LUTHER.
faO Luthe-
10 erronsbujtts dícamf :ripjìt Bel-iarminushaiid uno lo-co, iAt patro-cìnium Lu-
thero prosta-te conatus estJohannesGerardi,ttìamst ( nequi d dìfjìmt:-lem) maculamillam tample-ne elttere nonfot&trit , qui nconcedenâumfit, Virum il -lum magnumimprttden -tiufcule non-nunquam demateria h oclocutum este,
SaJdenus,in OtiisTheolog.
Z6z.
(7 z) Poly-gamiacriumpha-tiix.
( 73 ) Hist.des Variat.Livr, K/,
P'g.' m. 227.-
(74) Onfetrompes lefils dr fisc-cestiur deCharles Louisétoit mortquand Mr,de'Mtauxécrivit cela .
(75) Votez, 4la.p âge précé-dmtecol, I. enir.ttrtge à laCitation (*),les paroles
de Mon fr, deho u.
(76) Initie yquo eamduxi ,née attimo necdefiderìo t&mcomplexusfuerim, , . .Si porro dice -retur ’ljuaremeam uxoremduxerim , vereimprudenthomo tunetemporis fui,& ab aliqui-tus mearumConfiliario-vumy quorumfotior parsdésunis a est ,ad id perjua -fus fum. Ma-trimoniummev.rn ultra
t r es sept ima-nas non fer-vavty & fieconstantesferrexi. Citédans /’Hist,
des Variat.Livr. VI ,fag, 1 $ 9 .
1 7?) Monta-gne , Estais,Livr. III yChap. V, pat,m. izi , 122 .
§ 7 ?) Virai!.l ; clog. II I,Yirf. ait.
( 79 ) Basna.ge , Hist. dela Religion. ,des Eglises ■}! (‘foim.i'sm.
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tholiques Romains en ont fait beaucoup de bruit ; Lc il s’eít trouvé des Ministres qui n’ont paseu toute 1 a prudence nécessaire en répondant pour Luther (R). Ils ont avancé des principesmanifestement pernicieux ; & ce qu’ils allèguent de plus suportable est d’une telle nature,
qu’il
on ne peut nier généralement parlant que les Livres de Mr. Lainage, il n'auroit pas exposé sa cause à des Objec-Luther ne contiennent plusieurs choses favorables aux rions dont il ne s’est jamais pu tirer. Prémiérement il eûtPolygames (71). Le Sieur Lyierns en donne diverses avoué le fait; car s’ií est permis de douter des Actes quepreuves (72). Voler la Remarque (tr). Je finirai celle-ci l'Electeur Palatin Charles Louis fit publier, avec une At-par ces paroles de Mr. de Meaux : Maintenant , dit-il (73), testation d’un Notaire Impérial, qui porte qu’ils ont ététout ce mystère d'iniquitê est découvert par les Pièces que l’E- copiez fur l’Original des Archives de la Maison de Hesse,lecteur Palatin Charles Louis {test le dernier mort (74)) a il ne sera plus pofiìble de prouver les faits ; les Décla-faït imprimer, ex dont le Prince Ernest de Hejfe, un des des- rations les plus authentiques des Cours Souveraines, lecendans do Philippe, a manifesté une partie depuis qu il s’est petit seau, le grand seau, 8c tout ce que l’on pourra s’ima-fait Catholique. Le Livre que le Prince Palatin fit imprimer giner de plus juridique, fera une foible barrière contrea pour titre , Considérations consdentieuses fur le maria- l’opiniâtreté d’un Disputeur. Ainsi la prudence demandoitge, avec un Eclaircissement des questions agitées jusqu’à <jue l’on ne mît point en doute, fi le Landgrave Philippeprésent touchant l’adultere, la séparation, 8c la polyga- obtint de Luther, 8c de quelques autres Ministres, la dis-mie. Le Livre parut en Allemand l’an 1679 , fous le nom pense d’avoir deux femmes. Je dis plus: le respect queemprunté de Daphn.sus Arcuarius , fous lequel estoit caché ce- l’on doit porter à la très-illustre Maison de Hesse, & à laluy de Laurentìus Bager un des Conseillers de ce Prince. mémoire d’un Electeur réformé, ne soufre pas que l’on
II faut observer ici que Mr. de Thou étoit mal instruit doute de cela; 8c néanmoins l’Ecrivain des Pastorales ades circonstances de cette afaire. Le Landgrave, selon déclaré fort nettement qu’il en doute (80). Mais sa gran- ct°) Puiez. Ului, étoit d’un côté si chaud à l’exercice conjugal, que sa de faute consiste en ce que, pour exténuer la complai-femme ne l’y pouvoit point admettre aussi souvent qu’il Lnee qu’eurent ces Ministres, il étale tout ce qui peut 4
le vouloir; & de l’autre tellement chaste, qu’il n’aimoit faire voir que la Loi du mariage d’un avec une est sujette pag.point à se divertir ailleurs. Ainsi la Princesse consentit à à mille exceptions: il veut nommément qu’on la sacrifie uvila diversion qu’une concubine feroit des forces de son au pouvoir impérieux d’un tempérament lascif. Il riy a £Xleau dumari; 6c la chose aiant été communiquée aux Ministres, stas de comparaison, dit-il (81), entre ces deux maux, de re- socinianis-on donna au Landgrave une concubine qui le domtât un courir au fâcheux remede d'un second mariage, ou à se repan- me,745. zor.peu, & qui l’obligeât à être plus modéré envers son épou- dre en mille impuretés qui sont des suites infaillibles du celi-íe (75). Ce ne fut point cela. II ne l’avoit jamais aimée: bat, dans les personnes qui n’ont pas le tempérament tourné ( 8l ) VIIIil l’épousa contre son inclination ; 