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Tome troisieme. K - P.
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M A J U S. LtzF

îstaìs il se distingua encore plus par l’explication des songes'(C'). Ce fut le plus grand Osiiro*critique de son Siecle ; & l’on recouroit â lui de toutes parts, pour savoir ce que présageoienttels Sc tels songes. Plusieurs prétendoient que ses repenses leur avoient été fort utiles,Cela n’est pas indigne d’une Réfléxion (D)

fr&sìpue Matthias Moravu's vir summo ingénia summaque ele- sommeil, sont autant de prédictions le plus souvent mena*'

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gantia in hoc genere imprejjìonis epjloruit. <Sjuem confilio BlafiìMonachì Romerii vin sacris litteris instituti ac saníìis morìbusprobati, bac nostra urbe excepisfe gratulamur, cyc j 3). Quel-ques-uns croient que Volaterran a parlé de notre Majusdans les paroles que l’on va lire : Chalád'ms Gruorum nonerat ignarus, nec imperitus Grammaticus, attamen infant 1 cyabsque genio. Dìâlìoritbus in primis invigilabat , Lexiconquecondiderat quod obitu ipfms faperveniente sovinianus ejus dis-cipulus fibi vindicavit (4). Ce Chalcidius enseigna dans Ro-me. Majus mériteroit une place parmi les Plagiaires, fíVolaterran parloit de lui. D’autre côté Calepin profitabeaucoup du Livre de Majus, à ce que remarque leToppi.D'tede alla luce un libro délia proprìeta dalle parole antiche, rìelquale se rie servito Ambrofio Calepìno assai bene (j).

(C) Il se distingua... par V explication des songes."] Alexan-der ab Alexandre, qui avoit été son Disciple, en dit desmerveilles par raport à cette Science. Tous les matins lelogis de Majus étoit plein de gens qui lui alloient dire leurssonges, afin d’en aprendre l’interprétation. II y avoit despersonnes si’importance parmi ces gens-là. II leur répon-dent, non pas comme la plupart des autres en paroles cou-vertes , & en peu de mots, mais clairement & amplement.Plusieurs personnes aiant suivi ses conseils se garantirent dela mort, & prévinrent quelquefois de très-grans chagrins.On verra ceci dans'une plus grande force, si l’on consultele Latin d’Alexander ab Alexandre. Junianus Majus , dit-ìl ( 6 ), conterraneus meus, vir bene literatus, in exquirendisadnotandifque verborum cy senteniiarum viribus, multi studiìfuit : cy prttterquam quod in erudìendis juvenculorum aritmis ,imbuendìsque doef rina pueris, castigatijfima disciplina, somnio-rum quoque omnis generis ita verus conjeâlor fuit , ut ipjiusrefponsa, divina fere monita haberentur. Ad eum memini,cum puer adhtic effem, cy ad capiendum ingenii cultum frequensapud eum ventitarem, quotidie somriiantium turbam , homines-que celebri fama cy multi nominis, de somrins consultum Ve-nise. Declarabat definiebatque ille , non breviter aut subobscu-re, ut plefique, sed expofite atque aperte amgmata somnìorum ,sive boni , five malt prmunáa : ita apte , ut judicium faSlumà veridico diceres. Multi quoque illius monitu , vita interi-tum , nonnunquam anìmi agritudtnes vitarunt. Sannazar,autre Disciple de cet interprète des songes, s’étoit bientrouvé d’avoir eu recours à un tel Oracle, tant pour luique pour fa maîtresse. II l’éleve jusques au ciel, & il lemet au dessus de tous les anciens augures. Souvenons-• U ' S ecn , t . en Poë te. II n’a donc pas eu deflein qu’onajoutat foi a ses paroles fans en rien rabatte. Quoi qu’ilen soit, laissons-le parler.

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A t tibi venturos , Mai, pndicere cafusRas est , cy mites confuluijfe Deos.

Mec tantum aut ara fumos , aut nuntia sentisRulgura, sed Stygiís somrita mijsa locis ,

Somma qua miseram perturbant sape quietem ,Pum mens incertis pendet imaginìbus.

O quoties per te vanum pofuisse timoremMe memini , cy latos continuasse dies.

