MALDONAT.
(461 p £Suier,seichela ïtanUvr, 1a % x
m.
Ul)
^ìaV 0 né
ï‘? , ÌO st,^ 75 .
•sgf
^.7?»Cia t. t ,-
* 4 o, iJ S>
295
I’exiíìence de Dieu ; 8c je m’étonne que Pasquier n’ait pas compris la foibleíîe (Z) de
cette
( L ) Pasquier n'a pas compris la foìbleffe-de cette Objeflion.] dtoient tombez dans des Hereíies condamnées par touteVoici un Passage du Plaidoié qu’il prononça contre les Jé- l’Eglise Gallicane, & par le Pape Innocent II, savoir dansfuites Pan 1564. Depuis deux mois en ça vostre Métaphysicien les Hérésies de Pierre Abeiard, qui avoit dit qu’il ne fautMaldonat a voulu par l'une deses Leçons prouver vn Dieupar rai- croire que les choses que P on peut prouver par des raisonssons naturelles, & en V autre par mesmes raisons, qu iírì y en avoit naturelles. C’étoit rendre fa derniere condition plus mau-point. Paire lésait z? le défait fur un fi digne sujet, Je deman- vaise que la prémiere; & ce sera toûjours le fort de cesderois volontiers auquel il y a plus d’impiété w transcendance, ou opiniâtres, qui étant tombez dans de lourdes fautes, neen la premiere, ou en la seconde Leçon? Et en effet ce sont les saints veulent ni les reconoître de bonne foi, ni se taire, maismyfieres esquels vous reluisez, sur le peuple, ce sont les belles se- soutenir qu’ils ont raison. II leur arrivera toûjours de semences que vous dispersez, entre nous (46). II y a trois fautes défendre d’une fausseté par une autre (50). Ce fut ainsi ypjsjè'ls*dans ce reproche. I. C’est agir contre la bonne foi, que qu’en usa Pasquier, & il s'en trouva très-mal Lisez ce li/ther,de prétendre qu’un homme, qui, après avoir exposé les , qui lui fut répliqué. ,, On l’avoit noté d’avoir dict, ca-preuves de l’existence de Dieu, expose les Raifonnemens ,, lomniant les Leçons de Jean Maldonat Théologien de Citatimou les Objections des Athées, prétend renverser ce qu’il „ cesse Compagnie, que c’estoit aussi grande impiété deavoit établi. On ne peut donc disculper cet Avocat: il a „ prouver par raisons naturelles qu’il y a un Dieu, com-raporté infidèlement l’état de la chose ; il a voulu persuader „ me de prouver qu’il n’y en a point ; blasphème & ignca-que Maldonat s’étoit proposé également de prouver qu’il „ rance grossière: donnant contre Dieu qui se prouve Scy a un Dieu, 8c qu’il n’y a point de Dieu. Ce n’étoit point ,, manifeste luy-mesme par toute la nature ; contre sesl’inténtion de ce Jésuite: il se proposoit dans l’un 8c dans „ Saincts; contre la saincte Ecriture; 8c contre tout l’U-l’autre de ces deux Discours les preuves, de l’existence de „ nivers, qui tesmoignent ensemblement par les créaturesDieu': dans le prémier, par l’exposition des Argumens très- ,, qu’il y a un Dieu, tout puissant, tout bon, 8c tout sage.solides de ceux qui la tiennent; dans le fécond, par l’ex- „ Comment s’est-il purgé de ce crime? En disant que lesposition des Argumens foibles de ceux qui la nient. II. ,, Jésuites enseignent aujourd’huy par la plume de René dePasquier se trompe puérilement,lors qu’il blâme cette mé- ,, la Fon, que la Deité se doit prouver par raisons naturel-thode de dogmatiser; car il n’y a point de matière sur quoi „ les , esr que celuy qui s’arreste seulement à la foy eji ìm-11 ne faille qu’un Philosophe examine les Objections des „ pie. Double imposture pour justification : car René deAdversaires, fans les énerver par politique. Ainsi le Mé- „ la Fon dict seulement, comme disoit Maldonat 8c toustaphysicien Maldonat ne faisoit que son devoir, lors qu’il „ les Théologiens, qu’on peut enseigner avec pieté, qu’ildestinoit une Leçon à l’examen des Raifonnemens des Im- „ y a un Dieu par raisons naturelles, contre les Athées,pies. III. C’est une absurdité, je ne dirai pas indigne d’un „ qui est la doctrine Catholique: 8c non qu’on doive prou-aussi docte personnage qu’Etienne