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Tome troisieme. K - P.
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MACHIAVEL.

fzS) Senecar'ffThyeste,Aif. II,Vers. ji 2 .

Il avoit dit,Vers. 217,Sanctitas,pietas,fides, Pri-vata bonasent : quajuvat , Rc-ges eant.

(zb) Bocca-lin, Rag-guagli diPamaíTo,Centuria I,Cdpite

LXXXIX.

(30) Votez,•Mascardi,de ArteHistoiica.

( 31 ) PrtMachiavellointer altosApologiamfcripfit Gafp.Scioppius inEibello PxdiaPolit sex , drDijsertationeetdverfasPaganinumG Audenlium.Boises, decomparandaFrud. Civil.num. 93,apud Magi-lum Epony-Iïiol. pag.

5 Si.

(32J Con-lingius, i nPràifat. fiusLibri dePrincipeEdìtionis ,etpud Magi-lum, pag.ÍJ4-

< 33 ) Tla-portez, à cecices parolesdis SieurNaudé,

Chap. I desCoups d’E-tat: Vou-loir parlerde la Poli-tique íui-

Pluíïeurs Auteurs l’ont réfuté. Possevin, qui ne l’avoit point lu, fut néanmoins cause que l’In-

quiíi-

,, chast j je croi néanmoins qu’il avoue qu’à 1 égard des litiques savent bien interpréter autrement. De sorte qu à dire,, Souverains le péché est déformais une chose nécessaire , la vérité , il n est censuré , que farce qu il est mal entenduzpr„ sans que pour cela ils soient excusables; car outre qu’il il n’est mal entendu de plusieurs , qui seroìent capables de le,, y en a peu qui se contentent du nécessaire , ils ne se- mieux entendre , que farce qu ils le lisent avec fréoeufation : au„ roient point dans cette fâcheuse nécessité s ils étoìent lieu que s’tls le lisaient comme juges , c’est-à-dire , tenant la„ tous gens de bien On peut ajouter a cela ce que balance égale entre lui zvses adversaires, ils verraient, que lesdit un ancien Poète, que par le seul exercice de la Roiauté Maximes , qu il debite, font, four la flusfart, absolument ra-ies plus innocens aprendroìent le crime sans l'aide d’aucun cesaires aux Princes, qui, au dire du Grand-Cosme de Me-Précepteur : Ut nemo doceat fraudis ZV fieleris vias, Regnum dicis , ne peuvent sas toujours gouverner leurs Etats avec ledocebìt (28). Tout le monde a oui parler de la Maxime, Chapelet en main (*). II venoit de dire (39) qu’si ne fautqui nescit dijfimulare nescit regnare , 8c pour nier qu’elle soit fàs s'étonner f Machiavel est censuré de tant de gens , puis-très-véritable il faut être fort ignorant dans les affaires d’E- qu il q en a f feu, qui sachent ce que c est que Raison d’Etat,tat. Boccalin nous fait entendre finement, que le Régné b far conséquent s f tu, qui puisent être juges comfetens dede quelques Papes avoir aprisà Machiavel la Politique de la qualité des préceptes qu d donne, e? des maximes qu il en-son Prince. Voici l’Apologie qu’il prête à cet Ecrivain. r ~~— ' '' ’ — n

