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Tome troisieme. K - P.
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MAHOMET.

ses troupes lui fuffiroit. Peut-être ne rcdouta-t-il les Persanes (R), qUe parce qu’il' voulut établisun code plein de dureté contre les femmes. II en aimoit pourtant furieusement la jouissance 3& l’on conte des choses bien singulières de fa vigueur à cet égard (S). Sa lubricité fut fans

doute

( 91) Ricaut,Etat dePEmpireOttoman ,M- 457 .

ssz) Suavewuirì magnoturbantibmaquara ventis ,

magnum al-ierìpis spcttareiaborem.

Non quiavexari cjuem-fjttam ejljutunda. vo-iupras 5Sed qui b utipfe maltseareas , quiacernere suavetst. Lucret.Libr. 1 /, init*

(P4) Sentim*de Clean-the, pag.m. 36 .

S Ces versíònt en effetde la 11.Part. de cetOuvrage »pag. 36. Edit.de Holl.j672. Rem.Crit.

(95) On

fourroit aplî-qiur ict cesVers de Pet-te, Sat. ///,Ytrs 363Magne gâ-ter Divûm,ísvos pu-nire Ty-rannosHaud aliâratione ve-lis, cùmdira libidoMoveritingenium,ferventitincta vene-no: Virtutemvideant,intabefcant-que relictâ.

( 96 ) Virez.l'^ArticliHAII-BEIG, "Re-marque ( C).

(97) Hoorn-teek, Sum-ma Con-tròveríiM - 1 7 S.

($ 8 ) Fruen-tur famìnìsquitus ocnlicUristimigrandesqueut ova quosnon ad altosquam mari-

toi snos éri-gent. Surat.XEVIU.Ditíluri -vir~gìnes decrn-sìjJìmAs cumAcstlis im-menjis niquepudibundisnujAUAffS nifitatihsm nd

Tuant 0 s smt

jledendii.

Surat. LXII.

semaine suivante, & peut poursuivre son mari en Justice, encas de refus (pz). Ce droit-là n’empêche point que la Loine soit très-dure; une Loi, dis-je, qui réduit à de petitesportions ce qui fuffiroit à peine s’il étoit entier, & qu’onpeut enfraindre à si bon marché. Voilà une belle satisfac-tion pour la partie offensée: une seule nuit, obtenue enréparation d’une semaine perdue, est bien peu de chose ;ce n’est pas la peine de se pourvoir devant les Juges, 8c de•s’engager à une poursuite si délicate, 8c si contraire à lapudeur. Et quel agrément peut-on trouver dans une cho-se de cette nature, quand on ne l’obtient qu’en exécutionde la Sentence du Magistrat ? Ce ne doit pas être œuvrede commande, nihil h&c ad eiìBum Pr&toris. Quand onne fait cela que par maniéré d’aquit, perfunHorie, cy diciscausa, ce ne doit pas être un grand ragoût. Avouons doncque Mahomet ne ménageoit guere le sexe.

Voici bien d’autres nouvelles. H ne se contenta pas dele rendre malheureux en ce monde, il le priva même dela joie du Paradis. Non seulement il ne voulut pas l’y ad-mettre , mais il voulut auffi que cette joie servît d’afflic-tion aux femmes ; car on prétend qu’il a enseigné que lesplaisirs du mariage, dont les hommes jouiront après cettevie, leur seront fournis par des pucelles d’une beauté ra-vissante, que Dieu a créées au ciel, 8c qui leur ont étédestinées de toufë' éternité; 8c pour ce qui est des femmes,elles n’entreront pas dans le Paradis, & ne s’en aproeste-ront qu’autant qu’il faudra, pour découvrir à travers lespalliffades ce qui s’y fera. C’est ainsi que leurs yeux se-ront témoins du bonheur des hommes, 8c du plaisir qu’ilsprendront avec ces filles célestes. Que poùvoit-on imagi-ner de plus incommode ? N’étoit-ce point être ingénieux àmortifier son prochain ? Lucrèce a dit quelque part qu’ilest agréable de voir un naufrage que l’on ne craint pas (93):

Quand on est sur le port à l'abry de l'orage,

On sent à voir ïhorreur du plus triste naufrageJe ne fçay quoy de doux :

Non que le mal d’autruy soit un objet qu’on aime,

Mais nous prenons plaifir à voir que ce mal mômeEst éloigné de nous (94).

C’est tout le contraire pour les femmes dans le Système deMahomet: la vue d’un bonheur dont elles seroient privées lesaffligeroit, 8c leur seroit plus douloureuse, tant parce qu’elleleur seroit conoître le bien d’autrui, que parce qu’elle leurseroit conoître le bien qui leur manque; carie tourmentde la jalousie vient beaucoup moins de ce que l’on est dansl’indigence, que de savoir qúe d’autres jouissent. J’ai ouïdire à bien des gens, 8c je pense même l’avoir lu, queles damnez auront une ipée fort exacte du bonheur duParadis, a fin que la condissance des grans biens qu’ils ontmanqué d’aquérir augmente leur désespoir (95), 8c que cesera le Diable qui se servira de cet artifice, pour les rendreplus malheureux. C’est bien entendre la méthode cTaggra-ver les peines d’un misérable. Disons donc encore un coupque Mahomet n’auroit pu faire conoître fa dureté plus ma-lignement. II vouloit que l’on vît de loin ce qui n étoitpropre qu’à donner des tentations inutiles, 8c des regretsiníuportables.