Pasquier, mais de tout „ ver la Déité par raisons naturelles seulement sans sur-homme qui a un peu de sens commun, que d’assûrer qu’il „ rester à la foy, qui seroit l’heresie d’Abailard, qui ney a autant d’impiété à prouver un Dieu par raisons naturelles, „ vouloir rien croire que par faisons naturelles, 8c destrui-qu’à prouver /-rr mesmes raisons qu'jl n y en a point. Tous ,, soit la foy, qui croit ce qui est par dessus la raison & leceux qui feront attention à ces trois Censures du Passage „ sens. Et partant au lieu de se purger, il s’est chargé dede Pasquier, croiront sans peine, 8c fans attendre des preu- „ deux nouvelles calomnies (çi). chrome*
ves, que cet habile Avocat a eu la honte de succomber , Pasquier auroit pu se défendre moins grossièrement,s’il plainte 6 *là-dedans. Je ferai voir néanmoins de quelle façon on le avoit dit que puis qu’on ne prouve pas les prémiers prin- Apoiogetí-poussa. cipes,tous ceux qui s’avisent de prouver qu’il y a un Dieu, q ue > »»»*
Devant que monstrer icy ïignorance de Pasquier, saut no- avouent par là qu’ils ne mettent point entre les prémiers $ 6 ’P a £-ter le subjeSl de la calomnie. Maldonat en cesie année Van principes cette Thefe, il y a un Dieu. Or c’est un acte Z00, ' 2OI, >64 traicloit la question utile en tout, temps , c v nécessaire au impie que de ne la pas compter parmi les prémiers prin-nostre ; question que le maistre des sentences , S. Thomas cr cipes. Mais cette Réponse, quoi que moins grossière quetous lès autres Dotteurs Théologiens, traitent és questions de l’autre, n’eût pas laissé d’être très-mauvaife; car elle eûtDeo, a sçavoir s’il y a un Dieu : laquelle question se doibt porté accusation d’impiété contre les plus saints, 8c les plusdeciderpar raisons naturelles, e ?sert pour oppugner les Athées, célèbres Auteurs, 8c contre 1 usage merne de tous les sie-quì ne croyent point de Dieu , w en disputant ne reçoivent des, autorise par 1 Etat 8c par 1 Eglise. Je n aurois jamaisaucun tesmoignage de l'Escriture, mais seulement les argu- fait, si j’entreptenois de nommer tous les Auteurs qui ontmens tuez, du cru de la nature. Pour la traiôlersolidement prouvé par des raisons naturelles qu il y a un Dieu: je disles Théologiens apportent les argumens pro & contra, çr con- les Auteurs pieux, 8c autant recommandables par leur ver-firment la vérité par vives raisons , ejx par les mesmes resu- tu que par leur érudition. Et chacun fait que dans tou-tent le mensonge & impiété des Athées, & leurs arguments tes les Ecoles de la Chrétienté où l’on enseigne la Philo-contraires. Ainfi fit Maldonat. Pasquier n ayant ny sçeu sophie, il y a toûjours un Chapitre de Métaphysique des-ny voulu entendre le sens de la question, a faiSì le fond de tiné aux preuves que la Lumière naturelle nous fournitla calomnie tant fur son ignorance, que sur sa malignité, de l’existence de Dieu, & à la réfutation des SophismesOr en ceste question il y a deux propositions contradictoires .- des Athées. La plûpart des Lieux communs de Théolo-ïune est , il y a un Dieu ; Vautre est , il n’y a point de gie qu’on a publiez contiennent un tel Chapitre. On fe-Dieu. Pasquier apelle l'une <&• Vautre de ces propositions im- roit donc ridicule, si l’on prétendoit que tous ceux, quipie également ztr avec transcendence , c'est-à-dire démesuré- prouvent par des raisons naturelles qu’il y a un Dieu, fontment. Et en cela nous fait premierement voir qu il est de- impies, ou ne reconnoissent pas comme un principe cettemesmément ignorant , non seulement en la Religion ; mais Thèse, il y a un Dieu. II faut savoir que toutes les Pro-auffi au premier principe de la nature. Secondement que luy- positions qu’on nomme principes, ne font pas égalementrncsme est impie (47). L’Avocat des Jésuites gâte ici fa évidentes. II y en a qu’on ne prouve