2 Z8 MACCIUS. M A C C O VI U S. M A C E D O,
•fionem , qua Illustrisf. Princtps fontem hum suum decoravit, Ceci est tiré d’une Relation datée d’Anvers le 7 d’Octo- ^ Tì > c faaudiamus. . bre 1575 (4). Mr. Baudelot nous aprend (5) que Monsr. imprimés
Quisquis hue accedis si te sestus sitisve urget. Hic aestum de Ballonffeaux, neveu du R. P. Wiltheim, lui a montré Pi^tig, i’*n
quietus vitato. Sitim pronus extinguito. Aquam manu ~en manuscrit les Antiquitez du Luxembourg, composées 8 -
haurito. Os lavato. At pede ne turbato. Nudo corpore par ce Pere. ilidelq'm est
ne polluito. Quiescentibus enim cariffims uxoris mani- §. («) Ce Comte eut deux femmes. Son Tombeau qui u z, V/? <u
às tranquillam undam sacravit. Maris de nomine Maris 'se voir à Luxembourg , dans la Chapelle de Mansfeld, le lS «7
fontem nuncupavit. âerni fui amoris testes latentes vasta représente en bronze , couché entre elles deux fur une
sub rupe lymphas erui. Vivo lapide cingi. iEternasq. fluere natte aussi de bronze, & le Comte s’y tourne vers la der- viàaà
’juffit. niere. Rem. Cri t. sur 1)tolo _
P. E. C. M. méeAuletes»,
M.
O) Tdm
•jnu.lt a t nscribtndo ope-fit fecit , utin dexîerAòmanus polit -<t atque in-dice qua par-te calamus*dstrin<TÌtur »ex ajjidua il -lins trafta-
(1) Et m»sas Eri-îh;m, com-Tne dit Mo-icri.
{ 2 ) NîciusErythisus,linacoth.L t*g. Z79.
(fi) Depuisqu’it faCordelier , ilJe nommaTranciscus àSanctoAugustino.
(é) Nathan.Sotuel,Biblioth.ScriptorumSociet. Jcsu,
t“i‘ rsr.
0) Volez, leGiotnale diXetterati,élu 29 deDecembre1669, pag.
Uí.
( 2 ) Hexa-meron Rus-tìque, ptg.2,.
1 de
(fi) Votez,
P ^ArticleANGIUS,
’Sjmart], (£),
ACCIU S (Sebastien) savant Humaniste , a fleuri en Italie au commen-cement du XVII siecle. Je n’en parle qu’à l’égard des choses que Moreri aoubliées. Maccius étoit un homme fort laborieux, & qui composoit des Versavec une facilité surprenante. II en publia un grand nombre. II s’apliqua si fort.à écrire, qil’il se forma un gros creux aux deux doigts dont il se servoit pourtenir la plume {a). II perdit un fils qui n'avoit que dixhuit ans, & qui étoitdéjà Docteur ( b). II n’est pas vrai que ses deux filles aient été Religieuses ( J).Sa définition de l’Histoire enferme une contradiction {B).
tione , dî/9
quasi fulcî
alte imprtjji
conÇoicerentur*
Nicius
Erythrarus,
Pinacoth.
I, pag. 27?.
(b) Tiré deNicius Ery-tlirsus, ibid.
(A) Il n’est sas vrai que ses deux filles aient été Religieuses.]Afin qu’on voie st l’on peut ajoûter foi à Monsr. Moreri,je comparerai sa Traduction avec le Latin qu’il a traduit.Maccio, dit-il, avoìt deux filles Religieuses qui écrivoient desLettres Latines. II sc fonde sur ces paroles de Nicius Ery-thrams (1): Ex duabus faeminis ejus qu/t monafiitam amplexaest disciplinam , Epistols aliquot Latins, leguntur (2). Peut-onse fier à un homme qui falsifie st étrangement les chosesles plus faciles à bien raporter?
(S) Sa définition de VHistoire enferme me contradiSlion.]
Voiez Voffius ( 3 ), qui le nomme Sebastianus Maccius Du-rentinus. II faloit dire Durantims. Maccius étoit de Cha-teaudurant. Castri Dur amis quod nunc Vrbania (4) appellaturortus (5). Leandre Albert (6) veut que ce lieu ait été ainsinommé, à cause que Guillaume Durant Auteur du spécu-lum juris le stt bâtir, pendant qu’il étoit Nonce & Thré-sorier de Martin IV dans la Romagne.
(s) Nicius Erythr. Pinacoth. I,pag. 277. (6) In Descriptione Italìs, p/tg, rit. 43s,
( 3 ) Voffius,de ArteHistorie»,Cap. IV.
( 4 ) MorCridît Urbenia,
MACCOVIUS, Théologien Protestant, cherchez Makowski.