8c aiant commencé du côté de la continence. II a trouvé là-dessus des Adversai-trois semaines après les noces à se servir d’autres femmes, res & a u dehors 8c au dedans. L’Auteur de l’Histoire des L,f fjl,il continua toûjours fur le même pied, jusques au teins Variations lui a dit que l’on ira loin par ce principe. „Lade son second mariage (,76). U y a beaucoup d’aparence ,, perpétuelle indisposition survenue à un mari, ou à unequ’elle ignoroit qu’il fût fí ardent., ou qu’elle ne le sa- „ femme, n’est pa,s un empêchement moins invinciblevoit que par ouï-dire. Loin d’ici ces mauvais plaisans, » que l’absence ou la captivité même : il faut donc quequi seroient capables de critiquer Mr. de Thóu, pour „ les mariez se quittent impitoyablement dans ces tristesavoir pensé que la Princesse,ne se sentant pas la force de » états. Mais l’incompatibihté des humeurs, maladie dessoutenir si souvent le choc, implora l’aide d’une concu- ,, plus incurables, ne fera pas un empêchement moinsbine. Montagne eût été capable de railler là-dessus cet » nécessaire (8z) ”. Ce Ministre a trouvé dans fa propre ( 8 Q Mr.deHistorien; mais son autorité est suspecte. Voici un Pas- Communion bien des Adversaires, les uns Laïques, 8c Avertíss lVsage de ses Essais : Nous avons leu encores le diffèrent advenu les autres Théologiens. Mr. de Meaux lui allégué (83)en Catalogne, . entre une femme se plaignant des efforts trop une Lettre d’un Ministre, qui rougit pour son confrère de ces 131 Edit.affiduels de son mary , (non tant à mon advis quelle en fujl nécessitez contre l'Evangile , & de ces impuretez inévitables, * Hollande,incommodée, car je ne crois les miracles qu en foy, comme pour . .. ex qui voit l'inconvénient de cette impure doâírine qui in- , .
retrancher fous ce preteyte , ex brider èn ce mefme, qui est troduiroit le divorce, ex même la polygamie, aujptot que l’ual'aílion fondamentale du mariage, l'autorité des maris envers ^ es conjoints feroit travaille de maladies, je ne dis pas incu- ‘ &• lì *leurs femmes-, & pour monstter que leurs hergnes ex leur ma- râbles, mais longues, ou qu lise trouvât d ailleurs quelquelignité, passent outre la couche nuptiale , W- foulent aux pieds empêchement qui les obligeât à demeurer séparez. Ce Ministreles grâces ctr douceurs mejmes de venus j à laquelle plainte le ue s est point nomme; mais un autre, marchant la têtemary répondait,homme vrayemeni brutal esr dénaturé,qu aux levée, 3 dénoncé cette doctrine pour la faire censurer,jours mefme de jeusne ìl ne s ensçauroit paffer à moins de dix; & enfin il a publié que c’est un principe d’où cette con-
Sur quoy intervient ce notable. Arrest de la Reyne d’Arragon; clufion coule naturellement, c’est qu’un homme, dont lapar lequel, âpres meure délibération de conseil , cette bonne femme est malade, peut se marier à une autre (84). Il fg 4 j ttReyne, pour donner.réglé cr exempie ù tout temps, de la mo- rt'est rien de plus certain , ajoûte-t-il, une égale nécessité don- jc ,vre . l’Etiederation ct* modestie requise en un juste mariage, ordonna pour ne un égal privilège, >& fi un man ej autant empeche d ha-bornes légitimés ex nécessaires , le nombre de fix par jour-, Re- bìter avec fa femme par une paralyse, que par fa detenfion l'ErBsWal-laschant ex quittant beaucoup du besoin ex dejir de son sexe, chex. les barbares, il est autant en droit de chercher un remède lomed'V-pour establir, difoit-elle, une forme aisée, ex par conséquent à son incontinence dant un second mariage. Mr. de Beauval tmht > ìentu-permanente ex immuable. En quoy s’escrìent les Voéleurs, qùèl entre les Laïques a poussé encore cela plus fortement (85). ¥’ Txameadoit eftre. ïappétit ex la concupiscence féminine, puisque leur Un autre Laïque a soutenu que cette Maxime (86) ouvre Jst 0 'raisonneur refirmatìon, ex leur vertu,se taille â ce prix (77). la porte aux plus étranges dereglemens ; elle autorise un incon- Mr.Jutieu,V oiez la Remarque ( D ) de l’Article Gluck en, Lc tinent dont la femme est long-tems malade , à se marier à une I“S- 8 °r.souvenez-vous qu’une infinité d’Auteurs, qui raportent la autre, ex puis à une autre, fans fin ex fans cejfe , si la Pro-même chose que Montagne, & qui en plaisantent, le font vidence veut qu elles soient toutes malsaines. Ainsi voilà par iiêponfeTplutôt pour donner carrière à des jeux d’esprit, que pour cette belle porte la Polygamie Turque faisant irruption dans le i»^ y j Sexprimer leurs pensées.Quelques-uns d’eux pour le moins Christianisme, ex le remplffant deses brutales lafcivetez. Bis»font persuadez qu’on leur a quelquefois dit sincèrement, plus, voilà dans le Christianisme ce qui ne s est point vû dans (86) Voiesc’est assez: V ancien Paganisme, ex ne se voit point aujourd’huy dans le )’Ecrit inti- .
