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O N A T.
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MAL
ses papiers, & que le public n’a jamais vus. II
Triuno vero Deo , &c. Notez que la plupart de ces Livresfont posthumes, 8c qu’ils ont été publiez par les foins d un,(ns) Nomme' Polonois (16), qui étoit Ministre d’une petite ville de Fri-Nicolas se, Lc qui depuis fut Professeur en Théologie a Franeker.A r n o r- jj promettoit d’en publier plusieurs autres. Voiez fa Pré-face des Lieux communs de Maccovius. II les fit réimpri-ma unide, mer avec bien des Corrections, Sc bien des Augmenta-tions , tirées des Manuscrits de l’Auteur. Son Epitre Dé-dicatoire est datée de l’an 1649. L’Edition dont je me fersest de Fan 1658.
(E) Il a été accusé de plagiartsme.] Celui qui a fait
a été accusé de Plagiarisme (£).
cette découverte la propose modestement, & sans oublier (t) Mactw.
les louanges de Maccovius. Voici en quels termes: Imo c s ,leí sjr‘°^,
ne absolvi quidem crimine boc flâne potest inter Théologal nos-
trot, vir alioqui subtilijstmus , Johannes Maccovius. &uod
fi enim inspicere non detreâies Exercitationes ipfius Remons- 0 ) Molm.
trantium hypothefibus abh'mc annos aliquot oppofitas , doce-
bunt te oculi tuì , eximiam earum partem non tantum n ;f m , C ap.
quoad (f) materiam, sed quoad ipsa etìam verba, e Belgico 5. £? 24.
Latine versa, e (j.) Clar. Molinaei Anatotne Arminianismi / I 7 ) Sa id e -
compilatam esse. Cftod in DoRores extemporaneì acuminis nus, de lri-
bonore alias celebratistìmo , mirât us semper fui (17). bris, p. 1 i 6r
(f Tkí MALDONAT (Jean) Prêtre à Burgos dans la Castille, florissoit environ l’an iffo. IIs'chottus , écrivoit bien en Latin, & il publia un Ecrit pour recommander l'étude des belles Lettres, Pa-Bibiioth.’ rœnefin ad lifteras folitïores. Son Abrégé des Vies des Saints fut imprimé plusieurs fois (a). Nous3st verrons ci-dessous s’il a eu raison de tant vanter sa correction du Bréviaire (A).
(A) Nous verrons . . . s’il a eu raison de tant vanter saeorreâîion du Bréviaire. ] Voici ce qu’on trouve dans unOuvrage que Mr. Thiers a publié l’an 1699, fous le Titrede Dissertation sur le lieu oh repose présentement le Corps de(1) Pat 18 Saint Firmin le Confés troisième Evêque d’A.miens, „ (1) Jeande la Disset- » Fonscca Evêque de Burgos, Capitale de Fancienne Cas-sation de „ tille, voulant faire une nouvelle Edition du Bréviaireirtr. Thiers. de son Diocèse, donna ordre à trois Sçavans, Carréra,„ Lara, Lc Jean Maldonat, d’y travailler. Ce Jean Mal-
„ donat.qu’il ne faut pas confondre avec le fa-
„ m eux Jésuite Jean Maldonat.se chargea de com-
„ poser Lc de mettre en Latin les Vies des Saints qui de-„ voient servir de Leçons pour ce Bréviaire. II sçavoit la„ belle latinité,8c il s’aquitta si bien (à ce qu’il s’imagina)
,, de cette commission, qu’il a osé nous vanter son Bre-„ viaire comme l’Ouvrage le plus exact, le plus châtié,„ Lc le plus achevé qui fut jamais”. Ces vanteries fontcontenues dans une Epitre qu il a fait imprimer à la fin dece Bréviaire, V de ces Vies des Saints de l’Edition de Lyonen 1561. Elle est adressée à ses deux Collègues Car-
réra e? Lara (z). Mr. Thiers la raporte tout du long, Lcpuis il se sert de ces paroles (3) : „ II n’y a personne qui„ aprés avoir lu cette Epitre ne croye que les Leçons des„ Saints du Bréviaire de Burgos,font entierement exemptes„ de fautes. Cette Epître neantmoins, à la bien prendre,,, n’est qu’une rodomontade Espagnole, Lc on remarque„ dans ces Leçons beaucoup de pauvretés que l’on trouve„ dans les anciennes Legendes.
