eussent le goust, se soient mépris de la„ forte. Cet aimable Affranchy de Cicéron, qu’il nomme,» quelque part le Réformateur & la réglé de fes Ecrits, Sc-, qui, principalement par la beauté de son esprit, avoit

j, mérité ses plus tendres affections, fit quelque chose de„ bien pis encore. Aprés la mort de son Maistre, il pu--, blia un recueil de ses railleries, où par un excés de pas--- fion 8c de zèle, n’ayant pas le courage de rien laisser,-- il y en mit plusieurs si froides Sc st insipides, que Quin--- tilien, souverain juge de ces matières, les trouve in--> dignes d’estre avouées d’un Orateur si célébré. Cela-, veut dire, Monsieur, que tout ainsi que la pieté con--- sacre les plus viles choses, quand elles ont touché les» corps Saints, ou seulement leurs os 8c leurs cendres ,» de mesme, l’admiration Sc l’amòur se font des Idoles-- de tout ce qui porte le nom des hommes extraordinai--> rfes > qui leur ont esté ravis; 8c comme si chacun estoit» capable de la mesme dévotion Sc du mesme culte, elles" ìes proposent en veneïatiûnÀíoute la Terre Sc à tous

T 0 M, IU. î '

„ les Siécles. II ne leur est point eschappé de Billets st peu„ importans ni si negligez, que leurs Partisans passionnez,, ne regardent comme de précieuses reliques de ces grands,, Esprits, dignes d’estre gravées dans le marbre Sc dans„ le bronze, Sc de passer jusqu’à la derniere postérité.. ..

,, Au reste, quoi qu’on en puisse dire, ce ne sont point

,, là de vicieuses extremitez (41), Sc puis que c’est la vio- ( 42 ) costar

„ lence d’une amitié noblement placée qui produit ces se trompe ;

„ sortes d’excés, ils font plus à estimer que la modéra- eisit fint vì-,, tion des autres vertus: 8c ce n’est pas assez de les excu- fresque„ fer, sis méritent d’estre lofiez. Ce font les curiositez m J° Krs -„ ridicules qui font condamnables; comme celle de ce s 4 ,) Qn„ Grec qui acheta trois mille dragmes la lampe de terre rmibtuà„ dont Epictete s’estoit servy pour esclairer ses veilles 8c à- L>aille,„ ses estudes: ou de ce Prince extravagant, qui donna je„ ne sçay combien de talens pour les tablettes du Poète son, j-’JZa„ Eschyle : ou de cet autre encore, qui corrompit les <<« gens qui„ Prestres de Delphes, pour tirer de leurs mains la lyre àomohnt„ d’Orphée, quoy qu’il ne sçeust pas la toucher,ni mes- l/mÍ'

„ me la mettre d’accord”. J’ai vu dans une Edition du cette EditionScaligerana une Préface (43) qui contient en moins de est de Colognemots la même pensée. Ea pierumque est in istos literatorum ( * «heroas pretposiera vulgì religio íV quœdam velut idolomania, Pffs? l ? Jfi re >ut ne verbulum quidem illis excidere patiatur quod non avide de 'i<íuen )colligat , Lz inter pretiosifftma scei/tfaut sedulo recondat. Poene Lan 1667.quomodo hodiernì uyio^éorptu divorum cineres , ungues, pilos ,offìum fragmenta , vestium fimbrias aut lacinias, & utera qui (, 4 s) £g*reliquiarum nomine cenfent venerabundi servant. Sic Virgilii s° nte . ‘f.s 1 'spéculum, CT qmdem mter sacra monumenta, Dtonyfiam m afferere,post -agro Parisiensi Monachi non sine risu visendum pnbent. Sic quam âmeItalos Petrarchi fui non modo tumulum idesque , sed zv ur- rnultos annosceum CV sedile, imo ey domestia felis sceleton cadaver aliasque Ldinundusnescio quot esusdem farina quisquilias magna pompa peregrì- /S 1-nantibus ostentare refert J0. Philìppus ffhomafinus, libro quem psmdomanyr ,de divìni poéti rébus composuit. Voilà des choses qui repré- fiper ea n

sentent naïvement l’état où se sont trouvez les Compila-teurs des Entretiens de Martin Luther.-

fsifi conviSusfuijset in ^in-gsa , u bi cumtd objedffìt,protatis librit,nihil tinquamtaie reperirepotuit ?Rivetus,