Claudite jam rivos , pueri, fat prata biberunt (7 8). Mahometisme ; voilà, dis-je, les femmes autorisées à avoir plu- Decla T r
. sieurs maris en même temsjors que n ayant pas le don de con- BavIe* C p«l-"
(R) Il s est trouve des Ministres qui n ont pas eu toute la tinence, elles ont pour époux un homme malsain: car il feroit 18. ’
prudence nécejsatre en répondant pour Luther s] La feule Ré- ridicule de prétendre qu à leur égard c est un moindre mal depoisse, qu’il saloit taire à Monlr. de Meaux, étoit de dire se répandre dans ces impuretez., qui font,selon ce Ministre, detcomme a fait Mr. Lainage fort sagement (79) : 1, &ue Lu- suites infaillibles du célibat pour certains temperamens , que dether ne devait pas accorder au Landgrave de Heste la permis- recourir au remede d'un second mari. On voit donc que sajton d’épouser une seconde femme lors que la premiere étoit en- maxime est une source des plus honteuses ex des plus sales licen- -
core vivante, ex que Mr. de Meaux a raison de le condamner ces qui si soient vues dans le monde ; ex que rien ríexposerasur cet article, z, Que les Papes font tombez dans des ex- notre Communion à des reproches plus mortifians, que cettecès beaucoup plus énormes : d ou il s’ensuit que la faute doâlrine du Sr. furieu ,fi nos Synodes ne la condamnent. Tou-de Luther reprochée par^ des Papistes n’a aucune force; tes le$ z 0 ix que la bienséance ex la fageffe des Magistrats ontcar fl cette faute l’empêchoit de pouvoir être un instru- introduites pour empêcher les veuves de si remarier avant unment en la main de Dieu, pour annoncer ia vérité, 8c certain terme, tombent par terre, ou ne font qu une tyranniepour redresser l'Eglise, les Catholiques Romains auroient qui fait répandre en mille ex mille impuretez celles qui ont untort de croire que les Papes , qui se font rendus coupables certain tempérament. L’Auteur des Pastorales trouve centde plusieurs péchez plus crians que celui-là , n’ont pas expédiens (87), pour tâcher de sortir d’afaire, par raport y/Ltstrt d * (laissé d’être l’Oracle vivant dé l’Eglise, 8c les Vicaires de à quelques autres diificultez qu’on luiavoitproposéestou- Tableau.^Jefus-Christ. II est sûr que les Catholiques ne peuvent rien chant le divorce, 8c les seconds mariages ; mais il n’a pu Soc, °*° 30 o. inférer de cette action des Réformateurs, ni d’aucune au- se débarrasser dc celle-ci : cela n’étoit pas possible. Touttre pour invalider la Réformation, fans ruiner eux-mê- ce qu’il a fait s’est réduit à des calomnies contre son Dé-mes un principe qui leur est très-neceísaire, savoir que les noneiateur; cat c’est une calomnie que de se plaindre, (8í),V«j*plus énormes crimes n'empêchent pas que les Papes prononçant qu’on a été accusé d’une chose dont on n’a point été ac- ^
ex cathedra ri annoncent une vérité que tous les fideles dot- cusé (88). Voilà combien il importe que ceux qui répon- —écologievent embraser. dent à un Ouvrage de Controverse sachent aller bride en ^t. j'f
Si 1 Auteur des Pastorales avoit été aussi judicieux que main; car s’ils s’abandonnent à l’impétuosité étourdie -de
. ; leur