point, parce qu’el-cause; car il prend de travers la pensée de son Adversaire, les sont, ou aussi claires, ou plus claires,que tous les moiens& le’réfute iur une impiété chimérique; car le sens de dont on se voudroit servir pour les prouver. Telle est, parPasquier n’est point qu’il y ait autant d’impiété dans cette exemple, cette Proposition : Le tout est plus grand que faProposition il y a un Dieu, que dans celle-ci, il n’y a point partie : fi de deux quantitez égales, vous ôtez des portionsde Dieu: c’est néanmoins ce qu’on lui impute, & à la ré- égales, les restes seront égaux: deux & deux sont quatre.futation de quoi l’on emploie toute une page que je ne Ces Axiomes ont cet avantage, que non seulement ils font (sff) CIu*raporte point. Son sens est qu’il y a autant d’impiété à très-clairs dans les idées de notre esprit, mais .qu’ils tom- àprouver par des raisons naturelles l’existence de Dieu, qu’à bcnt aussi fous les sens. Les expériences journalières lesìa nier par des raisons naturelles. Voici de quelle maniéré confirment; ainsi la preuve en seroit très-inutile. II n’en ArnauidIon le bat en. ruine, en F attaquant de ce côté-là, qui étoit va pas de même à l’égard des Propositions qui 11e tombentle seul par où il le faloit attaquer. Il n est pas moins ìgno- pas fous les sens, ou qui peuvent être courbatues par d au- ( 53 ) Cetterant esr impie en la Religion Chrestienne , qu en la nature, tres Maximes: elles ont besoin d’être discutées, 8cprouvées. Eenté, il yquand tl pense eslre impiété de prouver un Dieu par raisons II faut les mettre à couvert des Objections. On ne peutnaturelles. Je le monstre aufft clairement. Il n y a Chrétien nier que cette Thefe , il y a un Dieu, ne soit de ce montrer /fi peu ìnfiruiCí en nostre foy, qui ne sçache que Dieu se mons- nombre: elle ne tombe jamais directement fous les sens : comme je.tre e? se prouve luy-mesmes par ses œuvres. Il n y a aucun bon elle a été niée dans tous les Siécles par des gens d étude, 'ss , > ™ atsPhilosophe encore que P ay en, qui n'aye naturellement cogneu 8c qui faisoient profession de raisonner; & nous verrons pJPène^Dé-& confessé un Dieu par les œuvres de Dieu. L'Escriture diíl ci-deffous (51), qu’elle est niée aujourdhui par des Sectes monstratìonapertement que les choses créées tesmoignent qu’il y a un florissantes. II n’est donc point superflu d en entreprendre qui soit fin-L>ieu. St. Paul le monstre à dessein, escrivant aux Romains la preuve : il est même très-utile, 8c tres-necessaire, de la Este à undisant, Les choses invisibles viennent en évidence par les donner, encore qu’on ne la pût pas faire sentir aux esprits „ss‘s vuí ~choses faites visibles. Et parlant des Philosophes^ il diél, vulgaires,comme les propriétez des nombres. C est ce que Qn ps u s°fs™sLçsquels ayans cogneu Dieu ne Font pas glorifié comme prétend un fameux Ministre (53)• à tout
^ieu (48^, Mais, dira-t-oxi', n efì>ce pas une conduite bien scanda* Esprit , <juei*
Si Pasquier s’étoit servi de sa sagesse, il se seroit tenu leuse, que de proposer comme un Probleme, dans une ^qudtoute fa vie dans un morne 8c profond silence, à l’égard Leçon de Métaphysique, s il y a un Dieu. J ai ouï parler fè n ìu míàiéoe son reproche contre Maldonat; mais, quelque foible d’un Prince Allemand , Fondateur dune Académie qu’il de douze.
' si u 11 se sentît, 8c quelque incapable qu’il se trouvât de se fut sur le point de casser, aiant apris qu’on y agitoit cette Juà, de
là-dessus les airs triomplians qu’il se donne dans le question-là. Aparemment quelcun l’avoit allarmé, de la ^
e l 6 °e son Catéchisme, il ne voulut point se taire: il maniéré que l’on tâcha de surprendre le Parlement de Paris Grâce , pag,
’ -à (49) q U e i es jésuites qui soutenoient Maldonat contre Maldonat: disons un mot fur cette dissiculté. II est 148.
sûr
»