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Tome troisieme. K - P.
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2^ M A G N I. M A H O M E T.

(7) Baîiiet, „ genereux mépris qu’il avoit fait des grandeurs de la teire le fit réduire aux fatigues de la Mis-2 /Intil „ sion " qui furent grandes 6c périlleuses (d). II eut aussi beaucoup à souffrir de la part des Pe-

pag. zís' ripateticiens qui le considéraient comme l'ennemy de leur Jrifiote. On le jetta dans un affreux cachot fous

fi) u m quelque pretexte de nouvelle entreprise-, mais il en sortit à son honneur avec asssance de V Empereur Fer-

i66i/ s dinandIII. Il s retira sur la fin défis jours à Saltzbourg ou il mourut (e) âgé de 7s ans, dont il en

avoit passé soixante dans V Ordre des Capucins. L'Histoire de fa mort se trouve dans un petit Livre im~TolfTÌu’ primé Van i 66 zin xz fous le titre: Rclatio veridica de pio obitu R. P. Valeriani (/). Je diraiAmi, fag, quelque choie d’une Réponse qu il fit a un Livre de Comenius (F).

huit, qua movìt cy pervicit, ut nova, €? ai morum virtu-tumqut confufionem Vienna ac Praga prof aga t a JesuìtiffiarumSocietas, Pontificia autoritate dijfolveretur , c? everteretur.Sed eidem deincefs Lojolitae , ne Cardinalitiam dìgnitatemitnpetraret, obicem posuere. sUpa Uladiílao, Polonise Régi,de Valerìano steterït sententia, testatum-fecit vel una Epìstola(i + ) An- ad' Urbanum VIII perscripta , qua pradisilus Rex Valerìanodreas C a- Cardinalatûs dìgnitatem acquirere contendit ; ac pr&ter diffi-

ioIus , Me- cultattm acquisita fuijfet , nist jam tum Societas , quam vo-Eccîes. Sœ- cant > J T SU, invídia V odio adverses Monachumfiagrans,culi XVII, impetrande dignitati obftitijfet ; veluti nominatus autor ,Libr. I v, Chrifiianus Kortholtus , D. gy Prof. Kiloniensis refert , in

<■*?■ IX > Valerìano Confejfore, lit. a. 4. 5. (14). Notez que Monsr.

Kortholt, cité dans ces paroles Latines, est un des Auteurs-qui ont écrit contre le Pere Valerien. Une infinité d'au-tres l’ont fait aussi, 8c nommément Dannhawerus Profes-seur en Théologie à Strasbourg. Volez son Traité de Gor-gia Leontino in Valerìano Magno redivivo.

(R) Je dirai quelque chose d une Réponse qu il fit à unLivre de Comenius.] Ce Livre, comme je l’ai dit ail-leurs (15), est intitulé Absurditatum Echo, 8c parut fous fis) citationle faux nom de Huldricus Newfeldius. Valerien Magni in- ( l6 j < - r {ftitula fa Réponse Echo Absurditatum Ulrici de Neufeld bla- c o me-sa, demonstrante Valerìano Magno Capmno, Sc la publia à nius.Cracovie l’an 1646 »» 12.

(a) Elmi-

cin. apnd

Hottinger,Historia:Oriental.Libr, II,Cap . /, pag t

205.

(b) Abuna-zarus, pag,I6i, apudHottinger,ibidem.

(c) Idem y*pud ettmdemHottinge-ium, ibid,pag, zio.

pere-, & Emina sa mere ne fussent pauvres. Abdalla mourut deux mois avant la naissance deMahomet (a). Emina le suivit au bout de six ans, 6c Abdolmutleb pere d’Abdalla mourut deuxans après elle. II salut que cet enfant fût élevé par Abutaleb son oncle. Abutaleb 6c sa femmefurent fort contens de la conduite de leur neveu {b)-, mais n’aiant pas assez de bien pour le ma-rier, ils trouvèrent à propos de le glacer au service d’une femme qui envoioit des marchandisesdans la Syrie.. Cette femme, nommée Chadighe, devint amoureuse de Mahomet son voiturier rou le conducteur de ses chameaux, 6c l’époufa (D). II avoit alors vingt-cinq ans. II eut de cettefemme trois fils qui moururent fort,jeunes j & quatre filles qui furent oien mariées (íj. Commeil étoit sujet au mal caduc, 6c qu’il voulut cacher à sa femme cette infirmité, il lui fit acroirequ’il ne tomboit dans ces convulsions,, qu’à cause qu’il ne pouvoit soutenir la vue de l’Ange Ga-briel, qui lui venoit annoncer de la part de Dieu plusieurs choses concernant la Religion ( E ).

