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Tome troisieme. K - P.
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LZr

LUTHER.

(c) HistoriaLutbcrauis-mi. Voiez.

C Histoire desOuvragesdes Savans,ì'évr. 1 6$i ,-Art. XIII.

(d) NomméJean Mul-Icrus.

(£3S) FIo-rim. de Re-tnond. Hist.del’Hérésie,Livr. I , Chap.IViftg. m. 24.

(139) Lip-fius, Civil.DoctrineLibr. IV,•sap. III,pag. m. 65.

Oper. Tom.IV.

(140) Idem,adverfusDiilogis-

t'Ain, pag. 310ejasd. Terni.

(141) Lip-fius, adver-íïis Dialo-gistam,/Mj.

310 oper.Tom. IV.

(*) Histor.Lib. XI.

( 142) Coef-íeteau, Ré-ponse auMystèred’Iniquité ,

pag.iiìj.

(**) Exod.

Si.

Les Dis-putes deReligionne font pasbeaucoupde Pyriho-Jlkiis.

l’aíTurent, que son entreprise ait inspiré le mépris de la Religion Chrétienne à beaucoup degens (CC). Qui voudra s’instruire à fond de l’Histoire de ce grand personnage, n’aura qu’àlire le gros Volume de Mr. de Seokendorf (c). C’est en son efpece un des bons Livres quiaient paru depuis long-tems. Je conseillerois aussi de lire le Latherus defenfus d’un Ministre deHambourg {d) , car on réfute dans cet Ouvrage tous les reproches personnels.

J’ai trouvé fort étrange que le Cardinal du Perron ait osé dire que Luther croioit la morta-lité de l’ame ( D D). Qu’un François Garasse débite cent fois une telle Accusation (s), je nem’en étonne pas; & si je Pavois trouvée dans la Vie de Luther publiée à Paris Pan 1 f77 parFrere Noël Talepied (/), ou dans l’Ouvrage de Nicole Grenier dont on verra ci-dessous unlong Passage (iLE), ou dans les Livres de semblables Ecrivains qui n’avoient aucune réputation à

perdre,

„ que le Jove dit de ce changement de Religions, 8t de souffrir aux autres, 8c très-injustes quand ils les souffrent„ ceste monstrueuse heresie Luthérienne née en Saxe: eux-mêmes? Avec cet esprit n’aiez pas peur que la mul-„ cela luy faisoit mal au cœur. Avec quelle fidélité ma- tiplicité des Sectes fasse beaucoup dePyrrhoniens: chacun,- nient-ils les saints 8c sacrez Livres, puis qu’ils tronquent quoi qu’il arrive, se tiendra colé au Parti qu’il aura pris.

' ' ' ..‘ ' L'antiperistase,que les nouveaux Physiciens ont banie de

la nature, a lieu dans la Religion. Le zèle se ralentit quandon n'est pas observé, & environné d’une autre Secte, &on se ralume quand on l’est. Apliquons ici les Vers quiont été faits fur Menelas (143), 8c disons que Coeffeteaua pris le change ; il a pris pour une chose effective, ce quidevroit arriver en cas que les hommes raisonnassent d’unecertaine maniéré.

(DDj j V ai trouvé fort étrange que le Cardinal du Perron aitosé dire que Luther croioit la mortalité de l’ame. ] Voici enquels termes il l’assûroit(i44): „ Luther nioit fimmortalité„ de faîne, Lc disoit qu’elle mouroit avec le corps, 8c„ que Dieu ressuscitoit par aprés fun 8c f autre, fi bien,, que selon son opinion, nul ne jouissoit de la présence„ visible de Dieu, 8c de là il tire un argument contre la„ prière des Saints, pour montrer que les Saints n’enten-„ dent point nos prières. L’Eglise croit que les aines des,, Saints 8c des bien heureux jouissent de la présence de„ Dieu auffi-tôt qu’ils font morts, 8c Luther entre les„ impietez de l’Eglise Romaine il y met celle-là, qu’elle„ croit fimmortalité de famé”. Vous voiez qu’on nelui attribue point d’avoir rejetté absolument les peines &les récompenses de f autre vie , mais seulement de lesavoir renvoiées après la résurrection finale de tous leshommes. C’est diminuer beaucoup f atrocité de f Accusa-tion que d’autres, avoient intentée; mais ce n’est pointéviter le crime des menteurs 8c des calomniateurs. On acoutume de dire que tout Roman est fondé fur quelqueHistoire: j’ai donc soupçonné que le Cardinal du Perrortavoit bâti cette fable sur quelques paroles de Luther malentendues, 8- trouvées à l’écart ; & n’aiant pas le loisir defeuilleter tous les gros Volumes de ce Ministre, j’ai con-sulté un Théologien de la Confession d’AugsbOurg, & l’ai

