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Tome troisieme. K - P.
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MACEDOINE.

(S 8 ) Justî-

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X Xlv.■ C íf. v.

( s s) tau-An. Libr.

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(70) Juflin:

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*¥- VII T,W, 207.

2 43

Fempoisonnaj les autres en plus grand nombre le nient (s). Ses conquêtes à la vérité surentbrisees en plusieurs pieces après fa mort ; mais les morceaux en furent'bons , & rendirent célèbre& puissante pendant long-tems la Nation Greque dans l’Asie. II n’avoit mis guere de tems à lesfaire5 car il passa l’Hellefpont la z année de la m Olympiade, & il mourut la 1 année de lax 14. II étoit né la 1 année de la 106, Sc il avoit commencé son régné la 1 année de la 111 (£).II eut un bonheur fort particulier, c’est; que l'on ne put pas dire pour diminuer l’éclat defa gloire, que les trahisons eussent eu beaucoup de part à ses triomphes (iV). II n’est pas be-soin de dire que Philippe son pere defcendoit d’Hercule, Sc qu’Olympias fa mere defcendoit d’A-chille, Sc qu’ainsi son extraction étoit aussi glorieuse qu'elle l’eût pu être, s’il avoit eu la libertéde fe la choisir dans l’Histoire. Nous ne parlerons pas ici de ses femmes Sc de ses enfans ; nousrenvoions cela à l’Article de R o x a ne. II feroit de l’efprit de ce Dictionaire de marquer tou-tes les fautes qui concernent ce Conquérant: je n’en marquerai néanmoins que quelques-unes.Les Juifs prétendent qu’il vuida plusieurs Procès qu’ils avoient avec leurs voisins (O). Quel-ques-uns disent que les Romains lui envolèrent des Ambassadeurs (P). Tite Live est tombé encontradiction quand il a parlé de ce Prince (J^). Un de nos plus excellons Poètes semble s’êtrecontredit fur le même sujet ('R). Nous verrons ailleurs (c) s’il est cròiable que la Reine des

Ama-

auxilium vocabant. Sub illis se non solum tutos, verum etiam dans les païs étrangers. II ne faut donc justifier la conduiteviSlores orbis terrarum extitijje ; ut tuerentur f atrium suam des Israélites que par l’ordre exprès de Dieu, qui» étant lequam gloria rerum gestarum cœlo proximam reddidijfent, ac maître souverain de toutes choses', en peut transporter laopem asstittis serrent quos furor ztr temeritas Ptolemú Régis per- propriété d’une personne à une autre comme il lui plaît.didifiet, orabant (68). II n’est pas nécessaire que je dise que ces Procès intentez

(a) Votez

P lut arque,in Alex.fub fin. pag.707 & ci -dessus la %e~marq. ( KJ).

(b ) JuxtaSethumCalvisimn »

qui fait con-courir Cannéede la mortd ^Alexandreavec Can 430de T{ome , <£ravec Can 321avant Jésus-Christ,

(c) Dans

C ^Article de

Thaïes-

TRIS.

( N) On ne peut point dire que les trahisons eussent eu beau-coup de part àses triomphes .] Lisez Pausanias dans T en droitoù il expose le préjudice qui fut fait en divers tems à la li-berté des Grecs, par les pratiques de ceux qui se laissèrentcorrompre : vous y trouverez que Philippe Roi de Macé-doine fe servoit de pareilles intelligences pour s’agrandir ;mais qu’Alexandre son fils eut le bonheur de fortifier 8cd’augmenter fa puissance fans ces moiens-là. Rscrh îl rífi»4 >M(!T5rot/ (2cì7iKsíix]> roS A’fívvrov > A ttxsbossiiom oróAeaiv pióvtjv oborpoSoSeiam rSv h É'AMtnv eufot rìç uv. ut àè alhai xáXcic, ai hTjj VtA/’.úùi , y —q orpoSoirtieç f iccMov, r vorò vóeou Trpórepov rîjç Aor-fiiáîoi/ç itpiúpqoav, iiè ru Qitámrov ortcpeo-%eii H sb-

