M A L D O N A T.
(27) Mr, dcThou efi àtintcme avis,Nihii vivensjpublicavit,dit~il - Libr.LXXVUI ,pclg, 48I, poilmortem.ejus, opéraac curaClementisïuteani exeodem so-dalitio viridoctisiìmi 3prodienínteruditissimaCommenta-ria ín I VEvangeliftasMussipontiédita, me-liora 8cìntegrioramultoïumjudicio su-tura , íìsuperflueau&oreedita fuis-sent,
(28) Ale-gambe, pag,z$7. Sotueí,M- 475.
(29) Biblio-theca Scrip-tor. Hilp,Tom . /, pag,SJS.
(30) Addìt,aux Eloges,Tom, II j
p agi 14 Edit,de 1696.
(31) Ex ejusschoia pro-ûierunt viriérudit î qttam-plurìmì , &■vîx qtíispiamp 0fie a fuit Ì 7 tCt allia quicum eius au-ditor ejse nonpotuijset , qu ain scholisdiSlaveratJìbi domidefcripta nonhaberet,Alegambc,
255.
Sotueí , pag.474-
f32) Simon,Hist. desComment,du N. Test.pag, 620.
(33) Joli,Prescrip-tions tou-chant laConceptionde NôtreDame , pag m19 : ce Livrefut impriméEan 16 J 6.
(34) Simon,LettresChoisies,fag. 134Edition deTrévoux ,1700.
( 3J ) Thuan.Libr.
LXXVUI ,
pag. 481.
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ne de grans éloges (/). Quelques Protestans lui en donnent aussi beaucoup (b)-, mais ils se Wplaignent des emportemens de fa plume. Quelques autres en parlent avec le dernier mépris ( K ). Kut,On a fait plus de vacarmes que la chose ne méritoit, fur une de ses Leçons touchant Ccnliir:I
x * -* 0 ., x . n Autonim,
I exiltence p a g, m,$ 35=
7, fur une copie qui leur fut envoyée. ^Ccs Jésuites temoi-„ gnent dans la Préfacé qui est à la tête de cet Ouvrage,„ qu’ils y ont inféré quelque chose de leur façon, & qu’ils„ ont été obligez de redresser la copie M S. qui étoit de-,, fectueuse en quelques endroits, n étant point en leur„ pouvoir de consulter Foriginal qui étoit à Rome. L’Au-„ teur de plus n’ayant point marqués à^ la marge de son„ exemplaire les livres 3c les lieux, d ou il avoit pris une„ bonne partie dejfes citations, ils ont suppléé à ce de-„ faut. 11 paroît même que Maldonat n avoit pas lu dans,, la source tout ce grand nombie d Ecrivains qu’il cite;,, mais qu’il avoit profité, comme il arrive ordinairement,„ du travail de ceux qui 1 ont précédé. Auffi n’eít-i] pas„ fi exact, que s’il avoit mis la derniere main à son Com-„ mentaire (2.7)- Nonobstant ces défauts, & quelques au-,, tres qu’il est aisé de redresser, on volt bien que ce Je-„ fuite a travaillé avec beaucoup d’application à cet ex-„ cellent Ouvrage. 11 ne laisse passer aucune difficulté,„ qu’il ne l’examine à fond. Lors qu’il fe presente plu-„ lieurs sens literaux d’un même Passage, il a de coutume,, de choisir le meilleur, fans avoir trop d’égard à l’autorité„ des anciens Commentateurs, ni même au plus grand„ nombre , ne considérant que la vérité en elle-mê-„ me. 11 rejette souvent les interprétations de Saint Au-„ gustin, &c.
Les Commentaires de Maldonat fur Jeremie, Baruch,Ezechiel, 8c Daniel furent imprimez à Lion l’an 1609, 8cà Cologne l’an 1611. On y joignit son Exposition duPfeaume CIX & une Lettre touchant fa Dispute de Se-dan. Son Traité de Fide fut imprimé à Maience l’an 1600,& celui des Anges & des Démons à Paris lan 1605. Quantà la Somme des Cas de Conscience, 8c aux Controversesdes sept Sacremens, deux Ouvrages qui ont paru fous sonnom, les Bibliothécaires de la Compagnie les traitent defupofez. Voici leurs paroles. Summa casuum conscientú ,„ quae tanquàm hausta è feriptis 8c doctrinâ Maldonat! 8c„ collecta per Martinum Codognat Minimum prodiit Lug-„ duni apud Hseredes Gulielmi .Rovillii mdciv, Venetiis„ etiam Sc alibi, partus fupposititius est, erroribus featens,„ Maldonat o prorfus indignus, 8c meritò ab Apostolicâj, Sede damnatus. Similiter Disputationum ac Controverr,, fiarum decisarum circa vil Ecclesia Romarin. Sacramenta ,„ tom. 11 Lugduni fine Typographi nomine, nec illius„ nec ullius de Societate funt, Sc luos etiam errores con-„ tinent (2.8 ) ”. Us ne disent rien d’un in folio, qui fqtimprimé à Paris chez Sebastien Cramoisy l’an 1643 sons leTitre de jfoannis Maldonati Soc. 17- Comtnentarii in frnci-puos sacra Scriptura lïbros Veterïs Testaments. Don NicolasAntonio en fait mention (19) ; Sc de quelques autres Ou-vrages manuscrits du même Jésuite. On publia à Paris en1677 quelques Pieces de Maldonat qui n’avoient jamaisparu: l'on Traité de la Grâce; celui du Péché originel;celui de la Providence, Sc de la Justice ; celui de la Justi-[fication, 8c du mérite des œuvres; ses .Préfaces; ses Ha-rangues; ses Lettres. Ces nouveaux Traitez ne compo-sent pas 3 Volumes in folio, comme l’affûre Monsr. Teis-sier (30); ils n’en composent qu’un. Les deux autres, im-primez en même te m s chez Pralard, avoient déjà vu lejour. On fait esperer d’autres Traitez de ce Jésuite, 8c ilest assez probable qu’on en trouvera, parce qu’un grandnombre de gens firent copier ce qu’il dictoit à Paris (31).Je croi que Mr. du Bois Docteur de Sorbonne a procuréFEdition des nouveaux Traitez de Maldonat : il y a misune Préface qui contient F Eloge de ce Jésuite (32).
