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( f ) A l *
sage 103 &suivantes desOpéra Me-dica Theod.Turquet.Mayernii,Edit. deEondr . 1700.
(9) Votez» leJournal dcTeipíic ,
1691, pag.57 -
(10) Jofe-phus Brow-ne, u:rius<jntFacultatifDollar,
(11) Idem ^in Prasat,
(12) vA lasage 997 det Edition deNuremberg1686.
(13) 11 y *
Une semblableFaute dans la
Bibliothèquede Konig :z/oiez» y pag.522, & 822.
(14) >A Lon-dres , in 8.
à Char-Icton y amis unePréface,
(T5) M lasage J7 &ftiiv . de CanZ691.
(16) Dont ona parlé ti-deffus y Cita-tion ( 6 ) deP ^ArticleBALZAC( JeanI-oiris ), <£r7 \em. (I) deC ^ArticleL UCRECE(Titus ôcc.)
(ij)Dont on aparlé cì-dejsusKymarefue^G)de f.Articler F R R E T.
( a ) Votez, lá
( L).
M A Y E R N E. MAIGN'AN.
exact (C). II ne faut pas que j’oublie que notre Mayerne eut des envieux qui tâchèrent de lenoircir à l’occaíìon de la mort du Prince de Galles l’an 1612. ; mais Ion honneur Fut entièrementmis à couvert par des Actes authentiques, je veux dire par des Certificats que le Roi Jaques, 8cles Seigneurs du Conseil, 8c les Officiers 8c Gentilshommes du feu Prince de Galles lui expédiè-rent dans la meilleure forme qu’il auroit pu souhaiter. On les trouve avec une Relation de la ma-ladie , mort , & ouverture du corps de ce Prince dans l'Ouvrage que j'ai allégué (/).
•variafque Medìcamentorum formulas. On voit au devantdu Livre la Taille-douce de Mr.de Mayerne tel qu’il étoità l’áge de quatre-vingt deux ans. C est la plus heureusephysionomie du monde (9), un air vif, serain,8c majes-tueux, une barbe vénérable! On lit au bas del’Estampe:Théo : Turquet : de Mayerne Eques Auratus , Patria Gallus ,Religione Reformatas, Dignttate Baro : Profefpone alter Hìf-pocrates , ac tr 'tum Regum ( exemplo rarijfimo ) Archiater :eruditione incomparabilis experientia nulli fecundus : ep quodex hit omnibus résultat , fama laie vagante perillustrìs. LeMédecin Anglois (10) , qui a eu foin de cette Edition,allure qu’on n’avoit encore vu aucun Ouvrage de Mayernequi fût véritablement de lui. Quicquid haâlenus fub Mayer-nii Nomme Orbem invifit , tam crebris fœdatur interpola-tionibus , ut pote quod partim ex fuis , partim ex aliorumChartis in Bibliotheca sua repertis imperite confuitur , utnemo hariolari pojftt , quid Author fibi velit ., ejufque feo-pum ajfequi valeat , cum Casas à Remediis peffimo Const-
lio ubique abfcindantur . Nihil haéhnus fub cjus
nomine comparaît , quod ipstus révéra ejse dici pojsit ( 11 ).II nous aprend les raisons qui l’ont empêché de publier lesOuvrages Chirurgiques de ce Médecin. Vous trouverezdans Lindenius renovatus (12) le Titre de quelques Ecritsde cet Auteur; mais n’allez pas vous imaginer que Théo-doras Mayernus Turquetus , 8c Théodoras Turguetus , deMayerne, que l’on y donne comme si c’étoient deux Ecri-vains diférens (13), soient deux personnes. On n'y pou-vois pas parler du Praxeos Mayerniana in morbis internispracipue gravioribus cp chronìcis Syntagma ; car c est un Li-vre qui n’a été imprimé qu’en 1690 (14). Ees Journalis-tes de Leipsic (15) en ont donné un Extrait.
(C) Nous donnerons ... un récit plus étendu & plusexaâl. ] Je le donnerai tout tel que je l’ai reçu de Monsr.Minutoli (16), qui avoit eu la bonté à ma priere de s’in-former soigneusement de toutes les circonstances.