O quoties , trepidus tum non spernenda putarem ±In nofirum cavi damna sutura caput.

Sape mett tibi cum narraffem visa puelU,

Dixisti, certos haud procul ej[e metus.

Sape illam madidos lujlrare in flumine crinesJuJfisti, cy mifto solvere sarra sale.

§uod fi olim terris talem te fata dédissent ,Sprevijset Thuscos Martia Roma viras.

Nam te quis melìus calidas deprendere fibras,Confulere aerias aut potuiffet aves ?

Illa triumphatum, cyc. (7 ).

çantes : de là naissent mille inquiétudes ; & pour un hom-me qui n’eil point sujet à ces foiblesses, il y en a millequi ne saunaient s’en défendre. Je croi que l’on peut diredes songes la même chose à-peu-près que des sortilèges sils contiennent infiniment moins de mystères que le Peuplene le croît, & un peu plus que ne le croient les Espritsforts. Les Histoires de tous les tems & de tous les lieuxraportent, & à l’égard des songes; & à l’égard de la Ma-gie , tant de faits surprenans, que eaux qui s’obstinent àtout nier se rendent suspects, ou de peu de sincérité,ou d’undéfaut de lumière qui ne leur permet pas de bien discernerla force des preuves. Une préoccupation outrée, ou uncertain tour d’esprit naturel leur bouche l’entendement*lors qu’ils comparent les raisons du pour avec les raisonsdu contre. J’ai conu d’habiles gens qui nioient tous lesprésages des songes, par le principe que voici. II n’y aque Dieu, disoient-ils, qui conoisse l’avenir, c’est-à-dire ;l’avenir qu’on apelle contingent: or presque toujours c’estl’avenir contingent que les songes nous anoncent, quandon supose qu’ils sont des présages: il faudroit donc queDieu fût l’Auteur de ces songes ; il les produiroit donc pafmiracle, & ainsi dans tous les païs du monde il produiroitune infinité de miracles, qui ne portent point le caractèreni de fa grandeur infinie, ni de fa souveraine Sagesse. CesMessieurs insistoient beaucoup fur ce que les songes les plusmystiques sont aussi communs parmi les Paiens, & parmiles Mahométans ; que parmi les Sectateurs de la vraie Re-ligion. En effet, lisez Plutarque, 8c les autres HistoriensGrecs & Romains; lisez les Livres Arabes, Chinois, Lee,vous y trouverez tout autant d’exemples de songes mira-culeux , que dans la Bible, ou dans les Histoires Chrétien-nes. II faut avouer que cette Objection a beaucoup deforce, & qu’elle semble nous conduire nécessairement à untout autre Système ; qui seroit d’attribuer ces sortes de son-ges, non pas'à Dieu comme à leur cause immédiate, maisa de certaines Intelligences qui fous la direction de Dieuont beaucoup de part au Gouvernement de l’homme. Onpòurroit suposer selon la doctrine des causes occasionnelles,qu’il y a des Loix générales qui soumettent un très-grandnombre d’effets aux désirs de telles & de telles Intelligen-ces, comme il y a des Loix générales qui soumettent auxdésirs de l’homme le mouvement de certains corps. Cettesuposition est non seulement conforme à un sentiment quia.été fort commun parmi les Paiens, mais aussi à la doc-trine de l’Ecriture, 8c à celle des anciens Peres (9). LesPaiens reconoissoient plusieurs Dieux inférieurs qui prési-doient à des choses particulières; 8c ils prétendoient mêmeque chaque homme avoit un génie qui le gouvernoit. Les

(0) Selon laThéologie deSt. kAu-SPfiìUy qttirenferme ,tomme Pen~

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Thomaffìn ,ancienneTradition detous les hom -

que dans lemonde quepar Us lingesou par lesDémons, oupar des fen~timens que

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me dans UsEsprits deshommes. Ar-nauld coa-

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Catholiques Romains prétendent que leur doctrine de V An-ge gardien, 8c d’un Ange qui préside à tout un peuple, à Tm -une ville, à une Province, est fondée fur l’Ecriture. Sivous établissez une fois que Dieu a trouvé à propos d’éta-blir certains Esprits cause occasionnelle de la conduite del’homme, à l’égard de quelques événemens, toutes les di-ficultez que l’on forme contre les songes s’évanouiront. IIne faudra plus s’étonner de ne trouver point un caractèrede grandeur, ou de gravité, dans les images qui nous aver-tissent en songe (10). Qu’elles soient confuses ou puériles;

qu’elles varient selon les tems 8c les lieux, 8c selon les tem- _„

péramens; cela ne doit point surprendre ceux qui savent «e ïe Sys-la limitation des créatures, 8c les obstacles que se doivent defaire réciproquement les, causes occasionnelles de diverse chl,T™ a }espece.N’éprouvons-nous pas tous les jours cjue notreame, pag. x 9î .