Mais, pour dire les choses comme elles font, je doisavertir que les habiles Mahométans ne disent point que lesfemmes seront exclues du Paradis (96) : j’ai cru néanmoinsqu’il m’étoit permis de raporter ce que j’avois lu dans plu-sieurs Auteurs. Je n’en cite qu’un. Fiafie mulieres statuuntnon humanas atque ex hominibus genitas , sed ab aterno inhune stnem à Deo creatas , c r cœlestes este ; suas enim quas hichabuerunt Muhammedanì mulieres statuant ex fort es fore Para-dyfi, atque extra eum forts constitutas, per cancellos erninusvirorum gaudia, cy cum alïts sc. uxoribus congreffus confpeíïu-ras. Longe plures ibi credunt fore mulieres, quam vires, sin-gulifque viris plures vel pauciores pro merito addendas, qui-bus non ad prolem, sed unice ad lubitum cy fatietatem votup-tatis ufuri fins, quin cy vires iis subministrandas majores eumin stnem, ut stpius cotre pojfmt t eafque eundem in stnem foremundas à menfiruis (97). Cet Auteur ne cite personne, &il venoit de raporter quelques Passages del’Alcoran, quine nous aprenent autre chose sinon que les Dames du Pa-radis auront les yeux très-brillans, Sc de la grandeur d’unœuf, 8c qu’elles seront si modestes, qu’elles ne jetterontjamais la vue que fur leurs maris (98). Ce n’est donc pointdans l’Alcoran que l’on trouve ce que cet Auteur raportetouchant ces Dames ; c’est qu’elles seront en plus grandnombre que les hommes, asin que chacun en puisse avoirdeux ou trois, oii davantage à proportion de son mérite;c’est qu’estes ne feront données que pour le plaisir, Lc nonpas pour enfanter; c’est qu'elles seront toûjours en état decontenter leurs maris, n’étant point sujettes au flux mens-trual, comme l’apellent les Médecins ; c’est qu’elles serontsi belles, qu’il n’en faudroit qu’une pour éclairer toute laterre pendant la nuit; c’est que si estes crachoient dans lamer , elles lui ôteroient son amertume. Tanta iftarumpuellarum depraàkatur pulchritudo & gratta , ut fi ifia »

(99) Hoorn-beek, Suin*ma Con-troverCt a S.- ‘7 S.

rum modb una aliquando noSlu in terra apparent , to-tam eam facile estes colluftratura ; vel fi in mare forte dis-’pueret , totam ejus salfedinem extìngueret , inque mel dul-ctjstmum commutant (99). J’ai trouvé une partie de ceschoses dans une Lettre de Clenard ; mais ce n’est que l’o-pinion d’un particulier: cela ne donne point droit de lesimputer à tout le corps du Mahométisme. Audi qmso, cesont les paroles de Clenard, quod hic mihi narravit pr&cep-tor dum legeremus locum Alcorani de Paradifo, ubi fie ferip-tum est, Sc in eo uxores habituri sont mundas. Mundas,inquit, id est, libéras à menstruis, scilicet ut quovis tem-pore liceat coire. Quid inquam, an in paradifo celebrabun*tur nuptialia? Quid ni? Attamen non est sutura proies,inquit. Nam vosoptatis causa illic erunt uxores, non pro-pagande liberis, quin Lc fingulis viris complures illic suturaisont uxores,pro meritorum ratione. Deuíque huic plus, ìlliminus virium hrgiturus est,ut vel pauds, vel multis reddatdebitum (100). Faisons la même Remarque touchant ce que C l0 °) Clc ~je vais dire. On ne doit point l’imputer à Mahomet,com-me fait Pierre Belon: ce font des Contes, ou de fausses paf ‘fj 'Gloses de quelques Docteurs visionaires ou burlesques.

Apres que les Turcs auront beu U 4 mangé leur saoul dedans ce (tor) PierreParadis, alors les Pages ornex. de leurs joyaux V de pierres ob-

précieuses, e? anneaux aux bras, mains, jambes, <jr aureìlles, < ^ va î 1 'viendront aux Turcs chacun tenant un beau plat à la main, singularisez,portant un gros citron ou Pondre dedans, que les Turcspren- Lívr. m,dront pour odorer <& sentir: cy soudain que chaque Turc l’aura. ci,a P-approché de son nez, il sortira une belle vierge bien aornéed’accoustremens, qui embrastera le Turc, cy le Turc elle, cy de- , , T

meureront cinquante ans ainfi embrassant l'un l’autre , fans Mothe lese lever ne séparer l’un de ïautre, prenant ensemble le plaifir Vayer, Let-en toutes sortes que í homme peut avoir avec une femme. Et oc cxxv,âpres cinquante ans, Dieu leur dira, O mes serviteurs, puis Tame Xl1 *que vous avez fait grand’ chere en mon Paradis, je vous veuilmonfirer mon visage. Lors estera le linge de devant fa face. ( I0Î )