Io in tanto non intendo difendere gli scritti miel , che fubbli-

camente gli accuso, e condanno fer empi, fer pieni di crudeli,Cf esecrandi documente da governare gli Stati. Di modo , chefi quella , che ho pubblicata alla Stampa , e dottrina inven-tata di mio capo, e sono Precetti nuovi, dimando, che pur'hora contro di me irremisìbilmente s eseguisca la sentenza,che a t Giudici e piaciuto darmi contro : ma fi gìi Scrittimiel altro non contengono , che quei Precetti politici , e quelleRegole dt State , che ho cavate dalle attìoni di alcuni Principi,che fi vofira Maestà mi darà licenza nominarb in questoluogo , de' quali e fena la vit a dir maie , quai giustitia , quaiRagione vuole , ch'ejst , che hanno ïnventata l’arrabbiata, edisperata Politìca scritta da me , seno tenuti sacrosanti , ioche solo l’ho pubblicata, un ribaldo , un atheista? Che certonon sb vedere , fer quai cagione stia bene adorar ïoriginaledi una cofa corne santa, e? abbrucciare la copia di esa corneesecrabile : e corne io tanto debba ejser perseguitàto , quandola lettione delle Historie, non solo permesa, ma tanto com-mendata da ogn’uno notoriamente ha vertu di convertire intantï Machiavelli quelli, che vi attendono con locchiale Po -lìtho (29). Prenez garde à ces dernieres paroles : Bocca-lin prétend, que puis qu on permet, & qu’on recomman-de la lecture de l’Histoire, on a tort de condamner lalecture de Machiavel, C’eft dire que l’on aprend dansl’Hifloire les mêmes Maximes que dans le Prince de cetAuteur, On les volt là mises en pratique : elles ne fontici que conseillées. C’est peut-être fur ce fondement quedes personnes d’esprit jugent, qu’il seroit à souhaiter qu’on

feigne. Et je dirai en passant, qu il s'eft vu force Ministres ,ZVforce Princes, les étudier-, ZV même les pratiquer de pointen point , qui les avoient condamnées G? deteftées , avant quede parvenir au Ministère , ou au Trône. Tant il est vrai,qu il faut être Prince , ou du moins Ministre , pour connottre ,je ne dis pas l’utilité , mais la nécessité absolue de ces maximes.Lest apliquer à Machiavel ce qu’un autre a dit de Tacite.„ Ceux qui l’accusent de tenir des Maximes pleines d’im-» pieté, & contraires aux bonnes-mœurs, me pardonne-„ ront, si je leur dis, que jamais Politique ne traita les„ réglés d’Etat plus raisonnablement que lui, & que les» plus scrupuleux, qui les ont blâmées, tandis qu’ils croient„ personnes privées, les ont étudiées & pratiquées, lors-„ qu’ils ont été appeliez au manîment des affaires publi-,» ques (40)”. Monsr. Amelot, aiant cité ces paroles deMr. de Chanvalon, les confirme tout auísitot par un exem-ple. L’Allemagne, dit-il (41), en a vu tout récemment un belexemple dans le dernier Evêque de Vienne , qui, lorsqu il n'ètoitque le Pere E merle in puris naturalibus, inveSlivoìt dans tousfis Sermons contre les maximes de la Politique, jusqu à ne croirepoint de salut pour ceux , qui les metoient en usage : maisqui,dés qu’ìl fi fut introduit à la Cour de V Empereur ,& pouffédans le Ministère, changea d’opinion, comme de fortune ,cr pra-tiqua lui-même (mais plus finement) tout ce qu’il condamnoitauparavant dans fis predeces'eurs,les Princes d’Aversberg zv deLobkoviitz, dont il avoit procuré la disgrâce, z? dans le ComteAugustin de Walfteìn, son concurrent à l'Evêché de Vienne, zvau Cardinalat (**).

II faut dire quelque chose de l’Ouvrage qui fut composé

(*) Che gliStati non fitenevano conPater-nofiri.Machiavel»Histor. VII,

( 39 ) DansP Epître Dédí",cataire .

n’écrivît point d’Histoires (30). Cela ne disculpe point par Innocent Gentillet contre celui de Machiavel. II a pour