Cha-

(1) Poste), .

in Prisât.

Giammât.

Aiabicat.

Ludovicus

Regius, de

Viciífitud.

Rerum,

Ellr. VIII,in sine, citer,fur Biere-wood, Re-cherchesfur la di-versité' desLangues,Chap. XIV,

pag. 203.

fi) Brere-wood, la-mente.

f3) Frehe-

IUS, in

Chronolo-gia ad JusGratco-RomanumLeunclavii.

(4) PfeiíFer,

iihi infrkCitât. (28),pag. Z67.

fr) Erpe-nius, Orat.II de Ling.Arabica,ftg. 42, apudHotting*!.’HistoriaOriental.pag. 14 S.

(€) Scinct-lerus, inLexico, apudHoornb.SummaGontrov.

fo£- m. 7 s.

(7) VideGenebr.Chronol.

(A) Sa Religion eut bientôt, & a encore, une tres-grandeétendue. ] II ne faut pas croire ceux qui disent qu’elle oc-cupe la moitié du Monde ou plus (r) : il suffit de dire quefi nous divisons les régions cognues de'la terre en 30 partieségales , celle des Chrétiens fera comme cinq, celle des Maho-métans comme six, & celle des Payens comme dìx-neuf (2).Ainli la Religion Mahométane est beaucoup plus étendueque la Chrétienne ; car elle la surpasse de la 30 partie duMonde conu: or cette 30 partie est un pais bien consi-dérable.

(B) On n’est point St accord fur Vannée de fa naissancesII naquit selon quelques-uns l’an 560 ( 3 ) ou l’an 577 (4) :selon d’autres l’an 580 (j), ou l’an $93 (6) , ou l’an600 ( 7 ) ■, ou l’an 620 (8). Mais l’opinion la plus vrai-semblable est celle qui le fait naître l’an 571 ou l’an 572.C’est l’opinion d’Elmacin : vous voiez que même en nes’attachant qu’à un seul Auteur on n’évitc pas les variétez.Elmacin, si nous en croions Hottinger (9), met la nais-sance de Mahomet à l’an 571; mais fi nous én croionsReiskius, il la met à l’an 572. Cum nativitas Muhammedisinter Arabes & Christianos historicos valde fit controvérfa,ex omnibus Elmacinum se sequi profitetur Reiskius, tanquamantiquum in historia Saracenica scriptorem , ex seculo postH. C. septimo steperfiitem. Emergit vero fie annus nativita-tis post N. C. 572, 'diesque 22 menfis Nisan , h. e. Aprilis.C’est ainsi que parlent les Journalistes de Leipsic(io),dansl’Extrait du Chronicon Saractnicum iV Turcìcum WolfgangiDrechfitri, imprimé pour la prémiere fois l’an 1550, & endernier lieu à Leipsic l’an 1689. N’est-ce pas une honteà l’homme, que l’on ait si mal observé l’année où naquitun faux Prophète, qui fit tant parler de lui pendant savie, & qui est devenu l’idole de tant de peuples après famort?

• (c). ni fur Vétat de fa Ramilles Une infinité

d’Auteurs ont écrit que ce faux Prophète étoit d’une bassenaissance, & que son pere étoit Paien, & sa mère Juifve.Mahometis Araéis vitam qui des:ripserunt multì fuerunt quietfi non uno modo illius res traàunt, in eo tamen conveniuntomnes quod eum e plebeio vilìque genere ortum pauperibus pa-rentibus, pâtre Ethnico, matre Judfa affirmant (n). Mr.Moreri a suivi ce sentiment, qui est peu conforme auxAuteurs Arabes : ils'ne prétendent pas que le pere de Ma-homet fût riche : mais ils soutiennent qu’il étoit de grandenaissance, 8c que la tribu des Coreischites , à laquelle ilapartenoit, furpassoit en rang Le en dignité toutes les au-tres tribus Arabes (12). Ihn Calican Auteur Arabe ditexpressément qu’Emine étoit de cette tribu, 8c cela est fortvrai-femblable, veu que les Arabes gardent encore aujour-d’hui fort exactement la coutume de fe marier avec desfemmes de leur tribu (13).

(8) Joh.

