LUTHER . 1
(109) Lu-therus, de■Missa priva-ta, Tom. VI,Jcn.fol. 81,
«t ’ud Holpi-BÍanum,Hist. Sacra-ment. ParleII, folie 220Edit. 1681.
(110) Fitz-Simon , inBritanno-machiaMiuistror.pag. 9 o. liciteiuth. inColloquiisIfleb. deverbo Deifol 23. inColloq.Francofurt.fol. 18.
(m) IdemFitz-Simon,tbtd.fag. 3 5 3.II cite £ m se-ius & Co-clcus deluth. Cône.Dom. remi-nisceie inter27. Concio-nesWiteber-g* & Argen-tins im-pvessas in 4.fol. r s.
(212) Fitz-Simon , iíid.F-L. 858- 354-II cite les
Colloq,liamensalia.
(113) Hist.des Vartat.Lìvr. VI ,nwn. II,
(í) T. V.£erm, de mn-irim.fof. iLZ.
<0 fy- UVois. r. vil
fol. 505. &c.
(114) Monfr ,ae Meaux,Hist desVariat.
■Uvy. III ,?mrn. 49.pacr., izo.
(llj) Benè€urn Ttepublì-ca agt yjì inalicjua unad-vitale vetefttinque t//>-gines <tr qui ti-que mares an-num uigefi-rnum cajli at -tiftrint ; idqueplus ejfè quartstempore
■ v Apodolorttm ,& Martymm,accident ....Demum , nonminus viresnatura trans -gredi hominemecelibem, quamJinibilomninòcomederet vdéiberet . Lu-ther. Serm.de tribus R e-gibus ,pag.a§8. Colmaria*n. 1523, apud
Fitz-Simon,’ n Biitann.Ministi,î“g- 1 55.
<II6) Mal.fende : Voice.Seckendorf,Hist. luth.J.ibr. II,fPg- 89.
( JI 7 )Sutius,
Comment.
fag.m. 195.
330
ther mourut le 18 de Février if4<S. On a débité fur fa mort une infinité de fables (X): Scl’on n’avoit pas attendu à mentir fur cette matière, qu’il fut parti de ce monde (T). Je n’ai
rien
1 ìrevibus enim transigit omnia,nec diu moras neélit,siquidem ther.] Quelques-uns ont dit qu’il mourut de mort subite,virum filitarium domisu& invenerìt (109). Joignez à ceci d’autres qu’il se tua lui-même , d’autres que le Diableces paroles du VII Tome de Luther au feuillet 230 de l’étrangla, d’autres que son cadavre étoit si puant, qu’onl’Edition de Witemberg. Vrget (Satan) in immensum corda, fut contraint de le laisser en chemin. Ce ne sont pas desnec définit nist repulfus verbo Dei: & c l° í^ ane persuafits fum, gens fans nom qui débitent ces calomnies : ce font desEmpfirum z? Oecolampadium ZIPstmiles, bis iâlibus horribili- Ecrivains fort célèbres; & cela fait honte à tout le corpsbus zir quajfationibus subito extinctos ejse; nec enim humanum du Papisme; car on ne devroit point permettre que decor horrendum hune zip inejsabilem impetum, nifi Deus illi telles fables fussent imprimées ; les Censeurs de Livres lesadsit, perserre potest, zspc. Volez la seconde Edition des devroient raier, à moins qu’ils ne les vissent prouvées ju-Préjugez de Mr. Nicolle à la page 366. On prétend que ridiquement. On va voir quels font les Auteurs qui ontLuther a dit que si les Sacramentaires n’entendent pas publié ces impertinences. Pontificii .... afferunt morteml'Ecriture, c’est parce qu’ils ne disputent pas avec le Dia- Lutheri suisse tnalam ZIP infelicem, fed de mortis genere nonble, le meilleur oposant que l’on puisse rencontrer; & imam eandemque fovent sententiam. Quidam contendunt ,qu’à moins que de le porter pendu au cou, comme il a Lutherum sibi ipsi violentas manus intulisse, ita Luther«fait, on ne fauroit être qu’un Théologien spéculatif. Quod àvroxstpíxr tribuit Thomas Bozáus de Signis Ecclesiae T. 2.Sacramentarii (inquit Lutherus) sacrum Scripturam non in- lib. 23. c. 8. Quem locum etìam adducit Cornélius a Lapide ,telhgunt , hue causa eft : quia verum opponentem , nempe diabo- qui ad cap. II. post Epist. Velûscribit : Lutherum cumlum non habent, qui demum benè docere eos solet. Subdit : vefpere lautè cœnaffet, noctu defperatione & sursis Das-Quando diabolum ejusmodi colle non habemus affixum, nihil monum actum sibi injectô laqueô necem intulisse, asse-
nifispeculativi Theologisumus (uo) . Ego Diabolum ruit ejus famtflus postea ad orthodoxam fidem converfus.