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Machiavel : il avance des Maximes qu’il ne blâme pas ;mais un bon Historien qui raporte la pratique de ces Ma-ximes la condamne. Cela met une grande diférence entrele Livre du Florentin, & l’Histoire; & néanmoins il estsûr cjue par accident la lecture de l’Histoire est très-pro-pre à produire le même effet que la lecture de Machiavel.II y a d’habiles gens qui ont fait son Apologie (31), & quiont dit que tous ceux qui Pont attaqué témoignent leurignorance dans les matières de Politique. (32) Qukunquefane haiìenus MACHIAVEL LU M sbì sumfire confu-tandum , s verum licet profiteri , suam civilit philosofhUAzetàtutríiu nimìs aperte prodiderunt. Ita voco cum Arìstotele,summo dicendi Magistro , imperìtiam voS rçátrouvant qu’eúe í‘ ve naturel (V indolis politìca scientia ìgnorantìam (3 3)- Enimse traite &

Titre dans l’Edition dont je me fers (42) , Discours fur lesmoyens de bien gouverner zsr maintenir en bonne faix un Royau-me ou autre Principautés divisez en trois Livres: assavoir duconseil de la Religion, ev Police que doit tenir un Prince. ContreNicolas Machiavel Florentin. II est dédié au Duc d’Alençonfrere du Roi Henri trois. On n’y voit ni le nom de l'Au-teur, ni celui de rimprimeur, ni celui du lieu où il a étéimprimé; mais feulement la date 157 6. Ce Livre est citéordinairement comme s’il étoit intitulé Anti-Machiavel .-cette citation est plus courte que celle du véritable Titre;Sí c’est ce qui a fait naître le Titre Anti-Machiavel. Con-sultez Mr. Baillet (43).

Je me persuade que ce que je vais citer du Sieur de laPopelìniere se raporte au Traité de Gentillet. II blâme la

exerce au-jourd’huy,sans riendire de cesCçmpsd’Estat,c’est pro-prementignorer laïedie, 6cle moyenqu’enieigneAristotedans sesAnalyti-ques , pourparler detoutes cho-ses à pro-

vero omnes fene videas diserere, quasi non alU sint Respublica, tolérance que l’on avoit pour les Livres du Florentin rem-quam qua primo ac fer sesefimo unice, salutem pofulì sfettant, plis de Maximes pernicieuses; & puis il ajoûte (44) • „ Or

aut vero asjeHant plénum exadlamque humana vita felicìtatem;ébque cv polìtìco Magistro de solis illis agendum ejfe : hinc faneomnem docinnam , qua non est de Rebuspublicis , quas illi unìc'ecognofiendas homimbus arbìtrantur, damnare filent, ZV extralimites politisa methodi abjìcere. Vous trouverez plusieursRemarques de cette nature dans la Préface que le docteConringius a mise au devant du Prince de Machiavel.Prenez garde qu’on accuse notre Florentin de s’être enri-chi des dépouilles d’Aristote: il y a donc long-tems queses Maximes de Politique font dans les Livres. C’est lemême Conringius qui lui intente cette Accusation. NicolausMachiavellus , cymbalum illud Politicarum artium , nullumfere dominatus arcanum confilium Princifem stuum potuit do-^ cere , quod non dudum ante ad tyranmdem zv dominatumpos, & fui- confirvandum facere Aristotelì ft libro V. ( Politicorum ) ob-vant les firvatum. %uin sua omnìa vafirrimus hic nequitia Dottor dis-stmulato plagia ex Arìstotele firtase tranfiripfit eo tamendiscrimine , quod hic impie ac ìmfudenter omni Principi com-mendet , qua non nifi Dominis ac Tyrannie convenire longéreâlìus ac frudentius firlpfirat ante Ariftoteles (34). Gentil-

let (3 j) l’accuse d’être le. Plagiaire de Bartole. Je m’étonne tranchée,qu’on ne dise pas qu’il a dérobé ses Maximes au Docteur Si nous avions tout entier l’Ouvrage dont on publia une

principes& démon-strations ,qui leurfont pro-pres & es-sentielles ,

Eft mim px-

infeientianefeire ,sram oporteatquxrtre rf e _

ToonstratÌQ-nem, quorum•vero non opor-teat : commejl dit en faMétaphy-sique.

