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Tome troisieme. K - P.
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LUTORIUS. LUXEMBOURG.

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Q)Tacítus ; an autre fur la mort de Drusus, pendant que ce Prince étoít malade (s); & l’on soutint qu’il (0avo ^ tenu toute prête cette Poésie afin de la produire, sous l’espérance d’une plus grande récom-xlix, ad pense, en cas que Drusus mourût (b). La guérison de ce Prince devoit obliger ce Poète à su- r«,«<»»*/*.•»mn ‘ 77 *' primer son Ouvrage: cependant, il n’eut point la force de renoncer à s’en faire honneur, il l e % 7 vhdiu( 4 ) corrípuit lut en présence de plusieurs Dames, qui à la réserve d’une n’osérent nier le fait (c). Tous les nihil fiunsZgro 1 ^' Juges, excepté deux, opinèrent à la mort. Tibere qui étoit absent (J) emploia ses obliquitezDnÇo com- ordinaires (A), quand il eut su l’éxécution de cette Sentence, & fit quelques réglemens íb:d -^xstìnaTf pour l'avenir. Manius Lepidus, qui n’opirioit qu’au bannisiement, donna un tour fort ingénieux O) dìo,

, majore à son suffrage (C). Nous verrons comment l’Avocat Arnauld, qui s’en servit dans son Plai- ^'^.^707’s 7 ZI. v tz. doié contre les Jésuites, fut critiqué par le Pere Richeome (D). Monsr. Moreri a fait quel-Cltus > ‘í:d, ques fautes '(A).

f’ 1 ) Tcr-* l| U. afuis'Psium ,ln Tacit.à"al. Libr.j / > Mg.m.

I' 2 ) Tacit.*«nal. IJbr.***> Ca$. Ll.

í'û P‘0.

f ,4r - L Vil

H- 707.

Çï4) Dunt U\em. ( A ) ,Citation ($).

sis) Tacit., nn al. Libr.ll htap.Ll.

citer des conspirations, ou de troubler le repos public; ouen 'général ce font des personnes mal intentionnées, com-me Tertullien le remarque. Cui en'm opus perferutari superCasaris falute nifi a quo aliquid adverses illum cogitatur , velopialur, aut post'ìllam speratur & sustinetur ? non enim eamente de caris consulitur qua de dominis (n). Que peut avoirde commun avec cela l’impatience des Poètes, qui pendantla maladie du Prince préparent des Vers,pour les produireen cas que le Prince vienne à mourir? II n’y eut que beau-coup d’indiscrétion & de vanité dans la conduite de Luto-rius. II ne devoit pas lire son Poème: il n’en devoit pasrégaler les Dames » pour être à son tour régalé de leurencens.

(B) Tibere . . , emploia ses obliquités ordinaires.] II louale zèle que le Sénat avoit témoigné de punir sévèrementles moindres offenses qu’on faisoit à l’Empereur; mais ildemanda qu’on ne fût pas íi précipité à les châtier. 11 louaLepidus, 8c ne blâma point Agrippa. Celui-ci étoit Con-sul désigné, & opina au dernier suplice : Lepidus se con-teritoit du bannissement. II fut résolu qu’à l’avenir les Ar-rêts de mort ne seroient exécutez qu’au dixieme jour. IdTiberms filitis fibi ambagibus apud finatum incusavit, cmn ex-

pietatem,quamvis modicas principis injurias,acriterulciscentium ; deprecaretur tam précipites verborum pœnas :laudaret Lepidum , neque Agrìppam argueret. Igitu 'r faSlumS. C. ne décréta patrum ante diem decimum ad terariumdeferrentur; idque vitae spatium damnatisprorogaretur(iz).Quelques-uns (13) attribuent tout ceci à l’ambitión de Ti-bere : ils prétendent qu’il fut fâché, non pas qu’on eût faitmourir Lutorius, mais qu’on l’eût condamné à mort fansl’avis de l’Empereur. Ils ajoutent qu’afin de fe rendremaître de tous les Arrêts de cette nature, lors mêmequ’il seroit absent, il fit ordonner que l’execution en fûtdifférée. ..

