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Tome troisieme. K - P.
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MACEDO. MACEDOINE.

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fait mention que des Ouvrages qu’il publia avant que d’entrer chez les Cordeliers (F), Don u ro-Nicolas Antonio donne le Titre de quelques autres (F). Macedo vivoit encore l’an 1676, &étoit Lecteur plus que jubilé. Les éloges que Mr. Leti lui donne (d) font capables d’étonner ub^ifap.tous les Lecteurs. xxii, pe&.

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présent, & fourni d’une riche provision de connoisiancesque celles que le Pere Macedo donna, lors qu’il soutintpendant trois jours une Thèse fur toutes sortes de sujets.Voici du détail (6) : Has Theses summa omnium expe&atione ,zy admiratione exceptas sustinuit Pater Macedo , eventu felicis-fimo , prafentibus multis Excellentijfimis D. D. ProcurâtoribusS. Marct, o? compluribus Senatoribus , zy Nobilibus VenetaReipublica, zy magno numéro DoHorum, ac Religiosorum Vi-rorum , etiam altenìgenarum ques fama exciverat. Interro-garunt , zy probarunt hominem innumerìs qtufitis , zy argu-menté DoBores , ac Magistri omnium Ordmum, quibus ipfead -votum refpondit ac fi prameditata omnia habuijfet. Tant afélicitâte ,ut numquam titubaverit ,nunquam dubitaverit,nun-quam haserit , nunquam cunBatus fuerit. Imo sape accìdit ,ut arguentibus qua objiciebant, obliviscentibus , aut maie ré-cit antibus, ipfe dicenda fubminiftraret , & corrigeret. Interquos fuit unus , qui Sacra Scriptural locum maTe cìtarat : zyalter cui locus Virgilii memoria exciderat : c y tertìus , qui non-nullos Autores fuspeBos pro sua Sententia allegaverat. Primoigitur tefiimonium Sacra Scriptura correxit. Secundo . versusVirgilii fuggejfit. Tertio fubtraxit fuspeBos AuBores, zy ido-neos fubministravit. Joignez à cela ces paroles du ComteJules Clément Scot (7): Roms. commorans, cum omniumprofeSlb dìgna admiratione , non folum in S. Augufiìni, cujusdoBrina est addiBiffimus , Templo , trium fpat'to dierum anno1638 de Omni plane Scibili theses exposait, ac refpondit; ve-rum zy ex improvise de quacumque re fibi propofita , copio-sum , concinnumque sermonem habuit, oppofitasque , ne dumdiversas DoBorum opiniones Catholicorum ingeniofijfime dé-fendit .

( E ) Les Bibliothécaires des Jésuites n ont fait mention quedes Ouvrages qu il publia avant que d’entrer chez. les Corde-liers. ] Ce font des Theses de Rhétorique qu’il fit soutenirdans Madrid, 8c des Poésies lyriques fur l’apothéose deFrançois Xavier , 8c de Ste. Elisabeth Reine de Portugal,ou des Elégies fur la mort de François de Mendoza, 8c ou-

tre cela un Abrégé de Chronologie, depuis le commence-ment du Monde jusques â l’année 1633. Un Traité del’Art Poétique , 8c la Vie de Don Louis de Ataide Vi-ceroi des Indes. Ce dernier Ouvrage est en Espagnol.