( N) Son sentiment sur l’Epitre de St. Jaques.] II la traitad'ouvrage de paille, en comparaison des Epîtres de SaintPaul, 8c de Saint Pierre. Les Controverfistes Catholiquesont fait là-dessus mille vacarmes, fans s’être affûrez parleurs propres yeux que Luther eut dit cela. L Avantured’Edmond Cámpian est remarquable. II avoit accusé Lu- Castigat.ther de s’être servi de cette expression: on lui en donna ^ otar -le démenti: 8c il eut la honte de ne se pouvoir justifier, Balzac?quoi qu’on eût fourni les Livres qu’il avoit citez (44). Ce cap. ix,triomphe, vain 8c imaginaire à le bien prendre, ne laissa nKm - «> oper.pas d’être fort solide par la conclusion où il jetta le Jé- r ° m - 7/4suite, 8c par la joie qu’il causa aux Protestans. Le docte fᣠ’ ÎZ4-Whitaker, si l’on s’en fie à Monsr. Daillé (45), jouît decette agréable joie toute sa vie : il soutint que Luther Js r si tmarí/Uín’avoit point parlé de la sorte,& que Campian le calom- (i.i-ucmc qu’ilnioit. Laissons dire cela à Monír. Daillé. Monsieur Cottt- r.r faut patby impute bien à Luther d'avoir dit, que cette Epître est un s’y fier.Ouvrage de paille. Mais il ne marque point le Livre, ni lelieu de Luther, ou se trouvent ces paroles-, ce qui méfait soup-çonner , que sans les y avoir jamais voues, il s’en est fié à Ed-me Campìan Jésuite, ou à quelque autre semblable Auteur,qui, emportez d’une haine furieuse contre notre Religion, msont point de scrupule de nous imputer tout ce qui leur vient enl’esprit , quelque faux & incroyable qu’il soit. Je m suis pasrésolu d’aller lire les sept ou huit gros Tomes de Luther , poursavoir s’il a écrit ces paroles dont votre Disciple l’accuse. Jevous dirai seulement que relisant ce que Guillaume Vitaker{ f), ft) Vítaptr.homme grave z? savant , répond â vôtre Campian , qui disoìt "Ksi- “4la mesme chose de Luther , s ai trouvé qu’il ï accuse dune in- JsiJs's'f ! 'signe fausseté, & qu’il dit, qu’aprés avoir bien cherché laPréfacé de Luther fur cette Epître , d’oh Campian citait. cesparoles, il ïavoit enfin rencontrée ; <& quelle commençoit atnfi;

Bien que cette Epître de S. Jacques ait été rejettee par lezAnciens, quant à moy néanmoins je 3 a loue, & la tienspour utile Sc commode. Il ajoâte , que le mejme dans leLivre de la Captivité SabyIonique e»p a ™* encore en ces ter-mes: Je laisse (dit-il) ce que plusieurs affirment avec beau-coup d’apparence, que cette Epitre n est pas de 1 ApôtreSaint Jacques, 8c qu’elle n’est pas digne de 1 esprit d unApôtre. Mais pour cet ouvrage de: paille ,dont parlent votrePere Campian, er vôtre nouveau Dsjfle n proteste, qu’il nel’a rencontré nulle part dans Luther (46). II est pourtant (46) Daillé,vrai que cela se trouve dans une Préfacé de ce Reforma- Répliqué àteur Continuons d’entendfe Mr. Daillé. „ Depuis, Mon-„ sieur Rivet répondant au Jejuite Sylvestre de Pierre-Sainte,

,, qui mettoit aussi la tnesme calomnie en avant , ajoute, que XXHZ,

,, quelques-uns ont découvert a nos gens, que Luther 295.

,, avoir écrit dans une Préfacé Allemande fur la premiere” Edition de la Bible > que l’Epiìre dc S. Jacques, pour ceF f w qui