Andréas,in Confu-

sione Sects Muhammedica, a puí Hotting. Hist. Orient, pag. 14;. (9) Histor.Orient, pag. 14î- .< 10 ) -Afta Eruditor. Lips. i 68 j> , pag. 377. ( n ) LudovicusGodcfredus, in Archontol. Cosinogr. apud Hotting. Histoi. Oriental. IZS.(12) Hottinger. thdetn , pag, 137, (iz) líidm, pag. 3j«,

(D) Chadighe devint amoureuse de Mahomet . cy (i 4 ) CanférA

Vépousa. ] Quelques-uns disent qu’il se servit de sortilègespour se frire aimer de cette femme, mais d’autres préten-dent qu’il n’eut besoin que de sa jeunesse ( 14) , 8c de savigueur naturelle qui étoit fort surprenante, comme on leverra ci-dessous. Mr. Chevreau dit une chose que la plû-part des Ecrivains ne disent pas; c’est que cette femmectoit mariée, lors que Mahomet servoit chez elle. „ II„ fut vendu ou confié à Abdimonephi , le plus riche mar-»> c ítand des Ismaélites. Outre qu’il rendit à ce marchand,, d'assez grands services, il donna dans la vue de fa fem-,, me Chadijah 8c le Facteur avoit peut-être des qualités», qui manquoient au maître. Si l’on s’en raporte a quel-„ ques Auteurs, il avoit la taille ramassée 8c médiocre;

„ la tête grosse; le visage brun; la couleur vive; le re-„ gard modeste; l’air noble; le corps libre 8c dégagé; l’ a -„ bord civil ; la conversation insinuante : T esprit fin 8c„ souple: étoit éloquent, robuste, & méprisoìt ordinai-„ remeht les dangers qúe craignent les autres (15)’’. Voiciun Passage qui témoigne ce que j’ai dit de ses sortilèges.

Tum vero animi aque ac corporis dotibus . . . ornatus, Cha-digam heram suam in fui frimum convertit amorem (prasti-giis illud fiaéîum scrìbit Zònaras (*), habitum eum pro magot’eftantur Richardùs in Consufione Alcorani , & non pauc*

Alcorani Azoarse) cujuspotitus matrimonio (t), e? cum câdivitih ampliffimis , (j) ìngentia moliri cœpìt, w amplarumregionum Imperium tántum non deglutire (16).

(E) Il fit acroire à fa femme, qu’il ne tomboit dans ces

convulfions qu à cause . de V Ange Gabriel, qui lui

venoit annoncer . des choses concernant la Religion. ]

II avoit quarante ans, lors qu’il commença à s’ériger enProphète. 8c il voulut que fa femme fût fa prémiere pro-sélyte. Vxoristu frimum, (s) adjutus Monachi illius Byzantineosera , suas persuafit revelationes , Gabrielem Angelum àDE O mifium secum colloque fingens-, ty de diverfis ad reli -giontm speè'tantìbus rébus mohere ac inftrueré, cujus aspeSlumquod ferre nequiret, se oborta ex metu vertigine , collabi , cyhumì procumbere-, hâc autem ratìone cotntíialem morbum quovexabatur, callidé excusabat {**). Illaverb Chadìga circumcurfìtare, maritum suum ceu Prophetam defradicare, in eun-demque errorem alias gentiles suas fertrahere , part (jj) etiammunere fungente servo Zeido, aliisque , (ss) quot auro eòrrupe-rat Muhammed (17J. S’il voulut commencer par la séduc-tion de sa femme, ce ne fut pas dans la vue de se servirde l’artifice de presque tous les Novateurs. Us affectentd’avoir des dévotes, & d’emploier les intrigues 8c le zèleâe quelques femmes pour réussir dans leur dessein. Ma-homet, comme on le verra ci-dessous (18), négligea cê 'stratagème. II eut des femmes 8c des concubines en fortgrand nombre; mais.ee fut pour T usagé naturel, pour leremede de son incontinence, pour le plaisir vénérien, en

un

ce qui a etsdìp Apuléedans l/t T^e-maraue ( /)de foucle,

(rs) Che-vreau , Hifc»du Monde,Livr. V,Chap. I,f a S- 10 duIII Tome,Edition deHollandeI687.

(*) Tort). i‘p. 127. b. ’

(t) Zona-ras l. c.Cedren. p.

347. ad A.21. Iltracl.

(l) Eatrogicontin. rttttr*

■R. I. 18. f-Z SS.

(t6 ) Szrnud

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in Ecclesi*

Muham'

medana,

pag. 13 j H'

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Thest pK ,fí,tà Strasbo» , i’Pan I AI’

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Cidres, f-847 -

anno H*fieract.

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610. #* z '

(tt) Ctdr. c. I T.utrtp. centin. rerum Rem. I. 18. ». fil) Elmae. H’ffi

I. I. c. 1. apud Hotting. I. I. p. 257. (17) ScluUtetus , in Eccicsi M«ha.i»in14. (tsj Datif U Remarque ( Qs,