(F) . . . Don Nicolas Antonio (8) donne de Titre de quelquesautres . ] Des deux dont je parle dans la Remarque (B)-,des Elogia Gallorum ,à Aix en Provence 1641 in 4. du Fes-sera Romana authoritatis pontifient adversus Bucc'mam Thoms.Angli , 8c Lituus Lufitanus , hoc est Apologia mentis Innocen-ta X adversus Thomam Anglum , à Londres 1634 in 4;du Scrinium Divi Augustini de pradestinatione gratis ,, zy li-bero arbitrio, à Paris 1648 in 4; du Mens divinitus infpi-rata SanBiJfimo P. N. Innocentio X super quinque propofitio-nibus Cornelii Jansenii, à Londres r 643 in 4; du SchoUThéologie, positiva ad doâlrinam Catholicorum cy refutationemhareticorum aperta, à Rome 1664 in folio ; & de plusieursautres. Je ne garantis pas que Don Nicolas Antonio mar-que bien par tout le lieu & l’année de l’impreffion. Con-sultez Konig (9) qui vous dira que Macedo a publié XLVIIVolumes: il donne le Titre de quelques-uns, & nous ren-voie à Y Italia régnante de Mr. Leti. Le XIII Giornalede Letterati de Tan 1676 nous aprend que le Schéma sacracongregationìs S. officii Romani, .imprimé à Padoue Tan 1676,étoit le quarante-scptieme Tome des Oeuvres du PereFrançois Macedo. On éleve TInquisition jusques aux nuesdans cet Ouvrage: que dis-je, jusques aux nuesì on enmet la prémiere institution dans le Paradis terrestre, 8c Tonprétend que Dieu commença d’y faire la fonction d’Inqui-fiteur, Sc qu’il la continua hors du Paradis contre Caïn,& contre ceux qui bâtirent la tour de Babel;. 8c que St.Pierre agit en la même qualité contre Ananias 8c Saphira,8c qu’il la transmit aux Papes qui en investirent saint Do-minique 8c ses SucceíTeurs. C’est ainsi que Macedo prouvepar l’Ecriture la justice de ce Tribunal (10). Je ferai men-tion ci-dessous (r r) de fa Réponse au Critique de l’Apolo-giste d’Annius de Viterbe.

(S) Biblîo-tìieca Scrip-tor. Hiípan,Tom, l ,

337 .

(9) Konig, •Èiblioth.vet. 8c nova,fog. 491.

(r o) Vsitz.n xiiiJournala’Italie1674, gag.zoi, 2or.

(n) DansU I \m:ar-que de P Ar*tkle suivant.

MACEDO (Antoine) frere du précédents naquit à Conimbre l’an 1 61 z, & fe fit Jé-suite l’an 162.6. II enseigna les Humanitez Sc la Morale, il prêcha, Sc puis il passa en Afrique,pour y être Miíîìonaire; Sc enfin il fut choisi par, Jean IV Roi de Portugal, pour accompagnerl’AmbalTadeur que l’on envoioit en Suede auprès de la Reine Christine. II plut tellement à cette

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Princesse, que ce fut à lui qu’elle s’ouvrit secrètement du dessein où elle étoit de changer delotnTslu ?- eli gi°n. Elle l’envoia à Rome avec des Lettres au Général des Jésuites, par lesquelles elle

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b) Cetteapologiest “n Ok-

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* 1 °: Toinaso*'vner I6 74)

demandoit qu’on lui dépêchât deux Religieux de la Compagnie, Italiens de Nation Sc savans.Th prendroient un autre habit, & avec qui elle pourroit conférer tout à son aise fur les matièresde Religion. On lui accorda fa demande ( A ) 5 mais Antoine Macedo ne retourna point enbuede. 11 demeura à Rome en qualité de Pénitencier Apostolique de l’Eglife du Vatican depuis1 annee lósi , jusqu’a l’année 1671, après quoi il s’en retourna en Portugal, 6c eut à Lisbonne( a ) divers emplois (b). II a composé quelques Ouvrages {B).

(A) On accorda à Christine fa demande .] On lui en-voia tout aussitôt deux Jésuites, savoir François Malinesqm enseignoit la Théologie dans Turin, & Paul Casatusqui professoit les Mathématiques à Rome ( i ) Ceux-cìacheverent ce qu’Antoine Macedo, le prémii; confidentdu dessein de cette Reine, avoìt commencé. Je l'apelleprémier confident, quoi que je n’ignore pas qu’Hcnsche-nius & Papebroch donnent à un autre cette gloire : maisle Bibliothécaire de leur Compagnie est contre eux, 8c lePere François Macedo les a réfutez solidement. La choselui tenoit si fort au cœur, à cause des intérêts de son frere,qu’il fit un Apendix pour les soutenir dans un Ouvrage quin’avoit aucun raport à cela. Cet Ouvrage est intitulé,

Responfio ad Notas nobìlis Criticì anonymi in Apologìam (2)

Mazza, qui en est l’Auteur, est un Jacobin. Le Journal <TItalie du 28parle amplement de cet Ouvrage.