(C) Martinus Lepidus ... donna un tour fort ingénieux ò sonsuffrage.] J’ai raporté (14) le commencement de son Dis-cours : en voici un autre morceau. Vit a Lutorii in intégraej , qui neque servatus in fericulum Reïpub. neque interfeSlus in -exemplutn ibit. Studia Mi ut plena vecordk, ita inania &Jiuxa sunt : nec qmdquam grave ac ser'mm ex eo metuas , quisuorum ipse flagitiorum proditor, non virorum anìmis, fed mu-liercularum adrepìt : cédât tamen urbe , çv bonis amiffìs aqua &igni arceaiur (15). On n’a rien à craindre de Lutorius enlui conservant la vie, disoit-il, & on n’établira pas un grandexemple en la lui ôtant. C’est un extravagant qui ne s’a-mufe quà des bagatelles-. il ne cherche qu’à s’infinuer dans

1 dpnt des femmes; n’aprehendons point de lui une entre-prise ferreuse, ni quelque cliofe de grave.

(D) L’Avocat Arnauld .... fat critiqué par le Pere Ri-cheome.] Arnauld plaidant contre les Jésuites fan 1594 dit

ceci entre autres choses (16): ils disent qu'ils font venus enFrance pour nous apporter tant de profit : l’expérience nous amonstre qu ils ont causé nostre ruine. Sfisest-il besoin d’un pluslong procès .? qu ils aillent ainfi profiter à nos ennemis, il y ad, ce propos un lieu excellent dans Tacite, Si,Pâtres conscripti,unum id spectamus quà m nefaria voce aures hominumpolluerint, neque career, neque laqueus fufficiant: est lo-cus sententiœ, per quam neque impunè illis fit, & vos se-veritatis simul ac clementiae non pœniteat: aqua & igniarceantur. Voila l’Arrest des Jésuites. Quelques années aprèsil emploia la même pensée dans un Ecrit qui a pour TitreLe franc & véritable Discours (17): „ Meilleurs, si VOUS con-„ siderez les mechancetez estranges de ces gens icy , la„ corde ne peut suffire pour leur payement; maisjesçai,, un moyen par lequel vous ne . vous repentirez point ja-,, mais d’avoir esté trop doux ou trop severes: bannissez„ les tous ”. Richeome répond (r8) que ces paroles nefont point telles en Tacite ; & qu’ainfí cë discoureur est un

merveilleusement hardy faussaire escrivant à fin Prince .

Avec icelles donc il nous condamne par miséricorde à l’exil . . .plus cruel & plus trompeur au double,que le Payen qui les avoitjadis proférées. Car en ce lieu de. Tacite, Marcus Lepidus, Ca-pitaine Romain, conseille au Sénat d'user de clemence envers Lu-torius Chevalier , convaincu de plusieurs grands crimes. Et ces-tui-cy faiêl de ses paroles Metamorfosées, une exhortation decruauté , pour persuader la ruine de plufieurs innocens. Aprèscela il raporte une Traduction du Passage de Tacite entre-coupée d’un et citera , & se plaint qu’on fait osé alléguerénormément défiguré (19), & opofs f innocence des Jésuitesaux crimes abominables de Lutorius. II fait deux fautéspour le moins ; car fa plainte de la prétendue falsifica-tion du. Passage de Tacite est mal fondée, & il ne de-voit pas supòser que Lutorius fût en effet un criminel déses-péré , coupable d’abominations &. de forfaits fans mejure.II ‘devoit fe régler, non fur les phrases du Sénateur Lepi-àmàìs fur le fond de llafaire. S’il eût voulu il eûttrouvé la qualité de ce cas dans les paroles mêmes de ceSénateur; je veux dire dans celles qu’il a suprimées par son& citera.

( E) Mr, Moreri a fait quelques fautes. ] II n’a consultéque Dion qúi a raconté ceci d’une maniéré trop abrégée,non pas dans le 2 7 Livre comme Moreri l’assûre,mais dansle L VII. On devoit consulter Tacite, dont le récit estplus ample 8t plus exact. Mais la grande faute de Moreriest d’avoir dit, que Lutorius fut accusé d’avoir fait un Poè-me contre Drusus. Ëût-on dit cela, íi l’on avoit su quece Poète fut accusé d’avoir voulu publier ce Poème en casque Drusus mourût, & d.’avoir cru 'qu’il en tireroit plus deprofit, qne de celui qu’il avoit fait fur la mort de Cxerma-nicus ?