„ Mr. le Chevalier Théodore de Mayerne Baron d’Aul-,, bonne, Conseiller 8c Premier Médecin de L. L. M. M.„ Britanniques Jaques I. 8c Charles I. fut.fils de Louis de„ Mayerne célébré pour l’Histoire generale d’Espagne qu’il„ a composée, & pour sa Monarchie Aristodemocratique,, dediée à Mrs. les Etats Généraux, 8c de Louïse fille„ d’Antoine le Masson (17) Trésorier des Guerres des Rois„ François I. 8c Henri II. en Piémont. La famille est„ originaire de Piémont, ayant fleuri long-tems dans la,, Ville de Quiers. Et pour le nom ou sobriquet de f ur-„ quet, il leur vint d'une femme de la Maison, qui pour„ être bien faite, 8c de taille avantageuse, étoit dite sem-„ bler une belle Turque; ce qui fit qu’on donna com-„ munement le surnom de Turquetti à tous ses enfans.„ Louis de Mayerne se retira à Geneve sur la fin de l’an„ 1572, ayant û deux maisons démolies à Lyon à cause„ de la Religion. Le 28.de Septembre 1573. lui naquit„ à Geneve Théodore de Mayerne, ayant pour Parrain„ Théodore de Beze. II sut élevé en sa patrie aux Hu-„ manités, 8c dé là envoyé à Heidelberg où il demeura,, quelques années, après quoi s’étant destiné à la Mede-„ cine, il alla à Montpellier où il reçût ses degrés de Ba-„ clielier, 8c ensuite de Docteur. De là il passa à Paris,,, où se formant à la pratique, il fit des leçons en Anato-,, mie aux jeunes Chirurgiens, 8c en Pharmacie aux Apo-„ thiquaires: 8c ses ordonnances lui acquérant de F estime.
,, il fut connu de Mr. Ribbit Sieur de la Riviere, premier,, Médecin du Roy Henri IV, qui le recommanda fi bien„ à S. M. qu’elle lui donna la Chargé d’un de ses Mede-,, cins Ordinaires, 8c en Fan 1600 le donna à Henri Duc„ de Rohan, pour l’accompagner dans les voyages qu’il„ fit pour la France vers les Princes d’Allemagne 8c d’I-„ talie. Etant de retour il se rendit fort recommandable„ en l’exercice de sa charge, 8c fut bien vû du Roi qui„ promettoit de lui faire beaucoup de bien s’il ût voulu„ changer de Religion, lui mettant à dos le Cardinal du„ Perron, 8c d’autres Ecclésiastiques; 8c même malgré fa„ résistance le Roi lui avoit fait expedier un Brevet de„ son premier Médecin, que les Jésuites, qui le sûr en t,
,, furent promts à faire révoquer par la Reine Marie de„ Medicis, circonstance 8c faveur dont Mr. de Mayerne„ n’ut pour lors aucune connoissance, mais seulement en„ Angleterre en Fan 1642, qu’il l’aprit de la bouche dc„ César Duc de Vendôme, fils naturel de France. En,, 1607. il traita un Seigneur Anglois, lequel étant guéri„ le mena en Angleterre , où il ut une audience particu-,, liere du Roy Jaques. Et même aprés la mort du Roy,, Henri I V. il continua d’être Médecin Ordinaire duRoy„ Louis XIII, jusqu’en 1616. qu’il traita de cette Charge,, avec un Médecin François. L’an ióir. le Roy d’An-„ gleterre le fit demander par son Ambassadeur, pour,, être son premier Médecin 8c de la Reine Anne son,, Epouse, par une Patente scellée du Grand Seau d’An-,, gleterre, où il a servi toute la Famille Royale avec grand„ honneur 8c approbation jusqu’à la fin de sa-vie; com-,, me aussi la plus grande partie de la Noblesse 8c du Peu-„ pie. II faifoit un recueil exact de ses Conseils en Me-„ decine. 11 a composé une Pharmacopée fort curieuse„ de remedes tant GaleniqueS que Spagyriques; mais il„ n’a jamais rien fait imprimer, fi ce n’est une Apologie„ contre la Faculté de Medecine de Paris, qui l’avoit at-„ taqué. II y ut un Médecin nommé Brossent qui en-„ voya au Docteur Beverovicius une relation de la Vescie„ d’Isaac Casaubon composée par ledit de Mayerne, de„ quoi il témoignoit du ressentiment. II a û deux fem-mes dont la premiere étoit Marguerite de Boetílaer dc’’ ia Maison d'Asperen-, de laquelle il ut deux fils morts” durant fa vie. Dt la seconde étoit Isabelle fille d’Albert„ Joachimy célébré par ses Ambassades pour Mrs. les Etats.