H‘xpìt ârSpao vpoSoTâv kuì oux 'ufyx Aóyou srpocrbevifivpiou.tPhilippo veto Amyntu filio ad Gracia imperium adspirantetinam inventas proditionis immunem Spartamceteras Grœco-rum urbes non magis pestilentia superiopum temporum, quamproditìones deleverunt. Alexandri félicitas effecit, ut nullumtnagnopere ìnfigne proditionis exemplum , quo res ejus adjutafuerint, pojfit commemorari (69). Cette opofítion entre lecaractère du pere 8c le caractère du fils a été fort bien dé-crite par THistorien Justin. Nulla apud eum ( Philippum )iurpis ratio vincendi. .... Amicitìas utilìtate, non fide cole-bat. Gratiam fingere in odio , in gratìa offensam fimulare , in-firuere inter concordantes odia, apud utrumque gratiam qu&re-re » solennis illi confitetudo. ... Huìc Alexander films succefiit ,s virtute cy vitììs pâtre major. Vincendi ratio utrique diver-a í e /f e > iUe artibus bella traclabat. Deceptis ille gauderehofiibus , htc palam fusis. Prudentior ille consilio, hic animamagmficenttor (70). II n’y a guere d’endroits par où la for-tune ait mieux témoigné quelle étoit prodigue de ses fa-veurs envers Alexandre; car enfin tous les hommes fontportez naturellement à rabatte beaucoup de la gloire d’un

aux Juifs devant Alexandre sont des chimères; il suffit dedire que ce Conte est raporté un peu autrement dans leBereschith Rabba (73), que dans la Gemara Babylonica ( 74 )-Je me garderai bien de mettre au nombre des fables levoiage d’Alexandre à Jérusalem : 1 a Narration que Josepheen a laissée (75) pourroit bien être fabuleuse quant à cer-tains points. Dira qui voudra qu elle Test en tout 8c partout : le silence des Auteurs Paiens qui ont parlé de tantd’autres choses moins considérables concernant ce Prince,arrivées dans des pais aufíì obscurs pour le moins que laJudée, fera une raison forte pour qui voudra, mais nonpas pour moi.

( P ) Quelques-uns disent que les Romains lui envoierent desAmbassadeurs .] On en doute , quoi que Clitarque l’aîtassuré; car ce Clitarque ne passe point pour un Ecrivainfidele (76). II fut de la fuite d’Alexandre, 8c il pouvoitpar là être bien instruit des choses ; mais cela ne sert derien quand on se plaît à mentir. Un Auteur moderne (77)raporte que cette Ambassade des Romains est mise au nom-bre des fables, à cause que ni les Historiens de Rome, niPtolomée 8c Aristobule n’en ,ont point parlé. RomanesAlexandrum M. legatione veneratos ejfe contra Memnonemc. 2,4. Plinium lé. III. c. 5. negant eum Arriano, lib. VII.quod de ea re fileant non solum scriptores Romani omnes, sedGf Ptolomseus er Aristobulus historici, uterque AlexandriSocius, alter etiam Bitx çr pofiea Rex JEgypti. Je ne trouvepoint au Chapitre XXIV des Extraits que Photius donnede Memnon, qu’Alexandre ait reçu aucune Ambassade deRome. Pline ne le dit point non plus; il dit seulementque Clitarque en avoit parlé.

( êL) Dfe Live est tombé en contradiSlion quand il a parlé

Conquérant, ou plutôt à l’effacer toute entiere f lors qu’ils ^ ce Princes] II examine avec foin ce qui eût pu arriverlavent qu’ii a corrompu les Généraux de ses ennemis 8c fi Alexandre eut porté la guerre dans l’Italie, après avoir

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les Gouverneurs des places qu’il avoit dessein d’affiéger.

(O) Les Juifs prétendent qt* il vuida plusteurs procès qu ilsavoient avec leurs voisins. ] Ils suposent que trois sortes degens s’adressérent à Alexandre, pour lui demander la resti-tution des biens que les Juifs leur retenoient injustement.Les Chananéens qui échapérent aux armes de Josué vin-rent de T Afrique , pour se plaindre de T usurpation desJuifs : les Egyptiens vinrent demander la vaisselle queles Juifs leur empruntèrent en sortant d’Egypte; les Ara-bes , ou les descendans d’Ismaël 8c des fils de ’Kethu-ra , vinrent demander leur part à la succession d’Abra-ham. Le Rabin Gibea Ben-Pesisa (71) plaida pour lesJuifs. Les demandeurs citèrent quelque Passage de l’E-criture, 8c dès la prémiere réponse du Rabin tirée pa-reillement de l’Ecriture, ils ne surent plus que dire, 8c seretirèrent de honte. Jamais cause ne fut gagnée plus faci-lement. Je -n’entens rien à la réponse que Gibea fit auxEgyptiens : on diroit qu’il fe servit de ce principe, que lesJuifs avoient tant travaillé pour les Egyptiens, que leur

ernrrvni-it- t-.’/arrrtl/Gv noc mnin/lv» ---

subjugué l’Asie, 8c il dit que les Romains avoient choisiPapyrius Curfor, pour T op oser en ce cas-là à ce Conqué-rant. Haud dubïè illa atate, qua nulla virtutum feracìor fuit ,nemo tmus erat vtr quo magis ìrmixa res Roman a Jiaret :quin ettm- parem dpstinar anx animis tnAtgno ^ílexdlït-dro dttcem, fi arma -alfia perdomita in Europam vertisfet (78).