intus z? in cute novi, quippe quoeum plus uno salis modio co- Quidam calumniantur, Lutherum morte repentinâ obiisse.mederim (iii). . . . Diabolus multofrequentìus Zippropius Ita Bellarmims 1 . 4. de Ecclef. c. 17. §. Lutherus, exmihi in leflo accubare filet , feu condormit , quam mea Cathe- CochUo de vita Lutheri hic adducit : Lutherus morte re«r 'ma. Mecum in dormitorio deambulare filet. . . . Ego Dia - pentinâ fublatus est. Nam cum vefpere opiparam cœnam.b ohm collo meo affixum habui (111). Je conclus que Monfr. fumsisset, laetus & fanus, & facetiis fuis onines ad risuraClaude ne devoir avoir aucun soupçon que cette Dispute provoeâsset, eâdem nocte mortuus est. Quidam eo ìmpu-de Luther fût une efpece de Parabole. dent'u progrediuntur , ut eum à Cacodaemone fublatum
II a repouflé une autre Objection de l’Auteur des Pré- fuisse calumnientur. Ita Guilielmus Bejfstus Jesuita Gallus injugez, fondée fur ce qu’il semble que Luther ait animé Concept. Theol. Sabbath. post cineres, p. ioi.de mort»ses Sectateurs au carnage. Mi. Nicolle l’en accuse ; mais Lutheri diffierit : Lutherus benè potus, & cibi* distentus,
Monfr. Claude l’en justifie.-Je croiois qu’il eût repoussé en- abfque ullo pietatis signo cubitum secedens apud inférascore une attaque: c’est celle qu’on fonde fur les fameuses pernoctavit. Unde zip Costtrus in venenato su» carmint d»paroles, fi nolit uxor ventât ancìlla ; mais aiant parcouru morte Lutheri ita canit ;à la hâte fa Défense de la Réformation, & le Livre des
Préjugez, je ne fuis point tombé fur aucun endroit qui sc Infelix ex alvo animant diffudit A RIU S;raporte à cela. Mr. de Meaux n’a point oublié ce reproche Hune sequeris nimiô, vane Luthcre, mero. 1
des Miffionaires. Voici ses paroles (113): „J’ai toûjours
» craint de parler de ces inévitables nécessitez, qu’il recon- Sis omnibus pollìcem premìt Fabianus fufUnìanus ", qui r»
>, noissoit dans l’union des deux sexes, & du Sermon Comment, in cap. VI. Tobu ita firibit Aphmmzt Luthe-t, scandaleux qu’il avoit fait à Vitemberg sur le mariage : rum subitaneâ & improvisa morte à suo Cacodaemone„ mais puis que la fuite de cette Histoire m’a une fois fublatum, peremtumque plurimi cenfent, quòd vocati ad» fait rompre une barrière que la pudeur m’avoit im- eum Medici morbum vel ignorare fe faterentur, velapo-», posée, je ne puis plus dissimuler ce qui sc trouve bien plexiam singèrent. . . . Ex ta t historia de morte Lutheri *
,, imprimé dans les Oeuvres de Luther. II est donc vray viris fide dignis, qui ipfi agonizxmtì adstiterunt , defiripta vì~
„ que dans un Sermon qu’il fit à Vitemberg pour la re- delicet-à Jufto jona, Michaèle Celio, Johan. Aurifabro Vî-», formation du mariage, il ne rougit pas de prononcer narienji,qui coram Dee ziP tn consptâlu Chrìfti testantur,quod» ces infâmes & scandaleuses paroles: (j) S ‘ elles font si fantU fide zip bond confiientiâ historiam obitûs Lutheri refe -„ opinìafires , il parle des femmes, il cil à propos que leurs rant qua habetur Tom. 8. Jenenf. Germ. quam videat leblor„ maris leur disent : Si vous ne le voulez, pas, une autre le veritatis amans eìque addat B. Af. ffohan. Bîatthesii COTÌCÌO—
„ voudra: Si la maisirejfe ne veut pas venir,que laservante nem X IV de vita Lutheri. Sleidan. 1 . 16. Comment, imò
„ approche . II faut pourtant auparavant que le Ipsum Jacob. August. Thuanum Hìstoricum Pontifiàum L 2.’