Mais les Turcs tomberont en terre de la clarté qui en sortira, à-dírc tr»pcy Dieu leur dira : Levez vous mes serviteurs, cy jouïstez de fiwaHama gloire; car vous ne mourrez jamais plus, cy ne recevrez aHX f emmt, sttristeste ni desplaifir. Et levant leurs testes, voirront Dieu face "h™ w-à face : cy de là chacun reprenant fa vierge, la menera de- quet Unix i*dans fa chambre au Palais, où il trouvera à boire cy à man- Justinienger: cy faisant grand there, en prenant plaifir avec sa vierge, dont f Epousepasterason temps joyeusement sans avoir peur de mourir. Voilàque Mahomet a racompté de fin Paradis, avec plusieurs autres m'dfttelles fillies , dont nous semble que l’origine des Serrails desTurcs provient de ce que Mahomet a dit des pages cy des vier- (i°4> oùges du Paradis: car il dit que les vierges chastes furent aìníi tr ° u j‘ te /creees de Dieu en Paradis, cy font bien gardées cy renfermées Brantôme!de murailles. Et dit Mahomet, que fi une d’elles firtoit hors Dames *du Serrait de Paradis à la mtnuìSl, elle donneroit lumière à Galantes,tout le monde, comme fait le soleil: cy que fi l’une d’elles craehoit ^ ome Ldedans la mer, l’eau en deviendrait douce comme miel (ior). 304 ;

(R) ll redouta ... les Persanes, j Un Auteur moder- par un°an-ne (ioz), fans citer personne, m’aprend que ce séducteur aen &avoua que l’aprehension feule des femmes de Perse, étoit cause communqu’il n’alloit point en ce païs-là,/«« quelles étaient st plei-

ms d attraits, que les Anges mêmes en pourroient devenir amou- leur Pro-reux, cy s’astujettir à elles. II craignit aparemment qu’estes phete M*' '

ne réglassent fa plume, Sc ses prétendues Révélations, pour homet , ne

lui faire prononcer des Loix trop efféminées (103), qyúl’eussent fort décrié; car il sentoit bien que sos actions im- Sesias 8 depudiques donnoient bien du scandale. Voiez la marge (104). crainte

(S) On conte des choses bien fingulieres de fa vigueur à l’égard S ’st ï ellt

des femmes.] Les Auteurs nesontpasd’accordsorlenombre vu Tuides femmes; mais on convient assez généralement qu’il en eut femmes!plusieurs à la fois, 8c qu’il s’aquitoit de la fonction con- jamais ax/»jugale avec une grande force. „ ( 105 ) L’on peut voir sa mort %„ dans Abul-Farage qu’il eut, selon quelques-uns, jusqu’a„ dix-sept femmes, fans les maîtresses qu’il entretenois.... Paradis.

„ ( 106)^ On n’aura pas trop de peine à le ( 107 ) croire„ Saint à leur maniéré, quand on saura qu’il n’épousa que (1°;) chÇ'

„ quatorze femmes; Sc que cette grande dévotion n’étoit "eau, H 1„ à peu près que de trois degrés au dessous de celle de '

„ Mahomet qui eut dix-sept femmes, fans comprendre ses Z^'m. A-,» maîtresses, qui se faisoient un excès de joye de contri-„ buer au divertissement de leur grand Prophète. II est (i°6)

„ vrai qu’Ali étoit moins ardent que son beau-pere, qui m!mt ’

,, se vantoit de satisfaire toutes les nuits aux justes devoirs 19 '

,, du mariage, 8c d’avoir receu par un privilège particu- , ) fist

„ lier, la force de quarante hommes en cette rencontre. \-dir‘

Voìons la Note du Sieur Bespier sur ce que Mr. Ricaut a t

dit (108), que Mahomet avoit eu neuf femmes, 8c Aly (1°/)quatorze. Jean André dans une même page au commencement Kf'jnpitedu 7 chap. de la Confusion de la Seêle de Mahomet, dit que ottoi» 30 *Mahomet a eu neuf femmes ensemble, sans les esclaves; cy au Tut»* Il stmême lieu il dit qu’il en a eu onze, cy le prouve par un Livre /"*■?'qu’il apelle l’Assameil, qui est,dit-il, le Livre des bonnes cou- . > jes-

tûmes de Mahomet (109). Les paroles, que Jean André cite Re'de ce Livre, signifient que la force de Mahomet étoit si gran- ma r< l u - esde, que dans une heure il pouvoit conoître ses onze fem- cuii« uí ^'mes. Robur ejus , super eum pax, tantum erat ut vifitaret Tiwí (Sgl ,(.circumjret) uxores suas unitts hora fpatio, licet undecim fi- t a &'

rent.