La Digression de THistorien n’est pas fort longue : néan-moins, à-peu-près vers le milieu il déclare qu’il necroitpasque la renommée d’Alexandre fût venue jusques à Rome.II dit cela pour répondre à une Objection. (79). Les Grecsjaloux de la gloire des Romains qui les avoient subjuguez,jaloux, dis-je, de cette gloire jusques à devenir dateursenvers les Parthes pour tâcher de T obscurcir, dìsoient qu’ A-lexandre par la seule majesté de son nom, par le seul éclatde sa renommée, auroit abatu le courage des Romains. TiteLive répond que ce danger étoit peu à craindre, pour desgens qui n’avoient pas même ouï parler de ce Prince:pourquoi donc avoient-ils destiné le commandement deleurs armées à Papyrius Curfor, en cas qu’ Alexandre fier

Te r, J’ a ~ r. prt Jlstlìk» ? On

~ ~ ^ —, UUC J.CUÌ J - - A ■ t;- X Tfolia r\

emprunt n’égaloìt pas le moindre salaire qu’on puisse don- I es conquêtes d’Afie, vînt faire la guerre en itaue. un

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ne peut disculper Tite Live; sa distraction, son peu d at-tention, sa contradiction en un mot, sautent aux yeux.

(R) ... Un de nos plus excellens Poètes semble s et r e con-tredit fur le même sujet.] Je n’ai plus les Remarques queDes-Marêts de l’Académie Françoise publia contre les Sa-tires de Mr. Despreaux environ 1 an 1674 («); mais il mereste une mémoire confuse qu on critiqua fortement cette

ner à un Ouvrier. Tertullien a dit quelque part ( 72 ) queles Juifs prétendent qu’il y eut des Conférences entre lesEnvolez des Egyptiens 8c les leurs, 8c que les Egyptiensrenoncèrent à leur vaisselle, quand ils entendirent les pré-tendons que les Juifs soudoient fur leurs grands travauxd’Egypte. II semble aprouver qu’en vertu de cette raison

ils aient gardé la vaisselle qui leur avoit ete prêtée; mais &" 1 r n gérstêûse’invective (8o) :

il est certain que ce feroit introduire la mauvaise Morale Delje K in S emcuides Casuïstes modernes, que de fe fonder fur un tel droit:comment pourroìt-on par ce principe blâmer un valet quiTôle son maître jusques à la concurrence de ses gages? IIest même vrai que la cause de ce valet feroit meilleure que«Ile des Israélites, puis qu’ils emportèrent le bien de ceuxpour qssi ils n avoient point travaillé : leur travail étoitpour le Prince, 8c ils prenoient leur salaire sur le bien desparticuliers. C’est comme si aujourd’hui les Protestans, àqui la persécution a ôté leurs biens en France, fe dédom-magement for leurs concitoiens Catholiques en se retirantT O M. Us.

Quoi donc, à vôtre avis , fut-ce un fou qu Alexandre fQui? cet. écervelé qui mit l’Asie en cendrelCe fougueux l'Angeli qui de sang altéréMaître du monde entier sy trouvait trop ferré ?

II enragé qu il étoit , né Roi d’une ProvinceQu il pouvoit gouverner en bon cy sage PrinceS’ en alla follement cy pensant être Dieu

Courir comme un Bandit qui ria rit feu ni lieu,Hh 2>

( 73 ) Parafes,;LXI, folio 68,col. 21, apudxAutoreml’olygam.triumph,pag. 283-

(74) Ad Ti-tnl. sanhedr.

Cap, XI , folio91 , apudeumdemîorem , pag,287.

(7s) Joseph.Antiquitat.Lib. XI,Cas. VIII.

(76) Clìtarchiprobatttr itìge-nium , fiscs

tnfamatar.

Quintil.

Lib. X,

Cap. I.

(77) Joan-

nes Eifen- ■,hart de FideHistorica,

pag. 130. exRuperto inHistot. Unir,Obs ád Sy-nopsim min.Besoldi,

Cap. XVIII,pag. 67e.

(75) T. Lì-vius, Libr.

I A", Cab.

XVI.

(79) Id ve-to periculumerat, quodtevijfimi exGra.ij quiP anhorumquoque con-tra nomentfqrnanurrtgl°ria savent(voilà unesprit qui

paroît dansplusieurs•Livres furj es matièresà tems)

dicîitarc fi-lent , nemajestatemnominisAlexandri ,RUE M NE

Lama

Quidem

il £IS N0-T U M A R-fi tTROR

fuisse,

fiefiinere nonpotuerit po-pxtm Tfi-rnanus. Li-Vius, Libr.

IX , Cap.XVI/.

( So) Elle estdans la Sa-tire VIII,

Et