(l) Pag. 19de la Disser-tation deMr. Thiers»
(?) Lk-mè-me, gag. 2 r,
MALDONAT (Jean) Jésuite Espagnol (A), naquit l’an 1 f 34. II fit ses études à 8a-lamanque, 8t il y enseigna la Philosophie, la Théologie, & la Langue Greque, avant que de sevouera la Compagnie des Jésuites dans la même ville. II n’y prit point l’habit de l’Ordre, maisà Rome l’an 1 f6z. II fut envoié à Paris l’année suivante, pour y enseigner la Philosophie dansle College que les Jésuites venoient d’obtenir. II y enseigna ensuite la Théologie (L), avec untrès-grand lucces; car ce que l’on conte de la multitude de ses Auditeurs elt admirable (C).II fut envoié à Poitiers avec neuf autres Jésuites l’an iyyo. II y fit des Leçons Latines, & ily prêcha en François} mais n’aiant pu y fonder un bon établissement, il s’en retourna à Paris ,après avoir soutenu quelques Disputes contre ceux de la Religion. II fit une course en Lorraine,« en passant par Sedan il y disputa contre plus de vingt Ministres (D). II eut de fâcheuses affai-
fl) Tiré de
Natanael
Sotuel,
BibHoth.
Scriptor.
Societat.
f a S* 473 .
( 2 ) In jAgiologio,ad dtem 6Ja.nua.rii ,apttd, Sotuel.ibid . pdg %
47 ?.
(?) Thuan.Libr. LIII,gag. 1088.
(p Thiers,Dissertât,lur saintTirmin >
(s) Alc-gambe,Biblioth.Script. So-ciet. Jesu,255.
(«) In Bi-bliothecaScriptor.Hispan.
Tom. I,
S“g- 55 S-
(?) Totosdecem annosTbeoloqtam
Sotuel,Biblioth.Script.Societ. gag.474 -
(8) Rícheo-jne, Plainte
Apologéti-que, gag. 31 -
(A) Jésuite Espagnol.] Le lieu de fa naissance s’appellelas Casas de la Reina .- il est situé proche de Lerena dansla Province d’Extremadure, 8c apartient au grand Maîtredes Chevaliers de St. Jaques. Maldonat atteste toutes ceschoses dans un Ecrit signé de fa main, qui est conservé àRome dans les Archives des Jésuites (i). Ainsi GeorgeCardose(z), Mr. de Thon (z), &Mr. Thiers (4) setrompent quand ils le font Portugais. Alegambe ne co-noissoit pas ceci trop exactement; car il nomme la patriede Maldonat Fuente del Maestro in ditione Zafrenfi (5). Ni-colas Antonio (6) la nomme de même. Mr. Motets a per-verti ce nom en celui de Fruente delì Maestro.
(B) Il y enseigna ensuite la Théologie.] Je n’ai pas vouludire qu’il Fy enseigna pendant dix ans tout entiers, encoreque Sotuel l’assíìre (7); car j’ai trouvé cela un peu em-brouillé. Cet Auteur débite que Maldonat enseigna d’a-bord la Philosophie à Paris, où il avoit été envoié Fan 1563,8c qu’il alla à Poitiers environ Fan 1570, 8c qu’ensuite ilfit une course en Lorraine. On ne nous parle plus de sesLeçons en Théologie : où prendrons-nous donc les dixans? Sotuel auroit dû dire qu’après le voiage de LorraineMaldonat recommença à professer au College de Paris. Mal-donat régenta d'abord la Philosophie, 8c commença de lefaire l’an 1564 (8). 11 emploia deux ou trois ans à cela:un Cours de Philosophie ne duroit guere moins alors. 11enseigna ensuite la Théologie, 8c en acheva le Cours dansquatre ans. Tradidit ille primum totam Theologìam compen-dio annìs quatuor (9)- Nous voilà au teins qu’il fut en-voié à Poitiers. Or comme un Ministre (xo), qui avoitchangé de Religion, pendant le massacre de la St. Barthe-lemi, l’accompagna au voiage de Lorraine, nous ne pou-vons placer ce voiage avant le mois de Septembre 137^-II y a beaucoup d’aparence qu’étant de retour à Paris, ilcommença d’exécuter le dessein qu’il avoit formé de dicterun Cours de Théologie plus ample que le précédent; cars’il eût commencé de F exécuter après son retour de Poi-tiers , l’eût-on tiré de cet exercice pour l’envoier en Lor-raine ? Ce Cours plus ample fut interrompu par les Procèsd’Hérésie, 8c de séduction testamentaire, qui lui furent in-tentez. lterum eandem uberihs tradere aggresfus , chm jamprocul effet progresfus alienìjstmo fane tempore, ab hoftibus va-ste calumniis appetitus est ( 1 x ). Or ce Procès fut vuidélan 1575; 8c Maldonat, malgré son absolution, ne laissapas de quitterParis : je ne lai donc point où l’on trouveroitles dix années de profession en Théologie dont nous par-lent les deux Bibliothécaires des Jésuites.