J’ai lu dans un Livre de Mr. Joli un Passage que je vaiscopier. ,, Les Lettres manuscrites de Maldonat, Sc son„ Livre des Sacremens, ont esté imprimez à Paris il y a,, 20 ou 30 ans; mais les Jésuites en retirent toutes les co-„ pies (33)". Monsr. Simon a prouvé que cet Ouvragesur les Sacremens est de Maldonat (34). Volez la XV deses Lettres Choisies: elle est toute pleine de particulariteztouchant ce docte Jésuite. Volez auffi le même Ouvragede Mr. Simon, à la page 181, 182, 187, 188.
( 1 ) Mr. de Thou lui donne de grans éloges.] Selon luile mérite de Maldonat fut cause que le Parlement de Parisne prononça rien au désavantagé des Jésuites, quoi qu’ilsfussent devenus suspects aux plus sages têtes, Sc que toutel’Univerfité les haït beaucoup. Peut-on mieux louer unhomme? Unus in caujfa exstitijfe merito creditur, utsodàlì-tìum illud toti Academia valde invisum, alìoquijam pru-dentioribus f.ufpeSlum , ob tanti viri gratiam ac commenda-tionem à Senatu apud quem lis adhuc indecisa pendebat, tam-diu toleraretur ; esr eousque dum rébus sodalìum in urbe con-firmatis , Maldonatus poft concïlïatam infigrii sua-tmius eru-ditione novo ordini celebritatem , à Gregorio XIII PontificeRomam evocatus est (35). Mr. de Thou venoit de dire quece Jésuite avoit joint une piété stnguliere, 8c la pureté desmœurs, 8c un jugement exquis, avec une exacte conois-lance de la Philosophie 8c de la Théologie: §ui ad exac-tum p 1 ofophia c? theologia ftudium fingularcm pietatem, tno-rtiin candorem b acerrimum judicinm çum attuliffet , magna
cum lande & fréquent! omnium Ordinum concurfu totos Xannos Lutetia Panfiorum, ubì & eum pueri audìvimus , inClaromontana fchola profejjus est (36). II. n’a point su le vé- (;«) Um>ri table âge de Maldonat: il le fait vivre plus de cinquante ihid -fìxans, 8cilnefaloìtpas même lui en donner cinquante.On.s’étonnera moins de cette faute, quand on saura que Ri- *cheome a fait Maldonat plus jeune qu’il nefnloit, dansun tems où l’intérêt de fa cause sembloit demander, qu’aulieu de lui ravir des années il lui en donnât. On repro-choit aux Jésuites qu’ils mettoient de jeûnes gens pour ensei-gner les bastes classes (37 ). Richeome répond (38) que Jean ( 37 ) b.;.Maldonat commencea à lire la Philosophie l’an l^ó^ eagéde cheome,
27 ans. C’est une erreur: il saloir dire âgé de 30 ans, Sc Ma inte _par là, dira-t-on, la réponse èût été meilleure. II le sem- qu° Io8et £ble d’abord: mais quand on y regarde de près, on trouve 1 >t- } ‘que le mensonge de Richeome fait du bien à sa cause; car Qs) lì-son but étoit .de prouver qu’un homme, pour être jeune, «Pme,ne laisse pas d’être propre à bien enseigner. Maldonat 33 -dont les Leçons furent admirées en est un exemple. Orplus vous le ferez jeune, plus vous donnerez de poids àcet exemple. Ainsi Richeome ne se trompoit pas à sondam.