& que notre corps, se traversent mutuellement, dans le coursdes opérations qui leur sont propres ? Une Intelligence qui (j°) H y «agiroit 8c fur notre corps, Lc fur notre esprit, deVroit trou-ver nécessairement divers obstacles dans les Loix qui éta- & Picard Teblilsont ces deux principes (n) cause occasionelle de cer- comme celuitains effets. Mais d’où vient, demande-t-on, que ces Gé- *«f parienies invisibles ne prenent pas mieux leur tems: pourquoi ”" t0 ' Tle >n’avertissent-ils pas de l’avenir pendant qu’on veille ; pour- < Iiirtueritquoi attendent-ils que l’on dorme ? lllud etiam requiro , cur, d'^t„ t „- che J 1fi Deus ifia visa nobis providendi causa dat , non vigilanti- dejhnée àqui iibrts quinque cunSla ab aliis tradita complexus fuit. Ere- bus potius det , quàm dormientibusS Sive enim externus , cy éc'Tv'iv ‘°r est Astrampfychus Grâce cy Latine bis annis editus : sed adventicius pulsus animas dormientiurn commovet , five per ^

*que nugax ut cy alius ille Arabs, qui Grâce barbarizans una se ipfi animi moventur, five qua causa alta est , cur secundum Bretagne luicum Artemidoro in lucem prodiit in Gallia. Bodie in pretio quietem aliquid videre , audire, agere videamur, eadem caùsa minerait i assbent Apomasaris Arabica Apotelesmata , ex recentioribus vigilantibus este poterat .- idque fi riostra causa Bn secundum de

rrf ra ’ Wimpina , vellem ne tam multa fine antidote congés- quietem facerent, vigilantibus idem facerent, prasertim cum - e 1

(J). Avorum quoque memoria, banc in Italìa vanijstme Cbryfippus, Academicos resellens, permulto clarioia, cy cer-

ís°fitebatur artem Junianus Majus (j): cujus ex tant eptstoU tiora esse dicat, qua vigilantibus videantur, quamquasom-

libelli quidam Grammatìcì (8). niantibus. Fuit igitur divina beneficentia dtgmus-, cum confit-

, t 11 ) Cela ri est pas indigne d'une Réflexion .] II seroit à sou- leret nobis, clariora visa dare vigilantibus, quam obfcnriorá

ai ter p our j e ^son 8c pour le repos d’esprit d’une infinité per [omnium .- quod quoniam nop. fi■, somma divina putanda

§cnâ, que l’on n’eût jamais parlé des songes comme no» sunt. Jam ver 'o quid opus eft circuitione, cy amsrablu,

ue chose qui présage l’avenir ; car les personnes qui ut fit utendum interpretibus somniorum potius, quàm' direftò?

Vlun ^°* s àbues de cette pensée, s’imaginent que la Deus, fi quidem nobis consulebat, Hoc facito, Hoc ne fece-part des images qui leur passent par l’esprit pendant leur ris, dkeret ? idque vifim vigilaptï poùsts , quàm dormienti~ - - Oo daret

hsartin del Rio si crédule Tailleurs, 8c fi peu accoutuméà rejetter les hâbleries, parle de Majus fur un autre ton:si le traite avec le dernier mépris. C/iteromm onirocrìtico-r um veterum, non magna reipub. jabîura omnes librì interie-ril nt , prêter unum Artemidorum Daldianum, delirum senem,

r elle

longea yjpromenant

dans un jar-din , un antlui vint ôterun bouquetqrielle tenolt ,

(u) C’est k-dtre la Ma-chine humai-ne , & l’Mmehiimaim.