(9) Sotuel, Biblioth. Scriptor. Societat. Jesu, pag. 474. (10) Du Rosier. Volez,
Mr. de Thon, Ltvr. LUI, gag, 1288, (II) Sotuel, Bìbliorii. Script. Societ. Je-lu, gag. 474.
Je me suis arrêté à ces bagatelles, afín de faire sentirqu’un narré clair 8c exact est un ouvrage plus difficilequ on ne pense. Alegambe, qui passe pour très-exactne nous jette-t-il point ici dans la confusion? Que peut-on voir déplus ténébreux que son récit? Ceux qui fontdes Livres semblables au sien devroient savoir ce que jecritique ici.
( C ) Ce que l’on conte de la multitude de ses Auditeurs estadmirable.] Les Bibliothécaires de la Compagnie assurent,que de peur de ne trouver point de place, on se rendoità l’Auditoire deux ou trois heures avant qu’il montât enchaire, 8c qu’il fut souvent obligé de faire Leçon dans unecour, 8c dans les rues,parce que les bancs ne suffisoientpasà ceux qui venoient l’entendre. Ils ajoutent qu’il y eutmême des Ministres qui furent à ses Leçons. Ne ipfi qui-dem Calviniste, O 1 Calvinistarum Minìflri ipfius pnleRìonì-bus abstinerent. Duabus quotidie, tribusve heris ante subselliacertatim implebant , quàm ludum ille ingréderetur , ne exclu-derentur. Sapé in aperto , atque adeo in viis publicìs docerecoaRus est ob multitudinem Auditorum , quos nulla exedracapiebant (iz). v (n) Ale*
(D) Il disputa à Sedan contre plus de vingt Ministres ] S aiube ’Genebrard Auteur suspect témoigne que Maldonat les ter-rassa tous, 8c qu il y en eut deux qui se convertirent. ,, De gag. ;?4-„ quo certamme Genebrardus sic ait , Joannes Maldonatus,, Capellum, Holinum, Loqueum, 8c x x. alios Ministres„ Calvinistas, primum disserendo , deinde declamitando,, prostravit: iiam in declamationes disputationem commu-„ tandam Ministri censuerant, quod ejus vim Syllogisticam„ non postent depellere. Additque Launeum 8c Henricum„ Penneterium Ministres, qui aderant, fuisse conver-„ sos (rj)”. II est sûr que Matthieu de Launoi, 8c Henri (ft) íit0iPennetier changèrent de Religion; mais ce ne fut pas en ibiiaa 'conséquence de cette Dispute de Maldonat. 11 s se firentPapistes environ l’an 1377 , 8c publièrent aussitôt un Ou-vrage de Controverse (14), qu’ils dédièrent au Roi de r r4 ) P'f*"’France. Ils y font mention de Maldonat; mais fans dire <»qu’il eût- disputé avec les Ministres de Sedan, ni que ses “ C®)*,
raisons leur eussent ouvert les yeux. Ils nous aprenent (xç)que FEx-Ministre du Rosier accompagnoit Maldonat, 8c ih u ^ 3 ?qu’il se quitta à Mets pour s’en aller en Allemagne, parceque ses Ministres de Sedan lui persuadèrent que s’il s’en ^retournoit à Paris avec ce Jésuite, on le feroit mourir, 8c ,1 gòô*.que Maldonat en avoit donné quelque enseigne disant qu’ilfentoit encore le fagot. Us ne disent pas en quelle annéecela se fit ; mais on peut être assûré que ce fut trois ouquatre ans avant leur abjuration: car, comme je F ai dejàremarqué , ce fut après la St. Barthelemi que Maldonat 8c