J’ai dit ailleurs (39), qu’il est difficile de bien abréger un DIFFI .Livre: disons ici qu’il est mal aisé d’y bien faire des Addi-. cul te zrions. II y a telle Addition qui demande que l’on corrige du travail .vingt endroits. La patience feule ne rend pas toûjours ca- d ? „ ceux T upable de faire ces changemens r il faut de plus s’apercevoir °m Ou-des raports les plus imperceptibles, 8c s’en souvenir long- vrage.tems, 8c toutes les fois que cela est nécessaire. Un Au-teur, qui augmente son propre Ouvrage, n’a pas toûjours (3 9)a'-dstiisices qualitez; mais pour F ordinaire il s’aquite mieux des 7 Ll fi» !acorrections que les endroits ajoutez demandent, que nefait un homme qui augmente le travail d’autrui. On doit Achille»excuser sa faute , quand F Addition est fort éloignée du è- a u finlieu qui doit être corrigé. Sotueí n’est point dans le cas à de ul’égard de ce qu’on va censurer ; car son Addition ne pré- *
cede que de peu de lignes les paroles d’Alegambe, qui de- a rtaxa-.voient être corrigées. Alegambe a dit que Maldonat étoit ta.mort au commencement de fa cinquantième année le 5 deJanvier 1583 (40). S’il ne Fa pas pu dire fans s’exposer à (4 F) Moftupidébiter un mensonge, il a pu du moins le dire fans se ré-■futer soi-même, puis qu’il n’a marqué quoi que ce soit éixiX•touchant F année de la naissance. Sotueí son Continuateur 1 > falatisa inséré quelques Additions dans F Article de Maldonat; vm MDune entre autres .qui nous aprend que ce Jésuite naquit Fan 1X xxiil, 1534. Dès lors les paroles d’Alegambe que j’ai «portées S ST-,iont íaulìes; & néanmoins Sotueí n’y a rien changé; il les phamarum „a donc raportées, Sc par conséquent il est coupable de con- Aiegamhe,traduction , ou de faux calcul. •
• ■ (X) Quelques Protestans , fe plaignent des emporte-mens de fa plume. Quelques autres en parlent avec le derniermépris ,] Citons Casaubòu (41 )- Qpum ubique vïrulentus (41) Cari»'hic ftriptor in magnos viras pro sua modeftìa , pari petulan- bon. in B*'tia ey ïmpudentia debacchetur ; nusquam t amen maledica lin- ron ™í”>gua sua laxiores habenas induisit, quam in hac àifputatione:hœrèticos tertio quoque verbo nominans illos , qui eandem 12, m.cum Augufitno ey aliis sententiam tuentes Petram expo- 347> col. »-nunt de Christo: cujus Majestatem defendere , hodie est ha-
refm committere . (42) Omnium accurattjfme (quod (42)7*1»»
equidem sciam ) ejusmodi argumenta congejfit in hune locum ik ' d - *’Maldonatus, acris cy magni ingenii vìr.; st affeclibus, st lin-gua , fi odio veritatis, potuijset moàerari. 11 y a là , Sc deschoses obligeantes, 8c des choses offensantes; mais Scaligerne garde pas ce tempérament, il ne parle de ce Jésuitequ’en mal:s’il lui accorde Favantage d’avoir débité de bon-nes choses, il lui en ôte toute la gloire; car il l’acciise deles avoir derobees. Maldonatus in Evangeha malcdicus , in-signia tamen quadam habet bona. Ayant tout pris de Mon-sieur de Bez,e il en mesdit. Quando aliquid habet bonisuratur , 3 scaf"' ■a Calvino , cy ut agnoscas , maledicit ei, ut Eusebius e.v geríuiit; 1 ^’Africano conatur furta sua tegere (43). II s’étoit servi du 14b-mot de lion pour le désigner; mais il le nia quand il vit a .que 1 on en tiroit avantage. II faut croire qu’il ne se louve- qcú-
noit pas d’avoir emploie ce terme, 8c qu’il ne prétendit bh>W s ’ i'Lpoint quand il s’en servit, qu’il demeurât rien d’obligeant Antp 11 . 011 , 1dans son allusion. Quoi qu’il en soit, voici m es preuves» bus s f ic, ^«(44) p ag. 313. Insultas Scioppio: Proférât fur ( inquïs ) scrip- í l ' ialS ’tum meum, in quo ulla vestigia exilent, quod Maldona- 2Í4 ’tum LEO NE M vocarim. Proh Deum immortalem ! tune f 4 j)tam impudens es, ut id negare audeasî.Cedo enim, an non certehac tua. funt verba de Maldonato in Elencho triharefii ad- *” 10 foii'versus Serarium cap. xi. fol. 89. Raro verum dicit, nifi in ^
illis, quae ab aliis accipit, quibus cum maledicit, putat se fide*»furta sua occultare poste. Utinam viveret, non invitas sy- d’ 1 *^ ircophantias ferret. Sed L E O NI non refpondetur post «-mortem ejus. 1 nunc, cy Scioppium mendacìi postula. Rivet e sjirì’ nlis 'a suivi lés traces de Scaliger: il ne laisse à Maldonat au-cime bonne qualité (47); il en fait, 8c un fort mal hon-nête homme, 8c un ignorant, ou du moins un faux ft- or *** 1vant. Pareus dans Ion Commentaire fur saint Matthieu a r p r „. n>censuré ce Jésuite très-souvent 8c tres-fortement. iíV '