( 34 ) ^ 0n pÌ"f|!î S .’ it er!îf o dU ^- in rolit - Atistotelis, Cap. III, pag. 583 , apud Thomi-

siurn de Plag o hteizuo, pag ZZ3í ^ /„ LlbrilII Commentanor.

adverses Maciuav. (36) Aurtap i, t6 . ( 37) Dans fes Notes s ur i e prince

de Machiavel. Amelot de la lioustaye, Préface du prince de Machiavel.

t , puis que les Magistrats Chrestiens connivoiejit à si pre-„ justiciables escrits: Un Gentil esprit se réveilla parmy les„ François., pour en confuter les erreurs & impietez qu’il„ jugeoit trop ouvertes Le si favorisées par le commun.„ Mais avec si pauvre fuccez, que pour ne se fonder qu’en„ auctoritez & assez mal propres exemples ( dont les deux„ parties se peuvent ayder, & que le Florentin appelle ri-„ diculesjôe se taire veoir despourveu de vives raisons qui„ font les vrayes armes avec lesquelles il appelle tout le,, monde au combat : que le pauvre Auteur n’a sceu tirer» pour récompense de tant de peines à défendre l’Estat,la„ Religion, &c le devoir de tous ensemble : qu’injutes'sc„ menaces au lieu des honneurs Sc autres dignes salaires„ que meritoit un tant affectionné 8c laborieux travail.Si l’on jugeoit du mérite d’un Ouvrage par la multitu-de des Editions Lc des Traductions, celui de Gentilletpourroit prétendre à un haut degré de gloire; car il a ététraduit en diverses Langues, Lc imprimé plusieurs fois.L’Edition de Leide 1609 porte qu’il avoit été augmentéde plus de la moitié. L’Epitre Dédicatoire en a été re-

(40) MonftJde HarlalChanvalort*Préface de laTradttSHott déTacite.

(41 ) Dansson DiscoursCritiqué a»

devant de laMorale deTacite im-primée Patt1686 . II Pxmis depuisan devant defa TraduisaitFrançoise desy I premiersLivres des

Annales deTacite. ’

(**) Dansune Relationmanuscritede la Coûtde Vienned'ttn PrinctAllemand .)

(42) Elle est

in 3.

(43) Au IITome desAllti, pag «32p fi suiv-ie) La Po-

peliniere »

Histoire desHistoires ,Livr. Vilsm- 4 °s»

4°6-

Angélique le grand Saint Thomas d’Aquin. Volez dansles Coups d’Etat de Naudé (36) un long Passage du Com-mentaire de Thomas d’Aquin fur le V Livre de la Politi-que d’Aristote. Monsr. Amelot (37) prouve que Machia-vel n’est que le Disciple ou l’Interprete de Tacite, Sc ilfait la même Remarque que Conringius. De tous ceux quicensurent Machiavel, dit-il .(38), vous trouverez que les unsavouent , qu ils ne l’ont jamais entendu, comme il suroît bienfar le fins literai, qu ils donnent à divers paffages, que les Po-

partie Pan 1622 nous aurions peut-être ce qui a été fait demeilleur fur le Prince de Machiavel. Cette partie touteentre-coupée de lacunes est intitulée, Fragment de l’Examendu Prince de Machiavel : Où il est traiâlé des Confidens , Mi-nistres , zv Conseillers particuliers du Prince , ensemble de lafortune des favoris. Este est/» 12 8c contient 339 pages.J en ai cité quelque chose dans les Remarques de l’Article“.^Chancelier ste l’H o m t u. On a une nouvelleEdition Latine du Prince de Machiavel faite à Amster-dam in 8 l’an 1699 , Interprète Casparo Langenhert Phi-losophe , quì fia eì Commentarìa adjecit. Celui qui a don-ne cette nouvelle Traduction, ne l’a entreprise que farce que(elle que nous avions auparavant lui a paru defeíìueuje (45).

(F) Pose,

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d .« 15 deMars 17°°>*TI