„ mari amene fa femme devant l’Eglife, & qu’il l’admo- Hist. p. 30. Qua omnia Pontificiorum mendaáa de morte Lu-„ n este deux ou trois fois: après repudiez-la, & prenez theri ejfusa, facih negotio diffipare , zp m jugulum calumnian-,, Ester au lieu de Vasti”. Monfr. de Meaux s’exprime tium redigere pojsunt. . . . Mortuo Luthero nondum quiescuntainsi en un autre endroit, Luther s’estait expliqué contre les Pontificii ,fed denuo fluéius irarum suarum evomunt , ZIP C oc novœux monastiques d’une maniéré terrible, jusqu à dire de celuy calumnia post mortem ipfius corpus adspergunt. Fabulanturde la continence (fermez vos oreilles, âmes chastes ) qu il eftoit enim, corpus eleíTt Dei organi, oh intolerabilem fœtoremauffi peu possible de ïaccomplir, que de fi dépouiller de son se- m itinere fuifle relictum (118). II y a eu des gens qui ont - . .xe (J). La pudeur firoit offensée, fi je répétois les paroles dont il publié que Luther mourut comme Arius. Voici les para- Adaínus 'se sert en plusieurs endroits fur ce sujet, ZIP à voir comment il les de Simon Fontaine (119).- Quelques Catholiques qui ont Osiander, «*s’explique de l'impoffibilité de la continence : je ne fiay pour }u fi avoir au vrai comme il en eft allé,ont efirit que fi levant TlTot^'camoy ce que deviendra cette vie qu il dit avoir menée fans re- P°ur secourir nature tomba mort. Le Pere Maimbourg a re- de Magta,proche durant tout le temps de son célibat, ZIP jusqu à l’áge de nonce à tous ces sots Contes; mais il s est trompé fur un pa%. 271 crquarante-cinq ans (114). On l’accuse d’avoir prêché que fait insigne. L’EleSleur de Saxe, dìt-il (12.0), fit transporter ftpc’est un bonheur, s’il se trouve dans une ville cinq filles fin corps avec une pompe trés-magnifiqueàWittemberg, où il lui& autant d’hommes qui conservent leur chasteté jusqu’à fi* dresser un tombeau de marbre blanc environné des statués L! 19 ,! J?’*'l’âge de vingt ans, & que ce seroit surpasser la pureté des à iz Apôtres, cornme s’il eût été le 13 « l’égard de l'Alle-sied es Apostoliques, & des siécles des Martyrs; & qu’un magne. Mr. Seckendorf a fait voir que ce tombeau & ces filh'zio. *homme qui fe passe de femme ne s’élevepas moins au-des- statues font des chimères (121).
fus de la nature, que s’il peut vivre fans rien manger (n$). Je m’en vais raporter le vieux Gaulois d’un Théolo- (iîo)Maii«*Voilà des choses qu’il ne faut point entreprendre de justi- ■ gien de Paris, qui reprocha aux Luthériens qu’ils avoient b->ur§, H»»-fier: ce font des excès, ce font des prémiers mouvemens, agi contre leurs principes. Ils avoient toujiours repris, dit-dont Luther revint fans doute avant fa mort. Que peut- si ( I12 0 , l a pompe de laquelle usent les Catholiques envers les 111, Te*»- ^on dire de plus satirique contre les Loix canoniques & Chrestiens morts, pour leur faire le dernier honneur de fipul- p*g.3°i*t oZ *les Loix civiles, qui ne forcent pas les gens à fe marier, turc, blasmant les fermons qui s’y disent a ï honneur du de- ^
& qui leur ordonnent 'de n épouser qu’une femme ? Ces sunól zip qu il valloit mieux efiargir pitoyablement aux pau- ° **
principes de Luther font incompatibles avec la monoga- vres, ce qu'il fi frayait en cefle pompe zip honneur funeral. Fi- f I2I j sec-
mie. Je ne doute point que ces saillies fougueuses de son nablement,que c eftoit tout un,ZIP auffi Chrestien,estre enterré kendaif»zèle contre les vœux monastiques n’aient donné lieu à on un fumier zip fans lumière, comme d'estre mis en sépulture r u£ * lC *l’Accusation que l’on forma contre lui. George Duc de en terresainfte avec cest apparat. Si ce qu tls difiient aupara-
Saxe se plaignit, que jamais on n’avoit vu autant d’adul- vant est vray, pourquoy ont ils usé de pompe fifrayable zip 1
teres, que depuis que Luther avoit enseigné qu’une fem- cousiable,pour mettre en pourriture leur Luther?Que nont-ils ^22) S>>»^me, qui ne concevoir pas de son mari, devoit s’adresser à donné aux pauvres cest argent , qu il a convenu defiendrepour Fontaine»
un autre homme; & que st elle devenoit grosse, il faloit le conduire d’Istebt à Wittemberg? Ce que n a pas esté faiâî
que son mari nourrît Pensant: bien entendu qu’un mari pour un petit denier. Que ne l'ont-ils enterré dans un fumier,dont la femme étoit stérile devoit fe servir du même où il eust auffi bien pourry, qu’à Wittemberg ? Somme fi teste
droit. Ce fut à Luther même que ce Prince fit ce repro- reverence est vituperable par la Saintle Efiriture (comme ils
c he (116) dans une Lettre qu’il lui écrivit l'an 152.6. pensent faulsement)pourquoy en ont-ils usé ? II est certain que
Quando tam numerosa perpetrata sunt adultérin quam postea ceux qui réforment ne prenent pas toûjours garde qu’il yquam tu firtbere non dubitafti : fi mulier e viro suo concipere a certains abus contre lesquels il ne faut rien dire,de peurnequeat, ut ad aïiumse transférât à quo poffit fiecundari, ZIP de fe condamner soi-même par avance; car ce sont desmaritus prolem inde natam alere teneatur : Itidemque vir far- choses où l’on retombe promtement.ctat (11 7 ). C eût été renchérir fur Lycurgue. ( 1 "). . . l'on n’avoit pas attendu à mentir fur cette matière
(X) On a débité um infinité de fables fur la mort de Lu- qu’il fût mort. ] On publia un Ecrit à Naples Sc cn d’au-tres