ainsi fans front, 8c fans honte les Historiens, qui nefont que naistre.pour faire perdre un seul mot qui touche,, Luther ( 138)”. On ne sauroit aprouver la délicatessede semblables Traducteurs. S’il y a du zèle dans leur con-duite , c’est un zèle si aveugle, si superstitieux, si bas, 8c sienfantin, qu’il mérite d’'être livré à l’indignation des Ad-versaires. Notez que Lipfe attribuoit aussi aux astres lepenchant du XVI fiecle vers les Disputes, de Religion (139).Fatalis ista est ingeniorum fcabies, ut omnes diffus are malint,quam vivere. . . , (140). Ita loquor, quia velut à, cttlo zy,ut dixerim, astro aliquo est h&c festis. Atque ut corforumquidam morbi certis temforibus ínterveniunt : fie nunc ifieanimorum. Viri, famine., feues, fueri , questiunculis luduntzy lafciviunt : eoque ventum, ut fro f arum fano fit, qui nonfie infanit. Myfterium Theologia erat, sabla est fofulare ob-leâlamentum. II prétend que famé est sujette tout commele corps à certaines maladies qui reviennent de teins, enteins, 8c il met au nombre de ces maladies de l’ame ses-prit de Dispute, 8c de changement de Religion qui ré-,gnoit en ce tems-là. II raporte un Passage de NicephoreGregoras qui contient la description d’un état semblable.Tout retentissent de Disputes de Théologie, ceux mêmesqui ne savoient ni comment il faloit croire, ni ce qu’ilsprétendoient croire , ne parloicnt que de Théologiedans les places, & dans les théâtres. „ .(141) vis imaginem„ claram horum temforum ! Nicefhofi Gregora ista Ipge : (*).,, Apud nos etiam opificibus effusa.sunt arcana Theolo-,, giœ, atque ita omnes initiant ratiocinatiunculis & fer-„ monibus syllogisticis, ut herbse 8c pascuis armenta. Et„ illi, qui de recta fide ambigui funt, 8c qui nec quò-„ modo credendum sit sciunt, ne,c quid sit illud quod„ credere se dicunt; illi inquam 8c fora 8c porticuá &„ theatra omnia Theologia compleverunt”. Sans recoud

rir aux coníìeUations, i’asyle ordinaire de rignorance 9 on E ne ue in aprenare s il y avoit quelque prétexte qui eu£eût pu trouver sur la terre les causes secondes dont Dieu donne lieu à ce Cardinal de parler ainsi. Vous allez voirse servit pour le changement qui arriva en Allemagne au: Je précis de la Réponse qu’il a eu la bonté de me faire.

XVI fiecle.

(C C) ll n’est sas vrai, . . . que son entreprise ait inspiréle mépris de la Religion Chrétienne à beaucoup de gens. ] SiCoeffeteau avoit dit que Luther fut cause qu’uqe infinitéde gens se damnèrent par la profession de l’Hérésie, il au-roit parlé selon l’esprit de ses préjugez, on le lui pardon-neroit; mais ce n’est point là le mal qu’il déplore. Ecou-

Luther n’a jamais enseigné que l’ame mourût avec lecorps. On ne prouvera jamais par ses Ouvrages qu’il aitété dans cette opinion: 8c il a témoigné fort clairementqu’il croioit tout le contraire. Voiez ce qu’il a écrit fur leverset 8 du Chapitre IV de la Genese, où il parle de lamort d’Abel. L’origine de la calomnie est dans une Let-tre qu’il écrivit à Amsdorfl’an ij2z,où il paroit fort en

tons-le. Cependant, dit-il (142.), au lieu de nous reprefenter flin à croire que les aines des justes dorment jusqu’auici les faillies de.ee furieux esprit de Luther ,l’insolence duquel jour du jugement, fans qu’il sache où elles font, 8cc. IIa mesme dépleu aux Calvinistes , le Sieur du Plejfis devoit me- ne prétend pas dire qu’elles font mortes pendant cet in-diter l’horreur de son crime , / zy se reprefenter devant les yeux tervalle, mais seulement qu’elles font plongées dans le re-la grande perte des âmes dont il estcoulfable devant Dieu zy P° s 8c dans le sommeil; 8c il suivoit en cela f opinion dedevant ses Anges, pour avoir esté autheur de toutes les dispu- plusieurs Peres de l’ancienne Eglise ( |). II rectifia cetteto, —, n;-, —2 opinion avec le tems, 8c quoi qu’il semble dans des Ecrits