Ft Thoma Mazza pro Jo. Annio Viterbienfi, 8t fut impriméà Vérone Tan 1674. Voici ce que le Journaliste d’Italiea dit de T Apendix : Si aggiugne nel fine una scrittura dovel’Autore prova che il P. Antonio Macedo Giesuita fk il primoal quai la Regina di Suetia communicajje il pensiero délia suaconuerfione , e non il P. Gottofredo iFrankenio, corne hannoscritto Henschenio zy Vafebrokio nella. mita del Bollando (3).

(B) It a composté quelques Ouvrages .J Dont voici les

Titres: Lusitania infulata zy purpuras a , feu Pontistcìlous zyCardinalibus illustrata , à Paris chez Sebastien Cramoisi1673 (4) ìn 4. Vita P. Joannis de Almeida SocietatisPresbyteri in Brasilia. Theses Rhetorica varia eruditione re-ferta : Elogia nonnulla zy Defiriptio coronationis SerenijfmaChristine. Regina Suecia , en prose 8c en vers à Stocholmi6y°(y).

(s) Ex Natan. Sotuel, Bibliotheca Scúptorum Societatis Jesu,

(z) Gíor-nale deLetterati,du 28 Jan-vier 1675 >

P a fr 13 .

(4) Ou plu-tôt i66z,comme lemarque Ni-colas An-tonio , Tom ¥I, pag„ 112 % ,,

77 -.

MACEDOINE (Alexandre le Grand, Roi de) a été le plus extraordi-naire de tous les hommes} 8c si tout ce que les Livres raportent de lui est véritable, c’etoitmoins un homme, qu’une Intelligence incarnée. On diroit que la Providence savoir choisi,pour montrer à la terre jusqu’où se peuvent étendre les forces d’un instrument humain, lorsque le tems des Révolutions les plus surprenantes est arrivé. Les Poètes & les Orateurs n’ontpas été les meilleurs Panégyristes d’Alexandre ; les Rois qui fe mêlent le plus de guerres 6cde conquêtes, font son éloge beaucoup mieux que ne sauroient faire les Ecrivains {A).Qu’on ne dise pas que les occasions lui ont été favorables (B) j 6c que tel Prince, qui dans

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ce ? Augmentèrent-ils son patrimoine? Ne fut-ce pasbeaucoup, après la grande victoire qui fut gagnee a SaintQuentin par son Successeur, que de recouvrer ce que laFrance avoir pris au Duc de Savoie^, Allié de la Mai-son d’Autriche ? & ne ftlut-il pas meme obtenir cela parla fotise, ou par Tinsidélite des Favoris de Henri second

( A ) Les Rois . . . font son éloge beaucoup mieux que nesauroient faire les Ecrivains. ] Rien n’est plus propre ànous remplir d’admiration pour Alexandre, 8c à nous fai-re soupçonner en lui des qualitez qui surpassent Timagi-hation, que de voir dans tous les siécles plusieurs gransPrinces, qui avec tout leur courage, toutes leurs intri-S, ue s, toute leur prudence , tous leurs bons succès, nes agrandissent que bien peu. lis savent vaincre , maisnon pas profiter de leurs victoires. Voiez la Remar-3 ? e C- 4 ) de T Article de César. De quoi servirent àLharles-Quint tant d’avantages qu’il remporta fur la Fran-

(B) Qu’on ne dise pas que les occasions lui ont été favora-bles. ] Je ne prétens pas le nier : ma pensée est seulementque ceux qui veulent diminuer par là son mérite, 8c justi-fier les Princes qui ont usé inutilement toute leur vie à

vou-

( j) Volez. .T ^ArticleHenri I î>Remarques(G) & (H),