(,S) Plaí-doié d’Ar-nauld , pœg,m. j 7.

fi 7 ) Voias^

d-dejpus Re-marque ( c )de P ArticleA R N A U t(Antoine)Avocat.

(18) Richeo-me, PlainteApologéti-que , num.4*ISO»

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Itie, Plainte;

Apologéti-que , num.48 ,pag, m;

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LUXEMBOURG, Ville capitale de la Province de ce nom (s), n’étoit qu’un châteauau tems de l’Empereur Othon le Grand (b). Gilbert fils de Ricuin d’Ardenne, l’aiant obtenude l’Abbé de saint Maximin, l’agrandit , & fonda le Comté de Luxembourg avec le consente-ment de Brunon Duc de Lorraine frere de PEmpereur Othon le Grand. Ce Comté fut érigé TïûïèZ .* 1en Duché par l’Empereur Charles IV (c), pour Venceflas son oncle {d). La Ville de Luxem- num perbourg est très-forte. II n’est pas vrai qu’elle n’eût jamais été prise par les François avant l’année GaísiœBei-1684 (-'U* On y avoit mis en refuge Y Image miraculeuse de Nôtre Dame de consolation patronne duDuché de Luxembourg & Comté de Chini j mais on la raporta en sa Chapelle le zo de Mai 1 68 s ^ Le oneiíu/Apublic a vu l’Avis qui fut donné aux Jésuites fur la Procession qu’ils firent faire ce jour-là (e).

On trouve bien des vestiges des Antiquitez Romaines dans cette Province (A), ûc cela fait quetous les curieux souhaitent la publication d’un Livre du Pere Wiltheim (/). ÏS84 ‘

(í) Votez. les Nouvelles de la Republ. des Lettres, Ocl. 1685, Art. X. (/) Volez. la. %emarq. (B) * las»-

{A) ll n est pas vrai quelle n'eût jamais été prise. . . .avant Van 1684.] Perdant qne les François l’assiégeoientl’an 1684 , j’entendois dire à plusieurs personnes qu’elleétoit encore pucelle. C’est ainsi qu’on nomme populaire-ment les villes qui n’ont jamais ete prises. II ne fut pasmalaisé de désabuser les gens; car nous votons dans l’His-toire qne les François prirent la ville de Luxembourg Van1542, qu’aiant été recouvrée par 1 Empereur, ils la re-prirent l’an 1 c 43 Ils la perdirent Vannée suivante. Notezqu’ils la bloquèrent Van â, qu’ils la bombardèrent l’an1683, gj qu’ils la prirent l’an 1684 ( 1 )• i ont renduepar le Traité de Riswick l’an 1697.

{E) on trouve lien des vestiges des Antiquitez Romainesdans cette Province. 1 Les habìtans du Duché de Luxem-,bourg croient que chaque Planète avoit un lieu particulier,qui lui étoit consacré dans ce païs-là » Sc qu’anaennement

la ville d’Arlon étoit un autel piusxîuls Médail-

plusieurs simulacres des à Pierre Ernest de Mans- £9 itmeraejles & Inscriptions (i) % ip^ mboU rg, pour en orner une t "

feld les fit transporter a m émoire de sa femme (*). II Joh. Vívîa-

Fontaine qu il consacra | fflaison _ Q n sera peut-être ni, gag. 3z,

fît bâtir auprès une \Â,x n fcription de cette Fontaine; c’est

bien aise de trouver 1 conjugale. (3) Porticus (Û lhii - ,

un monument mûMe . . . fi ad id destinasse di- 33; ^

ttt f r ï m t S * m L Zneret, qulcunque nancìfcì pojfet antiquitathcebat ut m J magnam jam habet copiam, ex diversis

ZiCfflcS, ” frL . . . .... sm, «i.

’ima ex parte fimulacra deorum gennhum, er epitaphia, qm’dHeSld quondam conjugis Marin de Montmorenci memoria fanSleconservât, crebrb ad Mark fontem, {sic eum nuncupavit) ’ad-venuwdo’fic sunt . . . dispofm m ... Ipsum príus infirip-

!" G g 3 tíonem4

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