postérieurs attribuer le repos aux âmes des prédestinez, iln’entend point par là un repos qui soit un profond soin-

tes qui Je font élevées en la Chrestìentê. Dieu avoit ordonnéen l ancienne loy (**),que s’il arrivait que quelques-uns ay ansdébat les uns contre les autres frapajfent une femme enceinte,de forte qu ils estoujfaffent fonfruitl, leur vie iroit pour la viede l’-enfant. Et donc qu ordonnera fa Divine justice, contreceux qui far leur ambition <ty par les disputes qu ils ont exci-tées en l’Eglise ont fait mourir tant de milions d’âmes , qui fefont rebutées de la Religion Chrestienne,voyans ceux, qui s’endisent les Ministres , fi mal d’accord des principaux fointts dusainâi Evangile? On peut assurer que le nombre des esprits

meil, 8c qui les prive de la vision 8c de f entretien deDieu & des Anges. Voiez son Commentaire fur le Cha-pitre XXIV de la Genese, où il parle fort amplement de1 état des âmes après cette vie.

( E E j L’Ouvrage de Nicole Grenier dont on verra ... unlong Passage .] C’est un Livre intitulé Le Bouclier de la Foy ten forme de Dialogue ,extrai6l de la sainíle Escripture, zy des

tiedes, indifférons, dégoûtez du Christianisme, diminua saìnSlz. Peres zy plus anciens DoSleurs de l’Eglise. L’Auteurbeaucoup plus qu’il n’augmenta par les troubles qui agité- cjui étoit un Chanoine Régulier de saint Victor, le dédiarent l’Europe à l’occasion de Luther. Chacun prit parti à Henri II. Je ne saurois dire en quelle année il le publiaavec chaleur: les uns demeurèrent dans la Communion la prémiere fois. La Croix du Maine 8c du Verdier Vau-Romaine, les autres embrassèrent la Protestante: les pré- Privas ne marquent que l’Edition de Paris 1366 8c 1367 :miers conçurent pour leur Communion plus de zèle qu’ìls & ne disent rien de celle dont je me sers, qui est d’Avi-n’en avoient, les autres furent tout de feu pour leur nou- g n °n 1349, & qui n’est pas la prémiere; car le Titre portevelle créance. On ne sauroit montrer ces personnes qui ss ue f Ouvrage a été reveu zy augmenté par l’Auteur. L’E-au dire de Coeffeteau rejettoient le Christianisme à la vue dicton mentionnée par du Verdier Vau-Privas contientde tant de Disputes. S’il avoit dit que les divisions des ane -Apologie contre un clabaui Lutherique qui a voulu rongerChrétiens, 8c la conduite qu’ils tiennent les uns contre ce fiouclier de la Foy. Je pense que c’est contre Bartele-les autres, après avoir formé plusieurs Sectes, sont très- à Causse, Ministre de Geneve, Auteur d’un Ouvragepropres à inspirer du dégoût, 8c de f incrédulité pour qui a pour Titre, («) Le vray Bouclier de la Foy Chrestienne,l’Evangile, je croi qu’il eût eu raison; mais il eût falu m is par Dialogues: Demonstrant par la fainéle Efcriture lesfuposer en même tems une chose que très-peu de person- erreurs & fausses allégations d’un Livre intitulé, le Boucliermettent en pratique. II auroit falu fuposer qu’il y a de la Voy. jadis fait par un Moine de sainél viélor, à Paris ,beaucoup de gens qui n’ont pas deux poids, c’est-à-dire fe disant,le Bienallant. L’Edition que j’en ai est de Gene-qui examinent fans préjugé ce qui se passe 8c au dedans ve 1363, 8c avoit été reveue & amplement augmentée dtcc au dehors. Mais où trouve-t-on de telles personnes? nouveau. Cela soit dit en faveur des Bibliographes. Passonsou lont ceux^qui par la force de la coutume ne. jugent maintenant au fait, raportons ce que le Chanoine de saintpas que les memes choses font très-justes quand ils les font Victor narre de Luther. L’ambition o* cupidité de gloire zy

. ~ ' " " d’hon-

(t) Voiez. t*%em. (£)

(/) CordeîítfdcPontoife*

(14;) II éfpsttiede pour Ht-lene quand illa pojjedoitfans contra-dìclion , & ilfut tout defeu quand eitla lui eut e#~levée . VouZéci-dessusPiArticleHELENE,immédiate -ment après l*Citation (42)-

(144) Perro-niana, a»mot Luther,pag. 202 £-dit • de 1 669*

ff) Origtnt,St, Chryfojie-me ? & Théo*doret , parmiles Grecs ;Tertullien -Laftancesp*#*mi lesLati#**