MACEDO (Fr ançois (a) ) l’une des plus fertiles plumes du XVII siécle, naquità Conimbre l’an ifp6, êc se fit Jésuite l’an 1610. II enseigna la Rhétorique plusieurs années, t> c ^ fV ÌL1 a Philosophie pendant un an, la Chronologie assez long-tems. II fit Profession du quatrième vœu Antonio!l’an 1630 (£), & néanmoins il quitta l’Ordre des Jésuites 9 & entra chez les Cordeliers l’an . . . Ariptor^Il ne cessa point pour cela de travailler à la gloire de St. Ignace (J). II embrassa avec chaleur Mixan.'le parti du Duc de Bragance élevé à la Couronne de Portugal, & publia plusieurs Livres pour kTktìé^la justice de cette cause (L). II accompagna en France & en Angleterre les Ambassadeurs de quidams face Prince. II fut appellé à Rome pour des emplois honorables ; car on lui donna à professer la ff*Théologie Polémique dans le College de propaganda fide -, Sc puis l’Histoire Ecclésiastique dans le p!'M acedoCollege de la Sapience, avec la fonction de Censeur du saint Office. II passa de Rome à Padoue a t f nÌìil\environ l’an 1670, pour y enseigner la Théologie {c). C’étoit un esprit ardent, & assez uni-versel, & qui a eu beaucoup de querelles (C). _ On s’étonne qu’avec beaucoup de savoir, f t fétH’fis6c de mémoire, il ait blanchi sous le froc, & n’ait pas été promu à l’Episcopat. II n’a pasmanqué de se plaindre qu’on l’eût si fort négligé (D). Les Bibliothécaires des Jésuites n’ont í^f' 4
(2s) Il ne cessa poinl , de travailler à la gloire deSt. Ignage .] Voiez le Livre qu’il publia à Venise l’an 1668,intitulé , Concentus Euchologicus SanSls Matris Ecclests inRrevìarìo , etr S. Mugu/lini in Ltbris , adjunfía HarmoniaExercitiorum S. Ignatii Soc. Jesu Rundatorst, z? operum SantliAugustins Ecclests doiìoris. Après avoir montré amplementdans cet Ouvrage que les Oraisons du Bréviaire ont unemerveilleuse conformité avec les Ecrits de St. Augustin * ilfait voir une semblable conformité entre ces mêmes Ecrits& les Exercices spirituels de St. Ignace; & non content decela il compare ensemble les mœurs & la vie de ces deuxSaints, pour y trouver une grande sympathie (x).
(B) Il embrassa ... le parti du Duc de Bragance & pu-blia plusieurs Livres peur la justice de cette cause. ] Entreautres De jure succedendi in regnum Lusttanìs, à Paris 164 rin 4, & Propugnaculum Lufitano-Gallicum contra calumniasHispano-Belgicas , in quo ferme omnia utrìufque regnï tumdomi tum foris prsclare gesta continentur., A Paris 1647 infolio. Je me souviens d’un Passage de 1 Hexameron rusti-que que je m’en vais alléguer. „Les deux frétés de Sainte„ Marthe ayant raporté quelque chose dans la layette de,, Champagne cottée F, le Pere Macedo dans fa Lufîta-„ nogallia cite cela, & fait un homme d’un tirouër, Fran-» cifius Layette Campanus (z).
( C ) il a eu beaucoup de querelles.] J’en parlerai plus am-plement une autre fois. II me suffit ici> de marquer qu’iln entreprit la Critique du Cardinal Bona, que parce quece Cardinal ne l’avoit jamais cité (3). C’est une preuve queMacedo étoit fier 8c querelleux. La République des Let-tres a ses Lreteurs; Macedo en étoit un (4),
(B) O» s’étonne qu’avec beaucoup de savoir & de mé-moire . -, . il n’ait pas été promu à l’Episcopat. Il n’a pasmanqué de se plaindre qu on Veût Ji fort négligé. ] Monsr.
Lèti croit que c’est une honte à notre siecle qu’un tel"
Religieux n ait pas été élevé aux dignitez de l’Eglise. Lisezce qui suit, Vous y trouverez les complaintes de Macedo.
E pure , vergogna del nostro Secolo, quando morrà, ji pot r d.di lui dire quello che esto medefìmo scrijfe à carte 12. del dot-tijsimo Abate llarione Rancati. Et tamen, tantus hic Virdomesticis duntaxat infígnitus hofioribus occubuit, 8 c Mo-nastico indutus habitu sepelitur. Ogni uno pot vede k chispesse volte fi danno i Vescovadi , e l’altre dtgnitk. Benchfmodestisstmo , non hk potuto sar di meno tal volta di non fidolere délia sua cattiva fortuna, onde per tralafciare diverfialtrì luoghi , nella Prefatione al Lettore del suo prime toma \delle Collation! délia Dottrina di S. Tomaso, c di Scoto.
Scribo procul à fuco, longé ab ambitions: omni spe ho-no jis non modo abjecta, sed etiam amissa: victima veri-tatis non macta , sed mactata. Contigit mihi jactare inSchola, quod ille alter in acie,
Disce, legens, doctrinam ex me, verumque laborcm,’
Fortunam ex aliis: nam te mea Penna MinervaeAddictum dabit, & rulla inter prasmia ducet.
E nella seconda Prefatione ail’ Apologia per San Vincent}» fs) V 1 "’Lirìnenfc , intendendo del P. M. Noris, e di se medefimo. * ta ,^ e reScias mi LeHor, hujusmodi Auttoribus nihil esse invidendum, //XVprster fortunam. In aliis nihil deiìderari prseter eandern (5). 19»»
On ne sautoir voir de plus grandes marques d’un esprit 194.
présent,
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