„ Généraux en Moscovie, en Suede, & pendant plus de„ 24 ans en Angleterre, de laquelle il avoit û. deux fils,, decedés devant lui 8c trois filles dont deux moururent de„ son vivant. II mourut le 15 de Mars 1655 à Chelsey„ prés de Londres, laissant une fille unique, laquelle por-ta ses grands biens en mariage à Mr. le Marquis dc„ Montpouillan petit-fils de Mr. le Maréchal Duc de laForce; mais elle mourut à la Haye l’an 1661, ne pou-vant pas accoucher, ou du moins dans l’accouchement.
Notez que Mr. de Mayerne eut une niece qui fut ma-riée avec un Seigneur Anglois, 8c qui avoit un très-grandmérite. Elle s’apelloit Louïse de Frotté, 8c par son ma- (")riage elle fut nommée Madame de Windsor. Elle avoit Ifbeaucoup d'esprit 8c de lecture, 8c a été pendant plusieurs sJl.années un ornement de la ville de Geneve. Elle y mou- _ -
rut vers la fin de Fan idpr. Volez son Eloge dans Ylta- (19) Sfm'<lia régnante de Mr. Leti (18). Voiez auffi l’Histoire des Marl l6 s’Ouvrages des Savans (19). 51 *
MAIGNAN (Emanvel) l’un des plus grans Philosophes du XVII Siecle, étoitReligieux Minime, natif de Toulouse. II abandonna les opinions de l’Ecole, 8c les combatitfort lolidement. II n étoit ni Caiténen 5 ni Gallendiste> mais il s’accordoit avec les deux Chefsde ces deux Sectes a rejettes les accidens, les qualitez, 8c les formes substantielles, 8c à cultiverla Physique expérimentale. II entendoit bien les Mathématiques; 8c il avoit joint à toutes césSciences celle de la Théologie, jusques au point d’étre capable de renseigner dans Rome mê-me (a). II a eu beaucoup de Disputes à soutenir contre les Péripatéticiens j 8c il étoit d’autantplus propre à leur tenir tête, qu’il gardoit beaucoup de la méthode des Scholastiques dansses Ecrits. La maniéré, dont il explique la conservation des accidens fans sujet dans le mystère del’Eucharistie, est plus heureuse que celle de Mr. Des Cartes (A). J’ai lu dans quelçun des Jour-
(^í) La maniéré dont il explique la conservation des acci-dent fans sujet ... est plus heureuse que celle d» Mr. des Car-tes.'] Mr. Rohault a prétendu le contraire; mais c’étoit àcause qu’il ne voioit pas la grande dificulté qui résulte deF explication qu’il prenoit pour la meilleure. Voici com-ment il raporte celle du Pere Maignan. ,, II n’y a rien de» si facile que d’expliquer de quelle maniéré les accidens" stu pain 8c du vin subsistent sans le pain, 8c le vin. Car» û n'y a qu’à dire en un mot, que le pain 8c le vin es-j» tant ostés.Dieu continue de faire dans nos sens les mes-" m . es “«pressions qu’ils faisoient avant qu’ils fussent chan-„ ges. Aulïì c’est en cette maniéré que ce Mystère est»» explique par un célébré Théologien de F Ordre des Mi-
„ rimes, nommé le Pere Magnan ( 1 ) ”. Ce que Mr. Ro-hault trouve à redire dans cette Hypothèse est qu’elle ad-met deux. miracles où il n’en faut qu’un. Quoiqu U soitvra i> dit-il (2), que Dieu peut produire dans nos sens les im-pressions du pain , CP du vin , aprés qu ils ont été changés parla Transubfiantìatìon , il n est plus besoin neantmoins aprés celad avoir recours à un nouveau miracle , comme il semble que faitce bon Pere : parce qu il s’ensuit de l'essence même du. Mystère( qui est , que le pain est ejsettivement changé au Corps de J E-sus-Christ) qu on doit continuer de sentir toutes les mê-mes apparences qu on fentoít auparavant ; c est à dire que lesaccidens du pain , «p du vin doivent subsister. Ce Cartésienprétend (3), que le corps de Jesus-Christ occupe de telle
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